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Jours tranquilles à Paris

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30 novembre 2018

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30 novembre 2018

Comment les outils numériques aggravent les violences conjugales

Par Martin Untersinger - Le Monde

Le centre francilien pour l’égalité femmes-hommes a posé la question à des victimes de violences conjugales, concernant l’effet des outils numériques (smartphones, réseaux sociaux...) mis entre les mains d’un conjoint violent.

Recevoir une avalanche de messages menaçants sur WhatsApp. Être pistée par un logiciel espion installé sur son téléphone. Devoir fournir le mot de passe de sa boîte e-mail… Voilà quelques-unes des épreuves que doivent régulièrement traverser les victimes de violences conjugales et qu’a identifiées le Centre Hubertine-Auclert, (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes), dans un rapport publié mardi 20 novembre.

Le texte se nourrit de deux salves de questionnaires soumis à des femmes victimes de violences. Le premier, adressé à des femmes se rendant pour la première fois dans des associations spécialisées pour chercher de l’aide, a reçu 212 réponses. Le second, plus approfondi, a été soumis à 90 femmes suivies sur le long terme par des associations.

S’il ne prétend pas déboucher sur une représentativité statistique, ce rapport n’en est pas moins le premier travail de recherche consacré en France au pendant numérique des violences conjugales, une composante à part entière de ce phénomène longtemps passée sous le radar des chercheurs et des autorités.

Cinq formes de violences conjugales numériques

Les violences conjugales s’accompagnent pourtant quasi systématiquement de « cyberviolences ». Sur les 212 femmes interrogées lors de la première salve de questions, 85 % d’entre elles se disent victimes d’une forme au moins des cinq types de violences numériques identifiées par l’association.

Sur les 212 femmes, 73 % d’entre elles ont expliqué être victimes de « cybercontrôle », soit l’obligation faite par le conjoint violent de pouvoir la joindre à tout instant, de lire ses messages ou de consulter ses appels. 63 % ont dit avoir fait l’objet de « cyberharcèlement », c’est-à-dire d’envoi répété de messages violents par SMS ou via une application de messagerie. 29 % ont eu l’impression d’être « cybersurveillées », géolocalisées par leur conjoint, à leur insu ou non. Un quart des femmes interrogées ont été soumises à une forme de « cyberviolence économique », où le conjoint modifie les mots de passe des comptes bancaires ou administratifs pour en « interdire l’accès ou les détourner en vue d’un usage personnel » et 10 % ont été victimes de « cyberviolence sexuelle », caractérisée par la captation voire la diffusion non consentie d’images intimes. Les trois quarts de ces victimes ont rapporté au moins deux de ces types de violence.

Le questionnaire soumis aux 90 femmes accueillies sur le long terme dans des structures spécialisées permet d’affiner cet inquiétant diagnostic. La proportion de femmes ayant eu à souffrir de l’une de ces formes de violence monte d’un cran : la quasi-intégralité dit avoir été victime d’au moins deux types d’actes. Une différence qui s’explique par la nature même de ces nouvelles formes de violence, souvent minimisées par les victimes elles-mêmes, et dont un accompagnement approfondi permet de prendre conscience.

Un « cybercontrôle » systématique

Presque toutes les femmes interrogées disent subir une forme ou l’autre de « cybercontrôle » : une grande majorité fait part de reproches lorsqu’elles ne sont pas joignables par téléphone ou sur les réseaux sociaux, de la réception de messages insistants et répétés pour savoir où elles se trouvent. Les deux tiers disent avoir été contraintes de faire lire leur SMS, leurs e-mails ou les appels qu’elles ont passés et reçus. La moitié des personnes ayant répondu au questionnaire ont même eu leur appareil électronique confisqué par leur conjoint.

« Le cybercontrôle est une forme de cyberviolences qui est quasi généralisée parmi les femmes victimes de violences conjugales » écrivent les auteures du rapport. Le but ? « La déstabiliser et la soumettre ». « Les outils numériques rendent possible un contrôle à distance en continu exercé par le partenaire violent tout au long de la journée sur sa partenaire, ne lui laissant ainsi aucun répit », écrivent-elles encore, soulignant le piège qui se referme : « Si elle ne répond pas aux messages, elle risque d’autres violences en représailles. Si elle répond, elle contribue à alimenter l’emprise et les exigences de son partenaire pour encore davantage de contrôle. »

Une très forte majorité des femmes disent aussi avoir subi du cyberharcèlement, principalement des insultes et des menaces, dont, pour la moitié d’entre elles, de mort. « Cyberharcèlement et harcèlement dans le couple sont étroitement liés : en effet, la quasi-totalité des femmes qui déclarent des insultes, menaces et cyberharcèlement déclare aussi des insultes en présentiel dans leur couple », note le rapport.

Qu’elle soit « insidieuse » ou « imposée », la « cybersurveillance » est aussi une pratique courante de la part des conjoints violents. Un peu moins de la moitié des femmes interrogées ont été contraintes de partager leurs mots de passe de leur compte courriel ou sur les réseaux sociaux. De quoi, note le rapport, procéder à « une mise sous contrôle total des principaux moyens de communication ». Plus généralement, 69 % ont l’impression que leur partenaire a accédé à leur téléphone sans leur accord et sans qu’elle ne puisse dire comment. Un cinquième des femmes sollicitées disent avoir été surveillées par le biais d’un logiciel espion installé sur leur téléphone. Un chiffre que le rapport estime « sûrement sous-estimé », un logiciel de ce type étant par nature difficile à détecter.

Un dispositif technique adapté à la logique de contrôle

Là encore, le dispositif technique se trouve parfaitement adapté à la logique de contrôle à l’œuvre dans les violences conjugales. « Face à ces situations, lit-on dans le rapport, ces femmes peuvent se retrouver très vite isolées, car (…) en exprimant leur “sentiment de surveillance” sans toutefois pouvoir apporter la preuve qu’elles sont effectivement surveillées, elles peuvent être jugées peu crédibles voire paranoïaques. Ce sentiment vient renforcer la peur permanente, le sentiment d’omniscience de l’agresseur et leur isolement. »

Ce que le centre Hubertine Auclert désigne sous le terme de « cyberviolences économiques » est un autre phénomène méconnu : 58 % des répondantes révèlent que leur conjoint a dérobé leur accès à leur compte bancaire ou à des sites administratifs. Les conjoints peuvent poursuivre deux objectifs : détourner des prestations sociales ou récupérer ce qu’ils pensent être des informations compromettantes à mettre à leur profit dans le cadre, par exemple, d’une procédure de divorce ou de garde d’enfants. Le rapport cite ainsi en exemple une femme dont le conjoint avait accédé au téléphone, repéré la présence d’une application de rencontre et utilisé cette information pour tenter de lui retirer la garde de ses enfants devant le juge aux affaires familiales.

Enfin, un tiers des femmes interrogées ont expliqué que leur conjoint avait diffusé ou menacé de diffuser des images et des vidéos intimes.

Des conséquences tangibles

Aucune femme interrogée n’a signalé faire l’objet de violences conjugales exclusivement numériques : les cyberviolences identifiées par le rapport sont les symptômes et les instruments d’une mécanique d’emprise propre aux violences conjugales. Les deux phénomènes sont « intrinsèquement liés, il ne faut pas les penser à part. Le numérique renforce des violences qui existent » explique ainsi Aurélie Latourès, du Centre Hubertine-Auclert.

Le pendant numérique des violences conjugales permet de maintenir la victime en situation d’isolement, d’asseoir le contrôle du conjoint violent sur sa vie, ses communications et ses relations sociales. Elles permettent aussi de procéder à « une inversion de la culpabilité » au détriment de la victime, la surveillance permettant au conjoint de « collecter des informations qui vont ensuite faire l’objet de reproches ». Certains phénomènes sont nettement aggravés par les outils numériques, notamment en ce qu’ils permettent une « dévalorisation facilitée » de la victime, par la diffusion d’images sexuelles par exemple. Plus spécifiquement, ces technologies participent de « l’érosion des frontières spatiales de la relation » : le conjoint violent est ainsi présent en permanence dans la vie de sa victime.

Il est extraordinairement difficile pour ces dernières de se dégager du piège ainsi mis en place par leur conjoint. Abandonner smartphone et réseaux sociaux, solution pour laquelle un peu moins de la moitié des femmes interrogées ont opté, peut « contribuer à davantage isoler les femmes », les privant d’un outil indispensable au quotidien. L’enjeu, note le rapport, est aussi de mieux sensibiliser les professionnels des violences faites aux femmes à ces nouveaux types de violence. Les activités numériques laissent en effet des traces, qui peuvent être utilisées pour la défense des victimes.

30 novembre 2018

Moi Magazine

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30 novembre 2018

Gilets jaunes

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« Gilets jaunes » : peur des violences, espoirs de convergences

Par Aline Leclerc - Le Monde

Un nouvel appel à manifester, samedi, à Paris a été lancé sur les réseaux sociaux. Après le chaos du 24 novembre aux Champs-Elysées, les plus pacifiques sont inquiets.

Si la radio d’autoroute 107.7 était le meilleur moyen de se rendre compte de la mobilisation des « gilets jaunes » qui bloquaient les routes au lendemain du 17 novembre, se renseigner sur les ventes de masque de plongée ou de lunettes de piscine serait peut-être un meilleur indicateur avant ce troisième samedi de manifestation.

Marqués par l’usage massif de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre sur les Champs-Elysées, samedi 24 novembre, ceux qui envisagent d’y retourner ce week-end ont prévu de s’équiper pour faire face. Même les plus pacifiques. « C’était la première fois que je manifestais de ma vie. Je n’avais aucune protection, raconte Isabelle, 42 ans, aide-soignante dans l’Oise, qui était venue à l’issue de sa nuit à l’hôpital. Là on a prévu des masques pour nos yeux, des compresses, du sérum physiologique. »

Elle raconte même que sur les réseaux sociaux, les discussions vont bon train sur la meilleure protection contre les flash-ball. Elle réfléchit à s’acheter des protège-tibias. « Bien sûr que j’ai peur, reconnaît-elle. C’était pas franchement agréable samedi. Mais si on recule, le gouvernement dira : vous voyez y’a personne, on a gagné ! Donc faut y retourner. » Elle précise aussitôt : « Ce n’est pas une déclaration de guerre. On veut juste leur montrer combien de personnes ça touche. »

Quatre « revendications » détaillées

Ils sont plusieurs à confier au Monde prévoir de retourner manifester « pacifiquement » à Paris samedi, malgré la crainte d’une ambiance plus délétère encore que le 24 novembre. Ce jour-là, les CRS avaient lancé des lacrymogènes dès 10 heures pour disperser les quelques milliers de « gilets jaunes » ayant convergé vers les Champs-Elysées. Un rassemblement non-autorisé. Une minorité de manifestants avaient alors dressé des barricades et descellé des pavés pour les jeter contre les forces de l’ordre, tandis que la majorité était restée à l’écart, médusée. La journée avait fini dans le chaos.

Samedi l’avenue sera fermée à la circulation mais touristes comme « gilets jaunes » pourront y pénétrer après un contrôle d’identité et une fouille des sacs.

Agnès Rossi, 52 ans, y retournera aussi malgré les rumeurs circulant ces derniers jours chez les « gilets jaunes » rennais. Il y est question de « groupuscules venant de l’étranger », d’« appels aux armes et à la violence… » « Tout ça va à l’encontre de ce qu’on est, affirme Mme Rossi. J’ai très peur, j’ai pas envie de voir une tuerie. » Le 24 novembre, elle avait covoituré pour se rendre aux Champs-Elysées. « Après j’ai pleuré pendant deux jours, à cause de ces violences, et parce que mon fils est lui-même gendarme mobile… Heureusement, il n’était pas en service samedi. »

Jeudi matin, cette titulaire de l’allocation adulte handicapé distribuait des tracts flanqués de la mention « gilets jaunes, pourquoi ? » sur la dalle du centre commercial Colombia, à Rennes. Un court texte détaillait quatre « revendications » : « Suppression de toutes nouvelles taxes liées à l’énergie ; application de la taxe carbone aux porte-conteneurs, cargos, navires de croisières et avions ; retour de l’ISF [impôt sur la fortune] et imposition normale des entreprises du CAC 40 ; augmentation significative et durable du pouvoir d’achat. » Plusieurs badauds leur ont témoigné leur solidarité. Comme l’ont révélé plusieurs sondages, le combat des « gilets jaunes » est très populaire.

« Je n’emmènerai pas les gens au front »

Les propositions formulées par Emmanuel Macron, mardi, n’ont pas convaincu Agnès Rossi, bien au contraire. « Son discours, c’est un suicide vis-à-vis de nous. Y’a pas d’annonce. Rien ! Le lendemain, Edouard Philippe nous a dit qu’il tiendrait le cap. Mais nous aussi, on tiendra ! » Michel, 60 ans, « gilet jaune » qui occupe le rond-point d’Espace Anjou, à Angers résume la pensée de beaucoup : « Je suis deux fois plus remonté contre lui. » A ses côtés, Didier, 62 ans : « C’est du long terme ce qu’il propose. Nous, on veut une mesure concrète tout de suite. »

Samedi, les Angevins ne seront pas nombreux à rejoindre Paris. Trop loin, trop cher. Ils se mobiliseront localement. Les collectifs lillois, eux, proposent des bus à vingt euros pour la capitale. Tiphaine Beaulieu, enseignante, qui fait de même à Brest, a constaté qu’ils étaient plus nombreux à vouloir venir. Elle ne croit plus aux petites manifestations « éparpillées ». « Mais nous n’irons pas aux Champs-Elysées. Je n’emmènerai pas les gens au front », explique-t-elle.

Son groupe a choisi de rejoindre, en gilet jaune, dès 10 heures, la place de la République d’où partira dans l’après-midi, une autre manifestation à l’initiative de la CGT, contre la précarité. « Il faut saisir cette opportunité pour tenter une convergence des luttes » estime cette ancienne militante de La République en marche, qu’elle a quitté, écœurée. Elle a imprimé des tracts pour un « appel citoyen » à se rassembler « tous ensemble contre Macron et son monde ».

Si Pierre et sa femme, qui vivent près de Rouen, ont déjà pris leurs billets pour Paris, ils ne savent pas encore où aller « dans ce fouillis… ». Lui n’avait pas entendu parler du rassemblement de la CGT. « Mais c’est peut-être pas bête… Je crois qu’on devrait s’entourer un peu de gens qui savent parler à des politiciens, estime ce mécanicien automobile de 41 ans. Les gens comme moi, on n’y connaît rien sur les lois et tout ça. Quand on se retrouve en face d’eux, on passe pour des branquignols. »

Sa façon de dire, comme d’autres, que la rencontre de deux porte-parole du mouvement mardi, avec François de Rugy, le ministre de la transition écologique et solidaire, n’a pas permis d’avancée. Priscillia Ludosky – à l’initiative d’une pétition pour la baisse des prix du carburant signée par plus d’un million d’internautes – et Eric Drouet – le routier à l’initiative du blocage du 17 novembre – ont seulement présenté au ministre des revendications sur lesquelles les « gilets jaunes » ont pu se prononcer lors d’une consultation en ligne. Entre autres : « réviser la façon dont on taxe les Français » et « créer une assemblée citoyenne » avec « plus de référendums » pour que l’avis des citoyens soit davantage pris en compte.

Des débuts de structuration

La désignation de huit porte-parole en début de semaine a elle-même fait beaucoup débat dans les rangs de ce mouvement qui se revendique « sans leader ». Pour couper court aux critiques, la délégation a annoncé dans un communiqué mardi soir que si elle avait été « indispensable » pour « répondre à la nécessité d’une première rencontre avec l’exécutif », elle n’avait « plus de raison d’être ». Qui, alors, répondra à l’invitation du premier ministre Edouard Philippe à Matignon vendredi après-midi ?

Dans une de ces vidéos face caméra devenue rituelle, Eric Drouet a prévenu jeudi qu’il n’irait pas : « J’attends que des représentants du mouvement soient élus en région. Je ne ferai plus rien sans cette délégation ». On observe en effet, partout en France, des débuts de structuration. A Rennes, Agnès Rossi fait partie des six porte-parole locaux élus par une centaine de personnes lors d’un vote à main levée. Les « gilets jaunes » de Gironde devraient les imiter prochainement.

Eric Drouet a précisé son message dans une seconde vidéo : « On ne doit accepter aucun rendez-vous [avec l’exécutif] tant qu’aucune mesure sérieuse n’est annoncée à la télé. A eux de commencer à avancer des mesures concrètes ». Il a réitéré son appel à manifester samedi à Paris. « Faut que ce soit énorme » a-t-il souhaité, précisant qu’il venait « de faire quelques courses » préparatoires. Sur le siège passager à côté de lui, des gants et des lunettes de plongée.

Le comité Adama appelle à rejoindre les « gilets jaunes ». Les animateurs du Comité justice pour Adama (du nom d’un jeune homme mort en 2016 à la suite d’une interpellation) ont appelé les quartiers populaires à se joindre à la mobilisation. « Les gilets jaunes se révoltent pour survivre. Les habitants des quartiers seront les premiers touchés par cette hausse du diesel, nous sommes donc totalement solidaires », assure Assa Traoré, la porte-parole du collectif. Et la crainte de voir « l’extrême droite prendre le terrain face au système Macron » a convaincu ces militants de quartiers de rejoindre les « gilets jaunes ».

30 novembre 2018

Marisa Papen

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https://www.marisapapen.com/

Entretien de Lea Salamé pour Stupéfiant!

Donc, ce que je veux dire par désexualiser le corps et porter la nudité de manière animale. En lisant cette phrase, beaucoup de gens auront un «moment de bavardage» parce que… Oui, j'ai fait la couverture de Playboy…. Et je crée des images qui jouent sur le sujet de la sexualité. Je n'ai jamais dit que j'étais un être humain anti-sexuel. C'est impossible. Être sexuel fait partie de notre nature. Mais ce que je veux dire, c’est que la nudité ne se limite pas à l’utiliser pour exprimer la sensualité ou la sexualité. Par exemple, lors de l'entretien avec Lea, j'aurais pu tenir mon corps d'une manière complètement différente. J'aurais pu redresser mon dos et pousser mes seins en l'air. Contrairement à cela, je me suis un peu courbé. Juste pour ne pas être trop offensant - ou trop "en face". C'est ce que je veux dire par porter la nudité d'une certaine manière. Après avoir lu ces mots, vous pourriez toujours penser que je suis une salope ou un chercheur d'attention. Mais honnêtement, ça m'est égal. Et ce que je me demande alors… Êtes-vous sûr que ce sont vos pensées? Ou avez-vous subi un lavage de cerveau? Je veux dire, qu'est-ce qui te rend si mal à l'aise de voir une fille nue assise sur une chaise?

En tout cas… j'ai tellement appris d'être nue… Il a le pouvoir de vous ramener au cœur de votre existence. Si vous vous permettez d'être à l'aise avec le corps dans lequel vous vous trouvez, il s'agit de tout perdre. Aller au strict minimum. Exposer votre peau à tous les éléments. Sentant le vent, l'eau, la terre. Être comme un animal. Partie de la nature Et oui; à un certain moment de l'histoire, il y avait une évolution. Nous avons commencé à porter des vêtements. Et je ne dis pas que je suis contre l'évolution. Ce serait un peu hypocrite d'écrire ces mots sur mon ordinateur tout en buvant un thé chaud. Mais encore une fois, qui a dit que l'évolution que nous avons traversée était la bonne évolution…? 

Je dirais qu'une fois à proximité d'un océan / lac / mer, sautez dans l'eau comme vous êtes arrivé sur cette Terre. Parlons alors de nouveau. Beaucoup d' amour,

Marisa

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29 novembre 2018

Milo Moiré

29 novembre 2018

Pyramide de Maslow

maslow

29 novembre 2018

L'Assemblée relance le débat sur l'interdiction des châtiments corporels.

MAJ du 30 novembre 2018 : L’Assemblée adopte la loi contre les violences éducatives ordinaires

Par Solène Cordier

Vers la fin des fessées ou gifles pour les enfants ? Les députés ont voté, dans la nuit, une proposition de loi à la portée largement symbolique.

C’est un court texte qui a provoqué de longs débats au Parlement. Vendredi 30 novembre, peu après minuit, la proposition de loi contre les « violences éducatives ordinaires » (VEO), examinée lors de la niche parlementaire du MoDem, a finalement été adoptée, à la quasi-unanimité. Seule la députée du Rassemblement national (RN) Emmanuelle Ménard (Hérault) a voté contre.

Le texte comporte deux articles, aux contours légèrement différents de ceux adoptés en commission des lois, le 21 novembre. Le premier prévoit d’insérer dans l’article 371.1 du code civil une mention sur l’exercice de l’autorité parentale. Ses titulaires ne « peuvent pas user de violences physiques ou psychologiques » à l’encontre de leurs enfants, dit le texte.

Le deuxième article prévoit la remise au Parlement d’un rapport gouvernemental pour « évaluer les besoins et moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une politique de sensibilisation, de soutien, d’accompagnement et de formation à la parentalité à destination des futurs parents ».

Texte « à visée pédagogique »

Cette loi de principe, cosignée par des députés issus des rangs du MoDem, de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), de La France insoumise, des communistes et de la majorité présidentielle, était présentée par la députée MoDem du Val-de-Marne Maud Petit. Laquelle a martelé dans l’hémicycle que « la violence n’est pas un mode d’éducation, elle est même tout le contraire ». Le texte est « à visée pédagogique », a-t-elle assumé, se défendant de vouloir stigmatiser les parents.

L’objectif affiché était de mettre fin à un droit de correction, hérité du XIXe siècle et qui n’existe plus dans la loi, mais dans la jurisprudence. Aucune sanction pénale nouvelle n’y figure, ces dernières existant déjà pour les situations de maltraitance.

Le texte, qui doit encore être mis à l’ordre du jour du Sénat, met par ailleurs en conformité la France avec ses engagements internationaux, notamment la Convention internationale sur les droits de l’enfant qu’elle a ratifiée en 1990, ont rappelé ses partisans.

Raillée par certains députés, qui dénoncent l’inutilité d’une « loi anti-fessée », la rapporteure a défini, auprès du Monde, les VEO comme « toutes les violences physiques et psychologiques exercées à l’encontre d’un enfant sous prétexte de son éducation, et qui sont considérées comme ordinaires et banalisées ». « Il s’agit aussi des coups de bâton, des morsures, des humiliations diverses » infligées aux enfants, souligne-t-elle à titre d’exemple.

« Souvent, trop souvent, ce qu’on pense n’être que des petites tapes sont le terreau des maltraitances », a rappelé la députée, invitant à plusieurs reprises à ne pas confondre « autorité parentale et violence ».

Soutien de personnalités

Pour un certain nombre de députés de droite et d’extrême droite, cette loi est au mieux inutile et au pire une « ingérence » dans le cadre privé et familial et une adresse néfaste aux parents. En guise de réponse, Maud Petit a fait valoir que « le droit doit s’immiscer dans la vie privée pour protéger les plus faibles », prenant l’exemple des violences conjugales.

Ce n’est pas la première fois que le Palais Bourbon s’est fait l’écho de tels débats. En janvier 2017, un amendement similaire, intégré à la loi « Egalité et citoyenneté », avait été voté. Mais il avait été abrogé par le Conseil constitutionnel qui avait estimé qu’il n’avait pas sa place dans ce texte.

Cette fois, la proposition de loi avait reçu le soutien de plusieurs personnalités comme celui, à titre personnel, du Défenseur des droits Jacques Toubon. La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa et la ministre de la santé Agnès Buzyn s’étaient aussi prononcées pour son adoption.

Cette dernière, qui a pris la parole après la rapporteure jeudi soir, a tenu à rappeler en préambule qu’en 2017, « 47 745 mineurs ont été victimes de violences, de mauvais traitements et d’abandon ». « Entre 2012 et 2016, 363 décès d’enfants ont été recensés, soit une sinistre moyenne de 72 enfants qui meurent chaque année », a-t-elle listé. Pour faire face à cette situation, la ministre a rappelé la présentation prochaine d’une « stratégie globale relative à la protection des enfants avec un axe spécifiquement destiné à lutter contre les violences intrafamiliales ». Le texte contre les violences éducatives ordinaires, voté cette nuit, s’annonce ainsi comme un avant-goût de débats futurs sur les droits des enfants.

29 novembre 2018

Jean Paul Gaultier aux Folies Bergère

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29 novembre 2018

Jacques CHIRAC - Happy Birthday to You !

Ce jeudi, Jacques Chirac fête son 86 ème anniversaire. Depuis plusieurs années, l'ancien chef de l'Etat surmonte tant bien que mal de nombreux soucis de santé... Mais savez-vous comment il se porte aujourd'hui ?

Jacques Chirac a 86 ans : un état de santé fragile

Jacques Chirac fête ses 86 ans ce jeudi 29 novembre. Retiré de la vie publique, l’ancien chef de l’Etat est très affaibli suite à de multiples problèmes de santé : un AVC en 2005, une intervention pour un problème rénal en 2013 et une autre hospitalisation pour un problème de goutte en 2014.

D’ailleurs, la famille Chirac reste très discrète à ce sujet. Cependant, des proches de l’ex-président de la République distillent parfois quelques nouvelles dans les médias quand ils sont interrogés sur son état de santé.

Les dernières informations en date proviennent de Line Renaud. L’actrice de 90 ans, fidèle amie de Jacques Chirac depuis de nombreuses années, s’est confiée durant une interview accordée à BFMTV le 29 septembre dernier. "Bien sûr j’ai des nouvelles. Je n’ai pas seulement des nouvelles, je vais le voir. Je vais voir Monsieur Chirac, je vais voir Madame Chirac. Je vois Claude (leur fille, ndlr) sans arrêt", avait-elle déclaré.

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