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Jours tranquilles à Paris

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30 mai 2019

FEMEN : « AUX FEMMES ASSASSINÉES, LA PATRIE INDIFFERENTE »

«Stop féminicide !» : coup d’éclat des Femen à Paris

Happening.

Une soixantaine de militantes du mouvement Femen ont brièvement investi jeudi matin la cour du Palais-Royal, en plein coeur de Paris, pour «rendre hommage» aux quelque 60 femmes «assassinées» depuis le début de l'année et dénoncer «l'indifférence du gouvernement», a constaté un journaliste de l'AFP.

Arrivées sur place à 11 heures précises, les activistes aux seins nus sont restées juchées dix minutes sur les célèbres colonnes de Buren, d'abord silencieuses et poings levés, puis craquant des fumigènes roses avant de scander: «Aux femmes assassinées, la patrie indifférente», «Pas une de plus!» et «Stop féminicide!».

Des slogans ensuite repris pendant leur rapide sortie jusqu'à la place du Palais-Royal, face au Louvre, où les militantes se sont rapidement dispersées sous l'oeil interloqué de rares touristes en cette fin de matinée nuageuse.

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https://twitter.com/search?q=femen

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30 mai 2019

Laetitia Casta et Christophe

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mille mercis à @christophe_le_chanteur pour ces merveilleux concerts, c était un pur bonheur de participer à ma manière à ceux-ci 👏❤️👏✨
encore un grand merci à toute l’équipe de @caramba_prod 
@christophenicolasbiot pour la coiffure
@barbaraloison pour le stylisme @audreygautier.organicmakeup pour le maquillage @onauratoutvu pour le costume
@fberetta pour la chorégraphie

30 mai 2019

VIKTORIA MODESTA, CABARET SAUVAGE

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Par Virginie Ballet photo Marie Rouge pour «Libération» 28 mai 2019 à 18:06

Cette chanteuse unijambiste lettone au charme hypnotique et féministe est la nouvelle tête d’affiche du Crazy Horse.

Quand le Crazy Horse l’a contactée, Viktoria Modesta a d’abord hésité. Certes, le célèbre cabaret parisien est prestigieux et réputé pour son chic, mais il n’en demeure pas moins un brin sulfureux, ou en tout cas, sexuellement connoté. Et si y jouer les têtes d’affiche compromettait sa réputation ? «Au final, c’est précisément à cause de ce questionnement que j’ai décidé de le faire. Pour affirmer qu’on peut être une femme intelligente, forte, et assumer sa part féminine, sexuelle», scande l’artiste et mannequin de 31 ans. Et de poursuivre : «Quand on est une femme entrepreneure, qui gère elle-même son art, sa création, on laisse parfois de côté la sensualité.»

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Sans doute n’est-elle pas consciente de ce qu’elle dégage, délicatement assise dans la chaleur orangée du petit bureau du fondateur du Crazy Horse. Silhouette gracile, coiffure de pin-up, battements de cils hypnotiques, teint de porcelaine savamment entretenu… Elle semble taillée pour charmer un public venu admirer une certaine image de la féminité, incarnée par des corps aux proportions gravées dans le marbre depuis la création des lieux, en 1951. De leur taille (entre 1,68 m et 1,73 m) à la distance entre leurs tétons (21 cm), en passant par l’écart entre leur nombril et leur pubis (13 cm), Alain Bernardin, patriarche aujourd’hui décédé, avait tout codifié. Et rien n’a bougé. Ou presque : les danseuses demeurent engoncées dans un moule rigide, mais les têtes d’affiche, elles, n’ont de cesse de venir bousculer les codes du milieu.

Dans son genre, Viktoria Modesta fait figure de bulldozer : unijambiste, cette performeuse, habituée des scènes underground londoniennes, aux doigts ornés de bagues rock qui clinquent bruyamment sur sa tasse de thé, a fait de sa prothèse un accessoire assumé et à part entière de son art. Le temps d’une trentaine de représentations, elle sera au Crazy Horse une femme «bionique». Ce jour-là, elle s’amuse de porter une fausse jambe «inspirée par Matrix», rappel déjanté de son collier en acier futuriste. Avant elle, d’autres fortes têtes sont venues dépoussiérer l’image des lieux, de la papesse du burlesque Dita Von Teese en 2006, à Conchita Wurst, improbable cantatrice barbue sacrée à l’Eurovision en 2014, en passant par l’actrice et princesse canaille Clotilde Courau.

En recrutant Viktoria Modesta, Andrée Deissenberg, directrice de la création, espère montrer «qu’une fille amputée peut nous faire rêver». Mais gare à ne pas réduire la belle à sa prothèse, ou à une simple caution diversité : «Ce qui m’a séduite, c’est son univers, sa créativité, et surtout son discours, en particulier sur les femmes», vante Deissenberg. L’intéressée, elle, se revendique féministe sans sourciller, et entend par là réfuter toute «vision monolithique des femmes». Elle détaille : «Je crois à la liberté. L’essentiel, c’est que les femmes puissent affirmer leurs choix, composer leur propre équilibre de ce qu’elles veulent être.» Elle, la femme «bionique», artiste pop, férue de nouvelles technologies, conférencière à ses heures, et désormais meneuse de revue, revendique une savante combinaison de «force et de vulnérabilité». Née en Lettonie en 1988, Viktorija Moskalova, de son vrai nom, est l’unique enfant d’une coiffeuse et d’un «architecte manqué». Un accident lors de l’accouchement laisse sa jambe gauche sévèrement endommagée, sans que ses parents en soient informés. On ne leur présente leur fille que cinq jours plus tard, en recommandant un placement en orphelinat. Ils refusent. Elle passera son enfance entre l’école à domicile et les hôpitaux, où elle subit maintes opérations.

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Gloutonne de Disney et de films hollywoodiens, la gosse rêve d’une «vie excitante», se persuade que, comme dans les contes, les Cendrillon peuvent s’élever. «Récemment, mon conjoint («sorcier d’Internet») plaisantait en me disant que j’étais quelque part entre la petite sirène, Demi Moore de Striptease, et Prodigy, le tout premier disque que j’ai acheté, à 11 ans», sourit-elle. Elle chérit sa mère qui l’a «sauvée de la morosité», aurait fait n’importe quoi pour qu’elle soit heureuse, y compris colorer sa tignasse en rouge, pendant sa période Prodigy. Le père, lui, «homme traditionnel d’Europe de l’Est»,s’implique assez peu dans l’éducation. A 12 ans, sa famille débarque à Londres. Dégringolade. Viktoria rentre à l’école, y découvre les moqueries et le harcèlement de ses camarades, sur son anglais balbutiant ou sa «drôle de démarche».Alors, la petite frondeuse se réfugie dans les clubs alternatifs de la capitale britannique, auprès de gens plus âgés. «J’avais trouvé des niches où les gens pouvaient revendiquer des identités inhabituelles», s’extasie-t-elle. Première révélation.

A 15 ans, par hasard, elle entend parler de la mannequin et athlète handisport américaine Aimee Mullins. Doublement amputée à 1 an, elle défile pour le couturier Alexander McQueen avec des prothèses en frêne sculpté, est choisie par l’artiste Matthew Barney pour apparaître dans son cycle de films Cremaster. Deuxième révélation : «Le corps peut être un objet d’art.» Fascinée, l’indépendante commence à rêver d’un destin similaire, à la différence qu’elle n’aimerait pas être la «muse d’un homme». Son corps, son choix. L’idée de se débarrasser de cette jambe qui lui cause tant de tracas fait son chemin. Mais il lui faudra attendre l’âge de 20 ans pour trouver un chirurgien qui accepte de l’amputer sous le genou. La prothèse intègre naturellement son identité, et par la même occasion, son univers artistique. Comme une évidence.

Quatre ans seulement après son amputation, en 2012, elle se produit lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques de Londres, grimée en reine des neiges à la jambe mi-diamant, mi-robot. Dans la foulée, le clip de sa chanson Prototype caracole à près de 12 millions de vues. Elle s’y affiche tour à tour avec une prothèse bijou, lumineuse, ou pointue comme un pic à glace. Voire sans artifice, dénudée, et au lit avec deux partenaires. Puissante, charismatique, sexy.

Dans le regard des autres pourtant, elle sent parfois une gêne, qu’elle impute à un «tabou sociétal» autour de la sexualité des gens «vieux, gros, ou tout simplement différents». Sur cette différence qu’elle ne qualifie pas de handicap, elle discourt peu, préfère «montrer l’exemple». Désormais installée à Los Angeles, elle dit rêver d’un appel d’air général, qui viendrait bousculer la société comme la politique, trop «ankylosées». Pour l’insuffler, elle verrait bien Alexandria Ocasio-Cortez, nouvelle sensation du Parti démocrate américain en lice pour le Congrès. Constate, d’un coup, qu’elle «cite beaucoup de modèles féminins». N’en serait-elle pas un, elle aussi ?

25 février 1988 Naissance à Daugavpils (Lettonie).

2000 Arrivée à Londres.

2008 Amputée de la jambe gauche.

Du 3 au 16 juin 2019 Sur scène au Crazy Horse à Paris (VIIIe arrondissement).

30 mai 2019

Extrait d'un shooting

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30 mai 2019

À Paris, Banksy va être exposé dans un musée flottant gratuit

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Banksy à Venise ci-dessus

Le musée exposera Banksy dès son ouverture en juin, aux côtés de toute une flopée d'artistes. Et en plus, c'est gratuit.

Après son apparition remarquée à Venise la semaine dernière, Banksy sera exposé dans le tout nouveau centre d’art urbain qui va ouvrir ses portes à Paris. Baptisé Fluctuart, le lieu sera pour le moins unique, puisqu’il s’agit d’une ancienne péniche réaménagée qui montrera sur 1 000 mètres carrés des œuvres issues de la culture urbaine. Son ouverture est prévue dans les jours à venir.

L’entrée sera gratuite (comme les visites guidées) sur trois niveaux différents, avec une collection permanente, des expositions temporaires et des interventions régulières de spécialistes… L’endroit servira aussi de librairie spécialisée sur le street-art et proposera des événements créatifs sur son rooftop, ainsi que différents ateliers ouverts à tous. On pourra y manger et boire, et même assister à quelques soirées festives, comme l’indique le site Web. Des concerts de soul et d’électro ont également été programmés.

Ouvert toute l’année de midi à minuit, le Fluctuart accueillera Swoon et sa Time Capsule jusqu’au 22 septembre. Il y aura également d’autres grands noms, parmi lesquels Banksy, artiste dont les œuvres risquent d’attirer de nombreux visiteurs. Des pièces de Rammellzee, Futura 2000, Dran, Clet, Shepard Fairey ou encore Invader seront aussi présentées au public.

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30 mai 2019

Vu sur internet - Misungui Bordelle

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30 mai 2019

Street art et architecture en conflit sur la dalle

Par Emmanuelle Jardonnet

La justice a interdit l’extension d’un parcours de fresques dans le 13e arrondissement de Paris.

C’est l’histoire d’une greffe ratée entre un parcours de street art momumental et un site des années 1970 avec cinq barres de logements sociaux sur dalle, implanté au beau milieu du boulevard Vincent-Auriol (Paris 13e). Après une procédure en référé lancée le 7 mai par l’architecte Gilles Béguin et la designer graphique Isabelle Jégo, la justice a tranché le 20 mai : le duo a obtenu l’interdiction, sans leur accord préalable écrit, de toute intervention de street art sur les pignons de l’îlot Say, tout juste rénové par leurs soins et propriété de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP). « C’est une décision exceptionnelle sur le fondement du droit moral », commente l’avocate Agnès Tricoire, leur conseil.

Porté par la mairie du 13e, Boulevard Paris 13 est un parcours de fresques orchestré par la galerie Itinerrance, qui avait déplacé les foules en 2013 avec son projet éphémère de Tour Paris 13 – des dizaines d’artistes de la scène street art avaient été invités à intervenir dans un immeuble voué à la destruction. Ces dernières années, son directeur, Mehdi Ben Cheikh, s’est attelé à transformer la portion du boulevard Vincent-Auriol traversée par le métro aérien (ligne 6) en un « musée à ciel ouvert » en constante expansion. Les curieux peuvent y découvrir un enchaînement de muraux de grandes signatures, de l’Américain Shepard Fairey (Obey) au Français Invader.

Le conflit survenu sur l’îlot Say est inhabituel et, du côté de la RIVP, les mots sont durs. « Depuis onze ans que je suis à la direction de la RIVP, avec des centaines d’opérations de complexité variable, je n’ai jamais vu un architecte se comporter aussi mal. Je suis un grand défenseur des architectes, mais là, il y a eu un manque de loyauté », réagit Serge Contat, son directeur général. Il estime que, depuis trois ans, Gilles Béguin les « a baladés dans une espèce d’ambiguïté sans jamais contester le projet de street art ».

« Nous avons tous perdu du temps »

Même son de cloche du côté du maire. « Je n’ai jamais voulu mettre architectes et artistes en concurrence, et je ne souhaite pas polémiquer, assure Jérôme Coumet (PS). Nous faisons toujours des demandes d’intervention très en amont, et dans ce cas, nous avons prévenu dès 2016 que nous souhaitions faire intervenir des artistes sur des pignons. L’architecte avait accepté le principe, il n’a pas tenu sa parole, et nous avons tous perdu du temps. »

GILLES BÉGUIN, ARCHITECTE : « J’AI VOULU QUE LA RÉNOVATION SOIT SENSIBLE À L’HISTOIRE OUVRIÈRE DU QUARTIER, DONT IL A ÉTÉ FAIT TABLE RASE DANS LES ANNÉES 1970 »

Gilles Béguin, lui, défend la cohérence de son travail. « Mon projet de rénovation a été retenu par la RIVP en 2012, études et permis avaient été déposés en 2013. En 2016, le projet était déjà très avancé quand le maire a organisé une rencontre avec le galeriste », résume l’architecte. Il défend son approche des lieux, basée sur l’histoire du site, qui était une vaste raffinerie de sucre jusqu’en 1968 : « J’ai voulu que la rénovation soit sensible à l’histoire ouvrière du quartier, dont il a été fait table rase dans les années 1970. » Il a fait appel, dès 2015, à la designer graphique Isabelle Jégo. « Il y a eu un travail de recherche à partir des archives et de la mémoire des habitants », avec l’idée « de réinterpréter l’esprit d’origine des parements en béton cannelé », avec des pictogrammes et des phrases moulés dans des plaques de béton en composite blanc. Avec, comme effet recherché, une « vibration de la lumière évoquant une pluie de sucre », détaille l’architecte.

« Lors de cette rencontre de 2016, nous avons dit OK pour un pignon, mais pas pour de la peinture recouvrante, plutôt une intervention discrète comme une mosaïque d’Invader, et en collaboration avec nous. Notre projet était déjà très cohérent, je ne voyais pas l’intérêt d’ajouter des fresques, surtout sans lien avec l’histoire des lieux. Ils ont voulu passer en force », estime-t-il, visiblement affecté.

« Mépris » pour son travail

Pendant trois ans, l’incompréhension grandit. D’un côté, les tenants du street art estiment que le message a été passé et que les pignons sont à disposition ; de l’autre, l’équipe architecturale se réjouit du rendu de son revêtement et espère que le projet d’intervention n’est plus d’actualité. Gilles Béguin explique avoir appris à la mi-avril que des fresques étaient finalement programmées sur neuf pignons sur dix. Puis des nacelles sont apparues au pied du revêtement fraîchement posé. « Ils ont estimé que la question des fresques n’était pas mon problème. Je me suis senti agressé, et je me suis juste défendu face à un manque de respect pour notre travail, qui n’offre pas une esthétique spectaculaire, mais respecte le contexte », confie-t-il.

« IL Y A QUAND MÊME UNE TRENTAINE DE FRESQUES DÉJÀ RÉALISÉES À FÊTER », RAPPELLE LE MAIRE, JÉRÔME COUMET

Ce même « mépris » pour son travail, selon les termes de l’avocate, a été ressenti concernant l’annonce de la pose sur l’un des toits-terrasses de l’ensemble d’une sculpture du street artiste français Seth, l’un des lauréats du concours Embellir Paris. L’ajout de cette silhouette enfantine sur un toit constitue-t-elle aussi une atteinte au droit moral ? La justice a estimé que oui. Avouant être réticent à l’esthétique de l’œuvre, l’architecte reconnaît que l’essentiel s’est joué sur la manière : « Tout s’est organisé sans me demander mon avis, et alors que je n’avais même pas encore fait réceptionner le bâtiment. »

« Tant pis, on trouvera un autre endroit », commente Mehdi Ben Cheikh, qui précise qu’il était prévu qu’une fresque du même Seth soit réalisée sur le pignon à l’aplomb de la sculpture. L’inauguration officielle du parcours, le 13 juin, qui devait accompagner l’arrivée des nouvelles interventions, est maintenue, avec un « banquet populaire » qui s’étirera sous le métro aérien entre les stations Nationale et Chevaleret. « Il y a quand même une trentaine de fresques déjà réalisées à fêter », rappelle le maire, tandis qu’une « solution de secours » a été imaginée pour Seth, précise le galeriste : il a agrandi sa fresque précédente sur un immeuble situé de l’autre côté du boulevard.

30 mai 2019

Vu sur internet

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30 mai 2019

Marisa Papen

30 mai 2019

Paolo Roversi is the photographer of the 2020 Pirelli Calendar

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The year two-thousand-and-twenty has a graphic form that seems the repetition of a number which is, in some ways, magic, the number twenty written twice. It is the double, the dual relationship, between the story of the past and the new world, it is the time of Paolo Roversi, the photographer who will create the 2020 Calendar for Pirelli.

Often when talking about photography time is considered a technical factor, but it is not always like that. In the work of Paolo Roversi time becomes suspended and almost indefinite.

An intensity made possible through long exposures that allow for a dialogue between photographer and subject, creating an understanding that is palpable and embodies intangible but recognizable emotions, like mysticism and devotion, contemplation and ecstasy.

The images of Paolo Roversi evoke emotions and sensual, dreamlike sensations with a light that recalls the mosaics of Ravenna, his city of birth. His photographs bring out the grace and fragility of the female figure. “For me photography is not a simple reproduction of reality but a revelation, because when I take a photograph I feel I am touching another life and another world”.

Paolo Roversi, trained in the Paris in the 1970s, is considered one of the most talented contemporary photographers, above all for his style which is personal and highly recognizable.

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