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Jours tranquilles à Paris

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23 janvier 2018

Extrait d'un shooting - kimono bleu

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23 janvier 2018

Paie. Un bonus et une nouvelle fiche

Le bulletin de salaire simplifié est élargi à l'ensemble des salariés dès ce mois de janvier. Chacun pourra aussi y découvrir le montant de la hausse de sa rémunération.

Flore Limantour - le Monde

Nouvelle mouture et promesse de hausse du pouvoir d'achat. Le bulletin de salaire du mois de janvier nécessite une lecture détaillée. Décryptage avec le juriste Abdelkader Berramdane du groupe ADP (*).

1. Tous les bulletins de salaire passent en format réduit. La simplification des fiches de paie pour les entreprises de plus de 300 salariés est obligatoire depuis janvier 2017. La mesure se généralise à l'ensemble des salariés en ce mois de janvier. Elle traduit la volonté du gouvernement de rendre plus visibles et plus compréhensibles les modalités de financement de la protection sociale. Les cotisations sont désormais regroupées par risque : santé, accidents du travail-maladie professionnelle, retraite, famille, assurance chômage ... Les noms des organismes collecteurs ne figurent plus sur le bulletin. Selon les entreprises, on a effacé en moyenne une bonne dizaine de lignes. La volonté du gouvernement étant de réduire le bulletin de paie à une seule pag e.

2. Les cotisations qui baissent progressivement. On va voir apparaître, sur le bulletin de janvier, l'une des mesures phares du projet de loi de financement de la Sécurité sociale concernant la redistribution du pouvoir d'achat. Elle se traduit par la suppression progressive de certaines cotisations sociales, contrebalancée par la nécessité de financer la protection sociale et donc par une hausse de la CSG.

En détail, il y a une suppression totale de la cotisation salariale maladie (0,75 %) à compter de ce mois-ci. Cette ligne ne paraîtra plus sur le bulletin de salaire. La seconde cotisation salariale qui va connaître une disparition progressive est celle de l'assurance chômage de 2,41 %. Elle va subir immédiatement une première réduction à hauteur de 1,45 %. Le salarié continuera à financer l'assurance chômage à hauteur de 0,95 %. Puis, la cotisation disparaîtra, de manière définitive, à compter du 1 eroctobre.

3. Ce qui augmente tout de suite. Par contre, chacun des 21 millions de salariés du privé connaîtra une hausse du prélèvement de la Contribution sociale généralisée (CSG) à hauteur de 1,7 %. Et ce, dès ce mois-ci.

Donc, si on tient compte de la baisse des cotisations, le salaire net augmentera bien au cours de l'année. Mais en deux étapes...

4. Un véritable gain de pouvoir d'achat ? Si on veut apprécier les effets des changements, il faut bien dissocier les nouvelles mesures des augmentations salariales faisant suite notamment aux négociations annuelles ou de la hausse du Smic. Hors augmentation particulière, le gain de pouvoir d'achat pour une personne rémunérée au Smic sera de 300 euros pour l'année 2018 (dont 138 euros de gain en cotisations à ajouter au 1,24 % de revalorisation annuelle du Smic depuis le 1 erjanvier). Et pour une personne dont le salaire brut est de 3.500 euros, la hausse du pouvoir d'achat, en 2018, sera de 322 euros.

Au final, plus la rémunération est importante, plus l'avantage est élevé.

5. Ça bouge aussi pour les fonctionnaires ? Pour les fonctionnaires, dans l'attente des réformes envisagées, le gouvernement a institué une indemnité compensatrice de la hausse de la CSG, afin qu'ils puissent, eux aussi, bénéficier d'une l'amélioration de leur pouvoir d'achat.

6. Le vrai changement en 2019. Le prélèvement des impôts à la source, à compter du 1 erjanvier 2019, sera un changement majeur. Les employeurs seront chargés de collecter l'impôt directement sur les salaires. Ce prélèvement sera indiqué sur la fiche de paie. L'administration opérera le calcul du taux d'imposition par foyer fiscal. Ce taux sera instantanément communiqué au salarié après sa déclaration de revenu dématérialisée au printemps prochain. Si le salarié ne réagit pas, le taux sera communiqué à l'employeur. Sinon, le salarié peut demander à l'administration d'indiquer un « taux neutre » à son employeur.

* ADP : groupe mondial qui gère plus de trois millions de fiches de paie en France.

22 janvier 2018

"La douleur" - bientôt en salles

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22 janvier 2018

David Lynch photographié par Helmut Newton

david lynch par newton

22 janvier 2018

Extrait d'un shooting - nu (backstage)

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22 janvier 2018

Aux Etats-Unis, la génération iPhone sous haute surveillance

Par Laurent Borredon - Le Monde

Selon des études, les jeunes Américains de la génération « iGen » passeraient aujourd’hui entre cinq et six heures par jour sur leur smartphone… Et seraient moins autonomes et davantage sujets au mal-être, voire à la dépression.

Ils sont de l’« iGen », la génération iPhone : « Nés depuis 1995, ils ont grandi avec le téléphone portable, avaient un compte Instagram avant même d’entrer au lycée et n’ont pas le souvenir d’une époque avant Internet. » Dans son livre iGen (Atria Books, 2017, non traduit), la professeure de psychologie à l’université de San Diego Jean Twenge se penche sur les adolescents américains d’aujourd’hui. Et met en garde sur les effets ravageurs des smartphones.

« On aime nos téléphones plus que les vraies gens »

En partant des études régulièrement menées auprès des jeunes aux Etats-Unis – et qui concernent 11 millions de personnes sur plusieurs décennies –, elle a noté un changement brutal en 2011-2012. La date correspond à un autre basculement majeur : la généralisation des smartphones. « Je pense qu’on aime nos téléphones plus que les vraies gens », résume dans le livre Athena, 13 ans. Les élèves en dernière année de lycée passent… six heures par jour sur leur téléphone. Pour ceux en dernière année du collège (correspondant, en termes d’âge, à la 4e en France), c’est cinq heures.

Dans cette génération, qui pourrait être incarnée par l’adolescente surveillée par sa mère par une tablette dans l’épisode « Arkangel », dans la quatrième saison de la série britannique Black Mirror (Netflix), l’indépendance et l’aventure sont singulièrement réduites. En 1999, près de 45 % des élèves de 2de estimaient que leurs parents savaient en permanence où ils étaient, 50 % avec qui. En 2015, on est à plus de 60 % pour « où », 65 % pour « avec qui ».

Même lorsqu’ils entrent à l’université – traditionnellement une deuxième coupure du cordon ombilical, aux Etats-Unis –, note Jean Twenge, « les parents d’étudiants continuent de les traiter comme des enfants ». Attitude qui s’appuie, là encore, sur le téléphone portable : la responsable des nouveaux à l’université Stanford s’étonne de les voir « heureux de pouvoir communiquer avec leurs parents plusieurs fois par jour » alors qu’elle-même aurait été « mortifiée », au même âge, d’une telle intrusion.

Baisse des interactions sociales « en personne »

Si la responsabilité revient principalement au désir de contrôle des parents, les enfants sont aussi des victimes consentantes, qui renoncent peu à peu à leur autonomie, conclut Mme Twenge. En 2015, les lycéens de terminale sortaient moins souvent sans leurs parents que des élèves de… 4e de 2009. Le sexe, l’alcool, le permis, les petits boulots… tout est à la baisse. Même les fêtes ne font plus recette : de 1976 à 2007, en moyenne, autour de 70 % à 75 % des élèves de terminale y participaient au moins une fois par mois. En 2015, ils étaient moins de 55 %. Un signe de la baisse drastique des interactions sociales « en personne ».

Or, le mal-être, le temps passé en ligne et ces rapports sociaux virtuels sont étroitement corrélés, selon l’auteure. Les élèves de 4e qui passent plus de dix heures par semaine en ligne ont 56 % de chances de plus de se déclarer « malheureux ». Plus l’enfant est jeune, moins il est armé psychologiquement, et plus le risque est grand. « Les élèves de 4e sont encore en train de construire leur identité et se débattent souvent avec les questions liées à leur image et à leur corps », alerte Mme Twenge. Course aux « likes », mise en scène permanente de sa propre vie (et sentiment que celle du voisin est toujours mieux), manque de sommeil (le téléphone vient se nicher sous l’oreiller)… Les symptômes dépressifs ont explosé entre 2012 et 2015 : + 50 % pour les filles, + 21 % pour les garçons.

Jean Twenge conseille d’attendre le plus longtemps possible avant de donner un smartphone à son enfant et prône un usage modéré. Mais la solution pourrait venir de l’« iGen » elle-même. « Je ne suis pas satisfaite de ma vie parce que beaucoup de mes amis sont accros à leur téléphone – c’est comme s’ils ne voulaient pas me parler parce qu’ils sont sur leur téléphone », confie à l’auteure Olivia, une lycéenne de 18 ans. Dans la série britannique The End of the F***ing World (Netflix), Alyssa, 17 ans, explose son smartphone par terre après qu’une de ses amies lui a envoyé un message plutôt que de lui parler, alors qu’elles sont assises face à face à la cantine. Le début de la révolte ?

22 janvier 2018

Roy Stuart - photographe

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22 janvier 2018

Maurizio Cattelan

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22 janvier 2018

Festival Interceltique de Lorient - save the date

Le dragon et le harpiste, acteurs principaux de l'affiche 2018 du Festival Interceltique Lorient.

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© @orignalcommunication 3-12 août: L'année du Pays de Galles Rendez-vous cet été en Bretagne! # interceltique18 - #wales www.festival-interceltique.bzh - Annonce de la programmation: mardi 3 avril

22 janvier 2018

Ellen von Unwerth

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