Veillée d'armes ?
"C’est une bataille qui donne déjà envie de pleurer" : à la veille de l’acte 4 des #GiletsJaunes, @jmaphatie livre sa profonde tristesse. pic.twitter.com/UdWsshtL8u
— Europe 1 📻 (@Europe1) 7 décembre 2018
"C’est une bataille qui donne déjà envie de pleurer" : à la veille de l’acte 4 des #GiletsJaunes, @jmaphatie livre sa profonde tristesse. pic.twitter.com/UdWsshtL8u
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Eric Drouet, figure des "gilets jaunes", visé par une enquête pour "provocation à la commission d'un crime" après des propos tenus sur BFMTV
⚠️" Si on arrive à l'#Elysee , on rentre dedans " Ces incitateurs à la haine et à la casse doivent être assignés à résidence ! @Place_Beauvau @CCastaner https://t.co/iuFtJVt83V
— Diviciacos (@Diviciacos_Offi) 6 décembre 2018
Voici les images de l’arrestation par la police d’environ 150 lycéens à Mantes-la-Jolie.
— Brut FR (@brutofficiel) 7 décembre 2018
La scène a été filmée ce jeudi 6 décembre, après des incidents et des affrontements à proximité du lycée Saint-Exupéry. pic.twitter.com/dkBzvhVPUm
Par Sylvia Zappi - Le Monde
Les anti- « gilets jaunes » disent avoir peur des conséquences politiques de la mobilisation.
Ils sont anti- « gilets jaunes » et veulent le faire savoir. « Terroristes », « liberticides », « antidémocratiques », ils n’ont pas de mots assez durs pour caractériser la menace que ferait peser sur le pays le mouvement de protestation contre la hausse des taxes sur les carburants. Ceux-là font partie du tiers des Français qui désapprouvent depuis le début le conflit des ronds-points. Les témoignages que nous avons recueillis sur le site du Monde.fr déroulent les griefs contre cette révolte qui ébranle le pays.
Les Français sont encore très majoritaires à soutenir la mobilisation enclenchée voici un mois. Le dernier sondage Elabe pour BFMTV, publié mercredi 5 décembre et réalisé après les annonces d’Edouard Philippe, souligne ainsi que 72 % des Français l’approuvent. Certes en baisse de trois points, ce soutien reste massif.
Mais il y a aussi tous ceux que les barrages insupportent et qui se disent ulcérés par l’unanimité que semble susciter la gronde anti-taxe. Leur premier argument renvoie à la liberté de circuler, cardinale à leurs yeux. Se faire bloquer à un carrefour, être empêché dans ses déplacements, leur est intolérable. « Je n’accepte pas de subir ces entraves qui me privent de ma liberté de circuler et de travailler. Les gilets jaunes, c’est un pourcentage infime de la population qui donne des leçons de démocratie à la majorité restante », s’insurge Stéphanie, 45 ans, qui travaille dans la communication en Haute-Marne. Joël Bockaert, professeur à la retraite à Montpellier, n’a pas apprécié son expérience du 17 décembre : « j’ai été arrêté par un “gilet jaune” pour passer et il m’a dit “vous êtes d’accord avec moi sinon je vous empêche de passer”. Cela commence comme ça le totalitarisme ! », s’exclame le sexagénaire.
Les qualificatifs pour nommer les protestataires sont souvent plein de colère et de mépris. Pour Malika Djaoui, secrétaire médicale à Maubeuge (Nord), ce sont des « barbares ». « Ils se permettent d’entraver notre liberté de mouvement et veulent à tout prix nous imposer leurs revendications farfelues sous la menace, l’intimidation et la violence ! », commente-t-elle. « Ils ne communiquent pas, ils aboient », juge Steph Sanz de Villeneuve-Tolosane en Haute-Garonne, qui regarde les blocages comme des « défouloirs », « prenant en otages ceux qui veulent bosser ». « Dans l’ivresse du défoulement, le slogan “nous sommes le peuple” devient un permis de bloquer ou d’insulter d’autres citoyens qui ne feraient pas partie du peuple », fustige aussi Robert Wiren, retraité de Gif-sur-Yvette (Essonne).
Peur et incompréhension
Derrière ce vif rejet s’expriment des peurs bien réelles. Peur physique quand on se retrouve bloqué dans sa voiture. Les méthodes de certains bloqueurs qui obligent les automobilistes à « montrer patte blanche » en arborant son gilet jaune, sont particulièrement critiquées. On y lit aussi la crainte de ce que cette colère sociale peut produire. « Depuis plusieurs jours, j’ai peur. Peur de cette bêtise, de cette haine, de l’atteinte à notre liberté et notre démocratie… des actes de violence et du vandalisme », écrit ainsi une infirmière libérale qui veut taire son nom.
On sent dans les témoignages une totale incompréhension devant cette explosion sociale, un écart qui s’explique probablement par les origines plutôt favorisées des lecteurs du Monde. Mais pas seulement. Beaucoup redoutent les conséquences politiques de la révolte en cours sur le système politique français. « L’expression de cette colère est effrayante car elle est destructrice, voire nihiliste. Personnellement je crains qu’elle ne débouche sur la fin de notre démocratie », nous assure un Parisien, dirigeant de TPE. « Nous subissons une prise d’otage qui va mettre l’économie du pays à terre. Sans compter tous les dégâts causés lors des manifestations qui seront réglés par nos impôts tant décriés, si toutefois nos manifestants y sont soumis, ce dont je doute », s’alarme de son côté un manager commercial de Noyon (Oise).
D’autres voient dans la mobilisation une manipulation des extrêmes qu’ils disent craindre plus que tout. « Ce qui m’inquiète, c’est la tournure insurrectionnelle, voire totalitaire, que prend le mouvement », souligne Julien Tirefort, cadre à Toulouse qui croit déceler chez les gilets jaunes « un travail “d’aiguillonnage” de plus en plus visible des militants nationalistes et identitaires ». « Ce mouvement est exploité par l’extrême droite et la France insoumise. C’est un festival de démagogie. Le populisme nous menace », assure aussi Brigitte Vincent à Bordeaux.
Au bout du compte, pour la plupart des répondants, ces manifestations sont tout simplement illégitimes. Dans leurs revendications comme dans leur expression. « Ce mouvement n’est plus crédible car il persiste alors que le gouvernement a fait marche arrière », raille un fonctionnaire de Parthenay (Deux-Sèvres). Et Catherine Conqui, médecin dans un petit village de Normandie d’interroger le slogan qui s’entend de plus en plus chez les « gilets jaunes » : « Macron démission ? ! et qui à la place ? Je crains que les partis extrémistes ne soient à la manœuvre. Et ça, je suis 100 % contre ». Elle n’est pas la seule dans les quelque 592 lecteurs qui ont voulu témoigner.
Jusqu’au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton présente, en deux parcours distincts, deux peintres qui fascinent par leur fulgurance et leur intensité : Egon Schiele (1890-1918) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988). A travers une sélection de quelque 250 pièces issues de leurs œuvres exceptionnelles, la Fondation Louis Vuitton met en scène le parcours de deux artistes qui, pour Suzanne Pagé, directrice artistique de l’institution, « se voulaient des espèces de prophètes de l’art et qui sont chacun d’une virtuosité extravagante ».
En moins d’une décennie, Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat sont devenus des figures majeures de l’art du XXe siècle. Ils sont liés par leur destin, celui d’une œuvre courte dont l’impact comme la permanence a peu d’équivalent. Les expositions qui leur sont respectivement dédiées sont respectueuses du contexte propre de leurs œuvres. Elles constituent deux moments aussi riches que différents. Pour Schiele, la Vienne de 1900, capitale de l’empire austro-hongrois et foyer intellectuel et artistique de premier plan. Pour Basquiat, le New York du début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground, de sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires.
L’exposition consacrée à Egon Schiele comprend quelque 110 œuvres, principalement des dessins issus de collections privées. Indissociable de l’esprit viennois du début du XXe siècle, la dimension tragique et intimiste de l’œuvre de Schiele l’érige comme l’un des sommets de l’expressionnisme. Influencé par son aîné Gustav Klimt, Schiele suit dans un premier temps un style où l’ornement joue un rôle majeur pour ensuite rapidement pratiquer un tracé plus chaotique : tordus et amputés, les corps qu’il dessine sont l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque 300 toiles et plusieurs milliers de dessins.
L’œuvre de Jean-Michel Basquiat se déploie dans quatre niveaux de la Fondation Louis Vuitton, sur près de 2 500 m2. L’exposition parcourt chronologiquement l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 135 œuvres décisives. Elle compte des ensembles inédits en Europe et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste. Comme Schiele, Basquiat est hanté par le passage dans l’au-delà. Son œuvre, tout en étant très vive, est envahie de squelettes et de crânes comme s’il voyait en chaque être humain un mort potentiel. Son décès prématuré en 1988 interrompt une œuvre très prolifique, réalisée en à peine une décennie, riche de plus de mille peintures et davantage encore de dessins.
Dans leur singularité, ces deux expositions s’inscrivent dans l’une des quatre lignes de la Collection de la Fondation Louis Vuitton : la vision subjective et expressionniste de l’artiste. Avec Egon Schiele, c’est la première fois que la Fondation Louis Vuitton dédie une monographie à un artiste « historique ». C’est aussi la première fois qu’elle propose une exposition de cette ampleur consacrée à un unique artiste, Jean-Michel Basquiat, par ailleurs très présent dans sa Collection. Ainsi, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle dans une perspective historique.
Avec vingt millions d’exemplaires vendus dans le monde, son roman autobiographique, récit de la survie de deux enfants juifs dans la France occupée, fut un incroyable succès.
Joseph Joffo, auteur du célèbre roman autobiographique Un sac de billes, est décédé à l’âge de 87 ans, a annoncé sa famille, jeudi 6 décembre.
L’écrivain, originaire de Paris, était malade depuis quelques années. Il est décédé à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), où il était hospitalisé, a précisé à l’AFP Franck Joffo, l’un de ses fils.
Un sac de billes, écrit en 1973 avec Claude Klotz et publié chez Jean-Claude Lattès, raconte comment à 10 ans, enfant juif de Paris, il a fui les nazis avec son frère Maurice sous la France occupée par l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale.
Long périple jusqu’à Nice
Né à Paris le 2 avril 1931 d’un père coiffeur et d’une mère violoniste, immigrés russes qui s’étaient installés dans le quartier de Montmartre, son enfance s’écoule heureuse jusqu’à l’Occupation, où elle bascule dans le drame.
Comme il l’avait raconté avec beaucoup de pudeur et de tendresse dans son célèbre roman, il doit fuir Paris en 1942 avec son frère plus âgé pour se réfugier en zone libre, alors que la nasse se renferme petit à petit sur les juifs de la France occupée.
Démarre alors un long périple jusqu’à Menton puis Nice où leurs parents les rejoignent. Mais la trêve n’est que de courte durée. En 1943, les Allemands envahissent la zone et les Joffo s’enfuient de nouveau.
Maurice et lui sont arrêtés par la Gestapo, à l’hôtel Excelsior. Sommés de prouver qu’ils ne sont pas juifs, ils n’échappent à une probable déportation que grâce à un prêtre qui leur fournit des certificats de baptême. Suivront d’autres épreuves où leur débrouillardise leur permettra de survivre, jusqu’à la Libération. Leur père n’a pas cette chance : arrêté également, il est déporté à Auschwitz d’où il ne reviendra jamais.
Joseph avait respecté la tradition familiale en reprenant le salon de coiffure de son père. Avec un talent reconnu : avec ses frères, il en ouvrira une douzaine dans la capitale. « J’étais le meilleur coiffeur de Paris. Tout le monde venait chez moi, de Delon à Belmondo… Je me souviens un jour de cette formidable brochette : Pierre-Christian Taittinger, François Mitterrand, Jacques Chirac et Bernadette… Je regrette de ne pas avoir fait la photo », avait-il raconté l’an dernier au Parisien.
Sensibiliser les jeunes aux dangers de l’antisémitisme
C’est près d’une vingtaine d’années après les faits, qu’il rédige Un sac de billes sur un cahier d’écolier. Il est refusé par une quinzaine de maisons d’édition, avant que Jean-Claude Lattès ne le lance, en publiant le livre en 1973, écrit avec l’aide de Claude Klotz (Patrick Cauvin).
« Quand j’ai écrit ce livre, c’était juste pour raconter ma vie à mes enfants et mes petits-enfants. Cela m’a permis d’exorciser ces années », avait-il expliqué au Parisien.
Le livre fut un incroyable succès de librairie. Traduit en dix-huit langues, il a été vendu à près de vingt millions d’exemplaires dans une vingtaine de pays et a été adapté à de nombreuses reprises, notamment au cinéma (en 1973 par Jacques Doillon, puis l’an dernier par Christian Duguay).
Un sac de billes a aussi été étudié à l’école par des générations de jeunes Français. Joseph Joffo avait lui-même donné de nombreuses conférences dans des établissements scolaires, pour sensibiliser les jeunes aux dangers de l’antisémitisme et du racisme.
D’autres romans témoignages ont suivi, comme Anna et son orchestre (1975) où il relate la jeunesse de sa mère, Baby-foot (1977), la suite d’Un sac de billes, ou encore La Jeune fille au pair (1984) qui retrace l’arrivée d’une jeune fille au pair allemande juste après la guerre dans une famille juive. Son dernier roman, Le Partage, était paru en 2005.
C'est un objet iconique réservé à quelques privilégiés et que les collectionneurs s'arrachent: le 46e calendrier de Pirelli a été lancé mercredi à Milan, patrie du fabricant italien de pneus.
Cette nouvelle édition du "Cal", comme on le surnomme, a été réalisée par Albert Watson, célèbre pour ses portraits comme ceux du fondateur d'Apple Steve Jobs et d'Alfred Hitchcock tenant une oie épilée.
Dans "Dreaming", le photographe écossais a immortalisé les actrices Julia Garner et Laeticia Casta, la mannequin Gigi Hadid et la danseuse Misty Copeland, en racontant l'histoire de "quatre femmes pensant à leur futur".
Imprimé à 12.000 exemplaires cette année, il est offert comme cadeau à d'importants clients ou à des célébrités.
Depuis 1964, le calendrier Pirelli s'est imposé comme un objet culte.
Lors de son lancement par la branche britannique du groupe en plein Swinging London, "l'objectif était de construire des relations avec les vendeurs (de pneus) en leur donnant un produit publicitaire exceptionnel", explique Pirelli.
Le premier Cal est réalisé par Robert Freeman, photographe officiel des Beatles, qui met en scène des jeunes femmes en maillot de bain sur la plage ou un peu dénudées.
"Soudainement populaire"
"Il n'y a pas eu de grand lancement, pas d'effort de relations publiques, et pas de réaction des journaux. Mais ce qui s'est passé c'est que Pirelli a commencé à recevoir des lettres de vendeurs; Pirelli, après le calendrier, est devenu soudainement populaire", souligne Michael Pye dans un livre sur l'histoire de ce calendrier, diffusé par Pirelli.
En 1967, pourtant, le groupe fait une pause, notamment en raison de la pression sociale en Italie.
Il reviendra l'année suivante, en pleine révolution sociale et des moeurs, dont il est le témoin. L'édition 1969 est délibérément sexy (avec par exemple un gros plan d'une femme léchant une glace), à l'image des éditions suivantes, exception faite de celle confiée pour la première fois en 1972 à une femme, Sarah Moon.
Mais, Derek Forsyth, qui s'occupe de la direction artistique jusqu'en 1974, s'assure que le calendrier ne soit jamais "pornographique", afin que les gens puissent le mettre "effectivement sur leur mur".
Malgré son énorme succès, de 1975 à 1983, alors que l'économie est en crise suite au choc pétrolier, Pirelli revoit l'allocation de ses ressources et fait de nouveau une pause.
Mais le Cal revient triomphant en 1984 avec Uwe Ommer et des modèles complètement nues sur les plages paradisiaques des Bahamas. Sur une photo, elles arborent les traces de pneus en sable sur leurs fesses.
Mannequins stars
Nouvelle petite révolution, en 1987, le calendrier, shooté par Terence Donovan, ne montre que des mannequins ou actrices de couleur, dont Naomi Campbell, âgée de 16 ans.
"Il y a eu un moment d'hésitation avant que le directeur de marketing dise: +oui, j'aime+. C'était une décision courageuse alors que personne au Royaume-Uni n'avait jamais produit un calendrier mettant en scène uniquement des modèles noires", souligne Martyn Walsh, qui assure alors la direction artistique du calendrier.
Les années 90 font la part belle aux mannequins stars Helena Christensen, Kate Moss, Cindy Crawford, Christy Turlington, Naomi Campbell, Eva Herzigova et Monica Bellucci, ce qui donne un glamour incroyable au Cal.
Les plus grands photographes se succèdent, de Herb Ritts à Mario Testino, en passant par Peter Lindbergh et Richard Avedon.
"C'est comme rejoindre un club, un club très exclusif", explique Annie Leibovitz après avoir été choisie pour le calendrier 2000.
Après des calendriers très dénudés, sous les objectifs de Terry Richardson, Karl Lagerfeld et Mario Sorrenti, le Cal renonce au nu complet de 2016 à 2018.
En 2016, Annie Leibovitz shoote des femmes influentes, de Serena Williams à Yoko Ono, en 2017, 14 actrices posent au naturel pour Peter Lindbergh, tandis qu'en 2018, Tim Walker met à l'honneur des personnalités noires (Whoopi Goldberg...) dans une ambiance "Alice aux pays des merveilles".
Le nouveau calendrier marque le retour du nu complet, mais avec seulement deux photographies de ce type. Très glamour, en noir et blanc et couleurs, "Dreaming" est "complètement conduit par l'art", souligne Albert Watson.
"Superficiel et morbide" : Catherine Deneuve dézingue Laurent Delahousse et son Un jour, un destin dans une lettre ouverte
Dans les colonnes de Télérama, Catherine Deneuve adresse une lettre ouverte à Laurent Delahousse, suite au numéro d'Un jour, un destin qui lui était consacré sur France 2, fin novembre.
"Superficiel et morbide à souhait." On le sait, Catherine Deneuve n'aime pas particulièrement qu'on lui dresse un portrait. Un genre "sinistre" selon l'intéressée. Pour autant, le 25 novembre 2018, Laurent Delahousse consacrait un numéro de son émission Un jour, un destin (France 2) à Catherine Deneuve. Un retour sur la vie et la carrière de la comédienne césarisée qui n'a pas plu à la principale intéressée, qui se fend cette semaine d'une lettre ouverte salée à l'encontre de l'animateur de France Télévisions, dans les colonnes du magazine Télérama. D'emblée, elle ne mâche pas ses mots : "Voilà un enterrement de première classe : vous auriez pu attendre quelques années encore !" écrit Catherine Deneuve. "Un portrait superficiel et morbide à souhait. La vie survolée, les événements dramatiques multipliés, des interviews de personnes que je n'ai pas vues depuis plusieurs décennies et qui me connaissent à peine. Même le charmant Philippe Labro, qui a toujours un avis sur tout, était plutôt l'ami de ma soeur. Mais c'est le mélange de fiction et de documents réels qui me semblent le plus navrant".
Ici, Catherine Deneuve pointe un passage en particulier de l'émission, relatif à la disparition tragique de sa soeur, la comédienne Françoise Dorléac, dans un accident de voiture en 1967. "Et un plan que je ne peux vous pardonner : une main sur le contact d'une voiture dans laquelle ma soeur va s'exploser quelques minutes plus tard. Suivi des images vraies de l'accident...". Des images, un montage "indigne" pour Catherine Deneuve, qui termine sa lettre en s'adressant une nouvelle fois à Laurent Delahousse : "Vous l'avez produit, ce film, visionné et commenté, cela me sera toujours insupportable". Et d'achever en ces termes : "Abstenez-vous peut-être d'une deuxième partie que vous avez annoncée".