Dans les coulisses du "Fashion Freak Show" de Jean Paul Gaultier
Jean Paul Gaultier ne fait plus partie des habitués de la Fashion Week de Paris depuis plusieurs années – mais il fait aujourd’hui son grand retour dans la Ville lumière avec un spectacle théâtral débridé aux légendaires Folies Bergère. Vogue a rencontré le designer pendant les derniers préparatifs de son show excentrique et non-conformiste
Jean Paul Gaultier est confronté à un problème que peu d’autres designers rencontrent : son travail est si connu que les références et plagiats involontaires sont très fréquents. De ses flacons de parfum en forme de buste, aux corsets à bonnets pointus, ses pièces maîtresses font désormais partie d’un langage visuel mondial – une sorte de répertoire post-moderne.
Quand on lui parle de ces hommages accidentels, il sourit. "Eh bien, c’est un compliment, non ?", répond-il en accueillant Vogue dans ses ateliers au cœur de Strasbourg-Saint-Denis. Sa réaction résume parfaitement sa personne : les pieds sur terre, attentif, mais léger et joyeux. Une philosophie au cœur de tout ce qu’il touche – y compris les costumes de son spectacle Fashion Freak Show qu’il s’apprête à nous dévoiler. A mi-chemin entre la revue et le défilé de mode, ce spectacle autobiographique et tapageur sera ouvert au public à partir du 2 octobre au légendaire théâtre des Folies Bergère. Alors que nous pénétrons dans cet espace industriel, une voix aigüe résonne dans la pièce : "Jean Paul ! Tu m’as prise pour un cintre, ou je rêve ?" Cette voix, c’est celle d’Anna Cleveland, runway model et fille de la célèbre Pat Cleveland, qui fait partie du cast très diversifié du spectacle. Elle émerge de derrière un paravent de manière théâtrale, vêtue d’une robe de soirée à sequins bleu électrique, avec une traîne si longue qu’elle repose sur son propre cintre, qui fait partie intégrante du look. Ils éclatent de rire tous les deux. En fin de compte, c’est ça Gaultier : un design qui ne se prend pas au sérieux, mais sérieusement bien coupé. "Je n’ai jamais été très mode solennelle et orthodoxe, et ce n’est pas maintenant que je vais m’y mettre… Je ne veux pas que mes spectacles soient accueillis avec une larme d’émotion, mais avec un petit rire ou un sourire."
Il y a aujourd’hui 42 ans, Gaultier créait une onde de choc dans l’univers de la mode, en présentant des vêtements haute couture en paille et en donnant une touche punk au chic français – sans oublier ses défilés d’hommes en jupe et ses références décomplexées au bondage. Si cette provocation a choqué, elle ne cherchait en aucun cas à contrarier, ce qui lui a valu le surnom d’enfant terrible de la mode. "J’ai toujours aimé les gens bizarres, ceux qui sortent du lot mais qui sont en fait tout aussi beaux – avec une esthétique mixte, des contrastes harmonieux. J’aime l’idée d’un bad boy qui séduit une duchesse", raconte-t-il pour résumer sa vision utopique qu’il a injectée sur les podiums, mais aussi dans la musique (pour la tournée Blond Ambition de Madonna) et dans le cinéma (en créant les costumes du Cinquième Elément de Luc Besson). C’est désormais sur une autre scène qu’il l’emmène, celle des Folies Bergère, la célèbre salle de cabaret où sont passés Joséphine Baker et Charlie Chaplin, et bien d’autres performeurs affriolants. Gaultier a toujours rêvé de s’y produire, et son show s’annonce tout aussi original que la réputation de l’illustre théâtre.
Son spectacle prend la forme d’une rétrospective de la vie du designer : souvenirs personnels, anecdotes pop, vie amoureuse, et amitiés, représentés par des éléments emblématiques revisités de son travail. Epiphanies et traumatismes d’enfance sont également au programme. Son nounours – première muse de Gaultier – fera une apparition (sous une forme encore inconnue) : enfant, il avait opéré sa peluche pour lui greffer des seins coniques, qui obtiendront plus tard le statut d’icones sur le corset de Madonna. Son ancien instituteur est également représenté, sous la forme de gribouillis de costumes qu’on lui confisquait et collait dans le dos pour lui donner une leçon (qui a eu l’effet opposé sur ses camarades de classe).
Chapitre suivant : sa jeunesse déjantée dans les années 1970 au Palace, et sa découverte du punk chic à Londres ; mais aussi le regretté Francis Menuge (décédé du sida dans les années 1990), son partenaire dans la vie comme au travail, qui a joué un rôle essentiel en donnant à Gaultier l’assurance et les conseils stratégiques dont il avait besoin pour lancer sa ligne. Chaque scène fait le récit d’une époque autant que de son histoire personnelle.
Et ce récit est porté par les vêtements eux-mêmes. "Les vêtements ont le pouvoir de déclencher des souvenirs tout autant que de vraies questions. Ils ont une place centrale dans ce projet." Retravaillés pour s’adapter à la scène, être plus confortables et gagner en théâtralité, ses pièces signatures seront toutes au rendez-vous, plus expressives que jamais : les boudins utilisés pour accentuer les hanches, les épaules et d’autres parties du corps, les costumes de marins, les tenues tendance SM, et bien sûr le menswear qui bouleverse les notions de genre
"J’ai toujours aimé l’idée que, comme les gens, les choses pouvaient avoir une seconde vie ou une deuxième interprétation, une beauté soudaine", explique-t-il au sujet des canettes transformées en bracelets, ou des robes faites en sacs poubelle, pour un résultat très pop’art. "Comme un enfant qui n’a pas encore été conditionné par le jugement de la société et qui ne voit pas de différences entre les choses." Cette vision sans limites a marqué l’ensemble de sa carrière : il a régulièrement choqué le Paris intello en collaborant aussi bien avec Hermès que Coca-Cola Light, ou en faisant défiler des femmes inattendues, comme Björk ou Nabilla.
Et aujourd’hui, son cast ne fait pas exception à la règle, et met en avant des personnes de toutes les tailles, toutes les formes, et tous les talents : le mannequin Anna Cleveland, la diva du cinéma d’art et d’essai Rossy de Palma, Demi Mondaine, une chanteuse que Gaultier a repérée dans The Voice – sans oublier une flopée de strippers et contorsionnistes.
En backstage, Gaultier a fait équipe avec la réalisatrice Tonie Marshall et le compositeur Nile Rodgers pour créer un divertissement authentique et décadent. "C’est ce que les gens veulent. Je me souviens qu’un jour dans les années 90, un inconnu m’a arrêté dans la rue pour me complimenter sur l’un de mes défilés qu’il avait vu à la télé. Il m’a dit : "Le décor ! Les lumières ! C’était incroyable !", et je me suis dit "Les gens veulent juste assister à un bon spectacle."
Et à l’instar du pop’art, son spectacle soulève des questions sur la société qui l’entoure : la première du show destinée à la presse aura lieu en plein milieu de la Fashion Week de Paris, un calendrier dont Gaultier est absent depuis la fermeture de sa ligne de prêt-à-porter en 2014.
Faut-il y voir un message demandant à l’industrie de ralentir ? En tout cas, c’est ce qu’a fait Anna Cleveland : bien qu’elle ait été un top permanent de la Fashion Week par le passé, elle a décliné toutes les offres pour se consacrer entièrement à son rôle au cours des six prochains mois. "C’est un geste d’amitié extrêmement touchant, ce qui est une chose rare", commente le couturier.
Quant à Cleveland, son rôle – Joséphine Baker – est particulièrement touchant : "ma grand-tante était en fait la prof de catéchisme de Joséphine, et elle l’a poussée à tenter sa chance en tant qu’artiste… Elle m’a toujours inspirée", dit-elle, en ajoutant que les murs de sa chambre d’enfant étaient recouverts de posters de la star. Aujourd’hui, "Jean Paul met en valeur une certaine forme de beauté qui nous inspire et ouvre nos horizons." Un message sur le pouvoir de la visibilité qui semble être approuvé par l’équipe entière :
"Nous poursuivons sur la lancée de ce qu’il a toujours cherché à faire : transformer les différences en beauté et célébrer l’individu", explique Raphael Cioffi, scénariste humoristique connu pour ses sketchs à la télé, et qui a écrit le script de la performance. Ce spectacle, qui mélange les genres, "est à l’image de la mode originale et irrévérencieuse : créative, sincère, et surtout, divertissante."
Le Fashion Freak Show de Jean Paul Gaultier, aux Folies Bergère du 2 octobre au 30 décembre 2018
LES COQUETTES - vu ce soir
LES COQUETTES
Juliette Faucon, Lola Cès, Marie Facundo
Mise en scène : Les Coquettes
Les Coquettes, c’est bien plus qu’un phénomène… c’est un show unique et moderne, c’est plus que de la musique, plus que de l’humour. Ces trois filles là vont vous mettre K.O. Une présence scénique incroyable, des textes drôles, osés dans lesquels tout le monde se reconnait avec délice.
Elle se moquent d’elles même pour mieux envoyer valser les clichés, flinguent les relous à coups de syncopes féministes et se jouent des conventions pour mieux en rire.
Laissez-vous porter par leurs voix, leurs énergies et partez avec elles à la coquette du monde.
Le saviez-vous ?
Elle reviennent tout juste d’une tournée de plus de cent dates. Après avoir enflammé l’Olympia la saison dernière, elles sont de retour à Paris pour les soixante dernières représentations de leur spectacle.
« Elles enchantent le public » Elle
« Moderne. Culotté. Glamour. » Le Monde
« La salle est debout, courez-y » Le Parisien
« Notre coup de cœur » Le Figaro
« De l’énergie, du pep’s, la salle est debout » Sortir à Paris
« Courez voir ce spectacle vif et décalé » Le Parisien mag
« Une énergie folle. Elles nous font rire aux éclats ! » Version Femina
« Une bulle de fantaisie qui fait du bien. Formidable » Europe 1
« Détonnant, décomplexé, les coquettes sont chouettes » RTL
« On aime ces trois divas drôles et culottées » LCI
Vème République
C'était il y a 60 ans : les Français approuvaient par référendum une nouvelle Constitution, ouvrant la voie à une Vème République #histoire pic.twitter.com/eMiMMsP1pd
— Ina.fr (@Inafr_officiel) 28 septembre 2018
"Plaza Fashion Spirit" au Plaza-Athénée
C’est l’exposition à voir pendant la Fashion Week de Paris. Jusqu'au 14 novembre l’Hôtel Plaza Athénée mettra à l'honneur, dans son écrin prestigieux, les oeuvres de neuf artistes comme le photographe français Thierry Le Gouès, qui a immortalisé Linda Evangelista pour Thierry Mugler, l’artiste Fabien Mara, qui fait la part belle aux icônes de mode comme Carla Bruni chez Balmain, Yves Saint Laurent ou encore Karen Mulder. Il y aura aussi des clichés vintage des Fifties et Sixties, dont un portrait deBrigitte Bardot place François Ier. Une exposition à ne pas manquer, entre deux défilés, pour tous les férus de mode.
Plaza Fashion Spirit, du 22 septembre au 14 novembre 2018, Hôtel Plaza Athénée, 25 Avenue Montaigne, 75008 Paris
Freak interview : on a mis Jean Paul Gaultier sur le divan
Une fois n'est pas couture, Jean Paul Gaultier délaisse les podiums et signe son tout premier spectacle : Fashion Freak Show
Photo : PETER LINDBERGH
Par Houssine Bouchama
On aurait pu faire une introduction à la Loïc Prigent. Parler de ses nouvelles collections, de son prochain défilé, de l’héritage maousse qu'il a laissé à ses contemporains. Sauf que non : une fois n’est pas couture, à 66 ans, le grand Jean Paul Gaultier délaisse les podiums pour les planches et signe son tout premier spectacle : Fashion Freak Show. Un mélange de « glamour, d’exubérance, de folie ». Bref, tout ce qui fait l’esprit Gaultier. Alors oui, la mode y gravite en permanence. Il y est question de sa vie et des différentes étapes qui la composent avec un auto-regard à la Roland Barthes. Le freak et le fun en plus. Les traits tirés – « faire un spectacle c’est l’équivalent de dix défilés à la fois » – le ton affable et la motivation pleine – « c’est un risque, un nouveau moteur » – , le bonhomme nous ouvre les portes de son salon au milieu d’un barnum réunissant ses créations mythiques. L’occasion de parler dudit spectacle. Et de le mettre sur le divan. Littéralement.
Vous parlez d’un genre qui est à ma connaissance inédit, « entre revue et spectacle de mode. » Concrètement, à quoi doit-on s’attendre ?
Je raconte mon histoire avec toutes les époques importantes de ma vie, toutes les étapes qui ont fait que j’en suis arrivé là. Il y aura des personnages qui ont beaucoup compté comme mon ours, le premier transgenre que j’habillais quand j’étais gamin, ma grand-mère ou encore Micheline Presles qui a été ma muse avec Falbalas, le film de Jacques Becker. Mais aussi tout un tas de femmes et d’hommes qui ont compté dans mon parcours.
Cette histoire on va la raconter avec de la vidéo (Madonna fait une apparition), de la danse, de la chorégraphie et avec l’aide d’acteurs et de mannequins. Et préparez-vous également à entendre pas mal de musique. Comme Nils Rodgers qui a accepté – et c’est fantastique – d’adapter deux morceaux pour le show, dont une création chantée par Catherine Ringer. Le tout avec ce qui fait "l’esprit Gaultier" : le glamour, l’exubérance, la folie… Et bien entendu, plus de 200 créations et transformations imaginées pour l’occasion.
La façon dont vous présentez votre show, ça me rappelle un peu le spectacle qui vous a beaucoup marqué en 1976 à Londres... The Rocky Horror Picture Show.
Définitivement. Mais c’était Londres dans son ensemble qui m’a beaucoup marqué et inspiré. Il y avait une sorte de liberté qui arrivait en même temps qu’émergeait le mouvement punk. Concernant le spectacle, je l’ai vu en revenant des Philippines, où je bossais pour Pierre Cardin. C’est son affiche qui m’a séduite ! Je ne connaissais rien du Show, mais elle m’a fait saliver : les lèvres, le rouge qui coulait comme du sang sur un fond noir… C’était très beau et très graphique. Et j’ai pas été déçu. C’était de l’humour anglais, poussé à l’extrême, avec une sorte de travesti joué par Tim Curry, un acteur incroyable de la Royal Shakespeare Compagny. Il était absolument fabuleux avec ce mélange très masculin et très viril, décadent.
Tout le show ne ressemblera pas à ça mais il y aura effectivement un passage à Londres avec toutes ces rock stars des années 70. Surtout Bowie, ce caméléon total qui m’a beaucoup influencé, avec sa part de féminité. Quand j’ai fait mon premier défilé homme, j’ai fait l’homme-objet : c’était le résultat de tout ça.
Il n’est pas question que de mode dans votre spectacle. Vous évoquez des sujets comme le sida ou la chirurgie esthétique par exemple… Mais toujours de façon joyeuse.
Parce que je pense que tout ça n’est qu’une fête en réalité. Bon le sida, évidemment que non. Mais pour le reste… La chirurgie esthétique, par exemple, a fait de très belles choses en ce qui concerne la chirurgie réparatrice. Et dans un sens, ce n’est qu’une extension et une exagération de la société qui évolue : ça existe depuis les années 30, même Sarah Bernhardt y avait droit. Si on y réfléchit, le fait de vouloir changer de visage et de se transformer, c’est du domaine du spectacle. En fin de compte aujourd’hui, tout le monde fait du spectacle. C’était ça l’idée. Mais attention je ne suis ni journaliste ni écrivain. J’ai été aidé par des gens qui ont su exprimer et retranscrire mes idées et ma parole mieux que moi…
Dans la création justement, quels sont les similitudes avec la mode ? Je veux dire, il y a dans vos défilés tout un travail scénographique comme dans un spectacle théâtral. Tout un travail sur les habits. Et je dirais même, tout un travail pour donner vie à des personnages. Je vous cite : « Habiller quelqu’un c’est lui donner vie » Finalement, faire un défilé et faire un spectacle c’est un peu la même chose ?
Complètement ! Et j’ai toujours vu le défilé comme un spectacle de mode, en accordant beaucoup d’importance à la mise en scène. Et ce depuis que je suis gamin : à 9 ans, j’ai vu une revue des Folies Bergère diffusée à la télévision. Ça a été un choc et je me suis dit : "je veux faire des costumes", notamment pour mon ours que j’habillais avec des plumes sur la tête et les fesses. Idem avec Falbalas, qui parlait d’une maison de couture et qui m’a beaucoup marqué. Mais du coup je n’ai jamais été attiré par la mode sur cintre, vous voyez ? Ça a toujours été un défilé, avec une héroïne et une mise en scène.
C’est pour ça que quand j’ai imaginé mon premier défilé, naturellement, j’ai pensé à la mise en scène en choisissant moi-même des mannequins ou des non-mannequins qui sortiraient de leur rôle conventionnel marqué par les postures clichées. Je voulais montrer des femmes plus fortes, notamment dans la manière de bouger. Comme avec Anna Pavlovski, Farida Khelfa et Inès de la Fressange. Les gens critiquaient à l’époque en disant que ça ne faisait pas sérieux. Mais je le faisais avec beaucoup d’amusement et d’amour.
Mais il y a quand même une écriture qui est différente quand on touche au spectacle…
Disons que j’ai pensé en termes de tableaux, c'était très visuel. C’est ma seule façon d’écrire, je ne sais rien faire d’autre. J'imagine des images, des photos, une réalité, des décors, des costumes, des lumières... Tout ça, je sais le manipuler. Pour le reste, toute l’équipe dont le metteur en scène, Tonie Marshall, m’a beaucoup aidée.
Justement, pourquoi l’avoir choisi ? Là encore, est-ce un clin d’œil à Falbalas, dans lequel joue Micheline Presle, la mère de Tonie Marshall ?
On a déjà travaillé ensemble pour Les falbalas de Jean Paul Gaultier en 2005. Et puis franchement, Tonie elle est comme une membre de ma famille, on s’adore. Je travaille également avec Micheline Presles qui joue le rôle de ma grand-mère. Je l’ai rencontré il y a de ça 25 ans, dans un restaurant, et je lui avait dit : "madame, c’est grâce à vous que je fais ce métier."
Simone Signoret disait que parfois les choses sonnent comme des évidences. C’est ma grand-mère qui m’a fait découvir Falbalas. Inconsciemment je me suis dit que son rôle devait être jouée par ma muse. Comme inconsciemment, je savais que ça devait se passer aux Folies Bergères, c’était un clin d’œil à mon moi enfant, comme une évidence.
Vous êtes très nostalgique…
Je crois que tout le monde voit la nostalgie comme quelque chose de mauvais. Mais ça dépend quel sens on lui donne. Moi, c’est quelque chose avec lequel je me porte très bien. J’entendais dire la dernière fois "oui mais il est resté centré sur l’enfance." Je ne suis pas centré sur l’enfance, je prolonge -peut-être sans m’en rendre compte- mon enfance, mais en étant bien ancré dans le monde d’aujourd’hui. C’est aussi pour ça que j’ai choisi un métier de mode : avoir des fondations, aimer aujourd’hui tout en pensant à demain.
Pour finir, si ce spectacle était un parfum, il aurait quel odeur ?
Le soufre ! (rires)
Aux yeux des femmes, 6 femmes photographes pour Marie Claire
A l’occasion de la Fashion Week, le grand temps fort mode de la rentrée, le mensuel Marie Claire et la Ville de Paris proposent une exposition inédite jusqu'au 6 octobre. Dans le salon des Tapisseries, au cœur de l’Hôtel de Ville, découvrez soixante ans d’images de mode sous l’œil de six grandes signatures féminines du monde de la photographie.
UNE RÉTROSPECTIVE MODE DE 1960 À 2018
Parce que les images de mode racontent autant le vêtement que l’évolution des femmes dans notre société, Marie Claire et la Mairie de Paris ont choisi la Fashion Week pour célébrer six grandes photographes de mode qui ont collaboré avec le magazine. Pendant plus de soixante ans, ces photographes ont marqué plusieurs générations de lectrices en témoignant de leur époque et véhiculant le parti pris mode de Marie Claire. De Sarah Moon à Elina Kechicheva en passant par Marianne Chemetov, Betina du Toit, Sacha van Dorssen et Françoise Huguier, « Aux yeux des femmes » rend hommage à ces femmes qui ont fait le style de Marie Claire, libre et puissant par sa simplicité et sa vérité.
SOUS L’OBJECTIF DE SIX FEMMES PHOTOGRAPHES
La scénographie à la fois inspirante et étonnante a été orchestrée par Olivier Gabet, directeur du Musée des Arts Décoratifs et commissaire de l’exposition, avec l’appui de Constance Guisset, designer française. Les photographies présentées saisissent autant des portraits de femmes que des moments de mode. L’exposition revient sur les instants symboliques qu’elles ont vécus avec Marie Claire et qui les ont marquées. Toutes différentes, mais toutes animées par le même désir de poser leur regard sur cette interprétation particulière de la femme et de la mode
Aujourd'hui sortie de l'album de Mylène Farmer
Désobéissance est le 11e album studio de la chanteuse Mylène Farmer sorti le 28 septembre 2018. Il s'agit de son premier album publié chez Sony Music, après avoir sorti ses albums précédents chez Universal. Pascal Nègre avait annoncé dès le 27 août 2018 la date de la sortie de l'album. Cet album marque le retour de Mylène Farmer à la chanson suite à son dernier album Interstellaires sorti en 2015 chez Universal et Interscope et son rôle dans le film Ghostland de Pascal Laugier (qui lui avait réalisé le clip de City of Love)


































