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Jours tranquilles à Paris

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11 mars 2020

Vladimir Poutine se voit bien rester au pouvoir jusqu'en 2036

Vladimir Poutine va-t-il se maintenir au pouvoir en Russie jusqu'en 2036 ? Le président russe a obtenu cette autorisation du Parlement ce mardi avec l'adoption d'un amendement qui, dans le cadre de sa réforme de la constitution, permettrait de «réinitialiser» le compteur limitant à deux les mandats présidentiels successifs. Ce qui tomberait bien, puisque Poutine est actuellement dans son deuxième mandat, qui doit s'achever en 2024. En effet, alors que la réforme confirme qu'il n'est pas possible d'exercer plus de deux mandats au pouvoir, cet amendement prévoit que les personnes ayant déjà présidé ou présidant actuellement (Poutine, donc) ne sont pas concernées, puisqu'il s'agirait en quelque sorte d'un «nouveau départ» constitutionnel. Selon lui, il reviendra à la Cour constitutionnelle de décider si cet amendement est constitutionnel, et aux citoyens russes de le confirmer lors d'un vote national le 22 avril dont les contours restent à définir. Si tel est le cas, Poutine pourrait à nouveau enchaîner deux mandats et garder le pouvoir jusqu'en 2036.

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11 mars 2020

Milo Moiré - photos : Peter Palm

milo banniere

milo nature

milo superbe

milo61

11 mars 2020

Coup de com ou intox : Banksy, voleur de ses propres œuvres ?

Banksy, à l’origine du vol d’une de ses œuvres ?

L’affaire n’en finit plus de rebondir. Un des suspects du Rat au cutter volé dans la nuit du 1 er au 2 septembre, aurait agit pour le compte de Banksy lui-même.

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Le rat au cutter de Banksy ou l’histoire sans fin

Les faits en bref :

25 juin 2018: réalisation par Banksy d’un pochoir

Un rat foulard sur le museau, cutter entre ses griffes, est réalisé par l’artiste pour commémorer les 50 ans de mai 68. Il l’identifie dès le lendemain sur son compte instagram : « Fifty years since the uprising in Paris 1968. The birthplace of modern stencil art » (« cinquante ans depuis le soulèvement de 1968 à Paris. Le berceau de l’art du pochoir »).

1 er – 2 septembre 2019 : vol de l’œuvre

Malgré les précautions, le pochoir disparaissait.

3 septembre : Plainte du Centre Pompidou

Le Centre Pompidou porte plainte « pour vol et dégradation, au sein d’un espace relevant de son périmètre ».

4-5 février 2020 : mise en examen par un juge d’instruction de 2 suspects.

Deux hommes, 32 et 35 ans, sont interpellés dans le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne mardi matin.

Début mars 2020 : un des suspects, Mejdi R., dit avoir été chargé par Banksy lui-même de voler cette œuvre.

Le suspect n’aurait agit que sur commande de Banksy. Banksy serait donc lui-même l’auteur du vol. Mensonge ou spéculation ?

6 mars 2020

Sur ses réseaux sociaux, Banksy dément l’information pourtant soutenue à nouveau par le suspect Mejdi R. lors de son audition le même jour.

11 mars 2020

Miss Tic

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11 mars 2020

Pince à téton

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Bien connue mais mal comprise, croisant les imaginaires de la perversion outrancière et de la potacherie adolescente, la pince à tétons fait partie des objets les plus ambigus de nos tiroirs à sextoys. Un exemple tout simple : contrairement à ce que son nom suggère, l’instrument ne s’applique pas qu’aux tétons (vous pouvez l’utiliser sur le scrotum et les lèvres de la vulve), et, pour compliquer les choses, il sert moins à pincer qu’à dépincer les tétons. C’est en effet au moment où l’afflux sanguin revient que ses effets les plus spectaculaires se font sentir (les adeptes recommandent de ne pas rester sous pression trop longtemps). La pince s’utilise pour le plaisir et pour la douleur, pour les hommes et pour les femmes. Une fluidité des usages qui trouve son origine dans la fluidité de l’organe concerné : un téton unisexe mais surinvesti sexuellement, rigolo et politique, susceptible selon les personnes d’agacer, d’exciter ou d’indifférer.

Vous visualisez une pince à linge ? Pourquoi pas, mais l’option domestique n’est pas nécessairement la plus douce (ni la plus hygiénique, le bois étant susceptible d’absorber les fluides). Certains modèles « pro » permettent de régler la pression : un design menaçant peut parfaitement cacher des sensations confortables. Dans le champ des possibles, vous trouverez des pinces en métal, en caoutchouc, avec ou sans poids, avec ou sans chaînes, pour titiller ou immobiliser, parfois vibrantes, parfois prodiguant des chocs électriques. Dans sa version la plus extrême, le titillement devient torture des tétons… mais pas de panique ! Aucune pince à tétons n’apparaît dans la liste des cent sextoys les plus vendus sur Amazon : on reste sur un loisir de niche. Ou de nichon. Le Monde

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11 mars 2020

Marina Abramovic

marina abramovic

10 mars 2020

Coronavirus. «Nous sommes au tout début de cette épidémie», prévient Macron

A en croire Emmanuel Macron, on n'a pas le cul sorti des ronces : «Nous sommes au tout début de cette épidémie» du coronavirus en France, a averti le chef de l'Etat ce mardi, après une visite au centre d'appel du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris. «Il faut être clair, lucide», a-t-il répété devant la presse, alors que des mesures de protection ont été renforcées à l'Elysée autour de lui. L'un de ses plus proches collaborateurs, son directeur de cabinet Patrick Strzoda, qui a été au contact d'un cas positif, a ainsi été prié de télétravailler chez lui.

10 mars 2020

La lettre politique de Laurent Joffrin - Coronavirus : on en fait trop ?

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Après l’Italie, la France ? La question d’un passage à des mesures beaucoup plus contraignantes pour la population se pose désormais dans notre pays. Avec le même objectif : limiter le nombre de victimes et, surtout, empêcher un engorgement dramatique de l’appareil de santé publique. La saturation des services hospitaliers – nous en sommes loin pour l’instant – donnerait lieu à des scènes de panique, ou bien à des décisions cornéliennes, au sens propre du terme, c’est-à-dire tragiques dans tous les cas. On redoute que les médecins soient à un moment donné obligés de sélectionner les malades à soigner en fonction de critères plus ou moins arbitraires : âge, état de santé, ou autre, les uns bénéficiant de soins intensifs, les autres non.

Certains, in petto, déplorent cet emballement, ou cette disproportion entre la menace réelle et les plans draconiens adoptés dans un nombre croissant de pays. Ils l’imputent à cet autre effet de la mondialisation : la circulation instantanée des images dramatiques, qui inquiète et mobilise l’opinion, obligeant les gouvernements à agir au-delà de ce qui serait nécessaire. Ce à quoi les gouvernants peuvent répondre : nous préférons en faire trop que pas assez ; nous ne sommes pas prêts à encourir un procès en inaction.

Quitte à provoquer une crise économique mondiale, dont les conséquences ne seront pas seulement matérielles. On sait qu’en cas de récession dure, la santé publique peut également être affectée, par exemple à l’occasion des fermetures d’entreprises ou d’une augmentation importante du chômage.

Emballement médiatique ? Psychose publique communiquée aux gouvernements ? Pas seulement. Il y aune autre explication, qui traduit peut-être – paradoxe ultime – une forme de progrès. Au fil des décennies, au sein de nombreux pays, l’attention au sort des individus, seraient-ils minoritaires, en l’occurrence les malades ou futurs malades, a crû de manière spectaculaire.

Une simple comparaison historique en donne la preuve. En 1918-19, le monde est frappé par une pandémie catastrophique de grippe qui va causer la mort de dizaines de millions de personnes. Les pays belligérants cachent soigneusement l’étendue du fléau pour ne pas démoraliser les troupes (dont la promiscuité favorise évidemment la contagion). On l’appelle «grippe espagnole» parce que l’Espagne, qui ne participe pas à la guerre, rend publiques les informations sur la pandémie, à la différence des autres nations. On commence mollement à lutter (masques, lavage de mains, interdiction des rassemblements publics) mais on est en fait totalement démuni. Le désastre s’éteint de lui-même après avoir fait deux ou trois fois plus de victimes que la peste noire. Autrement dit, pour cause de conflit mondial, et dans le souci de camoufler le mal, les gouvernements ont délibérément sacrifié des millions de personnes qui auraient pu être sauvées par des mesures plus draconiennes. Sans que le scandale n’atteigne une intensité particulière. On voit que les temps ont changé.

On dit que la vie humaine n’a pas de prix. Certes. Mais ce prix, néanmoins, a augmenté dans la plupart des nations civilisées, démocratiques et même autoritaires. On préfère paralyser un pays, avec les innombrables coûts qui en découlent, plutôt que d’être accusés d’inertie, c’est-à-dire d’avoir sacrifié une partie des personnes contaminées pour éviter un séisme économique. On préfère, in fine, la santé à la croissance. Au risque de passer pour un incurable optimiste, on y verra un progrès de la conscience humaine.

10 mars 2020

Procès Fillon

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Procès Fillon : cinq ans d'emprisonnement dont deux ferme et dix ans d'inéligibilité requis contre François Fillon, trois ans avec sursis contre son épouse

L'ancien Premier ministre est renvoyé devant la justice principalement pour "détournement de fonds publics". Il est aussi jugé pour "manquement" après avoir omis de déclarer un prêt de 50 000 euros à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Le procès pour des soupçons d'emplois fictifs de Penelope et François Fillon, ainsi que de Marc Joulaud, son ancien suppléant à l'Assemblée, entre dans sa dernière ligne droite. Le procureur a requis, mardi 10 mars, cinq ans d'emprisonnement dont deux ferme et dix ans d'inéligibilité contre François Fillon, et trois ans de prison avec sursis contre Penelope Fillon. Contre Marc Joulaud, il a requis deux ans d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amende.

Le tribunal a examiné, la veille, le prêt avantageux que l'ancien Premier ministre a omis de déclarer à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Puis il s'est concentré sur la personnalité des prévenus, avant de laisser la place aux avocats de la partie civile pour leurs plaidoiries.

 Un prêt de 50 000 euros passé sous silence. Ami de longue date de François Fillon et propriétaire de la Revue des deux mondes, le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière lui a prêté, en mai 2012, 50 000 euros pour financer les travaux de rénovation de sa maison. L'ancien Premier ministre a toutefois omis de déclarer le prêt à la HATVP. Aux enquêteurs, il a déclaré ignorer qu'il fallait déclarer les prêts entre particuliers. Le prêt a finalement été remboursé en 2017, dès le déclenchement du "Penelopegate". François Fillon est jugé pour "manquement aux obligations de déclarations à la HATVP par un parlementaire" et devra donc s'en expliquer à l'audience.

 La personnalité des prévenus analysée. Le tribunal a ensuite rapidement examiné la personnalité des trois prévenus jugés depuis le 24 février. François Fillon, ancien candidat à l'élection présidentielle de 2017, Penelope Fillon, épouse et assistante parlementaire discrète, et Marc Joulaud, maire sortant de Sablé-sur-Sarthe en campagne pour les municipales, ont détaillé à la barre leurs emplois actuels.

 Début des plaidoiries. Seule partie civile au procès, l'Assemblée nationale demande plus d'un million d'euros de dommages et intérêts, soit "le remboursement des sommes versées au titre de rémunérations", si le tribunal considère les emplois comme fictifs, selon son avocat Yves Claisse. Il a ouvert le bal des plaidoiries aux côtés de sa consoeur Saïda Benouari. Le réquisitoire des magistrats du parquet national financier sera prononcé mardi, avant les plaidoiries de la défense.

10 mars 2020

Presse italienne : tous à la maison...

presse italie

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