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Jours tranquilles à Paris

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8 avril 2019

Enquête - En Europe, l’inquiétant creusement des fossés régionaux

Par Anne-Françoise Hivert, Malmö (Suède), correspondante régionale, Blaise Gauquelin, Vienne, correspondant, Marie Charrel

Au sein des pays européens, les disparités entre les régions se creusent, alimentant les angoisses face à la disparition des emplois et la peur du déclassement

On raconte qu’au XIVe siècle, les habitants de Patalenitsa, au centre-ouest de la Bulgarie, enterrèrent leur église sous une colline afin de la protéger de l’envahisseur ottoman. Au fil des ans, ils oublièrent sa présence… Jusqu’à ce qu’un paysan la redécouvre par hasard, au XIXe siècle.

Aujourd’hui, la bâtisse médiévale, l’une des mieux conservée du pays, attire les touristes en été. Mais cela ne suffit pas à faire vivre le village. Près du café où quelques anciens discutent, une masure abandonnée est envahie par les ronces. Plus loin, le toit d’une autre s’est effondré. En face, une bâtisse délabrée n’a plus de fenêtre. Partout, des maisons abandonnées offrent leur triste façade à la rue. « Les jeunes partent à la ville ou à l’étranger, là où sont les emplois, et laissent leurs logements derrière », déplore Kalinka Stoyanova, une habitante. Depuis dix ans, la population de Patalenitsa a fondu de 1 600 à 1 000 âmes.

La Bulgarie est le pays le plus pauvre de l’Union européenne (UE). Selon les Nations unies, c’est aussi celui se dépeuplant le plus rapidement au monde, sous l’effet conjugué de l’émigration et de la faible natalité. Le pays compte aujourd’hui 7 millions d’habitants, soit 2 millions de moins qu’en 1989. « Ces départs aggravent encore le fossé entre les campagnes et les grandes villes, comme Varna et Sofia, qui continuent de croître et concentrent les emplois », s’inquiète Ruslan Stefanov, du Centre pour l’étude de la démocratie, à Sofia.

Si l’exemple bulgare est le plus extrême, pas un pays membre ou presque – le Luxembourg et les Pays-Bas sont moins concernés – n’échappe au phénomène. « Pendant soixante ans, l’UE a été une formidable machine à convergence, mais les divisions régionales au sein des pays se sont creusées », détaille la Banque mondiale, dans son dernier rapport sur l’Europe.

« Gilets jaunes » et divisions françaises

La richesse moyenne des Etats les plus pauvres rattrape peu à peu celle des plus riches, et c’est un succès pour l’UE. Mais localement, les disparités n’ont pas disparu. Et bien souvent, elles s’accroissent. En France, la crise des « gilets jaunes », parfois présentée trop schématiquement comme l’affrontement entre villes et périphéries, a mis cette problématique sous le feu des projecteurs.

Nombre d’indicateurs économiques d’emplois, de revenus ou de développement permettent de mesurer ces contrastes régionaux. Les plus éclairants sont peut-être ceux publiés fin février par Eurostat, détaillant le produit intérieur brut (PIB) par habitant. En 2017, celui de l’Italie équivalait à 96 % de celui de la moyenne européenne. Mais le niveau montait à 128 % dans la riche Lombardie, au nord, deux fois plus qu’en Calabre ou dans les Pouilles, au sud. En France, les écarts vont de 177 % en Île-de-France à 75 % en Picardie et 34 % à Mayotte. En Allemagne, ils vont de 202 % à Hambourg à 83 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Le fossé est plus impressionnant encore à l’est. La capitale slovaque Bratislava est ainsi l’une des quatre régions européennes ayant enregistré la plus forte croissance entre 2007 et 2016. Son PIB par habitant équivaut, aujourd’hui, à 179 % de la moyenne européenne, soit plus que celui de sa proche voisine, Vienne (151 %). Mais près de la frontière ukrainienne, où le niveau tombe à 54 %, certains villages offrent encore le visage de la misère.

Le sujet a d’ailleurs occupé les débats de l’élection présidentielle, dont le second tour s’est tenu le 30 mars. « Le boom du secteur automobile continue d’être concentré principalement dans les régions occidentales », regrette Ján Remeta, responsable des questions économiques pour les sociaux-libéraux du Progresivne Slovensko (PS). La candidate de son parti, la militante anticorruption Zuzana Caputova, a été élue avec 58 % des voix.

« Pour autant, il serait caricatural de résumer la problématique à une opposition binaire entre ville et campagne », prévient Eric Charmes, sociologue et urbaniste à l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat, auteur de La Revanche des villages (Ed. du Seuil, 112 pages, 11,80 euros). Les dynamiques à l’œuvre sont plus complexes. Notamment en France, où le fossé est plutôt entre les territoires éloignés de tout, et les zones concentrant les activités – y compris certaines communes périurbaines.

La Banque mondiale, elle, identifie deux types de régions particulièrement à la traîne. Les premières sont celles à très bas revenus à l’Est, notamment en Bulgarie, Roumanie, Hongrie et Pologne. Les secondes sont celles où la croissance est quasi nulle. La plupart sont situées en Italie, Grèce, Espagne et Portugal : entre 2005 et 2015, le PIB par habitant y a stagné, alors qu’il a progressé de 2,1 % par an en moyenne dans l’UE.

« Ces régions sont pénalisées par leur faible potentiel économique », explique la Banque mondiale. Elles affichent des institutions publiques de moindre qualité, une forte dépendance à l’agriculture, plus de travailleurs peu qualifiés et, bien souvent, un vieillissement démographique prononcé. Exemple : le sud de l’Italie, moins développé que le nord industriel, est miné par le travail au noir, et certaines villes souffrent d’une infiltration mafieuse freinant le développement économique. Ce qui encourage un peu plus encore les jeunes à faire leurs valises.

« L’INSTAURATION DU MARCHÉ COMMUN A ÉGALEMENT ENCOURAGÉ LA CONCENTRATION DES ACTIVITÉS DANS LES GRANDES AGGLOMÉRATIONS ET SUR LA DORSALE EUROPÉENNE »

En Italie comme ailleurs, les divisions régionales sont souvent l’héritage de l’histoire et de l’exode rural. Mais pas seulement. Elles sont aussi le fruit des politiques nationales d’aménagement du territoire et de compétitivité, plus ou moins efficaces selon les Etats. Dans certains, comme en Allemagne, elles ont contribué au maintien d’un tissu de PME industriel décentralisé.

« En permettant les économies d’échelle et supprimant les barrières commerciales, l’instauration du marché commun a également encouragé la concentration des activités dans les grandes agglomérations et sur la dorsale européenne, courant de la mer du Nord à la plaine du Pô », ajoute Laurent Chalard, docteur en géographie à Paris-IV-Sorbonne. Une tendance renforcée encore par l’introduction de l’euro.

S’ajoutent à cela les mutations structurelles de l’économie et de l’emploi. Ainsi, le développement des services favorise les créations de postes très qualifiés dans les grandes villes, en particulier les capitales. Ces prochaines années, 14 % des emplois pourraient être automatisés, au risque de creuser un peu plus encore les écarts entre régions, souligne l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un récent rapport.

Celles affichant une population active moins éduquée sont particulièrement exposées : en Slovaquie occidentale, la proportion des emplois menacés frôle les 40 %, contre 4 % seulement autour d’Oslo, la capitale norvégienne. En France, les régions les plus susceptibles d’être affectées par la robotisation (dans l’ancienne nomenclature) sont la Champagne-Ardenne (18,5 %) et la Basse-Normandie (18,4 %).

Des administrations délocalisées

Si ces disparités sont en partie atténuées par les transferts sociaux, elles alimentent le sentiment de déclassement des Européens vivant dans les zones concernées.

« Ces frustrations favorisent le vote pour les mouvements nationalistes et populistes, commente Dominik Owczarek, de l’Institut des affaires publiques, à Varsovie. En Pologne, les soutiens aux conservateurs eurosceptiques de Droit et justice (PiS) sont plus forts dans les communes les moins favorisées. »

Pour inverser la tendance, certains Etats ont choisi de prendre le problème à bras-le-corps. Comme le Danemark où, là aussi, les disparités n’ont cessé de se creuser ces dernières décennies. En octobre 2015, à l’initiative des libéraux et des populistes du Parti du peuple danois (DF), 44 administrations ont été délocalisées entièrement ou en partie. D’autres mesures ont suivi début 2018. L’administration fiscale a été divisée en plusieurs unités, réparties sur tout le territoire. Les effectifs des garnisons, en province, ont été renforcés.

Résultat : depuis 2015, 4 800 postes de fonctionnaires d’Etat basés à Copenhague ont été transférés dans les régions danoises. Et ce n’est qu’un début, puisque 7 900 emplois, au total, sont concernés. 20 % des employés ont déménagé ou font l’aller-retour chaque semaine. Les autres ont démissionné. Leurs remplaçants ont été recrutés sur place.

Au départ, le coût du déménagement avait été estimé à 400 millions de couronnes (50 millions d’euros). Depuis, le budget a été largement dépassé. Mais cela n’a pas empêché les sociaux-démocrates, cette fois, de faire campagne pour la décentralisation d’un millier d’emplois supplémentaires, avant les législatives qui se tiendront d’ici à juin.

En France, le gouvernement d’Edouard Philippe travaille sur une piste similaire depuis l’été dernier. La réflexion est encore en cours, mais une dizaine de services de l’Etat, au moins, devraient être transférés d’ici deux ans vers les zones rurales.

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8 avril 2019

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7 avril 2019

LIGNES DE VIES — MAC VAL, VITRY

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Par Guillaume Benoit

Avec pour point de départ les échos pluriels d’une crise d’identité polymorphe et les stratégies de dépassement aussi bien que les résistances plurielles qu’elle suscite, l’exposition Lignes de vies au MAC VAL convoque quatre-vingts artistes qui sont autant de vies singulières à l’œuvre affirmées en œuvres. Une grande réussite.

« Lignes de vies — Une exposition de légendes », MAC VAL Musée d'art contemporain du Val-de-Marne du 30 mars au 25 août.

Loin de se réduire à la part biographique de certaines pièces engageant les contingences existentielles de leurs auteurs, Lignes de vies explore les liens consubstantiels de l’art et de la vie et ouvre subtilement à une nécessité de convergence pour faire émerger, en s’arrimant à l’étymologie de la « biographie », une poétique de l’écriture de la vie. Le sous-titre « Une exposition de légendes » apparaît décisif ; s’exposer comme on invente son parcours, comme on donne son nom à des images en leur adjoignant un titre, une origine ; une raison. L’art comme raison d’être imposant des légendes qui s’écrivent au fil de l’œuvre, concernant par définition toujours leurs créateurs, mais influant aussi certainement à rebours sur eux.

Lignes de vies est d’abord un choc esthétique ; réjouissante et bigarrée, l’exposition s’inscrit dans la lignée de la déconstruction de thèmes en prise avec la société contemporaine comme avec l’histoire de nos sociétés qui font l’identité de ce lieu qui continue de s’affirmer comme l’un des plus inspirants et inventifs du pays. Défini comme « rhizomatique », son propos progresse par contagion creusant chaque fois, preuve à l’appui, une faille dans l’océan de possibles de la célèbre question de Michel Foucault : « La vie de tout individu ne pourrait-elle pas être une œuvre d’art ? ». Vie et création, identité et existence, personne et personnage, créateur et création, signature et signe, individu et groupe se fondent pour en dévoiler la vertigineuse complexité et la belle porosité. Lignes de vies s’éloigne en effet avec pertinence de toute notion valise, de toute catégorisation a priori pour fouiller l’identité hors des attendus et inventer une perspective d’émancipation qui, loin de polariser, enjoint chaque individualité à penser, voire à dépenser sa singularité dans l’effort du faire.

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De l’impasse initiale créée par la cacophonie des histoires personnelles narrées par une dizaine d’individus invités à se raconter par Esther Ferrer lors d’une performance jusqu’au tableau biographique éludant fatalement l’essentiel de ce qu’il est et marqué par la violence de l’arme à feu qui y est glissée de Monory, Lignes de vies s’annonce dès ses prémisses comme l’opposé du reflet de soi ; le miroir est ici à traverser pour toucher, violenter, malaxer et transformer cette image jusqu’à la fondre dans un monde de possibles qui la dépasse. Allant même jusqu’à se perdre dans la mimesis, dans l’autre que chacun peut enfin être, les propositions refusent une « meilleure » version de soi-même, illusion contemporaine inquiétante et lui préfèrent un dédoublement de la sensibilité et de l’attention à ce qui diffère, à ce qui fait rencontre. Le « Qui suis-je ? » essentiel à l’ouverture des débats se trouve ainsi formulé par le montage photographique de Tania Mouraud, engageant son corps à différents moments de sa vie pour interroger la persistance de sa propre signature, du nom accompagnant l’œuvre artistique qui tient tous ces moments de vie, tous ces visages en une entité à laquelle se référer. Un doute, un creux identitaire qui se verra assumé par ces « autres » que deviennent des artistes parmi les plus prometteuses de leur génération, Ariane Loze, qui campe tous les rôles de ses fictions et le duo Elsa & Johanna qui s’approprient des existences pour en offrir un reflet singulier, à travers leurs visages.

Comme à l’accoutumée au MAC VAL, la réflexion est profonde, passionnante et déborde largement les cadres de nos attendus. Pas de connivences flatteuses ici, pas de fraternité de classe ou de communautarisation des luttes ; l’identité est précisément le sujet de la rencontre plurielle où tous les goûts en matière de création, d’enjeux et de priorités conceptuelles se voient chamboulés pour éluder le confort d’un regard univoque. En plus de constituer un vadémécum riche de vies d’artistes contemporains (toutes générations, toutes conditions et toutes obsessions confondues) qui a une vraie valeur de précis d’histoire de l’art en mutation, l’exposition parvient à la déjouer pour démontrer la plasticité de l’identité, l’intégrant dans une dynamique du devenir qui la fait transiter de matériau à matière même du propos. Les vies ici se racontent ; mais plus encore racontent des chemins qui sont autant de balises pour attiser les concepts d’existence et d’identité. Elles s’engagent, se dévoilent et se parent de nouveaux voiles, deviennent des prétextes à de nouvelles formes, se perdant dans des entreprises communes où se retrouvant à travers le temps, à l’image du meuble de Christian Boltanski qui, de sa référence à ses propres souvenirs, invente un coffre métaphorique à ceux de tous les autres, peuplé de créatures monstrueuses et intimes.

Au centre des débats, Karina Bisch utilise, elle, les codes de la scène pour installer une déclinaison de l’identité à travers des signes et des symboles des histoires de l’art et de la culture. Une figure humanoïde vêtue d’un panaché de couleurs propres au théâtre, un tableau figurant un corps (celui que plaquaient les collaboratrices d’Yves Klein dans ses « Anthropométries »), ici repeinte à la main en usant de son propre système de couleurs. Face à cette installation, Jim Shaw démultiplie le reflet de son double en usant des médiums traditionnels (peinture et sculpture) pour élaborer deux figures humaines identiques, représentant l’artiste dans une allégorie de son sentiment face à certaines expositions. Nous rendant ainsi un double miroir figé, il ouvre l’abîme de notre propre présence à l’œuvre, ce reflet de vies mises en jeu comme autant d’acteurs persistants avec lesquels nous partageons la scène, le visiteur étant lui-même intégré au dispositif de l’exposition.

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Un tour de force permis par une scénographie qui souligne la nécessaire implication de soi. Articulée autour d’un îlot central constitué de livres (dont les auteurs font partie intégrante) du « casting » de l’exposition qui sont autant de pièces à conviction de l’enquête polymorphe à laquelle se sont livré le commissaire et ses assistants (Frank Lamy avec Julien Blanpied et Ninon Duhamel), elle apparaît comme une réussite totale. Foisonnante et bariolée, à l’image de son sujet, sa conception à la manière d’un plateau appuie la radicale horizontalité d’un propos qui dénoue les fils d’une continuité faite d’allers-retours entre l’art et la vie. La liste d’artistes est impressionnante et l’on ne peut que rendre grâce au musée de prendre soin d’en présenter, succinctement mais précisément, chacune des œuvres. Un souci qui allie définitivement à l’intelligence de l’exposition le plaisir de la découverte.

L’image de l’artiste est ainsi finalement relativement absente, l’exposition lui préférant le corps comme représentation et idée faisant référence à la vie comme à une démarche, comme un « agir » plutôt que comme une action. On retrouve l’équation : identité égale vie égale mouvement. C’est aussi un miroir fascinant pour penser sa propre vie, sa manière de se définir loin des revendications uniques de genre ou d’appartenances communautaires pour élargir la réflexion à une nouvelle définition de l’identité qui passe par la création, le souci de l’autre, le souci de l’acte, mais aussi la pensée de soi, la capacité à s’émanciper de la posture pour renvoyer un reflet libre et assumé, pour fragile et déterminé qu’il reste. L’identité est en ce sens « fabuleuse », loin d’être une délimitation, elle est une balise dans la somme d’intensités du monde, rappelée définitivement à son essence relationnelle et plastique, pensant et pansant au passage les crises de frontières contemporaines qui l’agitent au cœur.

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On croise ainsi également des tentatives d’épuisement de l’identité mais aussi des jeux sur celle-ci, sur le signe et la signature de l’œuvre, démontant l’expression du corpus pour s’approprier, s’infiltrer dans celles d’autres. On peut penser par exemple au duo Émilie Brout & Maxime Marion qui infiltrent les photos souvenirs de touristes en goguettes participant, bien innocemment, à l’invasion dans leur mémoire et dans celle d’autres de deux existences étrangères, parasitant le système de la représentation plus que leurs auteurs. À l’inverse, Smith étale à la vue de tous un morceau de météorite, une poussière astrale qu’elle se verra inoculer par la suite, ancrant dans son intériorité le vertige de la pure altérité, l’extra-terrestre.

C’est ainsi toute la pensée de l’urgence, le rythme des découvertes et des ouvertures que chaque œuvre crée avec la suivante, la précédente ou son opposée qui se ressentent dans un parcours alternant les sidérations, questionnements, hurlements, stratégies et remises en question. Autant de diagonales que chacun tracera à son gré sur ce plateau peuplé d’autant d’énigmes lancées à la nôtre d’existences qui nous côtoient. Car rien ne surplombe ici et, quand elle est sujet explicite de son œuvre, la posture de l’artiste n’en apparaît que comme déplacement, extériorisation de la position qui abdique le besoin de faire de sa vie un « objet » d’exposition. L’œuvre ne peut en effet se plier à la restriction d’un tel rapport de domination et se meut avec bonheur ici dans une dynamique constante dont le centre se fond avec le moment de sa perception. En ce sens, pour suivre à grands traits un Spinoza qui ne serait pas étranger à cette mise en crise de la subjectivité toute puissante, le corps même de l’artiste, en portant en lui cette dynamique foudroyante, devient idée capable d’insuffler dans le monde les notions de sa propre raison d’être.

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Excitants, inspirants, contradictoires et toujours inventifs, art et littérature apparaissent ici dans ce qu’ils ont de plus grands, une mise à l’épreuve de la vie drainée par un regard qui la force à ne faire sens qu’à la mesure de ce qu’on y participe, de ce qu’on y fait se déjouer. De la crainte initiale d’une exposition de soi, d’un miroir tendu à l’égocentrisme de chacun, cette sélection d’œuvres prouve, par la complexité et la richesse de perspectives qu’elle dessine, à quel point la mise à l’épreuve de soi et l’engagement de sa vie composent les biais pour en sortir, pour faire de soi un autre et par là fissurer la réalité de chacun.

MAC VAL from Jacques Snap on Vimeo.

7 avril 2019

Affaire Carlos Ghosn: L'ex-dirigeant a enregistré un message pour «désigner les responsables»

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JAPON « Ce sont les avocats qui l’ont, elle sera diffusée bientôt », selon sa femme Carole, qui a quitté le Japon

L’ex-dirigeant Carlos Ghosn, à nouveau arrêté cette semaine au Japon, a enregistré un message pour « désigner les responsables de ce qui lui arrive » et qui sera « bientôt » diffusé, a affirmé son épouse dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Il y a un acharnement qui n'est pas récent. Il a démarré le jour de mon arrestation, et il n'y a pas eu un jour, ni une semaine, sans nouvelles accusations.

Carlos Ghosn, patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, a été interpellé jeudi matin à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution. Placé une nouvelle fois en garde à vue, après 108 jours passés derrière les barreaux, Carlos Ghosn avait annoncé la veille qu’il comptait tenir une conférence de presse le 11 avril pour « dire la vérité à propos de ce qui se passe ».

Carlos Ghosn : "Il y a eu une démolition systématique, quelques personnes à l'intérieur de Nissan sont à l'origine de ça, et ont bénéficié de complicité à l'extérieur de Nissan"

Le Drian a appelé le Japon à respecter les droits et la présomption d’innocence

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Carole Ghosn, qui était présente lors de l’arrestation, a indiqué avoir regagné la France malgré la confiscation de son passeport libanais par la police japonaise, en utilisant son autre document de voyage, américain. Réitérant sa foi dans l’innocence de son mari, Carole Ghosn a assuré ne pas vouloir qu’il soit « au-dessus des lois mais qu’il soit jugé de façon équitable (…) Je demande solennellement qu’on lui laisse la présomption d’innocence comme à tout citoyen français et j’en appelle au président de la République ».

Plus tôt samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait appelé le Japon à respecter les droits et la présomption d’innocence de Carlos Ghosn lors d’un entretien avec son homologue nippon en marge d’une réunion du G7 à Dinard.

La nouvelle arrestation de M. Ghosn est motivée par des soupçons d’avoir transféré des fonds de Nissan à une société « de facto contrôlée par lui », via un distributeur de véhicules du constructeur japonais à l’étranger, selon le parquet. Carlos Ghosn est déjà sous le coup de trois inculpations : deux pour déclarations inexactes de revenus durant les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et une pour abus de confiance.

7 avril 2019

Le devenir de la Samaritaine après travaux va vous étonner

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Fermée depuis près de quinze ans, la Samaritaine va renaître de ses cendres au deuxième semestre 2020, au terme de 6 ans de travaux. Entre volonté de préserver son passé et désir de regarder vers l’avenir, sa réhabilitation promet de grandes surprises. Voici ce que vont devenir les différents bâtiments occupés par l’enseigne.

Créée en 1870 par le commerçant Ernest Cognacq, la Samaritaine a figuré longtemps parmi les grands magasins parisiens les plus emblématiques, aux côtés du Bon Marché. Mais en 2005, un arrêté préfectoral vint annoncer sa fermeture, pour des raisons de sécurité. Depuis, les travaux vont bon train dans les différents bâtiments occupés par l’enseigne. En guise d’avant goût, la Samaritaine propose de faire découvrir le projet de réhabilitation au sein de sa Maison du projet. Un lifting étonnant, qui mêle conservation du patrimoine historique, modernité luxueuse et portée sociale.

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Verrière Samaritaine

Le bâtiment d’origine rue de la Monnaie, inscrit au titre des Monuments historiques, subira peu de transformations. La grande verrière historique sera conservée, au même titre que son escalier monumental et ses deux atriums. Certains éléments, recouverts par de la peinture ou de la tôle métallique au fil du temps, seront même de nouveau exposés aux regards. C’est le cas de certaines plaques et laves émaillées, mais aussi des très belles frises aujourd’hui visibles rue Baillet. Au terme des travaux, le magasin accueillera des rayons mode, épicerie, joaillerie, beauté, bien-être… avec une belle vitrine offerte au made in France. Mais la partie shopping sera en réalité répartie sur l’ensemble des bâtiments.

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Que cache l’étonnante façade en verre rue de Rivoli ?

Pensée par l’agence d’architecture japonaise Sanaa à l’origine du Louvre-Lens, la façade que l’on a vu apparaître récemment rue de Rivoli n’a elle pas grand chose à voir avec l’esprit d’antan de la Samaritaine. Son verre ondulé comme des vagues, qui reflète les bâtiments haussmanniens d’en face, lui a d’ailleurs valu le surnom de « rideau de douche » par ses détracteurs. Derrière cette devanture très moderne seront en 2020 installés des bureaux, une partie des commerces et des logements sociaux.

Une crèche et des logements sociaux

L’idée peut surprendre, mais une partie des 70 000 m2 qu’occupera le projet sera en effet consacrée à la frange sociale. Dans l’îlot Rivoli, 96 logements sociaux, allant du studio au T5, pourront en effet être investis par des personnes répondant aux critères d’attribution fixés par la Mairie. Aux 2ème et 3ème étages du bâtiment Jourdain, c’est une crèche pouvant accueillir 80 enfants et gérée par la ville qui verra le jour. Sa terrasse extérieure exposée plein sud devrait d’ailleurs être particulièrement appréciée !

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Un hôtel de luxe avec suite présidentielle

Mais c’est peut-être l’ouverture prochaine de l’hôtel 5 étoiles Cheval Blanc qui suscite le plus de fantasmes et d’impatience. Installé dans le bâtiment Art Déco de Henri Sauvage proche du Pont Neuf, il abritera 72 chambres avec vue sur la Seine, dont une suite présidentielle. Les clients de l’hôtel pourront aussi profiter d’un rooftop, d’une brasserie moderne et d’un restaurant gastronomique.

Alors, hâte d’être en 2020 ?

Maison du Projet de la Samaritaine

1 rue du Pont Neuf, 1er

Métro Pont Neuf

Entrée libre le mercredi, vendredi et samedi de 13h à 20h

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7 avril 2019

Extrait d'un shooting

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7 avril 2019

Sibeth Ndiaye : «Après ce débat, rien ne sera comme avant»

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Nommée il y a une semaine porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a répondu aux questions de nos lecteurs. Elle s’explique sur son parcours politique, les réformes, le grand débat.

Elle arrive au siège du journal, de rouge vêtue, accompagnée de ses trois conseillères. En avance sur l’horaire et totalement disponible. « Je resterai le temps qu’il faut », glisse Sibeth Ndiaye, la toute nouvelle porte-parole du gouvernement. La carte maîtresse du mini-remaniement décidé la semaine dernière par Emmanuel Macron - une femme, jeune et noire- affiche un large sourire qui laisse apercevoir un piercing discret sur la langue. Rien à voir avec Benjamin Griveaux, son prédécesseur à cette fonction aussi stratégique qu’exposée, toujours bien sanglé dans un costume-cravate.

L’exercice n’est pas simple pour celle qui était jusqu’alors la conseillère « communication » du chef de l’Etat. Cette « marcheuse » de la première heure, de « 39 ans et demi », plus habituée à l’ombre qu’aux micros et aux projecteurs, répond, néanmoins, sans hésitation aux questions personnelles posées par des panélistes curieux. Avec naturel, elle avoue travailler beaucoup plus à ce nouveau poste.

Quant au message politique, pas de surprise. Si le « parler vrai » qu’elle revendique abondamment est audible, c’est plus dans la décontraction du langage que sur le fond du discours… Elle maîtrise parfaitement la langue de bois. Mais peut-on s’attendre à autre chose de la part d’une porte-parole du gouvernement ?

Des Gilets jaunes à la fiscalité, de la réforme des retraites à la sortie du grand débat, de l’avenir de l’Europe à celui des maternités, la porte-parole a travaillé ses dossiers. « Elle est très pédagogue. C’est comme cela que les ministres devraient s’adresser aux Français », estiment plusieurs participants au panel, très réceptifs aux différentes pistes exposées clairement par la ministre sur l’âge de la retraite. « Elle nous prend pour des enfants, des élèves », relèvent ceux qui, au contraire, se montrent agacés par les longues explications - pas toujours très rigoureuses - de la ministre sur les dépenses publiques et la dette.

Celle qui a entretenu des relations chahutées avec la presse paraît « accessible » et « sympathique » aux yeux des panélistes. La ministre, qui devait passer une heure et demie dans nos locaux, y est restée finalement près de trois heures. Comme un parfum de « grand débat »…

PARCOURS ET POLITIQUE

Bernard Vautier. Ne craignez-vous pas d’être une cible de par vos fonctions mais aussi votre couleur de peau ?

SIBETH NDIAYE. Quand vous êtes porte-parole, il faut s’attendre à être l’objet de critiques et il faut savoir les supporter. Quant au racisme, je suis vaccinée. Je pense plus à mes enfants, notamment mes deux filles de neuf ans qui commencent à comprendre. Mais la France, c’est aussi un pays où vous pouvez être considérés pour ce que vous êtes. Ce que pense une minorité de gens ne doit pas être généralisé.

Marine Prud’hon. Vous avez trois enfants. Comment trouvez-vous votre équilibre entre vie professionnelle et vie privée ?

A part avoir le mari le plus merveilleux de la terre, je ne sais pas… Il a accepté de mettre sa carrière entre parenthèses pendant des années. Je suis d’ailleurs favorable à une plus grande reconnaissance du congé parental pour les hommes. Avant d’accepter le porte-parolat, j’ai beaucoup hésité. Je me demandais si je pouvais allier les deux. Mais je me suis aussi dit que je pouvais peut-être servir d’exemple. Comme ma mère, magistrate, l’a été pour moi ainsi que mes trois grandes sœurs qui ont toutes fait un beau parcours.

Sandra Biondo. Qu’est-ce que ça change de passer de conseillère communication d’Emmanuel Macron à porte-parole du gouvernement ?

C’est un autre point de vue. Le président fixe le cap, la vision. Le Premier ministre et le gouvernement mettent en œuvre cette politique et sont attentifs à ce que les réformes soient bien appliquées. En fait, ce que je découvre, c’est qu’on travaille plus au gouvernement qu’à l’Elysée (rires) Vous mettez vraiment les mains dans le cambouis, vous êtes dans un contact très direct avec les Français. Dans les deux ans qui viennent de s’écouler, c’est peut-être un peu ce qui m’a manqué.

Bernard Vautier. Envisagez-vous une carrière d’élue ?

Non. On m’a déjà proposé d’être élue, dans un autre parti, une autre vie. Je ne l’ai jamais souhaité. J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui s’engagent mais je ne sais pas si j’en serais capable. Le grand changement qu’a apporté en Marche !, c’est de considérer qu’il fallait avoir des gens qui ne soient pas des professionnels de la politique, mais des professionnels en politique. Autrement dit, qu’il fallait avoir de la compétence, de l’envie, mais qu’on ne pouvait pas l’être à vie.

GRAND DÉBAT

Bernard Vautier. Je perçois une retraite modeste et j’ai voté pour Emmanuel Macron. Mais je suis déçu. Je me demande ce que vous pourriez nous annoncer à l’issue du grand débat même si, franchement, je n’en attends rien…

Je pense que ce moment a été très utile. Il faut pouvoir entendre ce qui s’est dit et voir comment changer les choses. Mais notre constat de départ, le chômage, les gens empêchés dans leur vie quotidienne, ce constat ne change pas. Il n’y aura pas d’effet de balancier ; ce ne serait pas sérieux. Mais ce que je peux dire avec force, c’est que, après ce débat, rien ne sera comme avant. Les gens ont besoin d’être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d’injustice, en matière fiscale notamment, et il faudra aussi qu’on y réponde.

Jean-François Tarlet. Ne faudrait-il pas réduire les dépenses de l’Etat et le nombre de fonctionnaires ?

On dépense trop d’argent public, ce qui génère de la dette. Cette dette, ce sont nos enfants, nos petits-enfants qui auront à l’assumer. Quant aux fonctionnaires, je veux d’abord leur rendre justice car ils sont souvent vilipendés alors que ce sont des gens très engagés, qui n’ont pas des salaires mirifiques. Ceci étant dit, pour réduire la dépense publique, il faut aussi réduire le nombre de fonctionnaires et c’est pourquoi nous maintenons notre objectif de 120 000 suppressions de postes. Jusqu’à maintenant, on avait beaucoup réduit le nombre de fonctionnaires de terrain. Des sous-préfectures, des services publics locaux, des hôpitaux même ont été fermés et ça n’était pas la bonne méthode. Ma conviction, c’est qu’il faut rééquilibrer, faire en sorte qu’il y ait des fonctionnaires qui soient utiles au plus près des gens.

Segayne Koita. Le gouvernement va-t-il reculer l’âge de départ à la retraite ?

Lorsque Emmanuel Macron était en campagne, il a promis de réformer les retraites. L’objectif était de rendre le système plus juste et plus transparent en construisant un régime universel sans modifier l’âge légal de départ à la retraite. Des concertations ont été menées par Jean-Paul Delevoye avec les organisations syndicales depuis un an sur la base de ce mandat qui est inchangé. En parallèle, il y a eu le grand débat qui a fait émerger des questions nouvelles comme la revalorisation des retraites ou la prise en charge de la dépendance. Il y a une génération de baby-boomers qui doit aider à la fois ses aînés en Ehpad mais aussi, du fait de la crise économique, les quadras et les trentenaires… Cette catégorie importante de la population a aussi une crainte : le grand âge et la dépendance. Comment va-t-on le financer ? Doit-on mettre en place un impôt nouveau alors que nous souhaitons les baisser ou faut-il plutôt travailler plus, par exemple en renonçant à un jour de congé comme avec le lundi de Pentecôte ou en reculant l’âge de départ à la retraite. Tant que le Président ne s’est pas prononcé à l’issue du grand débat, toutes ces options sont sur la table.

Alderic Guiard. Comment le gouvernement va-t-il répondre à la dégradation des services publics, notamment en milieu rural ?

Je pense qu’il y a des manières modernes de faire vivre les services publics. On peut favoriser les regroupements ou mettre en place des fonctionnaires plus polyvalents. On peut aussi multiplier des bus pour faire venir les administrations au plus près des citoyens. Pour les maternités, on pourrait développer les maisons de naissance.

Marine Prud’hon. Allez-vous rétablir la taxe carbone ?

La crise des Gilets jaunes prouve que les Français ne sont pas favorables à une fiscalité qui changerait les habitudes en matière d’écologie. On ne va pas dire, « Vous avez manifesté contre la taxe carbone mais on vous la remet à la fin ! » Donc il faut trouver d’autres solutions pour créer un consensus et lutter contre le réchauffement climatique.

EUROPE

Estelle de Talhouet Roy. Etes-vous prêts à accorder un nouveau délai à Theresa May sur le Brexit ?

Il y a un Conseil européen la semaine prochaine et une décision sera prise à cette occasion. Quand un peuple prend une décision à travers un référendum, mieux vaut la respecter sinon cela affaiblirait la démocratie. C’est vrai que le Royaume-Uni vit un moment difficile. Du côté européen, on s’est préparé à toute éventualité, y compris une sortie brutale sans accord. Ce qui n’est pas notre volonté. Pour la France, le Royaume-Uni est, et restera, notre allié. Mais ce n’est pas à nous d’intégrer les difficultés des autres.

Raphaël Cario. Comment allez-vous gérer les relations avec l’Italie de Matteo Salvini ?

Avec l’Italie, on a une histoire très ancienne traversée par la Seconde Guerre mondiale et par la volonté de la dépasser grâce à la création de l’Europe. Cette dimension historique, il ne faut jamais l’oublier. L’Italie est un partenaire important. Avec le gouvernement italien, on se dit les choses clairement. Cela nous permet de nous mettre d’accord sur certains dossiers comme les travailleurs détachés ou la pêche électrique. C’est la force de l’Union européenne : on peut avancer sur certains points, même si politiquement on est en désaccord. Nous défendons pour notre part un projet progressiste, pour une Europe souveraine et qui protège, et non un projet de repli sur soi. Mais au final, ce sont les peuples qui décident, chacun dans son pays. Après les élections, on s’organisera en fonction de ce résultat.

sibeth22

BIO EXPRESS

13 décembre 1979. Naissance à Dakar (Sénégal).

1999-2006. Militante à l’Unef.

2002. Adhère au PS.

2008-2011. Chef du service de presse de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis.

2013-2014. Conseillère presse du cabinet d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

2014-2016. Conseillère presse du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie.

2016. Naturalisée française.

7 avril 2019

WANG NIANDONG - artiste chinois qui influença Ren Hang

7 avril 2019

Un sarcophage égyptien va être ouvert pour la première fois en direct à la télévision

Le sarcophage en calcaire se situe sur un site découvert il y a peu, dont plusieurs salles n’ont pas été encore fouillées.

Ce sera une première mondiale. L’animateur de l’émission de découverte « Expedition Unknown », Josh Gates, ouvrira en direct un sarcophage égyptien vieux de 3 000 ans, sur la chaîne Discovery Channel dimanche 7 avril. Il sera accompagné de l’égyptologue et ancien ministre égyptien Zahi Hawass et de Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes.

La retransmission depuis l’Egypte doit durer deux heures. Josh Gates a expliqué, au micro de la radio américaine WBUR, ne pas savoir du tout ce que renferme la tombe. « C’est ce qui fait la beauté de l’émission », s’est-il réjoui, précisant que, dans cette région « peu visitée » – le lieu est tenu secret –, « il y a beaucoup de momies ».

L’espoir de « reliques »

Le sarcophage en calcaire se situe sur un site découvert il y a peu : un vaste réseau de puits souterrains et de tunnels menant à une quarantaine de tombes, et dont plusieurs salles n’ont pas été encore fouillées. De quoi attiser l’espoir d’y trouver des « reliques et artefacts vraiment intéressants », a déclaré Josh Gates à WBUR. Selon lui, le site offre un aperçu de la « période tardive » de l’histoire égyptienne, autour de 600 ans avant notre ère.

L’émission spéciale sera diffusée en France le 19 avril à 20 h 45 sur la chaîne Discovery Channel. En attendant, l’exposition de 150 objets du tombeau de Toutankhamon, le plus célèbre des pharaons égyptiens, se tient à la Grande Halle de la Villette, à Paris, jusqu’au 15 septembre.

7 avril 2019

Crazy Horse

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