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Jours tranquilles à Paris

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6 juin 2019

Entre Trump et Macron, la fin des illusions

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Par Marc Semo, Gilles Paris, Washington, correspondant

Les deux présidents se retrouvent à Caen, le 6 juin, alors que s’accumulent les dissensions transatlantiques.

Le petit chêne est mort et l’herbe a repris ses droits sur la pelouse de la Maison Blanche où Donald Trump et Emmanuel Macron l’avaient planté, le 23 avril 2018, à l’occasion de la visite d’Etat du président français.

Venu d’un champ de bataille de la première guerre mondiale où les marines américains avaient écrit une page de leur histoire, l’arbuste qui devait « symboliser la ténacité de l’amitié » entre la France et les Etats-Unis n’a pas supporté, de source française, la quarantaine phytosanitaire qui lui avait été imposée après sa très médiatique plantation.

C’est comme une métaphore d’une relation qui n’est plus ce qu’elle a été, notamment sur le plan personnel. Des divergences fondamentales sur le climat, le nucléaire iranien ou le rôle de l’Union européenne (UE) ont fini par en venir à bout. « C’est à l’occasion de cette visite à Washington qu’Emmanuel Macron a compris que Donald Trump ne bougerait pas », estime Benjamin Haddad, directeur d’un programme consacré à l’Europe au sein de l’Atlantic Council, un cercle de réflexion de Washington, qui vient de publier Le Paradis perdu : L’Amérique de Trump et la fin des illusions européennes (Grasset, 288 pages, 19 euros).

Les deux présidents se rencontreront le 6 juin à Caen, à la préfecture du Calvados, dans ce qui sera le seul véritable rendez-vous diplomatique des cérémonies du 75e anniversaire du Débarquement, un symbole de l’unité des Alliés alors que s’accumulent les dissensions transatlantiques.

Cinq ans plus tôt, ces mêmes plages étaient le cœur d’un grand ballet diplomatique en présence de nombre de chefs d’Etat et de gouvernement, évidemment ceux des pays alliés vainqueurs dont la reine Elizabeth II, mais aussi la chancelière allemande Angela Merkel ainsi que le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko.

« Notre amie indéfectible »

Cette fois, l’affiche sera nettement moins flamboyante. « Les grandes cérémonies sont pour les années en dix et celles en cinq restent plus contenues », se justifie l’Elysée.

L’élément mémoriel sera central avec la présence de quelque cinq cents vétérans, presque tous centenaires. Après trois jours au Royaume-uni et en Irlande, Donald Trump arrivera en Normandie pour rendre hommage, au cimetière américain de Colleville, aux militaires américains tombés lors du Débarquement.

Il se rendra ensuite à Caen pour un tête-à-tête d’une demi-heure, puis un déjeuner de travail d’une heure et demie avec Emmanuel Macron. Ce sera leur premier face-à-face depuis les tweets rageurs envoyés par Donald Trump à l’issue des cérémonies du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Jusque-là, le président américain avait épargné son homologue français.

Il voulait régler ses comptes après le procès en nationalisme instruit en sa présence par le président français. Le 45e locataire de la Maison Blanche raillait dans ces messages la « faible popularité » d’Emmanuel Macron et se déchaînait contre toute idée d’armée européenne surtout si elle ne se fournit pas en matériel américain.

« C’était inédit entre eux, mais depuis l’eau a coulé sous les ponts. Ils se sont revus en marge du G20 en Argentine [fin 2018] et leurs relations ont repris avec respect mais dans la franchise quand il y a des désaccords », explique un proche du chef de l’Etat. On rappelle à l’Elysée que l’Amérique reste « notre amie indéfectible, même s’il y a toujours eu des points de divergence et de discorde, y compris avec les précédentes administrations », et que « jamais la coopération n’a été aussi étroite sur le plan militaire et sécuritaire ».

« Une certaine similarité »

Le départ du secrétaire à la défense James Mattis, en décembre 2018, a pourtant privé Paris d’un interlocuteur très apprécié. Le remplacement, en mars 2018, de Rex Tillerson au département d’Etat par le plus politique Mike Pompeo, soucieux d’apparaître aligné sur les positions du président, avait eu un effet similaire.

Sur le plan personnel, ce n’est plus comme avant, quand Donald Trump ne cessait de chanter les louanges de son ami « Emmaaaaanuel ». Les contacts téléphoniques directs entre les deux hommes sont désormais plus espacés. Leurs prochaines rencontres, après la commémoration de Normandie, devraient être limitées aux prochains sommets internationaux, le G20 au Japon fin juin et le G7 fin août à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).

« Dans une première phase, on misait côté français sur une proximité personnelle nourrie par une certaine similarité dans leurs parcours politiques disruptifs, sans pour autant se cacher les divergences de fond, mais il n’y a pas eu les résultats escomptés », relève Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis à l’Institut français des relations internationales.

Nul aujourd’hui ne se fait plus d’illusion, ni à Paris ni à Washington. Donald Trump est déjà en campagne électorale et les relations avec la France ne sont pas un enjeu.

Diapason

« Aux yeux du président américain, son homologue français n’en reste pas moins, par défaut, le seul leader d’un grand pays de l’UE avec qui il peut s’entendre », précise Laurence Nardon.

Les relations avec la chancelière allemande sont fraîches, si ce n’est exécrables. A cela s’ajoute l’incertitude politique qui prévaut au Royaume-Uni. La probable désignation de Boris Johnson comme premier ministre en remplacement de Theresa May donnerait toutefois à Donald Trump un autre interlocuteur à son goût, voire à son image.

Lors de leur rencontre, Donald Trump et Emmanuel Macron aborderont en premier lieu les questions de la lutte contre la menace terroriste, sur laquelle les deux capitales sont au diapason, mais aussi les sujets qui fâchent comme la politique vis-à-vis de l’Iran. Le retrait américain de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien, défendu par les autres signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne), et l’imposition de sanctions américaines touchant par ricochet les entreprises et les banques européennes ont envenimé les relations transatlantiques.

« Il faut éviter de se laisser enfermer dans une logique de confrontation », explique l’Elysée, qui s’inquiète de la montée des tensions dans le Golfe et du risque d’un conflit. Emmanuel Macron veut inciter Donald Trump à compléter sa « stratégie de pression maximale par une politique d’incitations ». « Je ne vois pas ce que l’on peut espérer », confie Benjamin Haddad. L’inquiétude face au poids croissant de la Chine pourrait théoriquement rapprocher les deux hommes, ajoute-t-il, mais Donald Trump n’a exprimé à aucun moment le désir de mettre sur pied un front commun face à Pékin.

macron trump

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6 juin 2019

Affaire Balkany

Marc Angst, le témoin venu de Suisse qui accable Patrick Balkany

Par Henri Seckel

Ce financier impliqué dans l’achat de la villa de Marrakech affirme avoir entendu Jean-Pierre Aubry, bras droit du maire de Levallois, affirmer qu’il lui servait de prête-nom.

Il aura été l’unique témoin invité à s’exprimer en six semaines d’audience devant le tribunal correctionnel de Paris, et on a vite compris pourquoi le parquet n’en avait pas fait citer d’autres : Marc Angst suffit à son bonheur.

Il a fallu un quart d’heure à ce financier suisse, mercredi 5 juin, pour démolir la défense de Patrick Balkany, poursuivi pour corruption, et de ses co-prévenus, Jean-Pierre Aubry et Arnaud Claude, poursuivis pour complicité de corruption, et rendre intenable la position du trio au sujet de la villa Dar Gyucy de Marrakech (Maroc).

Patrick Balkany a toujours nié être le propriétaire de cette luxueuse demeure, dont l’enquête a prouvé qu’il était le principal occupant. Le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) affirme qu’elle appartenait à Mohamed Al-Jaber, promoteur immobilier saoudien un temps engagé dans un projet pharaonique sur sa commune – les « Tours de Levallois », qui ne verront finalement pas le jour.

Mais selon l’accusation, cette villa à l’abri du fisc français appartenait bien à Patrick Balkany, qui en aurait fait l’acquisition en 2010 grâce à un montage offshore complexe réalisé depuis la Suisse par la société fiduciaire Gestrust. Montage dans lequel Jean-Pierre Aubry et l’avocat Arnaud Claude, deux fidèles du maire de Levallois, auraient servi, le premier, de prête-nom, le second, de chef d’orchestre.

Actions au porteur, donc anonymes

Marc Angst est le directeur de Gestrust. Le montage offshore complexe, c’est son œuvre. Mercredi, ce svelte quinquagénaire en costume pénètre dans la salle d’audience où règne un silence impatient, suspend son parapluie à la barre, et raconte avec précision comment, un jour de février 2009, MM. Aubry et Claude ont débarqué dans son bureau à Genève.

« Ils m’ont présenté un immense projet immobilier de 950 millions d’euros, à Paris. Aubry disait qu’il allait présenter ce projet à un riche Saoudien et toucher une commission de 5 millions d’euros. Donc ils nous ont demandé de créer une société offshore de droit panaméen », ce qui permet d’avoir des actions au porteur, donc anonymes.

La société Himola est créée et reçoit, quatre mois plus tard, 5 millions d’euros sur un compte à Singapour – en provenance non pas de Mohamed Al Jaber, mais d’un homme d’affaires belge, basé au Congo, en lien avec Patrick Balkany. Six autres mois plus tard, la villa de Marrakech est acquise avec l’argent d’Himola, par le biais d’une autre structure panaméenne, Hayridge, créée par Gestrust.

« M. Aubry ne comprenait pas grand-chose, c’est Me Claude qui structurait tout ça. » L’avocat, qui deux jours plus tôt s’attribuait un rôle minime dans l’affaire, passe un très mauvais moment. Encouragé par le président du tribunal ou le procureur, Marc Angst insiste : « On traitait exclusivement avec Me Claude », « toutes les instructions venaient de Me Claude », « chaque année, Me Claude venait à Genève payer les frais en cash, environ 15 000 euros ».

Bruissement d’inquiétude

Grain de sable en décembre 2013 : Mediapart révèle que la villa de Marrakech appartiendrait en fait aux Balkany. « Je n’avais jamais entendu parler d’eux, parce que je suis la politique étrangère au niveau national, pas au niveau départemental, explique Marc Angst. On a découvert que MM. Aubry et Balkany étaient des amis proches. Ça m’a mis la puce à l’oreille. Est-ce qu’on ne m’aurait pas trompé sur l’identité du client ? »

Le financier « soupçonne un blanchiment d’argent » et dénonce les transactions aux autorités suisses. Puis se renseigne auprès de Me Claude, qui « jure sur la tête de son fils » que la villa appartient bien à Jean-Pierre Aubry.

Marc Angst décide néanmoins de démissionner de la structure, et va l’annoncer quelques jours plus tard à Me Claude, dans son cabinet, à Paris. « A ce moment-là, raconte-t-il, Jean-Pierre Aubry entre dans la pièce, et dit : “Je présume que Marc sait tout, n’est-ce pas ?” M. Claude répond : “Je pense que oui.” Aubry me dit : “Marc, vous savez que je porte pour mon ami Balkany ?” J’ai dit non. Aubry m’a dit : “Je sais que j’ai fait une erreur. Mais c’est un ami, je lui dois énormément. Même si je vais en prison, je le défendrai jusqu’au bout.” »

En 2015, Marc Angst et Jean-Pierre Aubry se sont retrouvés ensemble dans le bureau du juge d’instruction. « M. Aubry a dit : “J’ai pas souvenir d’avoir dit ça. Il a peut-être mal compris parce qu’il est Suisse allemand”, raconte M. Angst, qui parle très bien français.

– Et vous, demande le président, vous certifiez aujourd’hui, sous serment, que Jean-Pierre Aubry vous a bien dit, le 12 février 2014 : “Marc, vous savez que je porte pour mon ami Balkany ?”.

– Tout à fait. »

Au premier rang, les prévenus se retournent frénétiquement pour se concerter avec leurs avocats dans un bruissement d’inquiétude. Patrick Balkany, si prompt depuis le début du procès à prendre la parole, se fait discret.

Un témoin serein et imperturbable

La défense se débat en vain. L’avocat de Patrick Balkany, Me Eric Dupond-Moretti, tente de déstabiliser le témoin en l’accusant de « subornation de témoin » pour avoir briefé ses collaborateurs avant leurs interrogatoires, ou en suggérant qu’il se serait arrangé avec le juge d’instruction pour charger Patrick Balkany et sauver sa peau.

Rien à faire : plus l’avocat s’époumone, plus le témoin semble serein, coude droit sur le pupitre, main gauche dans la poche. L’agressivité de l’un se fracasse sur le lent débit à l’accent suisse allemand de l’autre. Marc Angst est imperturbable, contrairement aux avocats de la défense, qui cherchent la faille sans jamais la trouver, et finissent systématiquement par se prendre le bec entre eux, sous l’œil circonspect du témoin.

L’audience touche à sa fin. Le président souhaite encore lire le procès-verbal de la confrontation de 2015 entre MM. Angst, Claude et Aubry. Il est question d’instructions envoyées par fax à Gestrust par Me Claude, indiquant les virements à effectuer depuis le compte d’Himola (pour l’achat de meubles pour la maison de Marrakech, par exemple) et les numéros de compte des bénéficiaires, fournis par Jean-Pierre Aubry.

« Question du juge d’instruction à M. Aubry : qui vous remettait ces numéros ?

– Je ne suis pas propriétaire de cette maison et je n’ai pas pris un sou. C’est ma réponse.

– Monsieur ou Madame Balkany vous ont-ils remis ces références bancaires ?

– Je ne suis pas propriétaire de cette maison et je n’ai pas pris un euro. C’est ma réponse.

– Pouvez-vous seulement répondre par la négative, c’est-à-dire : non, ce n’est pas Monsieur ou Madame Balkany ?

– Je ne suis pas propriétaire de cette maison et je n’ai pas pris un sou. »

La salle glousse. L’audience est suspendue. Les prévenus quittent la salle en silence.

6 juin 2019

Utah Beach, la Pointe du Hoc, le port artificiel d'Arromanches... 75e anniversaire du Débarquement en Normandie

6 juin 2019

Large de Quiberon. Séisme de magnitude 1,7 cette nuit

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À 4 h 40, ce jeudi, un séisme de magnitude 1,7 s’est produit en pleine mer, à 15 km de Quiberon (56) et à 10 km de profondeur. C’est ce que nous indique le RéNaSS, à savoir le Réseau national de surveillance sismique.

6 juin 2019

Débarquement en Normandie

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Le saviez-vous ? Dans la nuit du 5 au 6 Juin 1944, John Steele, soldat de la 82ème Airborne Division, fut l'un des héros de la prise de Sainte-Mère Eglise. Le sort voulut qu'il se retrouve suspendu par la pointe de son parachute au clocher de l'église. Pris pour cible par les Allemands et blessé, il fit le mort 2 heures durant jusqu'à ce qu'un soldat Allemand le fasse prisonnier.

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6 juin 2019

Michel For Ever : déclaration d'amour à Michel Legrand au Théâtre de Poche-Montparnasse

Hommage foisonnant et éclectique à Michel Legrand au Théâtre de Poche-Montparnasse, à Paris. Les comédiens de Michel For Ever font revivre l'oeuvre pléthorique du compositeur, décédé en janvier 2019.

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Michel For Ever au Théâtre de Poche-MontparnasseMichel For Ever au Théâtre de Poche-Montparnasse (Théâtre de Poche-Montparnasse)

Les comédiens du Théâtre de Poche-Montparnasse font revivre Michel Legrand en chansons : un hommage foisonnant et éclectique, à l'image de l'oeuvre du compositeur, décédé en janvier 2019.

Car il savait tout faire Michel Legrand. Du jazz, à la variété, en passant par la musique de film, la musique classique ou le slogan publicitaire, ses mélodies nous restent dans l'oreille comme autant de madeleines de Proust musicales.

"Quand on l'écoute, on a envie d'aller cueillir du lilas", raconte Daphné Tesson, "ou de se promener dans la rue en faisant des sauts de biche", renchérit Stéphan Druet. Le duo a conçu et mis en scène ce spectacle où règnent donc joie et légèreté.

"Il n'y a pas une seule note que je regrette", disait Michel Legrand. Eux non plus.

70 ans de tubes puisés dans la mémoire collective

Raconter Michel Legrand, c'est donc puiser dans 70 ans de titres, de tubes et de chansons cultes, 70 ans de mémoire collective. 70 ans de cinéma aussi. Faut-il le rappeler Michel Legrand a obtenu trois Oscars pour des musiques de films (L'Affaire Thomas Crown de N. Jewison, Un été 42 de R. Mulligan et Yentl de Barbra Streisand), lui qui a inventé avec Jacques Demy un genre nouveau : le film musical à la française.

Michel For Ever fait donc rimer bonne humeur avec rigueur en reprenant aussi bien les standards des Parapluies de Cherbourg ou des Demoiselles de Rochefort, que la musique du feuilleton télévisé Oum le dauphin, composé par Michel Legrand et Vladimir Cosma. Un grand écart jovial pour restituer l'étendue de la palette du musicien.

Le spectacle est interprété par Gaétan Borg, Sebastiàn Galeota, Julien Alluguette, Emmanuelle Goizé et Mathilde Hennekinne. Benoît de Mesmay accompagne les comédiens au piano et Jean-Luc Arramy à la contrebasse.

Michel For Ever. Jusqu'au 14 juillet. Théâtre de Poche-Montparnasse. Représentations du jeudi au samedi à 21h15, le dimanche à 17h30.

6 juin 2019

La nef de l’église de Saint-Germain-des-Prés intégralement restaurée

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6 juin 2019

6 juin 1944 : Le débarquement en Normandie

6 juin 2019

Heure par heure, la chronologie du Débarquement :

3 juin, 20H50 : le premier message de la BBC : "l'heure des combats viendra…" est capté par

la Résistance. Il annonce l'imminence du Débarquement et constitue l'ordre de lancement des opérations de sabotages des voies ferrées de l'ouest.

4 juin, 23H00 : la BBC diffuse des messages complémentaires dont "Les sanglots longs des violons de l'automne". donnant aux résistants l'ordre de sabotage généralisé des installations ferroviaires non encore détruites et des installations téléphoniques.

5 juin, 3H30 : Eisenhower donne le feu vert définitif à son état major : le jour J est fixé au 6 juin.

20H00 : "Blessent mon coeur d'une langueur monotone" : diffusion de la seconde partie de la strophe du vers de Verlaine sur la radio de Londres. Mobilisation générale de tous les réseaux et passage à l'offensive.

22H55 : parachutage des équipes d'éclaireurs britanniques dont la mission est le balisage des zones de saut.

6 juin à partir de 0h00 : 1135 bombardiers britanniques déversent 5 800 tonnes de bombes sur une dizaine de positions côtières.

1h30 : la 101ème Division Aéroportée américaine est larguée à l’est d’Utah Beach. Peu après, parachutage anglais à l’est de l’Orne.

2h30 : bombardements sur l’ensemble des côtes. Devant Omaha Beach, transfert des troupes des navires sur les barges de débarquement.

3h50 : les paras anglais s’emparent de Ranville, premier village libéré.

4h30 : libération de Sainte-Mère Eglise et des Iles Saint Marcouf.

5h50 : Les 6 939 navires de l'armada alliée abordent les côtes normandes.

6h00 : 13 400 tonnes de bombes larguées sur les plages. Une demie heure plus tard, premières vagues d’assaut sur Utah et Omaha Beach.

07h30 : assauts simultanés par les troupes anglo-canadiennes à Gold, Juno et Sword. Les 178 Français du commando n° 4 s'élancent vers Riva Bella. Arrivée de la seconde vague d'assaut à Omaha Beach.

13h30 : la radio américaine, par la voix d'Eisenhower, annonce le débarquement.

20h00 : La tête de pont sur Omaha est définitivement établie.

La bataille de Normandie ne fait que commencer : elle durera 7 semaines pour s'achever le 25 août avec la fermeture de la poche de Falaise.

5 juin 2019

75th anniversary of D-Day

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