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Jours tranquilles à Paris

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8 juin 2019

Pour « en finir avec l’anarchie », Anne Hidalgo interdit aux trottinettes de stationner sur les trottoirs de Paris

trotinettes

Par Denis Cosnard

La Ville de Paris va lancer un appel d’offres pour ramener de douze à seulement deux ou trois le nombre de sociétés autorisées à exploiter ces véhicules. Par ailleurs, leur vitesse sera bridée.

Grand tournant pour les trottinettes électriques. Après avoir laissé ces nouveaux véhicules envahir la ville, pris quelques mesures peu efficaces, puis misé sur la bonne volonté des exploitants, Anne Hidalgo s’est résolue à employer à la méthode forte. Face au mécontentement grandissant des habitants, la maire socialiste de Paris a annoncé, jeudi 6 juin, une série d’actions destinées à « en finir avec l’anarchie ».

Principale décision : la Ville de Paris entend lancer dans quelques mois un appel d’offres pour ramener à deux ou trois seulement le nombre de sociétés autorisées à exploiter des trottinettes en libre-service dans la capitale. Une vraie rupture, puisque ces entreprises avaient jusqu’à présent une totale liberté pour s’installer. Ce qui a abouti à la présence dans les rues de la capitale de pas moins de douze concurrents : Lime, Bird, Bolt, VOI, Circ, etc.

Le futur appel d’offres fixera le nombre maximum de trottinettes autorisé dans la ville. « Il y en a aujourd’hui plus de 20 000, c’est beaucoup trop », estime la maire. Ce chiffre est d’ailleurs sans doute sous-évalué. En réalité, entre 35 000 et 40 000 seraient disponibles, d’après les données collectées par la société Geo4cast.

Or, aux yeux des responsables de l’Hôtel de ville, 12 000 à 15 000 suffiraient pour répondre aux besoins sans rendre la ville impraticable. « Trois opérateurs avec 5 000 trottinettes chacun, ce serait bien », avance Jean-Louis Missika, l’adjoint chargé de l’urbanisme.

L’appel d’offres, qui interviendra une fois que la loi sur les mobilités actuellement en discussion à l’Assemblée nationale sera votée, comportera des clauses sociales et environnementales, a précisé Anne Hidalgo. « Cette activité doit être en phase avec les valeurs de notre ville », a-t-elle plaidé, citant la lutte contre le travail précaire et contre l’« ubérisation de notre société ». Il faudra sans doute que les entreprises s’engagent à payer correctement le personnel chargé de poser et de reprendre chaque jour les véhicules.

Interdiction de stationner sur les trottoirs

D’autres mesures sont annoncées à plus court terme. D’abord, Anne Hidalgo compte prendre un arrêté commun avec le préfet de police pour interdire le stationnement des trottinettes sur les trottoirs. Ces véhicules, jusqu’à présent tolérés aux endroits où ils ne gênaient pas, par exemple entre deux arbres, devront désormais utiliser uniquement les places de stationnement sur la chaussée, qu’ils partageront avec les voitures et les motos.

Ensuite, la Mairie de Paris va demander aux opérateurs de brider la vitesse de leurs appareils. De 25 km/h aujourd’hui, la vitesse maximale devra tomber à 20 km/h, et même à 8 km/h dans les aires piétonnes et zones de rencontre. L’équipe d’Anne Hidalgo va également inciter les sociétés à réduire leur flotte. Enfin, un arrêté municipal va interdire la circulation des trottinettes dans les parcs et jardins.

Pendant un an, la Mairie de Paris a, comme d’autres grandes villes, assisté à l’essor des trottinettes électriques sans oser intervenir trop brutalement. Elles ont même été regardées avec bienveillance. « Les trottinettes, c’est d’abord un progrès, un mode de locomotion propre et sans bruit, souligne Thomas Lauret, un élu macroniste du 16e arrondissement. Il ne faut donc pas l’interdire, mais mieux le réguler. »

Juridiquement, surtout, l’équipe d’Anne Hidalgo se sentait désarmée en attendant que la loi sur les mobilités fixe un cadre précis. « Nous avons commencé en janvier à verbaliser les trottinettes roulant sur les trottoirs ou garées de façon gênante, nous en envoyons chaque jour à la fourrière, explique la maire. Mais si nous étions allés au-delà, nous aurions eu des contentieux que nous aurions perdus. »

Le retard de la loi

Au fil des mois, cependant, la loi espérée n’a cessé de prendre du retard, tandis que la multiplication des trottinettes suscitait de plus en plus d’énervement. Cibles des critiques : les engins abandonnés au milieu des trottoirs, les utilisateurs qui slaloment hors des pistes cyclables, filent à toute allure et se mettent parfois à deux sur le même véhicule. Les accidents se sont multipliés, même si aucun chiffre officiel n’est disponible. Et des victimes veulent maintenant se retourner contre la ville, accusée d’être responsable du désordre.

Politiquement, le dossier montait, et risquait de devenir un point noir pour Anne Hidalgo dans sa future campagne électorale. Le 16 mai, ses adjoints ont joué une ultime carte « soft », en faisant signer à tous les opérateurs une charte de bonne conduite et en les implorant de réduire leur flotte. Certains, comme le leader, Lime, ont joué le jeu. Mais pas tous, et le nombre total de trottinettes a continué à grimper. « En quelques mois, Bird est passé d’environ 2 000 à 20 000 véhicules, pour tenter de s’imposer à Paris », avance Antoine Couret, de Geo4cast.

Sous pression, Anne Hidalgo a donc fini par opter pour une régulation bien plus stricte. Certains s’en réjouissent, y compris parmi les exploitants de trottinettes. « Le critère social est un élément clé si l’on veut que le rechargement des batteries soit bien fait, en toute sécurité, plaide Stéphane MacMillan, de Circ. Chez nous, il n’y a pas d’entrepreneurs payés à la pièce, uniquement des contrats à durée indéterminée. »

D’autres restent sceptiques. « Pourquoi attendre pour initier l’appel d’offres alors qu’il pourrait être lancé dès aujourd’hui ? », demande Delphine Bürkli, la maire du 9e arrondissement. « Réduire la vitesse ne suffit pas, il faut interdire les trottinettes en free-floating », juge de son côté Danielle Simonnet, élue parisienne de La France insoumise. Les débats sur le sujet au prochain Conseil de Paris, à partir du 11 juin, s’annoncent tendus.

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8 juin 2019

Milo Moiré

8 juin 2019

Critique - Mylène Farmer en sa résidence de La Défense Arena

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Par Sylvain Siclier

La chanteuse a donné vendredi soir son premier concert après six ans d’absence. Elle présente, jusqu’au 22 juin, un spectacle visuellement sophistiqué et plutôt réussi.

Du 13 au 29 janvier 2006, Mylène Farmer avait présenté à treize reprises au Palais omnisports de Paris-Bercy – devenu depuis octobre 2015 l’AccorHotels Arena – un spectacle créé spécifiquement pour la salle. Imposant rideau constitué de filaments d’eau, porte géante, scène centrale en forme de croix de Malte… Autant d’éléments parmi d’autres qui ne pouvaient être adaptés à d’autres lieux.

Il n’y eut donc pas d’autre présentation en dehors de Paris de cette fantasmagorie qui se révéla une parfaite illustration de la nature souvent rêveuse, parfois allègre, de l’album Avant que l’ombre… qui y avait trouvé une traduction scénique.

Treize ans plus tard et après deux tournées, en 2009 (salles et stades) et 2013, la chanteuse – qui n’était pas montée sur scène depuis six ans – s’installe à nouveau dans un seul lieu, lui aussi choisi pour ses capacités techniques, ses dimensions, ses possibilités d’accroches dans les hauteurs, la profondeur et la largeur de la scène qui peut y être installée. Et c’est à La Défense Arena, à Nanterre (inaugurée sous le nom d’U Arena en octobre 2017), à quelques encablures de La Grande Arche, que le public de Mylène Farmer va se rendre, du 7 au 22 juin, pour une série de neuf concerts.

La Défense Arena, qui revendique d’être la « plus grande salle fermée et modulable d’Europe » pour les spectacles et est le stade résident de l’équipe de rugby Racing 92, a déjà accueilli les Rolling Stones, Roger Waters, Booba, Paul McCartney ou Kassav. Sa capacité d’accueil, en formule fosse et gradins, peut aller jusqu’à 40 000 spectateurs. Pour Mylène Farmer, ils peuvent être 28 000, la superficie de la scène principale et du podium qui avance dans la fosse, ne permettant pas qu’une partie des gradins et du parterre soient occupés.

Un rideau noir s’ouvre

Il est 21 heures quand une vibration sourde, qui va enfler, résonne dans la salle. Disséminées au-dessus du public des structures accueillent des écrans par trois, des visages de femmes apparaissent, s’échappent en poussières.

Puis, dans des zébrures de lumières blanches, un rideau noir s’ouvre, révélant l’immense écran en fond de scène. Trois cercles de projecteurs descendent des hauteurs, bientôt traversés par un cylindre où se tient Mylène Farmer accompagnée par la clameur jusqu’à son arrivée sur la scène.

C’est avec Interstellaires, de l’album du même nom, sorti en 2015, que débute la soirée et non avec une chanson de Désobéissance, dernier en date, publié en 2018.

Il y en aura quatre toutefois, avec deux autres d’Interstellaires pour les titres les plus récents, venant s’intercaler dans un répertoire qui fait la part belle aux chansons de quatre albums depuis Ainsi soit je (1988) – dont Sans logique, superbe surprise, jouée en concert seulement lors de la première tournée en 1989 –, jusqu’à Innamoramento (1999). Avec des arrangements parfois différents des originaux, tendant ici à une approche rock, là à une présence moins marquée des effets de claviers.

Un décor façon vaisseau spatial

Conçu par la chanteuse et Laurent Boutonnat, par ailleurs à la mise en scène, le spectacle combine les possibilités d’un stade et celles d’une salle. Stade par son plateau, avec des estrades pour les musiciens (deux claviers, deux guitares, basse et batterie, direction musicale d’Olivier Schulteiss), les évolutions des danseuses et danseurs, jusqu’à seize à occuper l’espace, le grand écran et un décor façon vaisseau spatial dont les pièces peuvent se déplacer verticalement et horizontalement, à la fois écrans et supports de jeux de lumières. Salle par son dispositif de lumières dans l’ensemble du volume, jouant sur des variations d’intensité, des effets de courbes, des illuminations jusqu’au toit qui dessinent des reliefs, des profondeurs, des superpositions.

Comme en 2013, l’imagerie religieuse et celle du désir érotique, thèmes chers à Mylène Farmer, n’ont pas été convoquées. Les projections montrent l’air, l’espace d’une nuit étoilée à laquelle ont répondu les lumières des téléphones portables des spectateurs durant Rêver, des paysages de glace et de neige qui vont se transformer en un bouillonnement sanglant durant Désenchantée, le feu dans lequel la chanteuse va disparaître. Et aussi des visions plus sombres, celles, à plusieurs reprises, de gratte-ciel sans présence humaine ou d’une ville et ses habitants couverts de cendres durant M’effondre, l’un des moments les plus saisissants.

Un spectacle qui évite la surenchère

Et puis il y a quelques rituels. Celui des mouvements de Mylène Farmer pour la chorégraphie de Sans contrefaçon, qui se doit d’être fidèle à l’original. Celui du passage intime voix et piano, cette fois avec Ainsi soit je et Innamoramento qui mènent vers l’émotion, le tremblement vocal. Celui où Désenchantée s’arrête et que le public prolonge en chantant le refrain avant que l’orchestre ne reprenne la main.

Cela vient au cœur d’un spectacle plutôt réussi, encore un peu en rodage ce premier soir, qui évite la surenchère de séquences systématiquement spectaculaires et de chorégraphies permanentes que le lieu pouvait appeler, au profit d’une sophistication des animations visuelles et des recherches lumineuses. Même le son, point noir de la salle, a fini, après quelques morceaux, par être dompté.

Mylène Farmer à La Défense Arena, 99 Jardins de l’Arche, Nanterre. Des places sont encore disponibles pour les concerts des 11, 12, 14, 18, 19 et 22 juin, à 20 heures. De 65 € à 205 € selon les catégories et les jours. Mylenefarmer2019.com

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8 juin 2019

Objectif 2022....

courrier

8 juin 2019

PLAYBOY | Monica Wasp by Ana Dias

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8 juin 2019

Emily Ratajkowski

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8 juin 2019

La vertigineuse mue de l’industrie du paiement

cartesssssss

Par Véronique Chocron

Longtemps assimilée à une affaire de tuyauterie, cette activité austère fait désormais figure de véritable mine d’or. De nouveaux acteurs émergent.

Payer l’addition au restaurant sans faire signe au serveur, sans attendre la note, grâce à un identifiant sur la table du déjeuner, fait partie des innovations sur lesquelles travaille Lyf Pay, l’application de paiement mobile soutenue notamment par BNP Paribas et le Crédit mutuel. Un autre projet maison permet de régler son parking sans quitter son volant, par la lecture de la plaque d’immatriculation.

Tapie derrière ces petits services du quotidien se dessine la nouvelle obsession de l’industrie du paiement : faire disparaître le paiement. A l’image de l’achat avec le one clic (« en un clic ») d’Amazon. Ou d’un Uber, le géant du VTC, qui transporte ses clients sans qu’ils aient à sortir leur portefeuille, la course étant réglée automatiquement par le biais de l’application mobile. « On aime consommer, mais personne n’aime payer. Progressivement, pour toute une série de transactions liées à la vie quotidienne, le paiement va s’effacer en arrière-plan », prédit Marc Niederkorn, spécialiste de la question au sein du cabinet McKinsey.

Le paiement n’a longtemps été qu’une affaire de tuyauterie déléguée dans les banques aux collaborateurs les moins gradés. En quelques années, cette industrie austère a entamé une étonnante « remontada », transformant une simple commodité en une activité innovante et stratégique, que se disputent à coups de milliards de dollars les institutions financières, les start-up et les géants de la tech.

Plus de code SMS

Le succès du néerlandais Adyen illustre cette nouvelle puissance. Si la start-up n’a pas quinze ans d’existence, elle a réussi une razzia sur le marché des e-commerçants. Son nom reste inconnu du grand public, mais c’est notamment elle qui traite les paiements d’Uber (elle a contribué à installer dans le paysage le paiement en « zéro clic »), Blablacar, Netflix, Spotify et Deezer, eBay, Gap, H&M, Leboncoin ou Showroomprivé et de plus de 3 400 autres clients. « En France, Adyen a déjà la même part de marché qu’un grand réseau bancaire sur le secteur du commerce en ligne », ne peut que constater un banquier français.

Pour les paiements en ligne, Adyen vend à ses commerçants un paiement « sans friction », qui saute la case de la sécurisation de la transaction par l’envoi d’un code SMS. L’e-marchand n’est plus protégé par une banque en cas de fraude. En contrepartie, il ne perd pas de clients en route, alors que l’étape du SMS ferait échouer « 12 % des achats en France, et 40 % aux Etats-Unis », selon la start-up.

Et pour sécuriser ses transactions, Adyen utilise un algorithme qui lui permet, par exemple, de déceler si le numéro de la carte bancaire a été entré par un robot, en évaluant si la vélocité avec laquelle les chiffres sont reproduits dépasse la dextérité humaine.

Aux marchands en ligne, comme aux chaînes de magasins ayant pignon sur rue, l’entreprise propose une offre clés en main, qui leur permet d’accepter toutes les solutions de paiement, y compris les chinoises Alipay ou WeChat Pay. « Quand un groupe veut se lancer dans plusieurs pays, il doit signer avec 70 ou 80 banques locales. Avec nous, le commerçant ne signe qu’un contrat, pour une seule intégration technique. Nous remplaçons tous les intermédiaires », explique Philippe de Passorio, directeur général d’Adyen France. Nous voulons être le moteur silencieux du commerce mondial. »

Le secteur est en effervescence

Les investisseurs apprécient. Alors que son revenu net n’a pas dépassé les 350 millions d’euros en 2018, l’entreprise vaut désormais en Bourse plus de 20 milliards d’euros, soit plus que la Société générale. Dès son premier jour de cotation à Amsterdam, en juin 2018, Adyen a surpris le marché en doublant sa valeur en quelques dizaines de minutes.

Son concurrent américain Stripe, avec un positionnement identique, a été valorisé lors de sa dernière levée de fonds, en janvier, 22,5 milliards de dollars (20 milliards d’euros).

Depuis, le secteur est en effervescence. L’américain Fiserv a mis la main sur son compatriote First Data pour 22 milliards de dollars, le britannique Worldpay a accepté une offre d’achat de 43 milliards de dollars du géant américain Fidelity National Information Services (FIS) – la plus grosse opération dans le métier des paiements –, et, très récemment, l’américain Global Payments a annoncé le rachat de TSYS pour 21,5 milliards de dollars.

Autant de signes avant-coureurs de la formation d’une bulle ? « Le secteur offre une réelle plus-value économique et une capacité à se développer », analyse Marc Niederkorn. Selon McKinsey, le paiement (au sens large, en intégrant le compte courant utilisé pour les transactions) représente plus d’un tiers des revenus d’une banque. Et les perspectives s’annoncent excellentes : le nombre de transactions par carte bancaire augmente chaque année de 6 % à 8 % en Europe, porté par le sans-contact et le déclin du cash.

Surtout, l’expansion de l’e-commerce rebat les cartes. « Aujourd’hui, seulement 4 % à 5 % des dépenses dans le monde se font sur Internet. Nous n’en sommes donc qu’au tout début. Ce marché va exploser, avec des modèles d’affaires très différents de ceux du passé, affirme Guillaume Princen, directeur général Europe Continental de Stripe. En France, par exemple, un tiers des entreprises qui se sont créées ces dernières années sont des plates-formes ou des places de marché. » Les accompagner à l’international pour la partie paiement constitue une aubaine pour des spécialistes du paiement électronique comme Stripe ou Adyen.

Les GAFA, un pied dans la porte

Les GAFA ont déjà mis un pied dans la porte. Google, Apple, Facebook et Amazon déploient leurs solutions de paiement à travers le monde.

« La véritable valeur de l’activité des paiements, c’est la donnée. Ils permettent de comprendre encore mieux les comportements des consommateurs, indique Julien Maldonato, associé chez Deloitte. Les Google de demain devront maîtriser la donnée de paiement. Soit les GAFA remporteront le match et renforceront leur puissance, soit de nouveaux acteurs, comme Adyen ou Stripe, deviendront les nouveaux géants. »

Quelle place restera-t-il alors aux banques ? Elles qui tenaient le haut du pavé conservent certes les tuyaux où circulent les flux financiers, mais commencent à voir les relations avec leurs clients commerçants leur échapper. « Le modèle traditionnel où l’on équipait les commerçants avec des terminaux de paiement est remis en cause », reconnaît un grand banquier de la place. Entre levées de fonds, cotations et rachats, leurs concurrents disposent de beaucoup plus de moyens pour investir dans les technologies les plus performantes.

Par le passé, l’Europe bancaire n’a pas su résister à la toute-puissance des réseaux américains Visa et MasterCard. Face à l’appétit des nouveaux champions américains et chinois du paiement, elle a choisi de répliquer en lançant un moyen de paiement domestique. Depuis le mois de novembre 2018, avec le soutien technique de la Banque centrale européenne, de nombreuses institutions proposent à leurs clients d’échanger des paiements instantanés, de compte à compte, sans passer par la carte bancaire. Ces virements électroniques, effectués en quelques secondes, devraient entrer progressivement dans les habitudes des Européens pour payer « de personne à personne », pour régler ses courses en supermarché, ou payer en ligne chez un e-commerçant. Le paiement est devenu un enjeu de stratégie industrielle et de souveraineté.

8 juin 2019

Anneaux de Buren à Nantes

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8 juin 2019

Trois sauveteurs décèdent dans un naufrage pendant la tempête Miguel

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http://jourstranquilles.canalblog.com/tag/snsm

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Tempête Miguel : « immense émotion » chez les sauveteurs en mer après la mort de trois marins de la SNSM

Par Patricia Jolly

Les conditions météorologiques très dégradées liées à la tempête qui balaie le littoral vendéen ont fait chavirer une embarcation de la Société nationale de sauvetage en mer.

Trois sauveteurs de la Société nationale du sauvetage en mer (SNSM) ont péri, vendredi 7 juin, lors d’une opération de secours au large des Sables-d’Olonne (Vendée).

Issus du milieu de la mer, les deux quinquagénaires et un de leurs compagnons, âgé de 37 ans, étaient membres d’un équipage de sept sauveteurs bénévoles de la station locale ; leurs quatre collègues sont parvenus à regagner la terre ferme à la nage où ils ont été pris en charge par les pompiers du SDIS 85.

Vendredi, en fin de matinée, les sept sauveteurs avaient embarqué sur le SNS 061 Jack Morisseau, un canot tout temps (CTT). Dépêché par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Etel chargé de la zone, ce navire de 17 mètres avait appareillé pour tenter d’aider le Carrera – un bateau de pêche de 11,50 mètres qui venait de déclencher sa balise de détresse – à regagner son port d’attache des Sables-d’Olonne.

Mais le Jack Morisseau s’est retourné à environ 1,5 km de la côte alors que sévissait sur la zone un vent de sud-ouest de 41 nœuds (75 km/h) soulevant une mer forte avec des vagues de 2,50 mètres à 4 mètres. Dans ces conditions météorologique très dégradées, liées à la tempête Miguel qui balaie le littoral français depuis la nuit de jeudi à vendredi, le département de la Vendée était placé en alerte orange.

Piégés « à l’intérieur du canot »

Selon la préfecture maritime, les victimes ont été piégées « à l’intérieur du canot », qui n’était pas autoredressable. Le patron du chalutier – dont plusieurs sources ont indiqué qu’il n’était pas seul à bord – est, lui, porté disparu. Trois hélicoptères de la gendarmerie, les pompiers et la marine ont survolé et quadrillé la zone pour tenter de repérer les victimes mais ces moyens aéromaritimes n’ont permis que de localiser des débris en surface et un canot de survie vide. Le Carrera restait vendredi soir introuvable.

Les autorités préfectorales ont déclenché le Plan Novi nombreuses victimes et le Plan blanc. Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, s’est rendu sur place. Dans l’hémicycle silencieux de l’Assemblée nationale, la ministre chargée des transports, Elizabeth Borne, a exprimé ses condoléances et sa compassion aux familles des sauveteurs et du pêcheur disparus.

« Les CTT sont insubmersibles mais pas tous autoredressables, explique Marc Sauvagnac, directeur général de la SNSM. C’est pour notre association le drame le plus important depuis celui de l’Aber Wrach dans le Finistère en août 1986 qui avait coûté la vie à un équipage de cinq hommes engagés pour porter secours à un voilier en difficulté. »

M. Sauvagnac indique que le Jack Morisseau était le « bateau de réserve » de la station. Construit en 1986, il a été remplacé en 2016 par un autre navire, qui nécessitait une opération de maintenance vendredi. Selon lui, le Jack Morisseau était néanmoins « parfaitement opérationnel pour le sauvetage ».

Tragique disparition

« Cette disparition tragique provoque une immense émotion dans la famille des sauveteurs en mer », a déploré Xavier de la Gorce, président de la SNSM, dans un communiqué. Le parquet des Sables-d’Olonne a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.

Née en 1967 de la fusion de la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN), proche de l’Etat, et de l’institution de sauvetage des Hospitaliers sauveteurs bretons, la SNSM est une association reconnue d’utilité publique. Elle assure gratuitement des opérations de sauvetage en mer grâce au concours d’environ 8 000 bénévoles formés au secourisme.

Destinés aux secours hauturiers, les CTT – au nombre de 41 pour tout le pays – sont les plus grandes unités de la gamme des navires de la SNSM, qui compte aussi 180 vedettes de sauvetage, trente-deux bateaux semi-rigides, ainsi que des canots pneumatiques et des jet-skis. Plus de 3 000 sauveteurs embarqués bénévoles interviennent en cas de détresse ou d’incident en mer jusqu’à 20 milles nautiques de la côte à partir des 187 stations de sauvetage permanents et des trente et une saisonnières de l’association.

Coordonnée par les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (Cross), la SNSM dépend largement de la générosité publique. Elle est financée à 80 % par des ressources privées issues de dons de 100 000 particuliers et d’entreprises mécènes. Les subventions annuelles qui lui sont allouées par l’Etat ont cependant triplé depuis 2013, passant de 2 millions d’euros à 6 millions d’euros par an.

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7 juin 2019

Paradis Latin - "L'Oiseau Paradis"

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La nouvelle expérience Cabaret par Kamel Ouali

Kamel Ouali, chorégraphe et metteur en scène créatif et passionné, relève le challenge lancé par le Paradis Latin pour cette nouvelle revue.

Son parcours est jalonné de collaborations artistiques variées dans l’univers du spectacle (Le Roi Soleil, Les Dix Commandements, Cléopâtre, collaborations avec Céline Dion, Mariah Carey, …) et de la télévision (Star Academy, La France a un incroyable talent). Vingt ans après “French Cancan” aux Folies Bergères, il revient à ses premières amours, le Cabaret.

Il explique : “Le Paradis Latin est une salle mythique et inspirante. Fidèlement à la tradition de ce lieu magique, je veux saisir les gens dès leur arrivée dans la salle et les immerger dans un univers surréaliste et surprenant pour leur faire vivre une expérience unique”.

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Iris Mittenaere, meneuse de revue

Iris Mittenaere Miss France et Miss Univers 2016 rejoint la nouvelle troupe en tant que meneuse de revue pour le lancement du nouveau spectacle de Kamel Ouali le 2 mai prochain, intitulé « L’Oiseau Paradis ».

À la fois reine de beauté et danseuse, Iris Mittenaere a su charmer le public aux quatre coins du monde lors de ses sacres.

« Ce sont de nombreux défis qui s’offrent à moi aujourd’hui avec le spectacle de Kamel Ouali: la scène, la chanson, les costumes, le Paradis Latin et la rencontre avec le public tous les soirs… C’est très excitant » nous confie notre nouvelle meneuse de revue.

Un spectacle original et grandiose

Le spectacle commencera dès l’arrivée des clients, dans le hall du Cabaret. Comédiens, danseurs, artistes plongeront les convives dans une ambiance surréaliste et saisissante !

“Les artistes et la brigade entraîneront l’audience dans un monde féérique tout au long de la soirée. Une interaction permanente avec le public fera de chaque spectacle un moment unique.”

Créatures, danseuses, effets spéciaux et nouvelles technologies se mélangeront au milieu d’une quinzaine de décors exceptionnels signés Alain Lagarde, créateur reconnu de décors d’opéras, comédies musicales et pièces de théâtres. S’y ajoutent plus de 500 costumes créés pour l’occasion par La maison de Couture Parisienne « On aura tout vu », qui a réalisé les costumes scéniques des plus grandes stars comme Beyoncé, Katy Perry, ainsi que de nombreux ballets pour l’opéra.

Après leur collaboration aux Folies Bergères (spectacle « French Cancan »), Marie-Laure Philippon rejoindra Kamel Ouali pour remonter un nouveau French Cancan au Paradis Latin, qui sera à la fois authentique, moderne et surprenant.paradis22

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