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Jours tranquilles à Paris

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14 juin 2015

Porsche a remporté les 24 Heures du Mans ce dimanche et réalisé un doublé, la n°19 devançant la n°17 et l'Audi n°1.

Porsche a mis fin au règne d’Audi ce dimanche, remportant les 24 Heures du Mans au bout d’une course épique, marquée par un rythme d’enfer et les déboires inattendus d’Audi, piégé aussi par le rythme démentiel imprimé par les Porsche. La Porsche n°19 a réalisé une course parfaite aux mains d’un équipage pourtant inexpérimenté au Mans mais diablement efficace et complémentaire. Earl Bamber, Nick Tandy et Nico Hulkenberg mettent leur nom au palmarès de la mythique épreuve née en 1923. Hulkenberg, pilote de F1 durant toute l'année, délivre une preuve éclatante de son talent tant il s'est rapidement adapté à une discipline aux exigences différentes.

Porsche et Audi se sont livrés une superbe bagarre toute la nuit. En fin de soirée samedi, seules les Audi n°8 et Porsche n°18 étaient retardées par des sorties de route, les autres se lançant dans un véritable Grand Prix de F1 de 24 Heures. Audi a finalement craqué dans la matinée du dimanche, laissant la n°19 déjà aux commandes depuis le milieu de la nuit, filer vers la victoire. Mieux, un an après son retour aux 24 Heures, Porsche signe même un doublé, la n°17 de Mark Webber, Timo Bernhard et Brendon Hartley a en effet ravi la deuxième place le dimanche matin à l’Audi n°7 des tenants du titre et toujours rapides Benoit Tréluyer, André Lotterer et Marcel Fassler, trahis par un bris du capot moteur en début de matinée qui leur a fait perdre 7 minutes et le contact avec la tête. Dans la foulée, divers ennuis mécaniques les ont forcés à passer dans le garage à plusieurs reprises, les privant de toute tentative de retour. Ils se consolent avec le troisième rang, loin de ce qu’Audi attendait de cette course : un 14e sacre sur les 17 dernières éditions. Au final, c’est Porsche qui écrit l’histoire avec un 17e succès aux 24 Heures du Mans, record encore amélioré. Les deux marques allemandes ont survolé la course, ne laissant que des miettes à Toyota dont les deux prototypes ont été relégués au deuxième plan pour finir 6e et 8e. Nissan a vécu un calvaire comme attendu. Jamais dans le coup, les Japonais ont passé l’épreuve au ralenti ou à régler différents problèmes (freins, amortisseurs, surchauffe…).

La course a également été splendide dans les autres catégories avec des batailles à tous les étages. L’équipe KCMG en sort vainqueur en LMP2 comme Corvette en GTE Pro et Ferrari en GTE AM, une catégorie où l’acteur Patrick Dempsey signe une magnifique deuxième place avec sa propre écurie qui engageait une Porsche GT.

Le classement : 1. Porsche n°19 (395 tours) Hulkenberg-Bamber-Tandy. 2 Porsche n°17 Webber-Hartley-Bernhard. 3. Audi n°7 Lotterer-Fassler-Tréluyer.

En catégorie LMP2, l'Oreca de l'équipe KCMG n°47 s'impose devant la Gibson n°41 du team Jota et la Ligier n°26 de G-Drive.

En LM GTE Pro, Corvette signe un nouveau succès grâce à la n°64 devant les Ferrari n°71 et n°51 d'AF Corse. Enfin en GTE Am, la Ferrari n°72 s'impose devant la Porsche de Patrick Dempsey. L'acteur de Grey's Anatomy signe un podium très émouvant pour lui.

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14 juin 2015

"Je n'ai besoin de personne.... en Harley Davidson" - Photos prises à Etel (ce matin)

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14 juin 2015

Autoportrait sur la plage de Kerminihy - Erdeven

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14 juin 2015

Plage de Kerminihy - Erdeven (ce matin)

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14 juin 2015

BRETAGNE - Des œuvres célèbres et inédites de Giacometti à Landerneau

Le Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture s’offre pour quatre mois une exposition exceptionnelle autour de 150 oeuvres d’Alberto Giacometti. Elle ouvre ses portes au public le 14 juin.

C’est un évènement artistique très attendu en Bretagne. L’exposition "Giacometti" devrait cet été attirer de nombreux touristes amateurs d’art. Les sculptures, peintures, dessins et lithographies de l’artiste sont arrivés à Landerneau, dans le Finistère. Ces œuvres, prêtées par la Fondation Giacometti de Paris, ont nécessité une installation très délicate.

Des œuvres majeures et inédites

Parmi les 150 trésors de l’exposition, le public pourra découvrir des œuvres emblématiques comme "L'Homme qui marche", "La Boule suspendue", "Le nez" ou encore "La Cage". Des sculptures qui représentent les différentes périodes artistiques d’Alberto Giacometti. L’exposition réunit également des pièces inédites de l’artiste. Il y a notamment deux plâtres peints, longiformes, de la série des "Femmes de Venise", jamais présentées au public depuis leur restauration. L’exposition comprend aussi une figurine parmi les plus petites de l’histoire de la sculpture ainsi qu’un rare ensemble de dessins réalisé "en pensant à Paul Eluard".

Le Fonds Hélène et Edouard Leclerc

Ce fond a été créé en 2011 à Landerneau, dans l’ancien couvent des Capucins. Il est présidé par Michel-Edouard Leclerc. Il a pour objectif de rendre l’art contemporain accessible au plus grand nombre. Entièrement financé par des contributeurs privés, il a déjà accueilli les sculptures de Yann Kersalé, les peintures de Joan Miro ou encore les oeuvres de Jean Dubuffet.

Exposition Alberto Giacometti au Fonds Hélène et Edouard Leclerc

Du 14 juin au 25 octobre 2015

Couvent des Capucins à Landerneau (Finistère)

Tél. 02 29 62 47 78

Tarifs : de 6 à 4 euros

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14 juin 2015

Pour les gourmands...

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Photo : Jacques Snap - Rue Rambuteau - Paris

14 juin 2015

Extrait d'un shooting - mode

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14 juin 2015

24 Heures du Mans...

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14 juin 2015

La terreur règne en Arabie

Nous souffrons parfois d’un silence aveugle face aux barbaries de nos pseudo-alliés. Nous en avons déjà parlé ici. Et il faut malheureusement en reparler, encore et encore. Ce pays ami qu’est l’Arabie Saoudite vient de confirmer les dix ans de prison et les mille coups de fouet, condamnation ignoble infligée à Raïf Badawi dont le seul crime est d’avoir osé penser et écrire… Les éditions Kero publient avec le soutien d’Amnesty International un recueil de ses textes interdits (1) qui lui ont valu cette condamnation qui indigne le monde entier. Lisons ses textes, publiés sur la toile pendant trois années. On y entend une pensée humaniste en marche. Sa voix lumineuse se dresse contre les tyrannies, celle des islamistes comme celle de« l’extrême droite réactionnaire européenne qui se réclame du Moyen Âge ». Sa plume critique la pensée religieuse et revendique sa séparation d’avec la politique. Il raille les astronomes de la charia et la litanie des châtiments, il en appelle au courage du respect des opposants, il interroge la société saoudienne qui reste aux portes de la modernité et ploie« sous le joug d’un ordre théocratique ». Il aurait pu fuir, comme nombre de penseurs sur le chemin de l’exil« en quête d’air pur, loin des sabres de l’autoritarisme religieux ». Ce n’est pas une métaphore : les lames s’aiguisent et s’abattent… Il croupit dans une geôle sordide, loin de sa femme et de ses enfants réfugiés au Canada. Il vit la terrible attente de la prochaine séance de flagellation. L’intolérance sunnite, la pratique de la décapitation au sabre, la soumission absolue de la femme contrainte sous les voiles… Tout le monde sait quel paradis terrestre sont les sables d’Arabie. La terreur que les fanatiques armés de l’État islamique imposent sur les terres acquises au drapeau noir n’a rien à envier aux règles de la charia en vigueur chez les pétromonarchies dont l’œuvre diplomatique contraint ses interlocuteurs au cynisme. Charybde et Scylla cohabitent sous notre nez. Aujourd’hui, Raïf Badawi n’est pas seulement un étendard pour ceux qui défendent la liberté d’expression en Arabie Saoudite. Son martyr en fait une icône pour tous ceux qui dans le monde sont confrontés aux violences commises au nom de l’intolérance et des fanatismes. Avec lui et pour lui, au nom de toutes les autres victimes, il faut redire sans relâche que la liberté d’expression ne se négocie pas. Cette liberté ne s’arrête pas aux marches des palais des princes des sables ni aux frontières des marchés des économies de l’énergie des fossiles. Ici, le silence diplomatique n’est plus seulement cynique. Il devient un déshonneur. (1) 1 000 coups de fouet, parce que j’ai osé parler librement, Kero, 64 pages, 3 €.

14 juin 2015

Réflexion

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