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Jours tranquilles à Paris

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5 juillet 2019

Marie Afdjene (photographe) expose à la Concorde Art Gallery - actuellement

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Marie Afdjene

Photographe

Marie est une passionnée, une passionnée de photo depuis son plus jeune âge. Après un parcours professionnele éclectique, elle se décide de faire de sa passion son métier. Elle aime profondément les rencontres, les histoires, les gens et ne les immortalise qu'après avoir capté la sensibilité de chacun.

Voir mes précédents billets sur Marie Afdjene

http://www.concorde-art-gallery.com/

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5 juillet 2019

SNCF - sur un quai du RER D Stade de France/St Denis

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5 juillet 2019

Souvenir...Souvenir : le Galion à Plouharnel (presqu’île de Quiberon)

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5 juillet 2019

En Algérie, la société civile cherche à faire barrage à la « contre-révolution »

Par Ali Ezhar, Alger, correspondance

Depuis deux semaines, la répression s’est accélérée à l’heure où le pays se prépare à une vingtième marche surnommée « tsunami ».

Il assume. Même s’il faut « se sacrifier ». Sans jamais oublier de sourire. Mourad Amiri, 44 ans, a une vie de fonctionnaire qui aurait pu être tristement banale. Dix-sept ans dans la même administration, un salaire peu gratifiant (40 000 dinars, environ 300 euros), une « piaule » chez un ami… Mais Mourad Amiri, barbe négligée, le regard malin enfoui sous la visière de sa casquette, n’est pas du genre à se laisser faire. Surtout lorsque la destinée de son pays est en jeu en ces temps de révolution.

Cet assistant technique spécialisé dans les transmissions au ministère de l’intérieur va se rendre à une convocation d’un juge, dimanche 7 juillet, au tribunal de Sidi M’hamed à Alger pour « injure, diffamation et atteinte à l’institution ». Son crime ? Un jeu de mot. Sur son compte Facebook, il a surnommé, fin mars, Salah Eddine Dahmoune, le ministre de l’intérieur, de… « minus de l’intérieur ». Pourquoi s’en est-il pris à son ministre ? « Il faudrait déjà que je le considère comme tel », lance-t-il. De toute façon, aucun haut responsable de l’Etat n’est à ses yeux légitime tant que le « système » n’aura pas « dégagé ».

« Atteinte à l’unité nationale »

Pour le moment, il est encore libre « mais je me prépare au pire », assure-il en souriant ; comme être placé – après son audition – sous mandat de dépôt à El-Harrach, la prison de la capitale, avec tant d’autres marcheurs du hirak, le « mouvement » qui secoue l’Algérie chaque vendredi depuis le 22 février. « Il y a quelques mois, je n’aurais pas dit cela, mais la répression s’est accélérée tout comme mon affaire judiciaire, explique-t-il. Les libertés ont reculé, le contexte a changé. »

Depuis le discours du 19 juin de l’homme fort du pays, le général Ahmed Gaïd Salah, dans lequel il dénonçait « la tentative d’infiltrer les marches » par « d’autres emblèmes que notre emblème national », la police s’est mise à arrêter des manifestants. Des jeunes, pour la plupart, qui ont osé brandir le drapeau amazigh (berbère) à la place du Vert et Rouge. Conséquence : la justice les a souvent placés à l’ombre pour « atteinte à l’unité nationale », à « l’emblème national » et à « un corps constitué » au titre de l’article 79 du code pénal alors même que ces fanions colorés étaient massivement agités lors des marches aux quatre coins de l’Algérie. Combien sont-ils à travers le pays ? Difficile à dire mais à Alger, ils sont au moins trente-quatre.

Ils sont suivis et défendus par « le Réseau de lutte contre la répression, pour la libération des détenus d’opinions, et pour les libertés démocratiques », un collectif d’avocats, de militants politiques, de féministes et de simples citoyens engagés. Mourad Amiri en fait partie depuis sa création, le 1er juin.

Des arrestations « très ciblées »

Autour d’une longue table en bois, une vingtaine de personnes. L’air humide se mélange à la nicotine. Tout le monde est concentré. Mardi 2 juillet au soir, c’est l’heure de la réunion hebdomadaire de ce Réseau. Chacun est invité à donner son avis sur l’évolution de la révolution, à débriefer la marche du vendredi 28 juin, et celle des étudiants qui a eu lieu plus tôt dans la journée. « Un policier a confisqué une banderole sur laquelle on pouvait lire “contre la mafia politico-financière” », relate l’un d’eux.

Les coups de filets contre les porteurs du drapeau amazigh s’opèrent généralement le matin avant le début des marches du vendredi. Alors, pour celle prévue le 5 juillet, une militante propose que le Réseau appelle à manifester en début d’après-midi pour éviter de se faire contrôler ou emmener aux commissariats. « Ça ne sert à rien de venir le matin. Il faut se présenter à 14 heures quand tout le monde est noyé dans la masse, au moment où le rapport de force change, où la police ne peut attraper personne, assure cette femme qui souhaite rester anonyme. C’est aussi un moyen d’éviter que la police reconstitue ses dossiers et mette à jour ses fichiers. »

Puis, la même militante veut insister sur un point essentiel : elle a l’intuition que les jeunes arrêtés ne l’ont pas été par hasard. « Ce sont des activistes qui sont moteurs de mouvements là où ils résident. Les arrestations sont très ciblées, ils ne sont pas pris comme ça. »

« Contre-révolution »

Présente autour de la table, l’avocate engagée Aouicha Bekhti précise son point de vue : « La police a attrapé des vendeurs de pin’s du symbole berbère qui n’ont jamais rien fait mais c’est juste pour brouiller les pistes. Car la grande majorité sont des militants. » Elle cite le cas de l’activiste Messaoud Leftissi, de Skikda, arrêté vendredi 21 juin matin près de la Grande poste d’Alger, connu pour avoir brandi un panneau « cédez passage » avec une caricature de Gaïd Salah. « Le drapeau amazigh est un prétexte », assène l’avocate.

Pour le Réseau, ce « ciblage » est un signe qu’une « contre-révolution » est en train de s’opérer. « Notre position est de faire barrage à cette contre-révolution », assure la militante. « Le système a la volonté de casser le mouvement national en visant individuellement des militants. Il veut faire des exemples, faire peur. Il pose les germes de la contre-révolution, mais ça ne va pas marcher, affirme Mourad Amiri, sûr de lui. Même si on nous arrête, on va demander depuis les prisons que la révolte puisse continuer pour les détenus. La meilleure solidarité, c’est de poursuivre le combat. »

Le lendemain, Me Bekhti se rend au tribunal de Sidi M’hamed pour suivre les dossiers des détenus et croise un juge d’instruction. « Il m’a dit que je défendais une noble cause mais il a quand même envoyé ces jeunes en prison, souffle-t-elle. Ça me fait mal au cœur, ça pourrait être mes enfants ou moi. »

Vendredi 5 juillet, le Réseau s’attend à une forte mobilisation, un « tsunami populaire », comme on entend dans les rues d’Alger. Cette vingtième marche coïncide avec la fête nationale, ce qui fait dire à Mourad Amiri : « Nous ne sommes plus dans un processus de changement du système, mais de libération », dit-il. Avec le sourire.

5 juillet 2019

Milo Moiré

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Milo open legs. Photos : Peter Palm

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5 juillet 2019

En dépit d’un discours d’unité, Donald Trump politise la fête nationale américaine

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Par Stéphanie Le Bars, Washington, correspondance

L’« Hommage à la nation » inédit du président est resté consensuel, tout à la gloire de l’armée des Etats-Unis.

Dans son dos, la statue monumentale d’Abraham Lincoln, assis, semble attentive à la scène inédite qui se déroule au bas des marches du Memorial. Derrière une vitre blindée ruisselante de pluie, le président américain, Donald Trump, s’est invité dans les célébrations populaires et habituellement apolitiques qui marquent le 4 juillet, jour commémorant l’indépendance du pays en 1776.

Deux tanks avaient été déposés avec un luxe de précaution au bas de l’estrade pour ne pas endommager les allées du Mall récemment refaites à neuf. Cette longue promenade jalonnée de mémoriaux et de musées accueille traditionnellement en cette soirée de fête des milliers d’Américains venus à Washington pique-niquer et écouter des concerts en attendant le feu d’artifice des Parcs nationaux. Cette année, plusieurs centaines de tickets VIP avaient été distribués par la Maison Blanche. Preuve pour les adversaires de M. Trump qu’il s’agissait bien d’un événement partisan.

En choisissant ce jour pour rendre un hommage à l’armée, M. Trump lui a de fait donné une coloration particulière. Il s’est attiré les critiques de ceux qui ont vu dans cet exercice, une tentative de récupération politique, alors que le président vient de lancer la campagne pour sa réélection. Ainsi Joe Biden, ancien vice-président et candidat démocrate à la primaire pour la présidentielle de 2020, a dénoncé un événement davantage « conçu pour flatter l’ego présidentiel que célébrer l’indépendance du pays ».

« Notre nation est plus forte qu’elle n’a jamais été »

Mais à ceux qui craignaient un discours partisan, et déplacé en ce jour de fête nationale, le président américain a opposé un discours particulièrement consensuel. Dans un long cours d’histoire célébrant les héros américains et ponctué de citations des pères fondateurs, il s’est tenu à une posture d’unité. « Aujourd’hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l’Amérique. Nous célébrons notre histoire, notre peuple, et les héros qui défendent fièrement notre drapeau, les courageux hommes et femmes de l’armée américaine ». « Unie, il n’y a rien que l’Amérique ne peut accomplir », a-t-il encore affirmé. Sans développer de vision pour l’avenir, il a juste rappelé sa promesse de « planter prochainement un drapeau américain sur Mars ». Et d’une simple phrase – « notre nation est plus forte qu’elle n’a jamais été » – s’est offert un bilan flatteur.

L’événement, supervisé personnellement par le président et finalisé dans les derniers jours, était censé s’inspirer du défilé français du 14-Juillet. Fortement impressionné par les célébrations auxquelles il avait assisté à Paris en 2017, M. Trump tenait, depuis à sa « parade militaire ». Dissuadé une première fois l’an dernier en raison du budget prohibitif (90 millions de dollars) qu’il souhaitait consacrer à un défilé lors de la journée célébrant les anciens combattants, M. Trump a finalement ajouté à son « Hommage à la nation » un survol inédit de la capitale fédérale par une vingtaine d’avions militaires. « Un spectacle unique » avait prédit le président américain sur Twitter dès mercredi. Le ciel bas et gris de ce 4-Juillet a un peu gâché l’effet escompté.

Feu d’artifice « deux fois plus long » qu’à l’accoutumée

Si l’hommage aux soldats a pu résonner favorablement dans une opinion publique américaine fortement attachée à son armée, l’accent mis sur la force militaire du pays a toutefois gêné certains observateurs. Pour le lieutenant-colonel à la retraite Jason Dempsey, professeur de sciences politiques à l’Académie militaire, « notre fierté nationale n’était pas fondée sur notre force militaire mais sur le fait que nous nous battions pour des idéaux », a-t-il rappelé dans le Washington Post. Le coût de la cérémonie, difficilement chiffrable, a aussi suscité des critiques.

La polémique sur la nature des célébrations et la présence de M. Trump a par moments transformé l’ambiance bon enfant de la journée en une confrontation entre deux Amériques. Dès l’après-midi, des promeneurs portant la casquette rouge de la campagne présidentielle « Make America great again » (Rendre à l’Amérique sa grandeur) ont croisé des anti-Trump rassemblés autour de la baudruche « Baby Trump », figurant un président en couches-culottes et en colère. Mais tous ont finalement pu profiter dans la soirée du feu d’artifice « deux fois plus long » qu’à l’accoutumée, offert par des entrepreneurs partisans de M. Trump.

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5 juillet 2019

Blacktapeproject

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5 juillet 2019

Kate Moss

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5 juillet 2019

Fille d'immigrés

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4 juillet 2019

Baccalauréat

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