Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
22 mai 2018

Grève des fonctionnaires : les perturbations à prévoir ce mardi

A Paris, les leaders de la CGT, de Force ouvrière et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010.

Qu’importent les propos rassurants du secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, affirmant dans Libération, lundi 21 mai, que le gouvernement ne remettra pas en cause le statut des fonctionnaires, seulement « des ajustements, une modernisation ».

Pour les syndicats de fonctionnaires, la simplification du dialogue social, l’extension du recours aux contractuels, la part accrue de rémunération au mérite et l’accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé… sont autant de causes de mécontentement pour lesquels ils comptent se faire entendre, mardi 22 mai, lors de la troisième journée de grève et de manifestations depuis le début du quinquennat.

Entre 130 et 140 manifestations sont prévues partout en France. A Paris, le cortège partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation. Les leaders de la CGT, de Force ouvrière (FO) et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010, lors de la contestation contre la réforme des retraites.

Outre Philippe Martinez, Pascal Pavageau et Laurent Berger seront également présents Luc Bérille (UNSA), François Hommeril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC). « Ils seront tous sur la ligne de tête », se réjouit Bernadette Groison (FSU). « Grâce à la fonction publique, toutes les organisations syndicales de ce pays seront ensemble », s’est-elle félicitée. « Ça signifie qu’effectivement les enjeux sont très lourds ».

Cette journée de mobilisation entraînera des perturbations dans les crèches ou les écoles mais aussi dans les vols, l’énergie, la santé ou à Pôle emploi.

Petite enfance, éducation

L’accueil des tout-petits dans les crèches – un service municipal ou départemental, hormis les établissements privés – sera perturbé, avec des horaires d’ouverture restreints ou des fermetures partielles ou totales.

Côté maternelles et écoles primaires, le principal syndicat du secteur, le SNUipp-FSU, table sur une participation équivalente à celle de la précédente journée de mobilisation, le 22 mars, à savoir quelque 20 % de grévistes. Que les professeurs fassent cours ou non, accueils périscolaires et cantines seront chahutés.

Dans les collèges et lycées, le mouvement « devrait être suivi, mais il y a une petite interrogation au lycée car plusieurs mardis ont déjà sauté et il y a un programme à terminer avant les révisions du bac », souligne Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU.

Transports ferroviaires, aériens, routiers

Si le prochain épisode de grève à la SNCF à l’appel des syndicats CGT, UNSA et CFDT ne débute que mardi soir, SUD-Rail, qui a déposé un préavis de grève illimitée, appelle ses troupes à se mobiliser mardi avec les fonctionnaires. Localement, des cheminots se joindront aux cortèges.

Dans les airs, des syndicats de contrôleurs aériens appellent à la grève sur des revendications d’effectifs, face à un trafic en hausse, de conditions de travail et de pouvoir d’achat. La Direction générale de l’aviation civile a recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 20 % leur programme de vols à Orly, Lyon et Marseille.

Sur la route, la fédération FO transports et logistique, qui menace par ailleurs d’un conflit à partir du 3 juin pour des sujets propres aux routiers, appelle à la mobilisation pour soutenir « sans réserve les luttes » des fonctionnaires et des cheminots.

Energie

Des turbulences sont à attendre dans le secteur où les quatre fédérations représentatives – CGT, CFE-CGC, CFDT et FO – appellent toutes à la grève pour la défense du service public de l’électricité. Elles citent par exemple les menaces qui pèsent sur le statut des salariés des industries électriques et gazières ou les barrages hydrauliques.

Un appel qui pourra se traduire par des baisses de la production électrique, le passage en heures creuses pour les usagers ou des coupures de courant.

Santé, action sociale

Les personnels des hôpitaux et des services sociaux seront sans doute encore nombreux dans les défilés pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Mais la « continuité des soins » sera assurée du fait de la possibilité d’assigner les grévistes.

Autres services publics

Sur fond de rumeurs autour de l’éventuelle réduction de 4 000 postes dans les trois prochaines années, les conseillers Pôle Emploi sont appelés à faire grève par huit syndicats qui jugent « inconcevable de supprimer des postes alors même que nous n’arrivons pas à accompagner tous les demandeurs d’emploi ».

A Météo-France, les personnels seront mobilisés eux aussi contre les suppressions de poste. Postiers, salariés de la culture et de l’audiovisuel public, personnels territoriaux dans les médiathèques seront aussi dans les rues.

Publicité
22 mai 2018

Actuellement au CENT QUATRE...

cent quatre

22 mai 2018

Isabelle Adjani à Cannes 2018

adjani cannes

22 mai 2018

L’Europe face au défi du vieillissement

Par Marie Charrel - Le Monde

La chute de la population active va mettre le financement des dépenses sociales à rude épreuve et peser sur la croissance.

Les Finlandais appellent cela « äitiyspakkaus », et ils sont très fiers de cette tradition. Chez eux, chaque future mère reçoit de l’Etat, avant la naissance, une boîte en carton contenant tout le nécessaire pour le nourrisson. Une fois vide, elle se transforme en couffin.

Symbole de la politique familiale généreuse du pays nordique, cette « baby box » fut créée en 1938 pour encourager la natalité. Mais aujourd’hui, elle ne suffit plus : en 2016, pour la première fois depuis cent quarante-huit ans, le nombre de morts (53 629) a dépassé celui des naissances (52 645) en Finlande. « Un choc, raconte Timo Hirvonen, économiste chez FIM Bank, à Helsinki. Cela nous a brutalement rappelé que nous vieillissons. Et que le déclin démographique va nous poser un défi majeur. »

« Chute de la natalité »

Ce n’est pourtant rien à côté de celui qui attend l’Italie. Il y a quelques mois, le maire d’Ollolai, pittoresque village de Sardaigne, a mis en vente 200 maisons pour 1 euro chacune, dans l’espoir de repeupler son bourg : en cinquante ans, la population a chuté de 2 250 à 1 300 habitants. Une ­dizaine de villages italiens ont déjà tenté l’expérience, avec plus ou moins de succès. Et d’autres devraient suivre : en 2017, la population de la péninsule, où les décès surpassent également les naissances, a fondu de 100 000 personnes. L’équivalent de la ville de Pise rayée de la carte.

Ces dix dernières années, l’Union européenne (UE) s’est concentrée sur l’urgence : réparer les dégâts de la crise de 2008, nettoyer son secteur bancaire, relancer l’économie. Elle en a presque oublié l’autre mutation à l’œuvre, susceptible de transformer son économie en profondeur. « Com­me l’ensemble des pays industrialisés, l’Europe vieillit rapidement du fait de l’allongement de l’espérance de vie et de la chute de la natalité », dit Laurent Chalard, géographe de la population à Paris-Sorbonne.

Ces prochaines années, la plupart des pays membres vont voir leur population en âge de travailler diminuer. D’après les projections d’Eurostat, celle-ci (20-64 ans) devrait baisser de 0,4 % par an d’ici à 2040. Sans apport migratoire, l’Europe pourrait perdre 16 % de sa population d’ici à 2060. Et pour cause : à 1,6 enfant par femme, son taux de fécondité est inférieur au seuil nécessaire (2,05, soit 205 enfants pour 100 femmes) pour assurer le renouvellement des générations.

Cette mutation représente aussi une opportunité

Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. « La France est mieux lotie, elle vieillit moins vite que l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne », rappelle Gérard Cornilleau, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

D’après les projections de la Bundesbank, la population en âge de travailler (45,8 millions d’individus aujour­d’hui) devrait diminuer de près de 2,5 millions de personnes d’ici à 2025 outre-Rhin. Le basculement observé en Europe de l’Est est plus vertigineux encore : après la chute du bloc communiste, la natalité s’est effondrée tandis que l’émigration a explosé. Vingt millions de personnes ont quitté la région depuis les années 1990, soit 5,5 % de la population. Si bien qu’aujourd’hui, les entreprises polonaises, tchèques ou hongroises font face à une pénurie de main-d’œuvre si sérieuse qu’elle risque de freiner le rattrapage économique de ces pays.

Les optimistes soulignent qu’à l’Ouest, cette mutation représente aussi une opportunité. C’est l’eldorado de « l’économie argentée », en référence aux cheveux poivre et sel des seniors. Selon ­Natixis, celle-ci pèse aujourd’hui 8 900 milliards de dollars (7 500 milliards d’euros) annuels dans le monde, et contribuera pour un tiers à la croissance des principales économies ces trente prochaines années. Car les têtes grises consomment. Bénis soient les baby-boomers, aujourd’hui au seuil de la retraite.

Envolée des dépenses publiques

Grâce à la forte croissance des « trente glorieuses », dont ils ont profité à plein, ils disposent d’un pouvoir d’achat et d’un patrimoine relativement confortables. Pour le tourisme, l’industrie pharmaceutique ou la finance, ils représentent un marché considérable.

« Au début des années 2000, l’Allemagne vivait son vieillissement avec angoisse, remarque Cécile Oberlé, spécialiste de la société allemande à Paris-I et à l’UMR Sirice, un laboratoire spécialisé sur l’Europe. Aujourd’hui, il est vu de façon bien plus positive : les seniors s’engagent, bougent, participent à la société de façon dynamique. »

Mais il ne faut pas s’y tromper : la génération du baby-boom est une exception dans l’histoire. Celles qui suivront ne disposeront probablement pas des mêmes marges de manœuvre financières. Et dans tous les cas, le vieillissement mettra le financement des dépenses sociales à rude épreuve.

Dans l’UE, les dépenses publiques des pays membres liées à la retraite et à l’aide aux personnes âgées devraient gonfler de 50 % d’ici à 2060 pour atteindre 12 % du produit intérieur brut (PIB), selon Bruxelles. Sans parler des dépenses de santé. Pour y faire face, nombre d’Etats ont d’ailleurs engagé des réformes afin d’assurer la pérennité de leurs systèmes de retraite.

Des spécificités nationales

Mais le vieillissement aura aussi une incidence sur la croissance de long terme. Elle est délicate à évaluer. Certaines études théoriques estiment que le déclin démographique est une opportunité pour gérer le ralentissement de l’économie – voire la décroissance promue par certains pour adapter notre consommation aux ressources limitées de la planète. D’autres jugent qu’il devrait se traduire par un niveau de richesse par habitant plus élevé, et nous amènera à innover davantage pour remplacer le départ des travailleurs. D’autres, enfin, soulignent que le vieillissement des actifs provoquera une baisse de la productivité, une moindre diffusion du progrès technique et le déclin de l’innovation.

Il est probable que cela dépende beaucoup des spécificités nationales, comme des politiques publiques mises en œuvre pour accompagner (et freiner) le phénomène. Décaler l’âge du départ à la retraite ne suffira pas. « Former les seniors afin qu’ils conservent leur emploi et continuent de développer leurs compétences est tout aussi indispensable », souligne Mathil­de Lemoine, chef économiste du groupe Edmond de Rothschild, dans une note sur le sujet. En particulier en France, où les plus de 45 ans peu qualifiés bénéficient rarement de formation.

Autre piste : l’ouverture à l’immigration, à laquelle s’essaye, par exemple, l’Allemagne. Mais aussi, le développement du taux d’emploi des femmes, trop faible dans certains pays. Notamment dans le sud de l’Europe, où beaucoup de mères cessent de travailler pour élever les enfants, ou sont cantonnées aux emplois précaires.

Ici, l’enjeu n’est pas seulement de compenser le déclin de la population active. Il est aussi de réduire les inégalités parmi les retraités. Car selon Eurostat, les pensions des femmes européennes sont, en moyenne, 37 % plus basses que celles des hommes.

22 mai 2018

Extrait d'un shooting

sexy

DSC_6936

DSC_6960

DSC_6981

DSC_7236

DSC_7246

Publicité
21 mai 2018

Lundi de la Pentecôte

21 mai 2018

Free the nipples

free nipples

21 mai 2018

Dans un supermarché

super marché

21 mai 2018

Les Sea Bubbles... bientôt sur la Seine

21 mai 2018

LGBT

Publicité