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Jours tranquilles à Paris

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13 janvier 2018

Extrait d'un shooting - le bleu de travail

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Photos : Jacques Snap

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13 janvier 2018

Normal Magazine

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13 janvier 2018

« Catherine Deneuve est une actrice libre et imprévisible qui goûte peu les vagues dominantes »

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Signataire de la tribune des « cent femmes » dénonçant le « puritanisme » de #metoo, la star planétaire est une personne qui a toujours choisi ses combats, explique dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».

On l’appelle le « texte des cent femmes » mais son retentissement mondial doit tout à la signature de Catherine Deneuve. Ce n’est pas elle qui en est à l’origine, ni qui l’a écrit. Bien sûr, le contenu, publié dans Le Monde du 10 janvier, vaut bombe. Mais les réactions folles dans les médias étrangers et sur les réseaux sociaux montrent que la star planétaire incarne la polémique.

L’actrice est attendue le 15 janvier au festival Premiers plans d’Angers, et elle sera dans le tourbillon. Disons déjà que son engagement n’est pas une surprise. En octobre 2017, sur le site du Huffington Post, elle émettait de fortes réserves quant au mouvement #metoo aux Etats-Unis et #balancetonporc en France : « Est-ce que c’est intéressant d’en parler comme ça ? Est-ce que ça va régler le problème ? » Sous-entendu, non.

Catherine Deneuve, qui fut l’égérie du couturier Yves Saint Laurent, qui a posé en femme fatale, dominatrice et séductrice devant l’objectif d’Helmut Newton (ses images porno-chic seraient-elles possibles aujourd’hui ?), qui portait de la fourrure à l’époque où c’était jugé choquant, goûtait peu le féminisme post-1968, qui voyait souvent l’homme comme une cible, et qui refusait les attributs du désir véhiculés dans les arts visuels.

Elle l’a dit à notre consœur Annick Cojean (« M Le magazine du Monde » du 1er septembre 2012), qui lui demandait si elle se sentait concernée par les luttes féministes. « Pas spécialement. A cause de certaines positions extrémistes englobées autrefois dans ce mouvement trop vaste pour que j’y sois à l’aise. Des attitudes anti-hommes regrettables alors que le but est d’arriver à plus d’harmonie entre les sexes. Mais je soutiens ardemment la cause des femmes ! Je les aime bien, les femmes. En ce sens, je pourrais me dire féministe. » Elle l’est. Mais elle en choisit les termes et les combats. Elle fut par exemple signataire du « Manifeste des 343 salopes », en 1971, sur le droit à l’avortement.

En fait, Catherine Deneuve est une actrice libre et imprévisible – égoïste, diront certains –, qui goûte peu les vagues dominantes, écoute avec effarement, notamment aux Etats-Unis, les voix qui stigmatisent de la même façon le viol et la drague, une actrice qui pousse loin les rôles qui déjouent la dialectique entre la femme proie et l’homme prédateur. Le texte collectif contient tout cela. Mais il mêle aussi trois éléments qui ne marchent pas toujours ensemble – la liberté sexuelle de chacun, la censure des œuvres d’art, la réalité du sexisme et du harcèlement –, ce qui permet à certains d’assimiler les signataires à des libertines privilégiées et affranchies de la douleur des autres.

« Belle de jour », chef-d’œuvre troublant

Deneuve est souvent lynchée dans cette affaire, mais elle est aussi louée. Au centre, il n’y a pas grand monde. Sans doute la journaliste Rachel Donadio, qui, dans le magazine américain The Atlantic, se demande s’il faut voir dans cet engagement « une forme d’émancipation ou la preuve d’une culture profondément sexiste. En tant qu’Américaine installée en France, c’est une question que je me pose en permanence, écrit-elle. Et à laquelle je n’ai toujours pas de réponse ».

Ajoutons au trouble en évoquant un film central dans la carrière de Catherine Deneuve, et fascinant dans le contexte Weinstein. Il s’agit de Belle de jour, chef-d’œuvre de Luis Buñuel. Le tournage a lieu en 1966. Deneuve a 23 ans. Elle a charmé la France, en 1964, avec Les Parapluies de Cherbourg et sort du tournage des Demoiselles de Rochefort, deux films merveilleux et acidulés de Jacques Demy.

Le saut est d’une brutalité inouïe. Deneuve incarne une grande bourgeoise nommée Séverine, belle et froide, élégante en robe Saint Laurent, mariée à un chirurgien. Par plaisir, elle se prostitue sous le nom de Belle de jour (un flash-back furtif la montre enfant se faire toucher par un ouvrier). Elle se laisse humilier, déshabiller, violer, fouetter. Elle est attachée, bâillonnée, on lui lance de la boue sur le visage. Aime-t-elle cela ? On ne sait.

Le film se développe dans la France gaulliste. Les hommes portent le costume, les dames des robes de marque. Les dialogues sont policés, les gestes forgés par les conventions et par l’hypocrisie de la bourgeoisie (qu’exècre Buñuel), sauf que parfois une fille est embrassée dans le cou sans son consentement, un homme demande à une maman s’il peut déjà « chatouiller » sa fille écolière.

Censure et autocensure

Un client nommé Adolphe (Francis Blanche) met la main aux fesses d’une fille en disant que « tous les morceaux sont bons ». Il aime « le jambon et la saucisse et encore mieux une bonne paire de cuisses », il vante « une négresse » pour ses performances au lit. Deneuve se fait traiter de chienne, de petite salope ou d’ordure, elle est frappée, elle saigne, son mari la livre à ses cochers, et pendant ce temps elle lui dit pardon et lui demande « s’il te plaît, ne lâche pas les chiens ».

Le génial et pervers Buñuel, dans une mise en scène onirique, surréaliste même, sème le trouble : on ne sait si c’est la réalité qui est montrée ou les fantasmes de l’héroïne, on ne sait qui domine et qui est dominé. Car à la fin, Séverine triomphe – son mari est un légume, son amant préféré se fait tuer. Belle de jour a obtenu le Lion d’or à Venise, et fut un immense succès. Mais ce film, on doute qu’il puisse se faire aujourd’hui. Il est probable que Deneuve en doute aussi. Et peut-être est-ce pour cela aussi qu’elle a signé ce texte.

Tant d’exemples, dans les arts en général, avant et après Weinstein, montrent que la censure, un peu, et l’autocensure, surtout, gagnent du terrain. De leur côté, des groupes féministes, surtout aux Etats-Unis, passent au crible le passé d’un créateur et ses œuvres pour en cerner les moments sexistes. Belle de jour en est rempli. Ou pas. En cela, c’est un monument.

13 janvier 2018

Sexy girl...

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13 janvier 2018

Beau comme Bowie...

bowie

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13 janvier 2018

Mort de France Gall : L’émo­tion de Jane Birkin aux obsèques de la chan­teuse

birkin deces france gall

C’est à 16 heures cet après midi que France Gall a été inhu­mée au cime­tière de Mont­martre à Paris. Une céré­mo­nie en toute inti­mité à laquelle ont assisté Matthieu Chedid, Pierre Lescure et une Jane Birkin très émue.

10 heures du matin, les premières chaînes d’info se mettent en place. Dans le cime­tière, dont l’ac­cès à la tombe est inter­dit aux badauds, un employé gravillonne. Ses coups de pelle résonnent sous ce ciel gris et froid. «  On nous a dit que le cime­tière sera tota­le­ment vidé pour la céré­mo­nie  », s’in­surge une fan, rose blanche à la main. À l’en­trée, les fleurs commencent à être livrées. « À notre chère amie », peut-on lire. À quelques mètres de là, le brou­haha du quar­tier Pigalle gronde et tranche face au calme olym­pien du cime­tière où reposent égale­ment Dalida et Jeanne Moreau. Dans un pub le long de l’unique entrée du cime­tière : quelques fans de très longue date. «  Il n’y a pas grand monde en fait », souligne l’un d’entre eux qui avait veillé sa « France » au Mont-Valé­rien ces deux derniers jours. « C’est bien, ajoute-t-il les yeux embués. Il faut respec­ter l’in­ti­mité voulue par France. »

15h30. Le cordon de sécu­rité s’ac­tive et les premiers invi­tés lancent le triste défilé. Pierre Lescure, suivi de Matthieu Chedid, Yann Arthus-Bertrand… Main dans la main, Jean-Louis Borloo et sa compagne Béatrice Schön­berg ont du mal à cacher leur tris­tesse. C’est alors qu’au milieu du ballet des voitures qui s’en­gouffrent direc­te­ment dans le cime­tière désert appa­raît Jane Birkin. La démarche légère, les yeux rivés vers le ciel, la maman de Char­lotte Gains­bourg semble très émue de devoir dire si vite adieu à France Gall. Quelques minutes plus tard, c’est sous les applau­dis­se­ments de ses fans que l’in­ter­prète d’Evidem­ment est arri­vée dans son corbillard. Le reste, nous le lais­sons à Raphaël Hambur­ger et les siens.

13 janvier 2018

Extrait d'un shooting - gif animé

DSC_4462-ANIMATIONPhotos : Jacques Snap

 

13 janvier 2018

A partir d'aujourd'hui exposition Pierre et Gilles à la Galerie Templon

pierre et gilles55

12 janvier 2018

La grippe est là....

grippe

L’épidémie de grippe touche cet hiver des patients plus jeunes que d’habitude, selon des données publiées mercredi par Santé publique France. Alors que les quelque 14.000 morts «attribuables à la grippe» de 2016-2017 étaient, pour la quasi-totalité, âgés de 75 ans et plus, la répartition des décès parmi les «cas graves» observés depuis le 1er novembre est différente. En effet, dans la semaine du 11 au 17 décembre, l’Agence sanitaire a noté «un excès de mortalité toutes causes (...) chez les 16-64 ans».

«À ce stade, la mortalité due à la grippe n’a pas encore été déterminée», a précisé une porte-parole de Santé publique France à l’AFP. Bien que le lien entre cette surmortalité et la grippe ne soit pas établi avec certitude, un autre élément laisse penser que l’épidémie de 2017-2018 est plus virulente que les années précédentes à l’égard de malades moins âgés. Parmi les 818 personnes souffrant de grippe admises en réanimation depuis le 1er novembre 2017, un peu plus de la moitié était âgée entre 15 et 64 ans. Les plus de 65 ans, eux, représentent 40% des personnes hospitalisées.

Lors d’une conférence de presse le 5 janvier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait relevé ce caractère atypique de l’épidémie. «C’est une épidémie qui est sévère cette année (...) avec une souche de virus qui circule et qui est assez peu connue par le système immunitaire des jeunes. Il y a beaucoup d’enfants et de jeunes qui aujourd’hui consultent aux urgences», avait-elle dit.

L’épidémie recule légèrement

Pour autant, les personnes âgées n’échappent pas aux virus: des foyers épidémiques ont été signalés dans 116 maisons de retraite. De même, les décès concernent davantage cette tranche d’âge. «Parmi les cas admis en réanimation, 70 sont décédés: trois étaient âgés de moins de cinq ans, 29 de 15 à 64 ans et 38 de 65 ans et plus», a souligné Santé publique France. Pour l’heure, ce bilan reste très lacunaire puisqu’il n’intègre pas les malades décédés à leur domicile ou en maison de retraite.

Pour cette première semaine de l’année, l’épidémie de grippe touche toutes les régions métropolitaines, y compris la Corse, qui était jusque-là en «pré-épidémie». Elle a toutefois reculé par rapport à la dernière semaine de décembre 2017. Les passages aux urgences - plus de 8.500 passages -, ont baissé d’un quart, et les consultations de médecins pour syndrome grippal d’un cinquième.

La campagne de vaccination contre la grippe se terminera le 31 janvier. Outre la vaccination, des gestes barrières permettent de prévenir la contamination, tels que le lavage des mains régulier, l’évitement des lieux très fréquentés et l’aération régulière de son domicile.

12 janvier 2018

Ce que pensent les médias étrangers de la tribune du « Monde » signée par Catherine Deneuve

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Depuis la publication de la tribune du « Monde », le 9 janvier 2018, signée par Catherine Deneuve, Catherine Millet, Brigitte Lahaie et 97 autres femmes, la presse étrangère est divisée. Peut-on défendre « une liberté d’importuner » à Paris quand Hollywood brandit son #MeToo ? De New York à Berlin, tous les médias ont leur avis.

Si cette tribune intéresse autant la presse étrangère, c’est qu’elle a été signée par Catherine Deneuve, incarnation de la Française hors de nos frontières. Depuis quelques mois pourtant, le mythe s’effrite, comme l’explique le journal brésilien Folha de Sao Paulo qui rappelle qu’en mars 2017 déjà, l’actrice avait pris la défense de Roman Polanski rattrapé par des accusations de viol sur mineure. Ses propos, tenus dans l’émission Quotidien – « C'est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon » – avaient été repris et fustigés au quatre coins du globe. Le quotidien italien La Repubblica a d’ailleurs relayé la réaction de Samantha Geimer, victime présumée du réalisateur qui lui a depuis pardonné, qui, elle, soutient, l’actrice des Parapluies de Cherbourg : « Je suis totalement d’accord avec Catherine Deneuve. Les femmes ont besoin d’égalité, de respect et de liberté sexuelle. Ce que nous obtenons par nous-mêmes. Et pas en demandant aux autres de nous protéger et de définir ce qu’il est permis de faire quand on est une femme. »

I agree whole entirely with Ms. Deneuve. Women need equality, respect and sexual freedom, we get that by standing up for ourselves and each other. Not by asking others to protect us and define what is "allowed" for ladies. https://t.co/7EszEpE6rC

— Samantha Geimer (@sjgeimer) 9 janvier 2018

DENEUVE VS HOLLYWOOD

Selon la presse américaine, cette tribune ne pouvait pas plus mal tomber. En effet, la veille de sa publication, le monde entier avait les yeux rivés sur Hollywood et les Golden Globes où l’on hissait haut l’étendard des mouvements Time’s up et #MeToo. Le New York Times dresse ainsi un parallèle entre le discours des célébrités présentes à cette cérémonie et celui des personnalités françaises. Asia Argento, l’une des premières victimes d’Harvey Weinstein à avoir brisé le silence, n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en retweetant un article du Guardian : « Catherine Deneuve et d’autres femmes françaises racontent au monde comment leur misogynie intériorisée les a lobotomisées au point de non-retour », écrit-elle. 

Le Vanity Fair espagnol s’est aussi demandé comment Deneuve, l’une des signataires du Manifeste des 343 salopes, qui revendiquait la liberté des femmes à disposer de leur corps, pouvait ainsi nier ses idéaux d’antan. Car, comme le rappelle les journaux britanniques, l’actrice a été, pour eux, une certaine représentation de la liberté féminine. Dans les différents articles, elle est d’ailleurs souvent désignée comme l’interprète de Séverine, bourgeoise qui choisit sciemment de se prostituer dans Belle de Jour de Luis Bunuel.

Catherine Deneuve and other French women tell the world how their interiorized misogyny has lobotomized them to the point of no return https://t.co/AuH0aZdnCq

— Asia Argento (@AsiaArgento) 9 janvier 2018

UN CAS FRANÇAIS

Aux dires de la presse allemande, la tribune du Monde ne pouvait être publiée qu’en France. « C’est un cri de colère dénonçant un climat totalitaire en matière de sexualité qui ne pouvait probablement venir que de France, le berceau du libertinage », peut-on lire dans le quotidien Die Welt. La journaliste Martina Meister ajoute : « Dans un pays dont la culture et la littérature se caractérisent depuis des siècles par le libertinage, la galanterie et la liberté sexuelle, et qui a produit des auteurs comme le marquis de Sade ou le philosophe Michel Foucault, la police du puritanisme (…) ne pouvait pas œuvrer longtemps sans susciter de résistance. » Le site américain The Atlantic déterre des fantômes français puisque, selon lui, « en France, l’idée est que, si vous donnez des noms, vous avez plus de chances d’être accusée de collabo ou de traître ». En résumé, l’ambiance ne serait pas à la solidarité féminine.

Du côté de la Belgique, le quotidien néerlandophone De Morgen tente de nuancer l’événement. « Il faut effectivement faire attention à ce que le débat ne dérape pas, on ne peut pas tout mettre dans le même sac », intervient l’actrice Hilde Van Mieghem dans l’article. Elle est une représentante de #MeToo en Belgique, mais comprend la dissonance française. Le journal y voit également « une question générationnelle » : « une bonne part des signataires appartient à la génération qui a été en première ligne dans la révolution sexuelle des années 1960 ».

Pourtant, une poignée de médias étrangers n’a pas le même son de cloche. Quelques irréductibles transalpins soutiennent cette tribune. Le quotidien italien Il Figlio a félicité Catherine Deneuve par la voix de son fondateur, Giuliano Ferrara, fervent opposant à #MeToo : « Deneuve et les autres : la France est la nouvelle avant-garde du monde libre #JeVousL’AvaisBienDit ». Même discours dans La Nazione : « Recouvrons notre intelligence, hurle au fond Deneuve, en contestant la campagne de délation qui a suivi le scandale Weinstein. Et elle a raison. Nous savons toutes reconnaître la frontière entre un viol et une drague maladroite », peut-on lire dans un édito.

Deneuve e altre, la Francia nuova avanguardia del mondo libero #velavevodetto

— giuliano ferrara (@ferrarailgrasso) 9 janvier 2018

Depuis les débuts de l’affaire Weistein et de ses répercussions, la France suscite toutes les interrogations. Vu de l’étranger, le pays des Lumières est devenu celui de « ces choses-là, ça arrive », selon les mots de Rachel Donadio dans Le Courrier international. Avec cette tribune qui vient jeter de l’huile sur le feu, les polémiques n’ont pas fini d’enfler.

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