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Jours tranquilles à Paris

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30 juillet 2018

Le patron du « New York Times » dénonce la « rhétorique anti-presse » de Donald Trump

Le président américain a révélé avoir discuté des « fausses informations » avec le directeur du quotidien new-yorkais. M. Sulzberger a fait valoir son inquiétude en retour.

Il ne devait sûrement pas s’y attendre, mais Donald Trump l’a contraint à prendre la parole et à assumer. Le patron du prestigieux quotidien américain New York Times a révélé, dimanche 29 juillet, avoir vigoureusement mis en garde Donald Trump sur ses attaques répétées contre la presse lors d’une rencontre à la Maison Blanche, qualifiant son discours sur les « fake news » de « dangereux et nuisible ».

C’est le président américain lui-même qui avait révélé, un peu plus tôt dans un tweet, avoir discuté de fausses informations avec Arthur Gregg Sulzberger, directeur de la publication du New York Times, que M. Trump prend régulièrement pour cible de ses critiques.

« Nous avons passé beaucoup de temps à parler de la quantité de Fake News qui sont publiées par les médias et comment ces Fake News se sont métamorphosées en une phrase, “Ennemi du peuple”. Triste ! »
Donald Trump qualifie régulièrement de « fake news » (fausses informations) les médias généralistes américains qui, pour la plupart, se montrent très critiques sur sa présidence. Ce tweet a conduit M. Sulzberger à publier un communiqué sur cette rencontre, qui était supposée rester confidentielle, comme toutes les réunions que les dirigeants des grands médias américains ont régulièrement avec les responsables du gouvernement.

Des attaques « dangereuses et nuisibles »

Le patron de 37 ans a précisé avoir rencontré le président septuagénaire le 20 juillet, à la demande de la Maison Blanche, accompagné du responsable des éditoriaux du journal, James Bennet. Il a ajouté avoir décidé de répondre publiquement au tweet de M. Trump, en se basant sur les notes détaillées prises par James Bennet et lui-même, après la façon dont le président américain a évoqué leur conversation.

« Mon objectif principal en acceptant cette rencontre était de soulever mes inquiétudes au sujet de la rhétorique anti-presse extrêmement troublante du président », a expliqué celui qui a succédé début 2018 à son père, Arthur Ochs Sulzberger, comme directeur de la publication du Times. « J’ai dit franchement au président que je pensais que son discours n’était pas seulement facteur de division mais qu’il était de plus en plus dangereux », a-t-il ajouté dans ce communiqué.

« Je lui ai dit que bien que l’expression “fake news” soit fausse et nuisible, j’étais beaucoup plus préoccupé par sa façon de caractériser les journalistes comme des “ennemis du peuple”. »
« Je l’ai prévenu que ce langage incendiaire contribuait à une augmentation des menaces contre les journalistes et allait inciter à la violence », a poursuivi le patron du Times, précisant avoir insisté sur le fait que « c’est particulièrement vrai à l’étranger ». « La rhétorique du président est utilisée par certains régimes pour justifier des répressions d’ampleur contre les journalistes », a-t-il encore dénoncé.

« Je l’ai imploré de revenir sur ses vastes attaques contre le journalisme, que je pense être dangereuses et nuisibles pour notre pays », a ajouté M. Sulzberger, tout en précisant que le président américain avait bien sûr le droit, comme ses prédécesseurs, de critiquer la façon dont la presse relate son action.

Les diatribes habituelles de Trump contre la presse

Le New York Times fait partie des médias les plus souvent attaqués par Donald Trump, avec notamment la chaîne CNN et le Washington Post, propriété du patron d’Amazon, Jeff Bezos. Le président américain l’a qualifié de « défaillant et corrompu », « quasi-lobbyiste » et « partial », ou encore de « vraiment l’un des pires journaux », ayant « la plus imprécise couverture ».

Les diatribes contre la presse font partie du cocktail idéologique de Donald Trump, qui cherche à décrire des élites, dont la presse, éloignées des préoccupations du pays. Une polémique a opposé la semaine dernière CNN à la présidence américaine, qui avait refusé à l’une de ses journalistes l’accès à la Maison Blanche pour une conférence de presse du président américain et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Le New York Times occupe cependant une place à part pour Donald Trump. Né à New York, ville où il a construit son succès dans les affaires, c’est probablement le journal qu’il connaît le mieux. C’est à lui aussi qu’il avait accordé l’une de ses premières grandes interviews peu après son élection.

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29 juillet 2018

Au Cent Quatre - dernier jour

FRAGMENTS URBAINS

Première exposition monographique

DERNIER JOUR

jusqu'au 29.07.2018

avec la Galerie Danysz

À la fois discrètes et frappantes, souvent gigantesques, les œuvres de Vhils représentent des visages anonymes, creusés dans différents matériaux ou à même les murs. Désormais connu et exposé à travers le monde, l'artiste portugais fait escale au CENTQUATRE. L'occasion pour cet explorateur urbain de présenter au public parisien une vue d'ensemble de son travail, mais aussi d'aller une nouvelle fois à la rencontre d'une ville et de ses habitants.

29 juillet 2018

Arrivée du Tour de France cet après-midi sur les Champs Elysées

tour de france

29 juillet 2018

Extrait d'un shooting - nu

sexy

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29 juillet 2018

Laetitia Casta et Gigi Hadid, stars du 46ème calendrier Pirelli

Cette année, l’iconique calendrier Pirelli réunit un casting impressionnant devant l'objectif du photographe écossais Albert Watson. Parmi les quatre personnalités à l’honneur, l’actrice française Laetitia Casta et le mannequin Gigi Hadid.

C’est un casting cinq étoiles que le calendrier Pirelli a réuni pour sa 46ème édition. Immortalisées par le photographe écossais Albert Watson, deux générations de top-modèles se disputeront pour 2019 les pages mensuelles du très glamour «Cal». Ainsi, on retrouvera d’un côté la star des podiums en 1990, Laetitia Casta, dans le rôle d’une artiste-peintre qui vit à Miami avec son petit ami, interprété par le danseur étoile Sergei Polunin. De l’autre, la jolie Gigi Hadid, mannequin phare de ces dernières années, se glissera dans la peau d'une femme fortunée mais malheureuse, résidant à New York et inséparable de son meilleur ami, joué par le créateur de mode Alexander Wang. Aux côtés de ces deux jolies muses, on découvrira également plusieurs clichés mettant en scène la danseuse Misty Copeland et l’actrice Julia Garner.

gigi et laetitia

watson

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29 juillet 2018

Raffaele Simone : « Le président ne donne pas l’impression d’aimer le peuple »

Par Raffaele Simone, Professeur de linguistique, essayiste

L’affaire Benalla montre qu’il était imprudent pour Emmanuel Macron de se présenter en champion du « nouveau monde », mais aussi que les instances démocratiques fonctionnent, estime l’essayiste italien dans une tribune au « Monde »

Bien qu’elle semble constituer un épisode isolé, l’affaire Benalla, qui devient de plus en plus l’affaire Macron, suscite diverses réflexions sur le modèle démocratique et sur le contrôle du pouvoir. Les faits principaux sont assez simples : un jeune homme, jusque-là inconnu, œuvre comme « conseiller en sécurité » du président de la République sans avoir reçu – semble-t-il – de formation spécifique. Il escorte et accompagne le chef de l’Etat en toutes circonstances.

En échange de ce service, il obtient avec une rapidité incroyable des privilèges féodaux : un grade militaire disproportionné (il est fait lieutenant-colonel à l’âge de 26 ans), un appartement de fonction dépendant du palais de l’Elysée, un salaire important, une voiture avec chauffeur et… les insignes de la police (usurpés, puisqu’il n’est pas policier). Il les endosse pour s’adonner à une sorte de hobby sinistre : se déguiser en agent et cogner, à loisir, des manifestants du 1er-Mai.

Or, cette montagne d’abus n’a pas été découverte par le président, que cet homme accompagne pourtant partout, à un mètre de distance, et qui ne peut donc pas ne pas le connaître. C’est Le Monde qui a révélé l’affaire, le mercredi 18 juillet, en réunissant des preuves accablantes.

L’opposition s’insurge. Le président, en revanche, attend le 20 juillet pour licencier le jeune homme et se contente d’annoncer, dans un premier temps, que « les coupables seront punis ». Quand il se décide enfin à parler, il commet une erreur monumentale : il introduit, dans le discours public, la question explosive des préférences sexuelles du chef de l’Etat, laissant ainsi libre cours à une discussion dont la conclusion est imprévisible. Comme si cela ne suffisait pas, il défie l’opinion publique (« qu’ils viennent me chercher ! »).

Promesses imprudentes

Les deux enquêtes en cours (parlementaire et judiciaire) apporteront d’autres éléments à cette ténébreuse affaire et tenteront de démêler qui est coupable et de quoi, bien qu’il ne soit pas facile de faire toute la lumière sur les affaires impliquant l’élite du pouvoir.

Mais,  sur ce dossier, on peut d’ores et déjà tirer certaines leçons politiques d’ensemble. Demandons-nous, tout d’abord, ce que valent réellement les promesses de renouveau en politique. En arrivant au pouvoir, M. Macron avait promis aux Français rien de moins qu’un « nouveau monde », jurant qu’il assumerait totalement la « verticalité » du pouvoir tout en pratiquant l’« horizontalité » qu’exige le contact avec le peuple. Comme ces paroles se sont révélées malheureuses ! En politique, promettre un « nouveau monde » est imprudent, et peut-être même impossible, tout comme promettre un contact réel avec le peuple.

« DEMANDONS-NOUS CE QUE VALENT RÉELLEMENT LES PROMESSES DE RENOUVEAU EN POLITIQUE »

Dans le style Macron, du reste, l’horizontalité et le contact avec le peuple sont seulement mis en scène. Le président ne donne pas vraiment l’impression d’aimer le peuple, mais plutôt de tenir au petit cercle formé par ses adeptes qui lui permet de gouverner à sa manière, c’est-à-dire d’agir (comme l’a fait remarquer Le Monde du 21 juillet 2018) « en mode commando » : rapide, omniprésent et sans trop faire dans la dentelle. Aujourd’hui, on découvre que fait partie de ce commando un personnage à la « 007 » – obscur, masqué et insaisissable.

Moralité (leçon ou morale) numéro un : ne jamais faire confiance aux Savonarole et autres innovateurs radicaux en politique. Soit ils mentent, soit ils s’illusionnent.

Un prince et sa cour

Plus généralement, la démocratie, qui devrait être « le gouvernement du pouvoir public en public », selon les termes de Norberto Bobbio, comporte inévitablement une dimension, dont nous ignorons l’ampleur, d’obscurité et d’arcana imperii. Certains sont incontournables : il est impossible, par exemple, de révéler publiquement ce que Poutine et Trump se sont dit lors d’un de leurs entretiens. La teneur de certains échanges doit demeurer secrète.

« IL FAUT SE MÉFIER DES THÉORICIENS DE LA DÉMOCRATIE DIRECTE, SURTOUT DANS UNE ÉPOQUE D’ANTIPOLITIQUE »

D’autres arcanes, en revanche, découlent du fait qu’il n’est pas de démocratie qui ne porte la trace d’un prince et de sa cour : « Le palais au centre de la cité, la couronne (…), la magnificence des habits, le cortège des nobles, l’escorte des gens en armes (…), les arcs de triomphe dressés sur son passage », comme l’écrit encore Bobbio. Bref, aucune démocratie n’est exempte d’un certain degré de mépris envers les gouvernés, que celui-ci vienne des gouvernants eux-mêmes ou du petit cercle de ceux qui les entourent (dans l’affaire Benalla, de « l’escorte des gens en armes »). Cela ne découle pas directement de la démocratie, mais plutôt du fait que celle-ci est nécessairement régie par des êtres humains.

Moralité numéro deux : il faut se méfier des théoriciens de la démocratie directe, surtout dans une époque d’antipolitique. Cette démocratie-là n’est qu’une chimère.

Pouvoir contre-démocratique

D’un autre côté, toutefois, l’affaire Benalla présente un aspect encourageant, parce qu’elle montre qu’existent réellement, malgré tout, des instances relevant de ce que Pierre Rosanvallon a appelé la « contre-démocratie ». Instances qui, en effet, veillent au bon fonctionnement des mécanismes démocratiques, guettent les erreurs et les excès et interviennent pour les dénoncer ou les corriger.

Dans ce cas, ce n’est certainement pas à la classe politique que l’on doit d’avoir su agir comme un pouvoir contre-démocratique pour dénoncer l’abus. Le président a tout passé sous silence, son ministre de l’intérieur [Gérard Collomb] n’ayant été mis au courant de rien, sans parler du préfet de police.

Tout cela est-il acceptable ? Evidemment non. Et cela l’est encore moins de la part d’un homme qui avait promis un monde nouveau. A l’origine de la dénonciation, on trouve un journal, pour lequel j’ai l’honneur d’écrire aujourd’hui.

J’en tirerai la troisième moralité générale : ne jamais croire que la fonction de contre-démocratie puisse être assurée par le monde politique. Elle ne dépend que des citoyens et des instruments dont ils disposent, au premier rang desquels les médias.

Linguiste et essayiste italien, Raffaele Simone a notamment publié « Si la démocratie fait faillite » (Gallimard, 2016), Prix du livre européen 2017.

Traduit de l’italien par Pauline Colonna d’Istria

29 juillet 2018

Gare Montparnasse...

montparnasse

Un train sur deux à la gare Montparnasse dimanche, à la suite d’un incendie

La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi. Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi.

Après un vendredi et samedi des plus éprouvants pour les voyageurs de passage par la gare Montparnasse, à Paris, il faudra encore s’armer de patience dimanche 29 juillet. Le trafic est très perturbé, à la suite d’un incendie, menant à un week-end difficile pour les voyageurs, en plein chassé-croisé estival.

Vendredi vers 11 h 30, un transformateur électrique de RTE à Issy-les-Moulineaux a pris feu, coupant l’alimentation des stations électriques de la SNCF, y compris de secours, en gare Montparnasse. Après une interruption totale en fin de matinée, le trafic a repris très partiellement en début d’après-midi avec trois trains au départ et trois trains à l’arrivée par heure gare Montparnasse.

29 juillet 2018

Festival Interceltique de Lorient - save the date

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29 juillet 2018

Plages. L’eau est meilleure en Bretagne qu’à Malaga

En Bretagne, l’eau de mer présente une température jusqu’à 3 degrés de plus par rapport à l’année dernière : l’été 2018 est exceptionnel.

Jusqu’à 3,5 degrés de plus dans le Morbihan par rapport à l’année dernière à la même époque. Steven Tual, de Météo Bretagne, constate : « Depuis trois semaines, on est très au-dessus de ce qu’on peut attendre à cette période de l’année ». Partout sur les côtes bretonnes, c’est un fait, la température de l’eau est inhabituellement élevée.

Des anomalies

La cause : un « blocage météo », explique Steven Tual : « Depuis plus d’un mois, on a un anticyclone sur les Açores, un autre sur la Scandinavie, et entre les deux de l’air chaud qui remonte ». Une situation très stationnaire qui a permis un réchauffement de la mer plus rapide et plus important que d’habitude, et des « anomalies » de températures à l’échelle de toute l’Europe.

Ainsi, dans la mer baltique, l’eau serait jusqu’à 8 degrés plus chaude par rapport aux normales. En Bretagne, les prévisions réalisées par Météo Bretagne, sur la base des modélisations du Shom et des images satellites, tablent sur des températures de 1 à 3.5 degrés de plus par rapport à l’an dernier.

L’eau plus fraîche en Andalousie que dans la rade de Brest

C’est dans le sud Bretagne qu’on relève l’écart le plus important. Jusqu’à 22 degrés à Belle-Île, à Lorient, 20 degrés à Concarneau. La rade de Brest est à 21 degrés, la baie des Trépassés à 19.

Sur les côtes du Léon, le Fromveur, ce courant froid qui longe la côte, tempère le réchauffement : l’eau monte au maximum à 16 ou 17 degrés, ce qui est déjà plus qu’habituellement. Et en baie de Saint-Brieuc, on monte largement à plus de 20 degrés.

Elle est bonne en Bretagne, un peu moins en Espagne. Cette situation atmosphérique qui bouge très peu n’avantage pas le sud de l’Espagne qui s’est retrouvé pris dans une succession de « gouttes froides » (de petites dépressions). Conséquence sur l’eau de mer : « En ce moment, en Andalousie, l’eau est plus fraîche que sur la côte des Mégalithes », s’amuse Steven Tual. Comptez 19 à 20 degrés dans la Méditerranée du côté de Malaga, quand la rade de Brest ou le golfe du Morbihan est à 21 !

Une situation exceptionnelle

La température de l’eau atteint-elle des records cette année ? Difficile de le dire, tempère Steven Tual. « Il y a très peu de bouées d’observation pour relever les températures. On se base sur des modélisations ». Des mesures par satellite permettent d’affiner les modèles, mais « on ne dispose pas d’assez de recul : il faut au moins 30 ans de relevés pour avoir des tendances significatives ».

Dans ces conditions, on ne peut peut-être pas parler de record, mais au moins d’une « situation pas classique ». Steven Tual a comparé ses prévisions avec celles de 2006, une année de canicule qui constitue une référence, et confirme : en 2018, l’eau est plus chaude qu’en 2006 à cette même période.

Ça continue ?

Et ce n’est pas fini : « On va avoir une petite parenthèse plus fraîche, mais la semaine prochaine sera à nouveau chaude et ensoleillée ». Les conditions sont réunies pour que la température de l’eau continue à monter.

29 juillet 2018

Affaire Benalla

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