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Jours tranquilles à Paris

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11 mai 2017

La gadoue...la gadoue...la gadoue ! - save the date

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11 mai 2017

Un, deux, trois...soleil !

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11 mai 2017

Bruxelles se dote enfin d’une « Maison de l’Histoire Européenne »

Par Cécile Ducourtieux, Bruxelles, bureau européen - Le Monde

Ouvert au public depuis le 6 mai dans le parc Leopold, le lieu a pour ambition d’incarner l’UE à travers des centaines d’objets et de documents.

Cela surprend forcément les visiteurs débarquant par la station de métro Schuman, au cœur du quartier européen de Bruxelles, dans l’espoir de voir d’au plus près à quoi ressemblent la machine communautaire et ses trois principales institutions, Commission, Conseil et Parlement européen.

Du béton, des autoroutes urbaines assourdissantes… A part un pan du mur de Berlin au pied du Berlaymont, le siège de la Commission et le « Parlementarium », expérience pédagogique pour enfants dans l’enceinte du Parlement, rien n’est proposé pour incarner davantage l’Union européenne (UE), l’inscrire dans son histoire, courte mais intense.

La Maison de l’histoire européenne, qui a ouvert au public samedi 6 mai dans le parc Leopold, à deux pas des institutions, a le mérite de pallier ce manque.

Le bâtiment est splendide : ce bel exemplaire d’Art déco bruxellois, édifié au début des années 1930 par l’architecte suisse Michel Polak et financé par George Eastman (fondateur de la firme Kodak), fut d’abord utilisé comme clinique dentaire pour les petits Bruxellois. Il a été soigneusement rénové, rehaussé de trois étages en verre apportant modernité et luminosité, selon les plans du consortium international Atelier d’Architecture Chaix & Morel et Associés (France), les Allemands de JSWD Architekten et les Belges de TPF, à partir de 2012.

Ne léser personne

La visite des 4 000 mètres carrés de l’exposition permanente est déroutante. Est-ce en l’absence de textes explicatifs ? Le fait que l’exposition ne commence réellement qu’en 1848, à la troisième révolution française, et non pas à partir de la première, en 1789, ou même, à la Rome ou la Grèce antiques ?

La naissance de la bourgeoisie moderne est résumée par un tableau du portraitiste belge Gustave Vanaise (1854-1902), celle de la classe ouvrière par un beau triptyque du Wallon Alexandre-Louis Martin (1887-1954). Un pistolet de fabrication belge, un Browning 1910 identique à celui utilisé pour assassiner l’archiduc François-Ferdinand et Sophie Chotek, sa femme, le 28 juin 1914 à Sarajevo, est censé expliquer l’enchaînement des événements ayant conduit à la première guerre mondiale.

Un peu plus loin, dans une longue vitrine, une vingtaine d’objets témoignent de la seconde guerre mondiale : des douilles récupérées sur les sites d’exécution de masse des juifs par les nazis en Ukraine, la carte d’identité d’un Italien recruté par le service du travail obligatoire en Allemagne, des cartes de rationnement néerlandaises…

Le parti pris s’entend : pour ne léser personne, le Parlement européen, à l’origine de la « Maison » qu’il a entièrement financée (à hauteur de 55 millions d’euros), a choisi de fournir le matériel explicatif dans les vingt-quatre langues officielles de l’UE. Il est accessible par des tablettes, indispensables, fournies gratuitement aux visiteurs. Sans elles, la déambulation s’apparente au parcours d’un vaste « imagier » de l’UE (1 000 objets, venus de trente-cinq pays différents), coloré mais un peu vain.

Traitement quasi escamoté de la Shoah

Le choix du comité scientifique, présidé par l’historien polonais Wlodzimierz Borodziej (spécialiste des relations polono-allemandes), est également compréhensible. Il a voulu éviter une superposition d’histoires nationales ; il a refusé de se laisser enfermer dans une définition commune de l’identité européenne, toujours sujette à d’intenses débats.

« Nous avons préféré proposer un concentré des mémoires européennes, baser notre propos sur l’exposition de quelques grands thèmes : l’individualisme, le colonialisme, le totalitarisme », explique Taja Vovk Van Gaal, l’une des deux conservatrices de la « Maison ».

Susciter les questions, multiplier les points de vue ? Pourquoi pas. Au risque de perdre le visiteur en route. Et à condition de ne pas multiplier les propos impressionnistes, voire les impasses. Quid de la religion, qui irrigue toute l’histoire européenne ? Quid des raisons profondes, dans les années 1930, du basculement des démocraties parlementaires vers les totalitarismes et les dictatures, alors que la période résonne tellement avec la nôtre ? Pourquoi ce traitement quasi escamoté de la Shoah ?

La tâche était-elle impossible, l’histoire trop complexe, les divisions entre les Européens trop profondes pour s’extraire du carcan du politiquement correct ? Peut-être : la récente crise des migrants a montré à quel point les pays de l’Est, rétifs à l’accueil des musulmans, restaient éloignés de ceux de l’Ouest, aux sociétés multiculturelles.

Les futures expositions temporaires devraient permettre à la Maison de l’histoire européenne de gagner en profondeur, d’oser des questionnements plus dérangeants, mais plus enrichissants.

11 mai 2017

Les actes homophobes repartent à la hausse

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En Russie aussi...et en Tchétchénie !

 

Par Gaëlle Dupont

L’association SOS-Homophobie, qui publie mercredi son baromètre annuel de la haine anti-LGBT, a reçu 1 575 témoignages en 2016, soit 19,5 % de plus qu’en 2015.

« En France aujourd’hui, nous ne pouvons toujours pas vivre et aimer librement tels que nous sommes », constate Joël Deumier, président de SOS-Homophobie.

L’association publie mercredi 10 mai son rapport annuel, unique baromètre de l’évolution de la haine anti-LGBT (lesbiennes, gais, bi et trans). Le constat est sombre. Elle a reçu 1 575 témoignages d’actes homophobes ou transphobes en 2016, soit 19,5 % de plus qu’en 2015.

Les agressions physiques perdurent : 121 cas ont été rapportés. Elles ont lieu le plus souvent dans l’espace public.

« Se définissant comme “lesbienne et garçon manqué”, la jeune Leila nous contacte pour raconter son quotidien dans son quartier et au collège : les insultes – “erreur de la nature”, “travelo” –, les crachats, les bousculades et les agressions répétées. Un jour, elle s’est retrouvée à terre pendant qu’un groupe de personnes la frappait du pied », rapporte l’association.

Autre exemple : « En décembre 2016, un couple sort d’une boîte gay de Metz et est violemment agressé par cinq personnes d’une vingtaine d’années. Le groupe a déclaré vouloir “casser du PD”. Une des victimes a été rouée de coups à terre. » Dans cette affaire, une femme et trois hommes ont été interpellés début janvier.

« Ce n’est pas ce que le bon Dieu veut »

L’homophobie « au quotidien » persiste également. Elle est d’abord le fait de la famille et de l’entourage proche (15 % des témoignages). Aziz, qui s’interroge sur sa sexualité, rapporte les dires de son cousin : « Si j’ai un homosexuel dans ma famille, je lui plante un couteau dans le cœur. » Romain relate, lui, que ses parents l’ont traité de « débauché » à l’annonce de son homosexualité. « Ce n’est pas ce que le bon Dieu veut », ont-ils dit, offrant de lui « payer un abonnement à Meetic pour Noël pour redevenir hétéro ».

Le quartier, le lieu de travail, l’école, les commerces sont également le théâtre d’insultes, de harcèlement, de discriminations et de vexations.

Un propriétaire a ainsi dit à Kim et Joanna qu’il ne souhaitait pas louer à des couples homosexuels : « En tant que bon père de famille, je ne veux pas avoir à expliquer ça à mes enfants. » Les deux mères de Noémie, 4 ans, ont relaté leur inquiétude pour leur fille qui rencontre des difficultés à l’école. Des camarades lui ont expliqué que « c’est interdit d’avoir deux mamans ». L’institutrice s’est dérobée et a dit ne pas vouloir « prendre parti ».

Il arrive que les forces de l’ordre refusent d’enregistrer une plainte ou minimisent le caractère homophobe d’une agression. « C’est la double peine pour la victime, constate M. Deumier. Un gros travail de formation des agents publics a été entrepris. Il doit être poursuivi. »

« Internet est un défouloir »

Fait marquant, les témoignages d’actes transphobes ont doublé en 2016 (121 contre 63). L’année a été marquée par l’adoption d’une proposition de loi démédicalisant le changement de sexe à l’état-civil des personnes transgenres. La médiatisation du sujet peut expliquer ce regain, mais peut-être aussi une plus grande propension à témoigner pour les individus visés.

L’association n’est pas étonnée de cette recrudescence générale. Pourtant, la banalisation de l’homosexualité et de l’homoparentalité a progressé depuis la loi Taubira de 2013.

Un sondage IFOP publié en septembre 2016, réalisé auprès de 2 274 personnes, montrait que les deux tiers des personnes interrogées souhaitaient le maintien de la loi sur le mariage pour tous ; 63 % estimaient qu’un couple avec ses enfants « constitue une famille à part entière ». « La majorité des François fait en effet preuve d’ouverture, observe M. Deumier. Mais un discours minoritaire homophobe et bruyant persiste. »

Le militant en veut pour preuve le nombre de signalements effectués pour des propos homophobes sur Internet : 320 cas en 2015. L’homophobie y ressurgit souvent à propos de l’actualité – le débat sur l’ouverture du don du sang aux homosexuels, l’attentat d’Orlando (Floride) en juin 2016, la polémique à propos des affiches de prévention contre le VIH...

« Internet est un défouloir », résume le rapport. Twitter restait, en 2016, le site dont les contenus sont le plus souvent signalés, mais tous les réseaux sont touchés. Sur Facebook, « il est difficile de s’exposer en tant que personne LGBT : se faire insulter, harceler voire menacer est encore une chose commune lorsqu’on ne prend pas garde à rendre son profil privé », poursuit l’association.

Pour SOS-Homophobie, les moyens consacrés à la modération par les principales plateformes Internet sont insuffisants. « Il faut prendre conscience de l’effet dévastateur de cette homophobie sur Internet, poursuit M. Deumier. Quand vous êtes jeune, gay et sans accès à d’autres sources d’information, vous pouvez facilement vous sentir isolé. »

11 mai 2017

Autoportraits dans les alignements d'Erdeven

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11 mai 2017

David Hockney

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11 mai 2017

"Je m'en bats les boots"

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10 mai 2017

Extrait d'un shooting

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10 mai 2017

Les années Rothschild d’Emmanuel Macron

Par Isabelle Chaperon

Comme Georges Pompidou, le président élu a travaillé quelques années comme banquier.

« Notre projet, pendre le banquier. » La pancarte, brandie lundi 8 mai lors de la manifestation organisée à l’appel de sections CGT, SUD ou UNEF et d’associations mobilisées contre la loi travail, en dit long. Même élu président, Emmanuel Macron reste, aux yeux de ses opposants, un représentant de la finance honnie.

Durant la campagne, le candidat d’En marche ! n’a cessé d’être attaqué sur son passage chez Rothschild, où il a travaillé de septembre 2008 à mai 2012. Rothschild, un patronyme célèbre, qui est souvent la cible des cercles antisémites et complotistes. On se rappelle la caricature d’Emmanuel Macron représenté avec un nez crochu publiée sur le compte Twitter des Républicains.

Emmanuel Macron n’est pourtant pas le premier président de la République à être passé chez Rothschild. Ironiquement, quand le jeune inspecteur des finances s’était interrogé avant de rejoindre la banque, il s’était d’ailleurs raccroché à ce précédent : « Il y a bien eu Pompidou. » Il se demandait à l’époque si une incursion dans ce lieu risquait de contrarier ses ambitions politiques naissantes, caressant l’idée de se présenter au Touquet, dans le Pas-de-Calais.

Rothschild, de son côté, n’a jamais imaginé qu’Emmanuel Macron y ferait carrière. « On voulait le garder le plus longtemps possible », relate un associé. L’établissement a l’habitude d’ouvrir ses portes à des hauts fonctionnaires afin de capitaliser sur le carnet d’adresses de ces recrues, tels François Pérol, Sébastien Proto, deux anciens membres des équipes de Nicolas Sarkozy, ou Grégoire Heuzé (ancien conseiller de Dominique de Villepin).

Très sollicité

Quand la commission Attali achève ses travaux, en janvier 2008, Emmanuel Macron, qui a été son rapporteur-adjoint, croule sous les propositions. Il est notamment sollicité pour intégrer le cabinet de Christine Lagarde, la ministre de l’économie. Mais le tout juste trentenaire ne veut pas servir un gouvernement de droite. Deux ans plus tard, il refusera, pour la même raison, d’intégrer la garde de François Fillon à Matignon.

L’inspecteur des finances recherche une expérience enrichissante, dans tous les sens du terme. Serge Weinberg, l’ex-patron de PPR (devenu Kering), membre de la commission Attali, appelle alors François Henrot, l’un des associés gérants les plus en vue de Rothschild : « Des comme ça, on en voit un tous les vingt ans », lui assure-t-il.

Au printemps 2008, le jeune Macron débarque donc avenue de Messine dans le 8e arrondissement de Paris, au siège de la banque, situé à un jet de pierre du parc Monceau. François Henrot le reçoit dans l’un des salons anonymes réservés aux clients, avec pour seul apparat une machine à expresso et des crayons à papier aux armoiries de la maison. Les deux hommes devisent de musique, de philosophie… « J’ai des engagements politiques », prévient Emmanuel Macron.

Deux heures plus tard, charmé, François Henrot annonce à l’impétrant qu’il est engagé et prie intérieurement pour que David de Rothschild ne le désavoue pas. Pas de risques. Le chef de la maison, le jugera « époustouflant ». Emmanuel Macron démarre donc comme « directeur », avec une période d’essai de six mois. Dans l’organisation militaire qu’est la banque d’affaires, cela correspond au grade de capitaine. Deux ans plus tard, il sera général, autrement dit associé-gérant.

Carnet d’adresses

Il arrive pourtant chez Rothschild au pire moment, le 1er septembre 2008, quinze jours avant la faillite de Lehman Brothers. En pleine crise financière, plus une seule entreprise ne songe à se marier. Il ne reste à traiter que les cas difficiles. Le novice va avoir droit à une leçon accélérée de capitalisme, dans une ambiance de fin du monde.

François Henrot installe son protégé dans un bureau proche du sien, au sixième étage de la banque, et l’expédie au chevet de Cofidis, le spécialiste du crédit à la consommation qui est au plus mal. Si Cofidis tombe, tout le peloton des banques françaises vacille… Rothschild est chargé de trouver d’urgence un acheteur. Le Crédit mutuel est pressenti.

Emmanuel Macron gère l’intendance dans l’ombre de son mentor. Il enchaîne les nuits blanches. Le « bleu » n’a jamais analysé un bilan de banque. Mais il comprend vite. Rue de la Victoire, l’hôtel particulier du Crédit mutuel-CIC, qui abrita les amours de Napoléon et de Joséphine, sert de décor à des négociations tendues. En un mois, Cofidis est vendu. Et Macron est adoubé.

ARRIVÉ EN SEPTEMBRE 2008 DANS LA BANQUE, LE NOVICE VA AVOIR DROIT À UNE LEÇON ACCÉLÉRÉE DE CAPITALISME, DANS UNE AMBIANCE DE FIN DU MONDE

Le directeur traite d’autres dossiers compliqués, à l’image de la restructuration du capital de la foncière Gecina. Lors de la recapitalisation du Monde, il conseille à titre gracieux la Société des rédacteurs (SRM). « On ne savait pas très bien pour qui il travaillait », se souvient un des protagonistes. Une ambiguïté illustrée par une scène survenue en septembre 2010 : un membre de la SRM débusque Emmanuel Macron caché dans l’escalier de l’immeuble haussmannien hébergeant les bureaux d’Alain Minc, ancien président du conseil de surveillance du Monde et soutien de l’offre du groupe espagnol Prisa.

Il s’aliène Matthieu Pigasse, le banquier de Lazard. Candidat au rachat à titre personnel du quotidien, avec Xavier Niel et Pierre Bergé – le trio l’emportera finalement –, M. Pigasse est convaincu que son rival de Rothschild veut les doubler. Mais, grâce à cette transaction, Emmanuel Macron se bâtit un carnet d’adresses dans les médias, un univers qui le passionne.

Fin tacticien

En quelques mois, le novice apprend à faire parler les chiffres et à éviter la faute de goût ultime dans la banque d’affaires : les chaussures marron. L’économie repart et, en 2010, il aide Atos – un vieux client de Rothschild – à fusionner ses activités dans l’informatique avec celles de l’allemand Siemens.

Sa vie, ce sont aussi ces dizaines de transactions restées dans les limbes, ces mois passés à essayer de vendre les magazines publiés hors de France de Lagardère à un groupe allemand, quand c’est l’américain Hearst qui tient la corde.

En avril 2012, il boucle le « deal » qui assoira sa réputation : le rachat des laits pour bébé de l’américain Pfizer par le suisse Nestlé, pour 12 milliards de dollars (11 milliards d’euros). Avant d’y parvenir, Emmanuel Macron s’échinera en vain sur de multiples combinaisons pour le compte du groupe suisse. « Il s’est accroché comme un mort de faim », insiste un associé de Rothschild.

Nestlé n'était pas client de la banque, mais le Français avait accès à son président, Peter Brabeck, un autre membre de la commission Attali. Connaître le patron est rarement une condition suffisante pour décrocher un mandat. Que cette multinationale courtisée par toutes les banques de la planète ait choisi ce quasi-néophyte pour mener une transaction aux Etats-Unis a bluffé tout le monde. Et fait enrager, à Londres, les Britanniques de Rothschild.

Pour autant, le fondateur d’En marche ! n’a jamais été un « Mozart de la finance », celui qui invente la double OPA ou façonne le montage hors pair. Fin tacticien, entre tutoiement et clin d’œil, le jeune homme excellait dans un rôle de conseiller matrimonial des affaires.

« Quand il vous écoute, il a l’air d’être immensément intéressé par ce que vous dites. C’est très flatteur », relate un ancien client. En revanche, le jeune banquier se montrait « mal à l’aise » quand il devait s’exprimer en public, se remémore un autre dirigeant, stupéfait par la transformation.

Chez Rothschild, enfin, Emmanuel Macron avait su aussi s’attacher la loyauté des sans-grade. « Il est arrivé en terrain hostile, témoigne un ex-junior. Mais il a gagné la sympathie de tous avec sa bienveillance naturelle et son attitude respectueuse. » Il ajoute : « Il était évident qu’il n’allait pas faire sa vie chez Rothschild. La blague entre nous, c’était qu’il finirait président... »

10 mai 2017

Abolition de l'Esclavage - Nantes capitale de l'esclavage en France

http://memorial.nantes.fr/

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Abolition_de_l%27esclavage

l y a 169 ans, l'esclavage était aboli dans les colonies françaises. L'homme, comme une marchandise, pouvait être vendu et exploité. Dans l'Europe négrière, l'Angleterre, le Portugal, la France, la Hollande, le Danemark, la Suisse... ont tous participé au commerce d'esclave.

Du milieu du 17e au milieu du 19e, la France a organisé au moins 4 220 expéditions négrières, dont une grande partie menée par les armateurs nantais, indique le Mémorial de l'abolition de l'esclavage de Nantes. Ainsi, Nantes a organisé 1 714 expéditions, bien plus que les autres villes : 451 au Havre, 448 à La Rochelle, 218 à Saint-Malo... A Nantes a été organisé 43% des expéditions négrières française : en un peu plus d'un siècle, les navires nantais ont transporté plus de 550 000 captifs noirs vers les colonies.

L'esclavage est finalement aboli en France et dans les colonies le 27 avril 1848, plus de 40 ans après les Anglais et près de 60 ans après la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en France. A Nantes, on continue le commerce des esclaves, y compris pendant l'époque où celui-ci est illégal, avant son abolition définitive en 1848.

Assumer le passé de l'esclavage

C'est pour assumer ce passé qu'est apparu le mémorial de l'esclavage à Nantes, qui a ouvert au public en mars 2012. Cette année, la commémoration s'articule autour d'une cérémonie officielle et d'une marche le 10 mai, un hommage pour des échanges culturels entre Nantes et Haïti le samedi 13 mai sur la place du commerce, une visite sur les lieux clés de l'esclavage à Nantes le 13 mai...

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