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Jours tranquilles à Paris

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1 avril 2019

Helmut Newton

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1 avril 2019

Ellen von unwerth

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1 avril 2019

AGNÈS VARDA, GRANDE À PART

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Par Marcos Uzal

La cinéaste, photographe et plasticienne, compagne freestyle de la Nouvelle Vague, est morte dans la nuit de jeudi à vendredi à 90 ans, après une carrière inégale mais aux œuvres toujours pionnières.

Seule la mort, donc, aura pu stopper Agnès Varda, qui ne cessa de voyager et de travailler jusqu’à ce dernier souffle rendu rue Daguerre, dans la nuit de jeudi à vendredi, deux mois et deux jours avant son 91e anniversaire. Il y a quelques jours, on apprenait qu’elle achevait la préparation d’une exposition de photographies et de deux installations pour le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, dans le Loir-et-Cher. Il est finalement assez beau que ce soit dans un jardin que cette cinéaste-photographe-plasticienne qui aimait tant les arbres, les patates et les pique-niques ait apposé sa dernière touche.

Par ailleurs, il y a moins de deux semaines, Arte diffusait ce qui sera son dernier film, Varda par Agnès, autoportrait en forme de master-class qui vient sobrement boucler la boucle de son œuvre hétéroclite. Elle ne sera pas morte dans l’oubli et le mépris, c’est le moins que l’on puisse dire tant les hommages se sont multipliés depuis une quinzaine d’ années un peu partout dans le monde, notamment aux Etats-unis où elle jouissait d’une grande réputation, pour Cléo de 5 à 7 et pour avoir été une femme et une cinéaste reconnue à une époque où la chose était encore rarissime.

«Naïve et culottée»

A travers tous ces prix - césar, palme, léopard, oscar, Légion d’honneur… -, c’était peut-être aussi la survivante de toute une époque que l’on célébrait. Godard, qui ne voulut jamais jouer ce rôle, le disait ironiquement à Olivier Séguret (dans son beau livre Godard à vif) : «Celle qui nous enterrera tous, c’est Agnès Varda ! Ah, ah ! Et après, elle fera un dispositif. Un triptyque, comme un retable du Moyen Age, qui s’appellerait Nouvelle Vague et qu’elle exposerait chez Cartier.» Eh bien non, cher Jean-Luc, plus dernier des Mohicans que jamais, même elle ne vous enterrera pas. Et d’ailleurs, il serait injuste de la rattacher entièrement à la Nouvelle Vague, elle qui en fut une compagne temporaire mais qui avait réalisé son premier film et long métrage, la Pointe courte (1955), cinq ans avant A bout de souffle, et plutôt dans la famille dite «de la rive gauche», celle d’Alain Resnais (monteur de la Pointe courte) et Chris Marker.

Autre grande différence avec les cinéastes de la Nouvelle Vague : Varda ne venait pas de la cinéphilie mais de la photographie, en ayant notamment travaillé pour le TNP de Jean Vilar. Comme elle le dira elle-même, au moment de réaliser la Pointe courte, «mon ignorance totale des beaux films très anciens ou récents m’a permis d’être naïve et culottée».

Cet amateurisme (esthétique autant qu’économique) et cette candeur firent de son premier long métrage un film vraiment novateur. Fondé sur un montage alterné entre les déambulations dans les rues de Sète d’un couple en train de se séparer (Silvia Monfort et Philippe Noiret) et des digressions réalistes sur la vie du lieu, elle y conjugue un cinéma très littéraire avec une vision documentaire, dans un récit très libre qui annonce Hiroshima mon amour, que Resnais réalisera trois ans plus tard, ou certains films d’Antonioni. Vu aujourd’hui, la Pointe courte a pris un sérieux coup de vieux, comme d’autres films précurseurs ouvrant maladroitement une voie où d’autres pourront s’engouffrer avec plus d’assurance.

Avant de revenir au long métrage, Varda réalise des courts très remarqués - l’Opéra-Mouffe et Du côté de la côte (1958) notamment - où d’emblée apparaît son style digressif, fantaisiste, cultivant les jeux de mots et d’images, aimant passer du coq à l’âne, comme elle le fera dans tous ses documentaires-essais. Puis vint son premier chef-d’œuvre, Cléo de 5 à 7 (1962), qui raccorde avec ceux de la Nouvelle Vague, Godard, Truffaut et surtout Lola de Jacques Demy, cinéaste qu’elle a rencontré au festival de Tours en 1958 et qui sera son compagnon jusqu’à sa mort. La mise en scène, pleine de grâce et d’invention, suit, quasiment en temps réel, deux heures de la vie d’une chanteuse (Corinne Marchand), juste avant qu’elle récupère les résultats d’examens médicaux avec la crainte d’être atteinte un cancer. Passant constamment de la légèreté au drame, du réalisme au lyrisme (notamment grâce aux chansons écrites par Varda et composées par Michel Legrand, dont la magnifique Sans toi), le film est bouleversant. Il reste encore aujourd’hui le plus vu et connu de toute sa filmographie. Trois ans et quelques courts métrages plus tard, second chef-d’œuvre, peut-être plus bouleversant encore : le Bonheur (1965). L’histoire d’un menuisier (Jean-Claude Drouot) qui aime deux femmes en même temps ; un film printanier, baigné de Mozart, aux couleurs magnifiques, aux personnages simples et pleins de bonté, mais où le bonheur se craquelle néanmoins peu à peu, avec une dureté aussi inéluctable que la mort.

Ce grand écart entre la simplicité des sentiments et l’âpreté de leurs conséquences, entre la joie bucolique et le malheur qui finit par ronger en silence ceux qui s’aiment, rapproche Varda de Demy, mais elle va plus loin dans la cruauté en mêlant séparation, mort et oubli au cycle des saisons, comme des événements aussi naturels que le désir et l’amour. Ceux qui n’ont de Varda que l’image d’une petite dame sympathique et rigolote passent à côté de ce qui fait la force de ses meilleurs films, et de celui-ci exemplairement : cette part de cruauté qui rappelle l’omniprésence tragique de la mort et de la destruction sous l’allégresse et la légèreté.

Même si la suite de l’œuvre est très irrégulière, elle est attachante par la façon dont Varda semble constamment vouloir chercher ailleurs, se déplacer, se laisser entraîner par les autres, en considérant chaque film comme une expérience absolument nouvelle. Avec les Créatures (1966), elle s’essaie sans grand succès à la science-fiction, puis elle part aux Etats-Unis avec Demy. Elle y filme les Black Panthers (Black Panthers, 1968) puis des hippies dans Lion’s Love (1969), quasi huis-clos dans une villa californienne, avec James Rado et Gerome Ragni, les deux paroliers de Hair, et Viva, muse de Warhol. Varda se frotte ici à un autre cinéma, une autre culture, à un rapport nouveau à la politique et au sexe - le résultat est daté mais reste un document très amusant sur l’époque.

C’est aussi sa période la plus ouvertement féministe, comme en témoignent le «cinétract» Réponses de femmes (1975) et l’Une chante, l’autre pas (1977), film sincère mais assez maladroit. Les féministes les plus radicales lui reprochent alors sa naïveté et une vision conventionnelle où la maternité resterait au cœur des préoccupations des femmes. C’est «Walt Disney au MLF», écrira une critique de l’époque.

Exploration sociale

Alors que ses fictions sont alors plus inégales, sa veine documentaire devient la plus intéressante, ses expériences formelles et ses idées politiques s’y épaississent au contact des autres. Daguerréotypes (1975), est une exploration sociale et sentimentale de sa propre rue tandis que dans le beau Murs murs (1980), elle enquête à Los Angeles sur l’art très particulier des murals, ces fresques où les différentes communautés de la ville revendiquent leur culture, expriment leurs combats. Dans Documenteur (1981), elle mêle le documentaire à une fiction minimale, dans ce qui apparaît comme une sorte de remake, en plus réussi, de la Pointe courte, où le couple est remplacé par une mère séparée et son fils (Mathieu Demy, fils de Varda et Demy), et Sète par Los Angeles.

Parmi les nombreux courts métrages documentaires qu’elle réalise dans les années 70-80, se trouvent quelques pépites, comme le très beau Ulysse (1982), où elle part de l’une de ses photographies pour retrouver, trente ans plus tard, quelques amis et connaissances du passé avec lesquels elle médite sur la mémoire et sur l’imaginaire.

Ses années 80 sont au fond plus intéressantes que sa période des années 70. En 1985, elle réalise l’un de ses meilleurs films, celui qu’elle préférait, Sans toit ni loi. Œuvre âpre, où l’on revient sur les traces d’une vagabonde, retrouvée morte au bord d’une route. Son existence est reconstruite à partir des témoignages de ceux qu’elle a croisés sur son chemin d’infortune, dans un récit éclaté, rythmé par d’amples travellings. Tous les fragments ne sont pas d’une égale qualité, mais le film est admirablement porté par Sandrine Bonnaire.

Recyclages et collages

En 1987, Agnès Varda réalise le beau et trop méconnu Kung-fu master, histoire d’amour entre une quadragénaire (Jane Birkin) et un ado de 14 ans (Mathieu Demy). Juste avant la mort de Jacques Demy, elle réalise Jacquot de Nantes (1990), reconstitution quelque peu académique de l’enfance du cinéaste, qui vaut surtout pour la façon dont elle y monte des extraits de ses films et pour d’émouvants plans sur ses mains et sa peau d’homme malade, même si elle occulte que cette maladie est le sida, ce qui lui fut beaucoup reproché par la suite. Car ce film et, plus tard, les Demoiselles ont eu 25 ans (1992) et l’Univers de Jacques Demy (1995) contribuent à alimenter une vision capitonnée de l’auteur des Parapluies de Cherbourg, assez idéalisée du couple qu’ils formaient. Même si, avec sa fille Rosalie, Varda effectuera un travail essentiel et précieux de restauration et de diffusion des films de Demy, cette mainmise sur sa légende, occultant notamment l’homosexualité de son compagnon, agacera bien des admirateurs. Il faudra attendre les Plages d’Agnès (2008) pour qu’elle évoque les véritables causes de la mort de Demy, affirmant que lui-même avait tenu à ce silence.

Après la catastrophe qu’est en tous points les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma (1995), réalisé pour le centenaire du cinéma avec Michel Piccoli incarnant le cinéma en personne et une myriade de stars dans leurs propres rôles, Varda ne réalisera plus de fictions. Comme Alain Cavalier, elle trouve un nouvel élan avec l’apparition des caméras numériques. Les Glaneurs et la Glaneuse (2000), fait figure de manifeste d’un cinéma pauvre, fait de recyclages et de collages en tous genres. Elle prolonge ainsi le travail de ses courts métrages, tout en devenant elle-même un personnage de ses films.

Ce rôle de petite mamie sympathique et excentrique avec cette voix-off à la musicalité inimitable, qui lui vaudra une reconnaissance publique, n’est certainement pas ce que l’on préfère d’elle. Sa cruauté valait mieux que cette gentillesse de surface, et sa curiosité était plus profonde que la générosité factice de l’horripilant Visages, villages (2017) où elle se refaisait par ailleurs une santé et un coup de jeune au côté du street-artiste JR, qui lui redonnait sur le tard un éclat jet-set inattendu. Il suffit de revoir le Bonheur ou Sans toit ni loi pour comprendre qu’Agnès Varda était bien plus complexe et trouble que ce qu’elle laissait paraître dans ses derniers films.

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1 avril 2019

Crazy Horse - La leçon d’érotisme (Lesson eroticism)

1 avril 2019

Sibeth Ndiaye nommée secrétaire d'Etat porte-parole du gouvernement

Sibeth Ndiaye, proche collaboratrice d’Emmanuel Macron chargée de la presse, a été nommée secrétaire d’Etat porte-parole du gouvernement.

« Emmanuel Macron aime surprendre. Une fois de plus, on n’est pas déçu », tranche ce dimanche soir un ministre, en découvrant, peu après 20 heures, le communiqué annonçant le remaniement et l’entrée de trois nouveaux visages au gouvernement. Après cinq jours de tergiversations, le chef de l’État a donc décidé d’accorder sa confiance à Amélie de Montchalin, jusqu’alors députée de l’Essonne, pour remplacer Nathalie Loiseau aux Affaires européennes. Mais aussi à Cédric O, conseiller au numérique à l’Élysée, à la place de Mounir Mahjoubi aux Affaires numériques. Et surtout à Sibeth Ndiaye, chargée de la presse présidentielle, pour succéder à Benjamin Griveaux comme porte-parole du gouvernement.

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1 avril 2019

Carole Laure

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1 avril 2019

Extrait d'un shooting

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1 avril 2019

Donné pour mort, le vinyle revient en pleine lumière

Par Nicole Vulser

Produit vintage par excellence, le microsillon séduit un public jeune. Fnac Darty envisage la création d’un magasin 100 % vinyle à Paris.

Perle rare estimée entre 700 et 1 200 euros, le 45-tours Badlands, de Bruce Springsteen, pressé aux Pays-Bas à très peu d’exemplaires et destiné à l’export, fait partie des lots les plus onéreux proposés aux enchères à Drouot, dimanche 31 mars. Après son départ de la rue François-Ier à Paris, en novembre 2018, Europe 1 organise une vente exceptionnelle de 3 500 vinyles de sa discothèque, qui en compte 70 000. La station de radio ne les utilise plus.

L’archéologie de la musique reste toutefois accessible. « La plupart des disques [d’occasion] ne valent pas grand-chose, comme les livres. Seuls 1 % ont une réelle valeur patrimoniale », explique Patrick Deburaux, commissaire-priseur chez Art Richelieu, chargé de la vente. « Achats d’impulsion, les vinyles racontent tous une histoire différente. En plongeant dans les bacs, chacun trouve son propre trésor », promet cet amateur de musique, qui a déjà orchestré les ventes aux enchères de milliers de vinyles de Radio France, en 2017.

C’est le premier commissaire-priseur en France à avoir créé un département autour du disque, du matériel musical et des instruments de musique. Pour Europe 1, il a effectué une sélection de 45-tours et d’EPs (Extended Plays, qui comptent quatre titres), des plus populaires aux plus pointus. Au menu : Michel Sardou, Marianne Faithfull, David Bowie, La Guerre des étoiles ou encore Maxime Leforestier à ses débuts…

SELON ALEXANDRE LASCH, DIRECTEUR GÉNÉRAL DU SYNDICAT NATIONAL DE L’ÉDITION PHONOGRAPHIQUE (SNEP), « EN CINQ ANS, LE PETIT MARCHÉ DU VINYLE A ÉTÉ MULTIPLIÉ PAR CINQ EN FRANCE »

Le vinyle, qui avait frôlé la mort clinique après de multiples transitions technologiques, connaît une renaissance spectaculaire. Les labels avaient même envisagé d’arrêter la production de ces galettes noires rudoyées par l’émergence des CD, puis du téléchargement et, enfin, du streaming (écoute sans téléchargement), la principale source de revenus de la musique en France.

Selon Alexandre Lasch, directeur général du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP), « en cinq ans, le petit marché du vinyle a été multiplié par cinq en France, tant en valeur, avec 48 millions d’euros, qu’en volume, avec 3,9 millions de disques vendus », souligne-t-il. Une mode ? Un attrait puissant pour la nostalgie ? Un engouement anecdotique ? Mieux que cela. « C’est un phénomène durable. Le vinyle représente désormais un cinquième du marché des ventes physiques de musique dans l’Hexagone », détaille-t-il.

Un objet précieux, poétique

Ce segment demeure largement dominé par les CD. Surtout, le public des fans de microsillons s’est considérablement rajeuni : plus d’un tiers des acheteurs de vinyles ont moins de 30 ans et n’ont donc connu ni 33-tours ni 45-tours dans leur enfance. « L’équipement en platine a également explosé de 60 % en deux ans, avec 155 000 appareils achetés l’an dernier », observe M. Lasch.

Après la domination quasi monopolistique du dématérialisé et du virtuel, l’attrait pour l’objet est bien réel. Remis au goût du jour grâce aux DJ, le vinyle est désormais paré de multiples vertus, entre le plaisir de disposer d’une belle pochette et celui d’avoir un son plus chaleureux et moins sec que celui d’un CD. Le microsillon se révèle un objet précieux, poétique, dont le processus d’écoute favorise la concentration. « Beaucoup d’acheteurs de disques restent également abonnés à Spotify ou Deezer », note le directeur général du SNEP.

L’an dernier, la meilleure vente de disque en France – l’album posthume de Johnny Hallyday, Mon pays c’est l’amour – a culminé à 80 000 exemplaires, selon l’institut GfK, les dix suivants n’atteignant que 20 000 exemplaires, dans le meilleur des cas. Qu’il s’agisse d’Amy Winehouse, Nirvana, Queen, Bob Marley, Michael Jackson, Daft Punk ou Angèle…

Ce goût renouvelé pour le vinyle semble mondial. Aux Etats-Unis aussi, les ventes d’albums ont crû, de 8 % l’an dernier, pour atteindre 419 millions de dollars (environ 373 millions d’euros), leur plus haut niveau depuis 1988, d’après la Recording Industry Association of America.

Un support de musique cher

En France, le réseau de magasins est resté particulièrement étoffé (entre les 250 disquaires indépendants, les Fnac Darty, Cultura, Espaces Leclerc, Casino ou Amazon…). « Chaque année, une dizaine de disquaires indépendants ouvrent, notamment dans des villes moyennes comme Vernon [Eure], Saint-Brieuc [Côtes-d’Armor], alors que deux ou trois font faillite », relève Pascal Bussy, directeur du Club action des labels indépendants français (Calif).

Depuis sa création en 2002, cette structure financée par le ministère de la culture a aidé 120 indépendants à payer leur loyer ou à affronter des périodes difficiles. « L’effet “gilets jaunes” s’est traduit par une perte de chiffre d’affaires importante pour ces petites structures », constate-t-il.

A ses yeux, les disquaires indépendants, qui constituent « d’importants ambassadeurs de la culture et permettent de conserver des commerces de proximité dans les centres-villes », doivent se battre. « Ils sont pris en tenaille entre Amazon, qui ne fait pas payer le port des disques, et les grandes surfaces spécialisées, qui jouent sur les prix bas », dit-il. Neuf, le vinyle reste un support de musique cher, jusqu’à 30 euros pour un 33-tours. M. Bussy dénonce « l’attitude cynique de la Fnac Darty, dont les bacs regorgent de vinyles vendus à partir de 10 euros ».

De surcroît, le Calif redoute que l’enseigne étende aux vinyles une pratique déjà imposée aux majors sur les CD, à savoir le dépôt-vente. Sans frais, le distributeur peut maintenir en vente les CD, malgré des taux de rotation très faibles, et offrir un large choix aux clients. Universal assure que c’est déjà le cas pour ses CD, mais aussi pour ses vinyles. « Nos disquaires, contrairement à Fnac Darty, reçoivent une facture pour tout ce qui a été acheté et prennent un réel risque », constate Pascal Bussy.

La Fnac Darty, qui assure « n’avoir jamais cessé de vendre du vinyle, mais l’a fortement réimplanté dans ses linéaires depuis 2015 », se félicite d’être devenue « leader dans la vente de vinyles en France ». Les microsillons représentaient, aux dires du groupe, « plus de 20 % de nos ventes audio en 2018 ». L’enseigne envisagerait d’ouvrir un magasin dévolu aux vinyles à Paris, près de la place de la République. « C’est un format de magasin à l’étude chez nous », admet-on au sein du groupe.

1 avril 2019

Sur les Champs Elysées

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Sur les Champs Elysées, certains magasins de luxe et le Fouquet’s se sont protégés avec des protections en fer contre les casseurs…

1 avril 2019

Galeries Lafayette Champs Elysées

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