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Jours tranquilles à Paris

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30 septembre 2018

EXPOSITION - Zoé Duchesne - Poupée

Galerie Marguerite Milin

Poupée est une série d’autoportraits créée par Zoé Duchesne, composée de 25 courtsmétrages et de plus de 30 tableaux photographiques.

Dans une esthétique qui emprunte à la fois au cinéma muet, au théâtre grotesque et aux arts visuels, la série d’œuvres représente de manière symbolique les crises existentielles de l’humain et l’inévitable perte de l’innocence » a déclarée Zoé Duchesne qui a fait une apparition remarquée sur le tapis rouge du Festival de Cannes en mai 2014.

Zoé Duchesne est mannequin internationale depuis 15 ans. Associé aux plus grandes marques, Chanel, Revlon, Clarins, Guess, Victoria’s Secret et Sport Illustrated parmi tant d’autres, elle a travaillé aux quatre coins du monde et partage son temps entre Montréal et Paris.

À 18 ans, en devenant mannequin, Zoé réalisait un rêve de petite fille. Or, la superficialité du métier a tôt fait de la désillusionner et elle plonge dans la solitude. Ses crises existentielles viennent nourrir son esprit créatif et Zoé explore alors l’écriture et la peinture, qui l’aident à meubler un vide que son métier d’apparence n’arrive pas à combler. À ce stade, Zoé réalise que la création est essentielle à son épanouissement et à son autonomie. Elle incarne alors POUPÉE, un personnage à la fois émouvant et cru qui illustre de manière poétique son vécu émotionnel et psychologique.

POUPÉE évolue depuis maintenant cinq ans dans une démarche artistique entièrement indépendante, où Zoé explore diverses facettes de la création, comme la réalisation cinématographique, la photographie et les performances d’actrice. Le tout sans aucune retouche ni photoshop.

INFORMATIONS PRATIQUES

Galerie Marguerite Milin

46 rue du Château d´Eau

75010 Paris

Jusqu'au 28 octobre 2018

les jeudi, vendredi, samedi, mardi, mercredi de 11h à 19h

le dimanche de 11h30 à 15h30

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POUPÉE / ZOÉ DUCHESNE

« Je m’appelle Zoé. Zoé ça veut dire Vie »

Zoé Duchesne , née le 22 novembre 1981 à Montréal, est une artiste Canadienne qui explore la dualité de l’être et repousse les frontières de l’image et du mental à travers ses performances. Ayant été mannequin et actrice pendant plusieurs années, elle place le langage du corps au centre de son travail artistique. C’est au coeur de son propre vécu émotionnel qu’elle puise sa créativité.

« Nous vivons dans une société qui est en constante recherche du bonheur alors que tout porte à s’en éloigner. On nous montre dès le plus jeune âge à fuir nos émotions on nous bourre d’information superficiels et avec le temps nous devenons des êtres insensibles et malheureux. »

Pour produire ses oeuvres, Zoé Duchesne travaille sans assistant assumant ainsi les multiples rôles tels que photographe, maquilleuse et costumière. Poupée est une série d’autoportraits composée de courts métrages et de tableaux photographiques.

 » Je ne me maquille pas pour me cacher mais pour mieux me voir. »

Dans un esthétique qui emprunte à la fois au cinéma muet, au théâtre grotesque et aux arts visuels, la série d’oeuvre présente de manière symbolique les crises existentielles de l’humain et son inévitable perte d’innocence.

Regroupés, ces films et ces photographies forment une exposition percutante faisant écho à divers phénomènes de notre société de consommation comme le règne de l’image,  le culte du corps et l’hypersexualisation. De manière intime, drôle et touchante,  Zoé Duchesne explore les angoisses créées par ces phénomènes et raconte par le fait même sa propre renaissance.

« Poupée c’est  un personnage que j’ai créer pour interpréter cette façade invisible de la vie… La vie elle même. »

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30 septembre 2018

PARIS FASHION WEEK : défilé L'OREAL

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Vous avez toujours rêvé d'assister à un défilé de la Fashion Week de Paris mais vous n'avez jamais réussi à choper le Saint-Graal, à savoir une invitation ? Tout va changer au cours de la Paris Fashion Week 2018 puisque L'Oréal Paris a décidé de bousculer les codes de la Fashion Week.

Le 30 septembre 2018, vous allez pouvoir assister au défilé de la marque, gratuitement, depuis les Quais de Seine. Pour cela, rendez-vous au Pont de Solférino pour découvrir l'immense podium flottant de 60 mètres de long que L'Oréal va mettre en place pour son défilé 2018.

Après les Champs-Elysées, la marque française va en effet célébrer la mode et la beauté sur la Seine. Une première à Paris ! Le défilé bénéficiera même d'un arrêt du trafic fluvial pour l'occasion, afin de ne pas perturber le défilé de ses mannequins sur le catwalk - parmi lesquels Doutzen Kroes, Eva Longoria, Andie McDowell ou encore l'actrice Elle Fanning.

Si vous ne pouvez pas vous sur les quais de Seine ce jour-là pour contempler les 70 looks imaginés par Val Garland et Stéphane Lancien, pas de panique, le défilé sera retransmis en live dans plus de 30 pays du monde entier.

Parce-que vous le valez bien !

Adresse: Pont de Solferino

Accès gratuit

MODE A l'occasion de la Fashion Week, le défilé L'Oréal Paris, ouvert à tous, est de retour ce dimanche à 14 heures sur un podium flottant sur la Seine…

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L’Oréal Paris organise un défilé ouvert à tous ce dimanche à Paris avec de nombreuses égéries dont Eva Longoria.

Il s’agit d’un défilé qui aura lieu sur une structure flottante posée sur la scène.

L’événement sera retransmis sur les réseaux sociaux de la marque dans 30 pays.

Un défilé ouvert à tous. L'Oréal Paris organise pour la seconde fois un défilé avec ses égéries à l’occasion de la Fashion Week. Après avoir choisi l’an dernier l’emblématique décor des Champs-Elysées, cette seconde édition se déroulera ce dimanche sur un podium flottant sur la Seine, au port de Solférino.

« La vocation de la marque L’Oréal Paris, c’est un peu de démocratiser le meilleur de la beauté », explique Pierre-Emmanuel Angeloglou, Brand Global Président L’Oréal Paris. Ce défilé s’inscrit donc dans « cette démarche de démocratisation et d’ouverture à tous ». En plus de quelque 400 invités triés sur le volet, L’Oréal Paris attend plusieurs dizaines de milliers de spectateurs au bord du catwalk sur les quais pour assister gratuitement à un show automne hiver 2018-2019.

Ecrans géants et retransmission dans 30 pays

« On tient beaucoup au fait d’ouvrir cet événement à un maximum de participants. On a même installé des écrans géants pour faire en sorte que les spectateurs puissent avoir une visibilité maximum de cet événement », détaille Pierre-Emmanuel Angeloglou. Cet événement sera pour la première fois retransmis en direct dans plus de 30 pays à la fois sur les réseaux sociaux de la marque, mais également via ses différents partenaires commerciaux. « On aura des images filmées par drone, des plans cadrés et décadrés », souligne le Brand Global Président L’Oréal Paris.

Nombreux seront donc ceux qui pourront apprécier cet événement préparé depuis plusieurs mois. « Il y a une dimension technique qui est assez incroyable, parce que c’est quand même un podium de 60 m de long, sur 7,5 m de large, c’est huit jours de montage et de démontage, c’est 300 personnes qui sont mobilisées le jour J », résume Pierre-Emmanuel Angeloglou. Le trafic fluvial sera même temporairement arrêté. « On travaille en parfaite collaboration avec la mairie de Paris, la préfecture de Police, et aussi les autorités fluviales et portuaires. On travaille avec les autorités pour assurer de parfaites conditions de sécurité », se félicite Pierre-Emmanuel Angeloglou.

La multi-médaillée Marie Bochet sur le catwalk

De quoi assurer les arrières des spectateurs mais aussi des égéries de la marque, telles que Doutzen Kroes, Elle Fanning, Eva Longoria ou encore Andie MacDowell. « Nikolaj Coster Waldau, alias Jaime Lannister dans Game of Thrones sera également présent. C’est aussi intéressant d’avoir la présence de quelques hommes et je pense que cela contribuera aussi à l’attractivité », détaille Pierre-Emmanuel Angeloglou.

La multi-médaillée Marie Bochet, qui a rejoint le clan des égéries beauté L’Oréal Paris, défilera à cette occasion pour la première fois pendant la Fashion Week parisienne. « C’est la plus titrée des jeux paralympiques en France. C’est pour nous un exemple formidable parce que fondamentalement, elle nous permet aussi de véhiculer une image d’accomplissement de soi », se réjouit Pierre-Emmanuel Angeloglou.

Une quinzaine de créateurs à l’honneur

Ces égéries défileront vêtues des looks imaginés par 12 créateurs : Ami, Atlein, Balmain, Elie Saab, Esteban Cortazar, Giambattista Valli, Isabel Marant, Jacquemus, Off White, Pierre Hardy, Poiret, Sonia Rykiel. « Dans notre sélection, on recherche une complémentarité de grands noms qui résonnent et de talents émergents », analyse Pierre-Emmanuel Angeloglou. « Le thème qu’on leur a proposé est d’illustrer leur vision de la Parisienne, de la beauté parisienne de jour comme de nuit », explique Pierre-Emmanuel Angeloglou. Et d’ajouter : « On fait défiler les looks de la saison en cours, des looks d’automne-hiver, ce qui fait qu’il y a une forme d’immédiateté pour le public. Ce sont des looks que vous trouvez aujourd’hui dans les boutiques de ces grandes maisons. »

« Il y a d’abord un objectif de visibilité pour la marque »

Le défilé sera également l’occasion pour L’Oréal de présenter sa nouvelle gamme de rouge à lèvres (Les Chocolats), le mascara « Unlimited » et un nouveau fond de teint « Infaillible ». Ou la collection de maquillage capsule créée par L’Oréal Paris et Isabel Marant, « une des femmes les plus emblématiques de la place parisienne » [disponible depuis ce 27 septembre sur le site L’Oréal Paris]. « Isabel Marant a une vision particulière de la beauté parisienne où on en fait jamais

Objectif de la marque de cosmétiques avec ce gigantesque rendez-vous ? « Celui de la visibilité pour la marque et, plus important encore, c’est une façon de renforcer notre relation avec les femmes et les hommes, les consommateurs mais aussi la perception de la marque et de ses valeurs », répond Pierre-Emmanuel Angeloglou. Et de conclure : « L’un des messages que l’on souhaite faire passer au travers ce défilé, c’est que la marque L’Oréal Paris est ancrée dans Paris, capitale de la beauté et de la mode. »

https://twitter.com/Loreal?lang=fr

https://www.youtube.com/watch?v=vnOvZW8GV7g

30 septembre 2018

AQUARIUS

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29 septembre 2018

NANTES : 1 500 manifestants pour le rattachement de Nantes à la Bretagne

Les manifestants, parmi lesquels des jeunes, en tête de cortège, ont rejoint la rue de Strasbourg, puis la préfecture. Ils sont ensuite passés sur le cours des Cinquante-Otages pour revenir au niveau du miroir d’eau. Dans les rangs, certains scandaient : «Ici c’est la Bretagne, pas les Pays de la Loire.»

Une Coordination démocratique de Bretagne a vu le jour pour organiser la manifestation. On y retrouve le collectif 44 = Breizh, l’association Ai’ta, qui défend l’usage du breton dans les lieux publics, des associations culturelles bretonnes. 5 000 affiches ont été collées et 10 000 tracts distribués pour appeler à la mobilisation.

« Nous demandons un référendum dans les cinq départements bretons pour que l’ensemble des habitants puissent choisir le cadre institutionnel dans lequel ils veulent vivre », explique Anton Burel, représentant cette coordination. Une pétition a déjà recueilli 80 000 signatures.

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29 septembre 2018

Casting : Paris Première recherche… des « cons »

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Paris Première, la chaîne payante de M6, prépare une émission pour les 20 ans du film "Le Dîner de cons" et recherche des participants via une annonce insolite.

Qu’avez vous de prévu mercredi soir ? Un dîner, ça vous tente ? Ou plutôt… un casting.

Pour fêter les 20 ans du célèbre film de Francis Veber, « Le Dîner de cons », Paris Première souhaite réaliser une émission spéciale sur ces personnages un peu simplets, à l’image de François Pignon, interprété par Jacques Villeret. La chaîne du groupe M6 recherche donc… des « cons ».

« Vous vous sentez parfois con ? »

Pour les dénicher, elle a publié une petite annonce insolite dans les colonnes du Parisien, mercredi 26 septembre. Passée inaperçue, mais repérée par Pure Médias, elle paraît presque parodique :

La place du « con »

Nos confrères ont contacté la chaîne, qui confirme ce casting. Le documentaire au « ton léger » s’intéressera au « con » et à sa place dans la culture, notamment dans le cinéma populaire et la littérature.

Vous avez certainement plusieurs noms de proches en tête…

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29 septembre 2018

Street art à Vannes. Découvrez les fresques de Dédale en avant-première

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Une soixantaine d’artistes ont investi un ancien bâtiment administratif de 150 pièces prêté par la Ville de Vannes. Un lieu de création et d’exposition insolite sur le port qui sera détruit en 2020.

Vannes serait-elle en train de devenir l’une des capitales du street-art ? À côté de Paris ou de Nantes, la ville du Morbihan a désormais de sérieux atouts à faire valoir, à en croire le défilé d’artistes à la réputation internationale qui s’y pressent.

Artistes internationaux

L’association « L’art prend la rue », présidée par Laurent Sanchez, créateur du site internet de référence « Street-art-Avenue.com » n’y est pas étrangère. Ça n’est pas par hasard que le duo franco-espagnol Dourone, le Brésilien L7M ou encore l’Australien Rone ont laissé de magnifiques traces de leur passage sur des façades du centre-ville.

3 000 m2, 150 pièces réparties sur quatre niveaux

En juin dernier, c’est un pas de plus qui a été franchi par le maire. David Robo a confié à l’association les clés de l’ancien bâtiment de la Direction départementale de l’équipement (DDE), sur la rive gauche du port de Vannes. 3 000 m2, 150 pièces réparties sur quatre niveaux comme une énorme toile blanche laissée à la libre inspiration d’artistes jusqu’en 2020, date à laquelle le bâtiment sera détruit.

Après l’ouverture, il y a quelques semaines, d’un café aussi éphémère que le lieu d’exposition, ce samedi ce sera au tour des trente-cinq pièces du rez-de-chaussée de révéler leurs premières créations.

« Ici, ça n’est pas du street-art que nous avons voulu montrer, prévient d’emblée Laurent Sanchez, le directeur artistique. Même si 90 % des artistes viennent de là et qu’on le perçoit dans leur urgence à peindre, ils sont arrivés à un tel degré de maturité que leur technique et leur inspiration les amènent désormais ailleurs. »

C’est parti pour une incroyable immersion dans une succession de pièces de 9 à 30 m2. « Chacune a été confiée à un artiste différent qui a soumis un projet », explique Violaine Pondard, en charge de la communication de Dédale.

Dès l’entrée, Persu, le boss de la scène nantaise du graffiti, plante le décor : les lettres sauvages de son blaze (entendez de son nom d’artiste) débouchent sur une magnifique fresque de train qui véhicule ses graffs depuis ses débuts…

La déambulation se transforme vite en expérience sensorielle. À l’image de la méduse fluorescente de L7M qui prend toute son envergure quand on l’éclaire avec la torche de son téléphone portable. Puis on se laisse aspirer par le vortex dans lequel Astro invite le visiteur à plonger, grâce à une impressionnante illusion optique et artistique.

Des couloirs comme des sas de décompression

Notre regard se cogne à des mondes très différents, souvent fascinants, parfois dérangeants, distribués par de longs couloirs comme autant de sas de respiration, de décompression et d’interrogations sur ce que l’on vient de voir. Ici, c’est une expérience à part entière qui est proposée.

Si pour des raisons de sécurité, le premier étage n’est pas encore visitable, des artistes y travaillent déjà d’arrache-pied. Au deuxième, les pièces permettront aux créateurs de s’exprimer librement, au troisième, place aux expérimentations. Entièrement financé par des Mécènes à hauteur de 100 000 €, Dédale n’en a pas fini de surprendre et de bousculer les amateurs d’art.

A partir du 29 septembre, du mardi au dimanche, de 15 à 20 h (18 h le dimanche), visites gratuites par petits groupes (complet ce week-end).

Réservation obligatoire sur : dedale.lartprendlarue.org. A l'occasion de l'inauguration ce samedi 29 septmbre, de 15 h à 17 h 30: ateliers participatifs tout public avec fresque à la craie (sans inscription), cello-graffiti (sur inscription à partir du 24 septembre), fabrication de badges (contribution sur place). De 18 h à 18 h 45 : "Les Amants du Ciel" par la Compagnie volante Mattatoio Sospeso : un duo d'acrobates qui brise la loi de la gravité. A 21 h : DJ Tagada Balkanbeats. A 22 h : performance live-mapping par Nature Graphique.

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29 septembre 2018

Miss Bretagne et après.... Miss France ?

29 septembre 2018

L’« allée Sonia Rykiel », une distinction inédite à Paris

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Hier soir 28 septembre 2018rykiel22

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Le défilé de la maison Rykiel a aussi été l’occasion de l’inauguration de l’allée baptisée du nom de la créatrice. Une première pour un designer de mode.
Une styliste anglaise a, non sans tendresse, trouvé l’événement « so french ». Cette énième évocation de Mai 68, le boulevard Raspail bloqué à la circulation et donc les embouteillages et klaxons subséquents, les personnalités politiques présentes, parmi lesquelles Lionel Jospin, qui fut un grand ami de Sonia Rykiel, les discours, les auvents colorés des étals du marché Raspail pour décor… Samedi 29 septembre au soir, le défilé de la marque – détenue désormais à 100 % par le fonds First Heritage Brands – a été précédé d’une petite cérémonie : on inaugurait l’allée qui porte le nom de celle dont la rousseur est pour toujours associée à Saint-Germain-des-Prés.
C’est la première fois qu’un créateur de mode, en l’occurrence une créatrice, a une plaque à son nom dans les rues de Paris. Pas d’avenue Christian Dior, ni de boulevard Yves Saint Laurent. Dans la capitale mondiale de la mode, ces grandes figures qui font la renommée de la France sur à peu près tous les continents n’inscrivent leur patronyme que sur des vitrines. Sauf Sonia Rykiel.
On peut penser qu’une allée, c’est « petit joueur » pour celle dont la démesure caractérisait l’imaginaire, celle qui avait « enlevé les ourlets parce que rien ne doit finir jamais ». Mais la maire de Paris, Anne Hidalgo, puis la fille de Sonia Rykiel, Nathalie Rykiel, ont rappelé que baptiser une rue de Paris, quelle que soit sa taille, c’était inscrire une personnalité dans l’éternité. Et il est vrai que cette allée qui court au cœur des immeubles cossus a une légèreté qui va mieux à Sonia Rykiel qu’un boulevard lourd et empesé.

29 septembre 2018

Extrait d'un shooting - nu

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29 septembre 2018

Colonies : les racines d’un racisme nommé désir

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«La séance photographique» de Jean-Louis Charbans, Sénégal, 1930. Le prétexte ethnographique permet de contourner la censure et de produire de la photographie porno-coloniale. «Chaque image peut avoir plusieurs niveaux discursifs, explique Pascal Blanchard. Il y a ce qu’elles montrent d’un soi-disant réel mais aussi le fantasme qu’elles véhiculent.» Photo Archives d’Eros 

Un ouvrage collectif retrace l’histoire coloniale par le prisme de la sexualité, où l’appropriation des corps est indissociable de la conquête des territoires. Un imaginaire fondé sur la domination qui continue de façonner les représentations de l’Autre.

Deux hommes blancs mesurent à l’aide d’un compas les larges fesses d’une femme noire (dessin «humoristique» anglais, 1810). Un marine américain rigolard pose sa main sur le sein d’une prostituée vietnamienne (photographie de 1969). Un croquis médical décrit les petites lèvres du sexe d’une femme hottentote au gonflement «anormal et malsain» (gravure, 1804). Une jeune actrice montre ses seins devant des barres HLM, sous un teaser : «Certaines femmes préfèrent par-derrière» (affiche du film porno la Beurette de la cité de Fred Coppula, 2017).

Sexe, race et colonies, qui sort jeudi en librairie (Ed. la Découverte, 65 euros), retrace l’histoire coloniale par le prisme de la sexualité. L’une ne peut se penser sans l’autre, soutiennent les historiens, anthropologues ou politologues qui y ont participé. Et cet imaginaire mêlant domination, race et érotisme, forgé six siècles durant, irrigue malgré nous, aujourd’hui encore, le regard que nous portons sur l’autre : «Un travail de déconstruction devient, aujourd’hui, plus que jamais nécessaire», écrivent les auteurs.

Dans ce livre monstre (544 pages, 1 200 illustrations et 97 auteurs) - et par son sujet souvent monstrueux -, les images sidèrent. Les mots, même les plus savants («typification raciale», «biopolitique coloniale»…) ont peu de poids face à la violence de cette profusion de fantasmes illustrés. C’est cette avalanche d’images, leur répétition jusqu’au vertige, qui montre, davantage que bien des discours, le caractère systématique de la domination sexuelle des corps colonisés ou esclavagisés. A la chaîne, page après page, des seins de femmes noires pincés par des colons égrillards en costumes blancs. Des corps exposés, exotisés, érotisés, martyrisés ad nauseam.

«Le partage des femmes»

Coloniser un pays, c’est donc aussi mettre l’autre à nu, le détailler, le posséder, le classifier, dans les tirages photographiques ou dans les livres d’ethnologie et de médecine. Ces milliers de cartes postales érotiques, ces chefs-d’œuvre de Delacroix, ce porno colonial économiquement fructueux ont fixé une «véritable frontière visuelle entre ces Ailleurs et leurs métropoles» qui appuiera bientôt la terrible hiérarchisation des races.

«La grande question de la colonisation, ce n’est pas la conquête des territoires, c’est le partage des femmes, assure l’historienne Christelle Taraud, qui fait partie des cinq coordinateurs de l’ouvrage, enseignante à Columbia University. S’installer dans le ventre de la femme, déviriliser les hommes, c’est la domination la plus radicale, inscrite dans le sang et plus seulement dans le sol.» Tous les empires coloniaux, européens ou japonais, mais aussi les Etats-Unis esclavagistes que les auteurs associent à leur étude, commencent par réglementer les unions, qu’elles soient sexuelles ou légales. «Le colonialisme a étendu à la sexualité sa volonté hégémonique, explique Françoise Vergès, politologue titulaire de la chaire Global Souths à la Fondation Maison des sciences de l’homme. L’esclavage colonial a formellement interdit les relations sexuelles entre Blanches et Noirs, interdit suprême. Les Britanniques ont criminalisé l’homosexualité. Les missionnaires ont discipliné les pratiques sexuelles dans le Pacifique. La médecine et la psychiatrie sont intervenues sur les corps colonisés et racisés.» La prostitution est organisée pour que les colons, loin de leur épouse, puissent y avoir recours. «Une semaine après la conquête d’Alger, précise l’historienne Christelle Taraud, la France réglemente la prostitution pour mettre en place un marché du sexe.» Et lors des décolonisations, les violences sexuelles se déchaînent.

Clos par une postface de la romancière Leïla Slimani («Sans cesse, nous nous demandons qui nous sommes, écrit-elle. Nos sociétés occidentales sont obsédées par les questionnements identitaires. Mais nous devrions plutôt nous demander qui est l’Autre»), le livre n’est pas un exercice de flagellation, de «repentance», mais bien la volonté scientifique de raconter une autre histoire coloniale, celle de l’imaginaire et des fantasmes, appuyée sur un outil puissant, l’image.

Généalogie

L’imaginaire érotico-violent, très largement diffusé dans les magazines ou au cinéma, ne s’est pas évaporé au jour des indépendances. Scandale Oxfam en 2018, agressions sexuelles de Cologne au nouvel an 2016, et plus largement débat sur le port du voile ou sur le rapport des pays du Sud face à l’homosexualité : «Toutes les grandes polémiques qui fracturent nos sociétés, en France, mais aussi aux Etats-Unis ou aux Caraïbes, sont liées à la sexualité», estime Christelle Taraud. De fait, le livre trace un fil, une généalogie, entre la «Tonkinoise» et la prostituée thaïlandaise, prisée du touriste sexuel du XXIe siècle, entre la Mauresque et le garçon arabe du porno gay contemporain. «Dire que notre présent post-colonial n’est que la reproduction de l’époque coloniale est d’une absurdité totale, prévient Nicolas Bancel. Mais le tourisme sexuel ou la crainte du métissage des xénophobes, héritière de l’imagerie autour du rapt des femmes blanches par les indigènes, en sont des traces.»

Mais pour démontrer ces faits, fallait-il montrer ces images - et en montrer tant ? Dès l’introduction de l’ouvrage, les auteurs justifient leur choix : «Nous pensons qu’il est impossible de déconstruire ce qui a été si minutieusement et si massivement fabriqué pendant près de six siècles, sans montrer "les objets du délit".» L’historien Nicolas Bancel, coordinateur du livre, en témoigne : «La question a donné lieu à des discussions interminables entre nous.» Des auteurs pressentis pour participer au projet l’ont décliné, pour cette raison, comme l’historienne Ann Laura Stoler. Les images pédophiles, trouvées en nombre, ont été éliminées du corpus. Chaque illustration a été enchâssée dans des textes scientifiques charpentés. Christelle Taraud a fait un casus belli de la couverture, pas question d’y exposer une femme nue : «Le débat de "montrer ou non" est une question qui traverse les féministes, comme les universitaires qui travaillent sur la prostitution ou la pornographie. Une école "prohibitionniste" pense qu’on ne devrait plus jamais montrer ces images humiliantes. Un autre courant, dont je suis, estime que la domination visuelle participe largement de la domination globale, et qu’on ne peut déconstruire sans dévoiler.»

Françoise Vergès, qui a participé au livre, avoue pourtant qu’elle n’est «pas toujours pour la reproduction de ce genre d’images». «Elles peuvent continuer à nourrir des fantasmes ou blesser les personnes qui s’y identifient ou qui y sont identifiées, explique-t-elle. Les femmes et les hommes racisés mis en scène n’ont pas de voix, ils restent des images silencieuses.»La politologue pointe aussi cette question : «Si un collectif de femmes racisées avait constitué ce corpus, il aurait été différent. Mais celui de Sexe, race et colonies existe, il permet de poursuivre le travail critique.» Par cette publication hors norme, les auteurs, tous chercheurs, veulent aussi donner les clés à un public plus large pour «décoloniser les imaginaires». Et montrer le politique au cœur du fantasme.

Sonya Faure

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