Il faut sauver Noura Hussein Hamad
Dans une tribune au « Monde », plus de cent personnalités demandent un procès équitable pour la jeune Soudanaise condamnée à mort le 10 mai dans son pays pour avoir tué son mari alors que ce dernier tentait de la violer.
Noura Hussein Hamad, une jeune Soudanaise de 19 ans, a été condamnée à mort le 10 mai pour avoir tué son mari alors que ce dernier tentait de la violer. Son père l’avait forcée à épouser cet homme alors qu’elle avait 16 ans, la loi autorisant dans ce pays le mariage des enfants de plus de 10 ans.
Noura ayant refusé de consommer le mariage, son époux a invité deux de ses frères et un cousin pour l’aider à la violer. Le 2 mai 2017, les trois hommes ont tenu Noura tandis que son mari la violait. Le lendemain matin, il a essayé de la violer à nouveau, mais elle a réussi à s’échapper vers la cuisine où elle a attrapé un couteau. En se défendant, elle a blessé son agresseur, qui a succombé à ses blessures.
Noura s’est ensuite enfuie dans sa famille, mais son père l’a livrée à la police. Un rapport d’examen médical de la lutte avec son mari a indiqué qu’elle avait subi des blessures, y compris une morsure et des égratignures. Lors de son procès, en juillet 2017, le juge a appliqué une loi désuète qui ne reconnaissait pas le viol conjugal. Noura Hussein a été inculpée en vertu de la loi pénale (1991) et reconnue coupable de meurtre intentionnel le 29 avril au tribunal pénal central d’Omdurman.
Faire pression sur les autorités judiciaires su Soudan
Il reste quelques jours pour faire appel de son exécution, jusqu’au vendredi 25 mai. Il faut mobiliser de toute urgence la communauté internationale pour faire pression sur les autorités judiciaires soudanaises afin qu’elles annulent cette condamnation injuste et cruelle. La peine de mort a été abolie dans de très nombreux pays dans le monde.
Nous demandons : l’annulation de la condamnation à mort de Noura ; un nouveau procès équitable pour Noura, prenant en compte le caractère forcé du mariage d’une très jeune fille, le viol et la légitime défense, toutes circonstances éminemment atténuantes ; un processus judiciaire qui tienne compte des conventions internationales en vigueur ; la présence d’observateurs internationaux.
On compte parmi les signataires de cette tribune : Claudia Abate-Debat (fondatrice et directrice de la Fondation post conflit développement), Eliette Abécassis (écrivaine), Isabelle Alonso (écrivaine), Jocelyne Adriant (présidente du Collectif pour le lobby européen des femmes), Ghislaine Arabian (chef-cuisinier), Saphia Azzeddine (romancière et réalisatrice), Nicole Bacharan (politologue, historienne), Elisabeth Badinter (philosophe), Josyane Balasko (actrice, réalisatrice), Nathalie Baye (actrice), Aurore Bergé (députée LRM des Yvelines) Juliette Binoche (actrice), Jane Birkin (artiste), Dominique Blanc (actrice), Carole Bouquet (actrice), Alma Brami (écrivaine), Sophie Bramly (productrice, présidente du Collectif 52), Irina Brook (actrice et metteur en scène), Karen Brunon (artiste musicienne), Belinda Cannone (écrivaine), Dominique Cantien (productrice), Sérénade Chafik (co-porte-parole de l’association Les Dorines), Diagne Chanel (artiste plasticienne, présidente du Comité Soudan), Laurie Cholewa (animatrice télé et radio), Natalie Dessay (cantatrice), Anne Hidalgo (maire de Paris), Isabelle Huppert (actrice), Camelia Jordana (artiste interprète, comédienne), Beate Klarsfeld (cofondatrice de l’association des Fils et filles de déportés juifs de France), Caroline Madsac (vice-présidente du Collectif urgence Darfour), Mathilda May (actrice, auteure, metteur en scène), Dominique Méda (économiste), Nana Mouskouri (chanteuse), Marie N’Diaye (romancière), Charlotte Rampling (comédienne), Sonia Rolland (actrice, réalisatrice), Dominique Schnapper (sociologue, politologue et ancienne membre du Conseil constitutionnel), Anne Sinclair (journaliste), Leïla Slimani (romancière) et Karin Viard (comédienne).
24 mai 1968 à 20h00 - De Gaulle s'adresse aux Français et annonce un référendum
20 heures : le Président de la République, Charles de Gaulle, prend la parole et annonce un référendum. #LaBarricade #Mai68
— Ina.fr (@Inafr_officiel) 24 mai 2018
Vivez les dernières heures de #LaBarricade ! Une série de @brmasi produite par @TLHTV @Bachibouzouk__ @Ina.fr_officiel pic.twitter.com/6nAUWLZRBF
Au théâtre ce soir...
Un matin, la vie de Pauline bascule : son mari la quitte. Elle reçoit alors la visite d'un personnage aussi attirant qu'inquiétant : son chagrin. Il prend aussitôt ses fonctions et grimpe sur son dos pour l'enserrer comme une pieuvre. Mais comment se débarrasser de ce fardeau quotidien ? Pauline, par des initiatives plus farfelues les unes que les autres, va tenter d'en venir à bout.
Christine and the Queens
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— Christ̵i̵n̵e̵ ̵a̵n̵d̵ ̵t̵h̵e̵ ̵q̵u̵e̵e̵n̵s̵ (@QueensChristine) 24 mai 2018
JEAN-FRANÇOIS BAURET
ll aura fallu deux ans de travail pour réaliser un livre qui retrace pour la première fois l’ensemble du parcours de ce grand photographe, disparu en 2014, et considéré comme l’un des plus audacieux de son époque.
Cette monographie reproduisant ses meilleures photographies replace la vie et l’œuvre de Jean-François Bauret dans le contexte de la création photographique française de ces quarante dernières années.
Dans le bouillonnement de la fin des années soixante, il fit scandale bien malgré lui et contribua à changer les mentalités dans une société alors sclérosée. Il apporta un vent de liberté dans la publicité en faisant poser des hommes nus, des femmes enceintes, aussi bien que des gens ordinaires. Il fit le portrait de nombreuses figures de l’art, du spectacle et de la littérature comme Klaus Kinski, Dominique Sanda, Nathalie Baye, Michel Tournier ou Laurent Terzieff, auxquels il demandait de « lâcher prise ».
Dans son studio de la rue des Batignolles à Paris, il poursuivit toute sa vie une œuvre profonde et solitaire et il n’a cessé, en marge de ses commandes, de réaliser des portraits, d’entreprendre des recherches de plus en plus personnelles sur le corps et la nudité qui tendaient chez lui à se confondre, comme en témoignera le livre Portraits nus publié chez Contrejour en 1984. Celles-ci l’amèneront entre autres à développer plusieurs séries de prises de vue dans lesquelles il invitait ses sujets à se mettre en mouvement et à dessiner une forme de chorégraphie devant l’appareil, au lieu de poser de façon statique.
« Je préfère travailler en studio, car la relation à l’autre est beaucoup plus intime. La personne ne peut plus se rattacher à un décor. Elle est obligée de se livrer à l’objectif qui lui fait face, sans possibilité de fuite. Je préfère alors le regard dans l’appareil qui accentue la présence et la communication ».
Jean-François Bauret est né en 1932 à Paris
1955. Durant son service militaire à Chambéry, il rencontre l’artiste peintre Claude Allard, qu’il épousera l’année suivante. Elle deviendra sa muse et son assistante.
1957. S’installe avec sa famille à Fontenay Mauvoisin dans le même village que son père Jean Bauret, là il pratique brièvement la photographie sociale des villageois: mariages, communions, paysages environnants.
1960. Photos de mode pour le magazine Elle.
1962. Devant l’afflux de commandes, le couple décide d’aller vivre à Paris. Installation rue des Batignolles dans le 17ème arrondissement, et ouverture du studio photo dans la même rue.
1967. La photographie ventant les sous- vêtements masculins Sélimaille, met en scène un homme nu de profil sur un fond gris neutre. Cette photo bouleverse le monde de la publicité, c’est la première image publicitaire représentant un homme nu.
Plusieurs publications dans le magazine Zoom
1975. Parution aux éditions Balland du livre Portraits d’hommes nus et inconnus
1981. Premiers stages dans le cadre des Rencontres d’Arles suivis de nombreux autres qui eurent un énorme succès.
1984. Il publie Portraits Nus aux éditions Contrejour accompagné d’un texte de Gabriel Bauret suivit de Portraits d’habitants de la ville de Muret et Jumeaux & Jumelles en 2000.
2004. Exposition commanditée par la MEP et Françoise de Panafieu, pour le mois de la photo, Gens d’Ici, à la mairie du XVII à quelques pas de son studio, une série de portraits en couleurs sur les habitants de son quartier.
2014. Il décède le 2 janvier à Paris.
LA PRESSE
Portfolio J-F Bauret_Réponses Photo mai 2018
Textes de Gabriel Bauret, préface de Claude Nori
Avant-propos d’Anne de Stäel
Publication : avril 2018
Format : 24,5 x 31 cm
192 pages, reliée
ISBN: 979-10-90294-3-25
Prix : 45 euros
ACTUALITÉS
Exposition à la galerie Sit Down – PARIS
du 24 mai au 23 juin 2018
www.sitdown.fr
La une de Libération de demain matin
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— Libération (@libe) 23 mai 2018















