Exposition 'Le Paris de Roger-Viollet' sur les murs de Bercy Village
Plongez dans le Paris du siècle dernier grâce aux 33 tirages en noir-et-blanc de l'agence Roger-Viallet exposés, du 18 mai au 16 septembre 2019, sur les murs de Bercy Village.
Tout au long de l'année, les murs de Bercy Village accueille des expositions photos gratuites, pour le plus grand bonheur des amateurs de photographies, des flâneurs, des familles et des amis qui passent par là pour faire un peu de shopping dans les nombreuses petites boutiques du village ou encore avant d'aller voir un film à l'UGC Bercy.
Du 18 mai au 16 septembre 2019, c'est l'agence Roger-Viollet qui est mise à l'honneur, à l’occasion de son 80ème anniversaire. Créée en 1938 par Hélène Roger-Viollet et son mari Jean-Victor Fischer, tous deux passionnés de photographie et grands voyageurs, l'agence est l'une des plus anciennes agences françaises.
Les visiteurs vont ainsi pouvoir découvrir 33 beaux tirages en noir et blanc, dans l'exposition Le Paris de Roger-Viollet. Une promenade imaginée à travers l'histoire, l'architecture, la vie quotidienne, artistique et culturelle de la capitale du siècle dernier.
De la construction du métro à la pose d’échafaudages sur Notre-Dame-de-Paris en passant par la destruction des Halles et la vie des parisiens attablés en terrasse ou se baignant dans la Seine (oui oui, à l'époque !), les images retracent l'histoire de la plus belle ville du monde.
INFORMATIONS PRATIQUES
Du 18 mai 2019 au 16 septembre 2019
Bercy Village
28 Rue François Truffaut
75012 Paris 12
Tarifs
Gratuit
Villa Cavrois
La façade de la villa Cavrois, à Croix, près de Lille. | JEAN-LUC PAILLE / CMN
Il faut prendre le tramway à Lille pour arriver à Croix. Depuis juin 2015, date de la réouverture du lieu, cette petite commune de la banlieue de la capitale des Flandres a déjà attiré 430 000 personnes venues pour visiter la villa Cavrois, chef-d’œuvre Art déco enfin restauré. En 1928, Paul Cavrois, industriel roubaisien du textile, commande à Robert Mallet-Stevens, architecte parisien d’origine belge, la construction d’une maison pouvant abriter une famille de sept enfants et son personnel de maison. Vendus à un promoteur par la famille en 1986, la villa et son parc sont peu à peu abandonnés et livrés aux squatteurs. L’Etat rachète finalement la propriété et la restaure à grands frais (23 millions d’euros).
Depuis, la villa ne cesse de s’enrichir grâce à des acquisitions qui permettent de la remeubler comme elle l’était à l’origine. La dernière date du mois de décembre 2018 : elle a permis de retrouver leur emplacement à neuf chaises de la salle à manger, une enfilade de la chambre des parents, une paire de fauteuils du hall-salon, un tabouret de la salle de bain, une chaise de bureau et une lampe.
Renseignements : Villa-cavrois.fr
“Bionic Showgirl” : la performeuse Viktoria Modesta, amputée d’une jambe, star du Crazy Horse
C’est un spectacle hors-norme au Crazy Horse : avec "Bionic Showgirl", la performeuse britannique Viktoria Modesta dévoile ses prothèses futuristes et bouscule les conventions du 3 au 16 juin. L’occasion de porter un nouveau regard sur la féminité.
Un regard décomplexé sur le nu et la beauté. Avec ses prothèses de jambe futuristes, Viktoria Modesta transforme son handicap en force. Amputée de la jambe gauche, la performeuse britannique est l’invitée du Crazy Horse dans le spectacle Bionic Showgirl début juin, qui met en avant sa beauté altérée.
« Je suis l’architecte de mon corps »
On ne va pas se le cacher : lorsque nous sommes arrivés au Crazy Horse pour assister à une répétition du spectacle Bionic Showgirl avec Viktoria Modesta, notre première réaction fut de regarder ses pieds. Un peu par curiosité mais surtout, par fascination.
Car cette femme est vraiment magnétique. Amputée de la jambe gauche à l’âge de vingt ans, la performeuse britannique décide de transformer son handicap en force : « Je suis l’architecte de mon corps. J’ai comme réinventé mon corps, j’essaye de lui trouver de nouvelles fonctions. On peut tout imaginer dans la vie. Et grâce aux nouvelles technologies disponibles aujourd’hui, ça m’a aidé. »
« C’est assez magique, poursuit-elle. Je dois dire que cela me fascine, j’en suis passionnée ». Dès sa naissance, Viktoria Modesta est handicapée par un acte médical raté. Après de nombreuses hospitalisations, elle décide de se faire amputer de sa jambe malade.
« Avec les prothèses, je réinvente mon corps »
Un acte radical qu’elle décide de surmonter. Grâce à la recherche, elle découvre de nouvelles prothèses et devient la première femme bionique.
Mannequin, chanteuse mais également auteure, elle prend son destin en main et court le monde. Son objectif est simple : faire évoluer les mentalités et montrer que la notion de beauté est relative
« Travailler avec le Crazy est une chance, explique l’artiste. Il m’offre l’opportunité de poursuive mes expériences et ma démarche. Je peux montrer cette voie différente. J’essaye d’imaginer une autre vision de ce que pourrait être la femme. »
Depuis plusieurs jours, c’est donc sur la scène du Crazy Horse avec les autres danseuses que Viktoria Modesta apprend les codes de ce cabaret chic et parisien, devenu au fil des ans, une référence du nu.
« Elle est courageuse, cette petite »
Pour la guider dans cette nouvelle expérience, Svetlana Konstantinova, directrice de ballet du Crazy Horse, veille au bon déroulement des répétitions : « Elle est courageuse, cette petite parce que bien sûr, la prothèse est un objet qui n’est pas vivant. »
Elle poursuit : « Donc, elle ne peut pas tendre le pied, elle ne peut pas avoir les mêmes appuis corporels. Et en plus, elle danse vraiment, elle ne reste pas statique. C’est un réel effort. Pour elle, ce n’est pas évident. »
Trois tableaux seront donc intégrés au spectacle existant et présentés au public du 3 juin au 16 juin sur la scène du Crazy Horse. En attendant, les costumes sont encore en cours de réalisation. Le Crazy est fou, oui ! Mais il est surtout l’architecte d’une nouvelle forme de beauté.
► "Bionic Show Girl" du 3 au 16 juin au Crazy Horse (Paris 8e).
Comment faire l’amour sans pénétration
Il y a mille façons de donner du plaisir. Oubliez un temps le simple coït et partez à l’aventure sur le corps de votre moitié – ça vaut le détour !
Et si on faisait l’amour autrement ? Et si on arrêtait de faire de la pénétration un graal, un but à atteindre et l’épicentre de nos sexualités ? Ce serait sûrement pas mal pour beaucoup de femmes, puisque, selon le rapport Hite, l’étude de référence sur la sexualité parue en 1976, seules 30 % d’entre elles ont un orgasme par pénétration vaginale exclusive. Les hommes y gagneraient aussi, sans nul doute : manger le même plat à chaque repas, aussi délicieux fût-il, finit par lasser. Et puis faire plaisir... ça fait plaisir ! Proposition de diversification sexuelle en 7 points.
1. La conversation des corps
Dans son fabuleux manifeste Au-delà de la pénétration (éditions Monstrograph), l’écrivain essayiste Martin Page écrit : « À force de pénétrer, à force de ne penser qu’à ça, on oublie tout le reste, on ne voit pas l’étendue du corps. Pénétrer, c’est passer à côté et fuir. C’est penser qu’on fait l’amour alors qu’on s’en débarrasse. » Au téléphone, il nous précise qu’il n’a pas l’idée d’éradiquer la pénétration : « Il y a des femmes qui adorent ça et j’ai par exemple une amie qui déteste le cunnilingus… » Sa théorie ? « Faire l’amour devrait être la rencontre des corps et leur conversation. » Êtes-vous sûr de savoir ce que le corps de votre partenaire dit vraiment ? Ce qu’il aime entendre ? Même au bout de dix ans, vous pourriez être surpris...
2. Un vaste monde à explorer
« N’oublie pas les orteils », dit Monica à Chandler dans un épisode de Friends. Elle vient alors tout juste de lui donner un cours (théorique) sur les zones érogènes, en lui faisant remarquer que les hommes ne se consacrent souvent qu’au vagin. Chandler s’étonne alors : « Et c’est pas bien ? » Rachel réagit : « À Disneyland, tu ne passes pas ta journée sur la montagne magique... » Partez donc en randonnée loin de la montagne magique ! Pensez au cou, au nombril, aux oreilles. Essayez des trucs. Sucez des doigts, massez un genou, un anus, un mollet... C’est l’intention qui fait d’un geste un acte sexuel, pas le contraire. Marine, une jeune femme de 27 ans, se souvient ainsi d’un émoi sexuel fort avec l’un de ses amants : « Il y avait ce truc qui m’excitait vachement quand il commençait à lécher mes doigts… »
3. Free the Nipples
On oublie trop souvent les tétons. C’est d’autant plus regrettable que certaines femmes atteignent l’orgasme par leur simple stimulation, « qui active les mêmes régions du cerveau que le clitoris et le vagin », apprenait-on ainsi dans une étude publiée par The Journal of Sexual Medicine, en 2011. Comment s’y prendre ? En les suçant, les pinçant, les mordillant, les effleurant du bout des doigts... Pensez aussi aux vôtres !
4. Des caresses plus subtiles
Créatrice de l’excellent compte Instagram Jouissance club, Jüne, qui donne des conseils aux curieux du sexe, raconte au téléphone « le meilleur amant » qu’elle a connu : « Il ne se servait quasiment jamais de son sexe. Toujours de ses mains. » Encore faut-il observer les réactions de sa partenaire. Il n’existe à notre connaissance pas d’étude sur le nombre de filles se plaignant de doigts enfoncés dans leur vagin par un mouvement mécanique et très régulier mais absolument inefficace. C’est triste car on pourrait peut-être plus facilement passer à autre chose. À des caresses plus subtiles, par exemple ? En ce moment, Jüne lit Le Traité des caresses de Gérard Leleu, qu’elle recommande. On peut caresser le côté des seins (particulièrement sensibles), masser le bas-ventre, les zones situées tout autour du sexe... Elle précise : « Appuyer fort sur un endroit, ça ne marche pas forcément. Parfois, il est plus efficace d’effleurer la peau… »
5. Une langue vivante
Traditionnellement, on range la fellation et le cunnilingus dans les « préliminaires ». Comprendre « l’entrée avant le plat principal » : la sainte pénétration. Si on arrête de donner à cette dernière une aura démesurée, alors, peut-être qu’on se léchera différemment ? En prenant notre temps ? En laissant courir la langue sur des zones du corps désiré qu’on n’avait pas imaginé lécher ? Parce que, scoop, votre copine pourrait bien atteindre le septième ciel « juste » comme ça. Si si !
6. Dans la peau d’un autre
Imaginez-vous en train de vous masturber l’un l’autre les yeux fermés et de vous raconter des histoires dont vous seriez les héros. La pénétration n’aura jamais été si lointaine et accessoire. Parce que quand on s’imagine pirate, elfe des bois, plombière ou diplomate en voyage, tout est subitement possible. Martin Page dit d’ailleurs : « Quand on abandonne la pénétration, c’est une contrainte. Mais de cet abandon naît comme chez les écrivains oulipiens de la richesse et de l’invention. » C’est le moment d’utiliser votre créativité.
7. Frictions pulpeuses
Connaissez-vous le « dry humping » ? Il s’agit pour deux partenaires de se frotter l’un à l’autre sexuellement, sans se déshabiller. En France, on parle de ça en gloussant car on y associe le terme un peu ridicule « frotti-frotta ». À tort, c’est une porte à ouvrir vers de subtils plaisirs. Le mot de la fin à Marine, grande fan du dry humping : « Tu devines le sexe de ton mec en érection à travers le tissu. On te touche à travers tes vêtements. Tout ça est très excitant. » Ça tombe bien, vous adorez exciter.














