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Jours tranquilles à Paris

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4 mai 2019

Marine Vacth

marine35

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4 mai 2019

Thaïlande : Vajiralongkorn monarque imprévisible et politique

Par Bruno Philip, Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est

Le roi Vajiralongkorn, monté sur le trône à la mort de son père en 2016, doit être officiellement couronné du 4 au 6 mai à Bangkok.

L’événement qui aura lieu du 4 au 6 mai à Bangkok ne s’était pas produit en Thaïlande depuis 1950 : le couronnement d’un roi. Sa Majesté Maha Vajiralongkorn, 66 ans, aura dû attendre longtemps avant d’accéder au trône, son père Bhumipol Adulyadej, mort en 2016 à l’âge de 88 ans, ayant régné sept décennies sur l’ancien royaume de Siam.

Bien que roi depuis plus de deux ans, Rama X – son nom dynastique – n’avait toujours pas été couronné. Il va donc l’être, samedi, lors de cérémonies élaborées qui se prolongeront durant deux jours et où vont se mêler des rites bouddhiques et brahmaniques, hérités de l’Inde classique. Ce couronnement a cependant lieu dans le contexte d’une Thaïlande politiquement divisée, dirigée depuis cinq ans par la junte militaire, et dont l’actuel souverain incarne pour beaucoup une stabilité mise à mal depuis le début du siècle, une période marquée par deux coups d’Etat.

Il n’est rien de dire que la personnalité de Sa Majesté Maha Vajiralongkorn Bodinthrathepphayawarangkun – son nom complet –, contraste fortement avec celle de son père, connu comme « le roi qui ne sourit jamais » en raison de la sobriété de son comportement et adulé par son peuple durant tout son règne.

Loin de connaître la même ferveur, Rama X est un personnage fantasque et imprévisible, dont la vie personnelle a été agitée. Il vient d’ailleurs d’annoncer, à la surprise générale, qu’il s’était marié pour la quatrième fois, mercredi 1er mai : l’heureuse élue, Suthida Tidjai, une ancienne hôtesse de l’air de Thai Airways âgée de 40 ans, est sa compagne depuis plusieurs années. En 2016, son futur époux l’avait nommée au grade de général au sein de l’armée et chef adjointe de l’Unité de ses gardes du corps.

Institution vénérée et puissante

On ne sait cependant que peu de choses sur ce souverain pilote de chasse, formé au Royaume-Uni et en Australie, et qui éleva naguère à la dignité de maréchal d’aviation son chien Fufu, décédé quatre ans après sa prise de fonction.

Depuis qu’il a accédé au trône de cette monarchie constitutionnelle, où l’institution royale est aussi vénérée que puissante, les décisions prises par Rama X ont laissé perplexe plus d’un observateur. Si la Constitution bride les pouvoirs exécutifs du souverain, le père de l’actuel roi, Rama IX, s’impliqua directement dans les affaires du royaume.

De même, son fils ne semble pas disposé à ne faire que de la figuration, rôle auquel le limite, en théorie, cette même Constitution.

Le roi s’est distingué ces deux dernières années par ses desiderata et ses réactions, créant des précédents : à la mort de son père, le 13 octobre 2016, Vajiralongkorn annonce qu’il ne va pas devenir roi dans l’immédiat, demandant « un délai » pour « porter le deuil ». Même s’il est de tradition, depuis le début de la dynastie Chakri, fondée en 1782, que le nouveau monarque monte sur le trône dès la mort du souverain défunt. Vajiralongkorn sera proclamé roi un peu plus tard, le 16 décembre.

En janvier 2017, nouvelle surprise : le souverain exige que soient amendés plusieurs articles du projet d’une nouvelle Constitution concoctée par les militaires au pouvoir – et approuvée l’été précédent par référendum. D’abord, il rejette l’obligation de se faire remplacer par un régent lorsqu’il est absent du pays. Une raison simple explique sa royale exigence : depuis des années, le roi passe une bonne partie de son temps dans sa somptueuse résidence des environs de Munich, près du lac de Starnberg.

Contrôle du Bureau des avoirs de la couronne

Le roi exige ensuite l’amendement de deux autres articles. Un premier qui permet à la Cour constitutionnelle d’être l’arbitre ultime en cas de crise majeure ainsi qu’un deuxième stipulant que toute proclamation royale soit contresignée par un ministre ou par le président du Parlement. Ces articles restreignaient ses pouvoirs de monarque constitutionnel.

Vajiralongkorn ne s’est pas arrêté en si bon chemin : en 2017, il a pris le contrôle direct du Bureau des avoirs de la couronne, dont les actifs sont estimés à 40 milliards de dollars (35,7 milliards d’euros). Magnanime, il a cependant accepté de payer des impôts sur les revenus générés par cet organisme qui s’occupe de la gestion des terres royales et de différents investissements, notamment dans le domaine bancaire…

« JE DÉFENDRAI VOTRE HÉRITAGE COMME S’IL EN ALLAIT DE MA PROPRE VIE », LE GÉNÉRAL APIRAT, LORS D’UNE CÉRÉMONIE

Le roi a aussi fait le ménage au palais, en révoquant des grands chambellans et en répudiant son avant-dernière épouse, dont l’oncle croupit désormais en prison pour corruption et « lèse-majesté ». Il a enfin étendu son contrôle au domaine militaire : en nommant, fin 2018, le général Apirat Kongsompong chef de l’armée, il a renforcé, à l’intérieur de cette dernière, la faction de la « garde du roi », affaiblissant ainsi la position du chef de la junte et premier ministre, Prayuth Chan-o-cha, qui n’était pas spécialement un soutien acharné du nouveau roi, par le passé.

Le 7 mars, à l’occasion d’une cérémonie sans précédent, ce même général Apirat a prêté serment à la monarchie en compagnie de plusieurs centaines de ses officiers devant une statue du roi Rama V, un souverain particulièrement révéré, mort en 1910. « Je défendrai votre héritage comme s’il en allait de ma propre vie », s’est exclamé l’officier, à genoux et mains jointes haut sur le crâne en signe de respect absolu.

SELON UN DIPLOMATE ASITIQUE, « LE FAIT QUE LE ROI AIT LUI-MÊME UNE EXPÉRIENCE DE MILITAIRE CONDUIT À CE QU’IL GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR LES FORCES ARMÉES ET LES PROMOTIONS EN SON SEIN »

Une telle cérémonie a été perçue par différents observateurs comme l’expression « d’une offensive tous azimuts contre les opposants de la junte militaire », écrit le site indépendant Khaosod. L’armée, en dépit de ses divisions interne, perçoit son avenir comme intrinsèquement lié à celui de la royauté. Et réciproquement : il est loin le temps où, à la suite du coup d’Etat de 1932, qui mit fin à la monarchie absolue, cette dernière fut marginalisée par les militaires.

Même si la Thaïlande redevient une démocratie et quel que soit le gouvernement issu des élections législatives du 24 mars, la nouvelle Constitution contribue à limiter les pouvoirs du premier ministre et de son cabinet. Elle renforce l’alliance entre le palais royal et l’armée. « Le fait que le roi ait lui-même une expérience de militaire conduit à ce qu’il garde un œil attentif sur les forces armées et les promotions en son sein », juge un diplomate asiatique cité par la revue japonaise Nikkei Asian review.

4 mai 2019

Iris Apfel pour les glaces MAGNUM

iris la vieille

4 mai 2019

PRESSE

courrier

4 mai 2019

1er-Mai : le parquet ouvre trois enquêtes pour des faits mettant en cause des policiers

La « police des polices » a été saisie après la diffusion, sur les réseaux sociaux, de vidéos sur lesquelles des membres des forces de l’ordre s’en prennent à des manifestants.

Nombreux tirs de gaz lacrymogènes, bousculades, sans parler de l’« intrusion » à la Pitié-Salpêtrière qui s’est transformée en affaire politique après les déclarations du ministre de l’intérieur Christophe Castaner… la manifestation du 1er-Mai à Paris a été particulièrement mouvementée.

Deux jours plus tard, après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) – ou « police des polices » – pour des enquêtes administratives portant sur trois membres des forces de l’ordre. Des vidéos montrent en effet l’un des trois fonctionnaires jeter un pavé, un autre semblant glisser sa matraque dans le pantalon d’un manifestant et un troisième donnant une gifle à un homme.

Le parquet a également ouvert trois enquêtes judiciaires visant ces faits pour « violences par personne dépositaire de l’autorité », avec arme pour deux d’entre elles (le pavé et la matraque).

Le policier lançant un pavé

La scène concernée s’est déroulée lors d’un face-à-face entre les forces de l’ordre et des manifestants, alors que la situation était confuse boulevard de l’Hôpital, dans le 13e arrondissement de Paris.

Sur la vidéo, on voit plusieurs policiers armés de boucliers et de lanceurs de balle de défense (LBD) faire face à un attroupement, tandis qu’à leurs pieds des pavés ont été descellés. Les images montrent ensuite un fonctionnaire d’une compagnie républicaine de sécurité (CRS), jeter un pavé en direction des manifestants. La vidéo ne montre pas où le pavé est tombé.

« S’il y a faute, il y aura sanction, sanction administrative et sanction judiciaire, a déclaré le ministre de l’intérieur Christophe Castaner lors d’un point presse en marge d’un déplacement à Toulon. Je n’ai pas à apprécier les images, on n’a toujours qu’un petit morceau d’image. En tout cas ce que j’ai vu me paraît suffisant pour déclencher cette enquête et je le dis sans aucun état d’âme. »

Le policier mettant sa matraque dans le pantalon d’un homme

Dans cette seconde affaire, des images publiées sur Twitter par le journaliste David Dufresne, montrent des policiers se tenir autour d’un homme assis par terre avant que l’un d’entre eux introduise sa matraque télescopique dans le pantalon de l’individu interpellé, en direction de ses fesses. Les faits ont eu lieu boulevard du Montparnasse, devant le restaurant Le Dôme (14e arrondissement).

Le policier giflant un manifestant

Enfin, sur une troisième vidéo, également tournée boulevard du Montparnasse et relayées par David Dufresne, on voit un policier gifler à deux reprises un homme. Ce dernier est ensuite bousculé, de même qu’une femme aux cheveux blancs.

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4 mai 2019

Vu sur internet - j'aime bien

jaime97

4 mai 2019

Paradis Latin - Iris Mittenaere

iris

4 mai 2019

Défilé du 1er-Mai : derrière la polémique Castaner, la solitude de Macron

Par Françoise Fressoz - Le Monde

Après ses annonces du 25 avril, le chef de l’Etat avait prévu de déléguer, mais les difficultés de l’occupant de la Place Beauvau montrent que ses ministres ne suivent toujours pas.

Pour clore une mauvaise séquence, mieux vaut savoir avaler son chapeau. Christophe Castaner n’a pas démissionné, vendredi 3 mai, comme le lui demandait une partie de l’opposition, mais il a fait acte de contrition. « Je n’aurais pas dû employer le terme attaque mais plutôt celui d’intrusion violente », a déclaré le ministre de l’intérieur au cours d’une conférence de presse improvisée, tout en jugeant « naturel qu’un homme politique (…) puisse se dire qu’une situation a évolué ».

Ces demi-excuses étaient devenues indispensables pour faire retomber la pression et tenter de sortir le gouvernement d’un nouveau faux pas. Les mots que le premier flic de France avait utilisés, mercredi 1er mai, pour qualifier l’irruption de manifestants à l’intérieur de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière (13e arrondissement de Paris) en marge du cortège syndical, étaient très vite apparus excessifs et inappropriés au regard des vidéos diffusées et des témoignages recueillis dès le lendemain, notamment par Le Monde.

Les trente-deux personnes placées en garde en vue, puis libérées jeudi, semblaient en effet plutôt chercher à échapper aux charges de la police qu’à attaquer l’hôpital.

Une enquête est en cours pour déterminer dans quelles conditions précises une grille d’entrée de l’établissement a été forcée et pourquoi des manifestants ont ensuite tenté de s’introduire dans un service de réanimation.

Castaner, l’homme qui tweete plus vite que son ombre

Mais en en rajoutant, le ministre de l’intérieur s’est donné des verges pour se faire battre. La gauche et une partie de la droite l’ont accusé d’en faire trop, de jouer avec le feu, d’attiser la violence. Et cela a suffi à ternir une semaine cruciale au cours de laquelle Emmanuel Macron, après ses annonces, était censé reprendre la main. Or, le bilan est nettement plus mitigé.

Aux syndicats, dépossédés de leur journée d’action le 1er-mai, on peut ajouter une deuxième victime : le gouvernement. Les efforts entrepris par le premier ministre Edouard Philippe pour vanter les mesures en faveur du pouvoir d’achat, la délocalisation de son cabinet deux jours durant en Charente pour prouver les nouvelles qualités d’écoute de l’exécutif, ont été occultés par la polémique provoquée par le ministre de l’intérieur, qui a la particularité de tweeter plus vite que son ombre.

Le cas de Christophe Castaner est symptomatique. L’ancien socialiste, rallié de la première heure à Emmanuel Macron, s’est battu pour avoir le portefeuille de ministre de l’intérieur lors du très long intermède qui avait suivi la démission surprise de Gérard Collomb, en octobre 2018.

Autant le démissionnaire avait des états d’âme, autant le prétendant n’en avait aucun. Il rêvait du poste. Alors délégué général de La République en marche, il avait fait jouer tous ses réseaux et bénéficié de l’appui de ses troupes pour éviter que le portefeuille échoit à Frédéric Péchenard, très bon connaisseur de la police mais proche de Nicolas Sarkozy.

Fidélité au chef de l’Etat

On peut donc imaginer qu’il s’était préparé à sa fonction, qu’il en avait intégré les contraintes et les difficultés. Cela ne l’a pas empêché de se retrouver par deux fois en difficulté. Débordé le 18 mars par les violences qui avaient marqué la dix-septième journée de mobilisation des « gilets jaunes », il est accusé un mois et demi plus tard d’attiser le feu à l’occasion des manifestations du 1er-Mai. Tantôt il n’en fait pas assez, tantôt il pèche par excès.

Sa fidélité au chef de l’Etat a été son grand atout, mais elle ne suffit pas. Dans une période de forte tension sociale où la moindre étincelle risque de rallumer le feu, il faut un minimum d’expérience. Christophe Castaner en manque, comme beaucoup d’autres de ses collègues ministres qui ont été recrutés précisément parce qu’ils tranchaient avec « le monde d’avant ».

Or, Emmanuel Macron est entré dans une nouvelle phase de son quinquennat. Il veut déléguer et il a besoin de renfort. Le mouvement des « gilets jaunes », non encore circonscrit, l’a convaincu qu’à vouloir tout concentrer sur sa personne, il avait pris trop de risque. L’enlisement des réformes pendant cinq longs mois l’oblige désormais à réenclencher une dynamique plus collective en trouvant des relais du côté des élus et des partenaires sociaux échaudés ou hostiles.

Macron met le gouvernement sous pression

Dans cette phase incertaine de reconquête, le rôle du gouvernement est crucial. Mardi, lors du conseil des ministres, le chef de l’Etat avait sonné la charge, mis l’équipe gouvernementale sous pression, et menacé à demi-mot les moins allants de perdre leur portefeuille si d’aventure la majorité présidentielle n’emportait pas les élections européennes du 26 mai.

C’était une façon de dire que le temps des ministres techniciens était révolu, que le combat politique reprenait ses droits et que le gouvernement devait se transformer en un pack de combattants aguerris, capables de marquer des points, chacun dans leur domaine. Plus facile à dire qu’à faire.

Alors que la journée du 1er-Mai avait été considérée comme maîtrisée sur le plan du maintien de l’ordre public, le ministre de l’intérieur a commis la bourde que l’on sait et qui déchire le voile : le président est, en réalité, toujours aussi seul.

4 mai 2019

Extrait d'un shooting

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4 mai 2019

Critique « Nous finirons ensemble » : platitude de l’entre-soi au Cap Ferret

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Par Jacques Mandelbau 

Guillaume Canet a concocté une suite dispensable à son film « Les Petits Mouchoirs » avec la même bande de copains, lestés de dix ans de plus.

L’AVIS DU « MONDE » – ON PEUT ÉVITER

Acteur depuis 1993 et réalisateur depuis 2002, Guillaume Canet mène de front ces deux activités avec un abattage impressionnant, des résultats généralement probants au box-office, mais une réussite artistique plus relative.

Il revient aujourd’hui proposer une suite à son plus grand succès de salle, Les Petits Mouchoirs (2010), comédie dramatique chorale qui avait culminé à plus de 5 millions d’entrées.

Eu égard à ce méga-club d’amateurs, on comprend qu’il eût été malhabile de chambouler la donne. On retrouve donc intacte la bande de copains petits-bourgeois, réunis pour quelques jours au Cap Ferret (Gironde), enferrés dans des problématiques sentimentalo-amicales aisément compréhensibles, mais avec dix ans de plus au compteur.

L’intrigue s’inaugure sur une surprise : la réunion de tout le groupe, qui ne s’est pas vu depuis trois ans, pour fêter les 60 ans de Max (François Cluzet), venu se ressourcer dans sa maison secondaire.

Une sorte de révolution copernicienne

En vérité, Max est rincé, au bord de la dépression. Professionnellement en faillite, conjugalement en procès, il accueille froidement ces convives, qui vont pourtant s’efforcer de le réconforter. Tout le monde reconnaîtra Eric (Gilles Lellouche), Marie (Marion Cotillard), la veuve inconsolée, Antoine (Laurent Lafitte), qui a à peine grandi, Vincent (Benoît Magimel), qui vit désormais ouvertement son homosexualité, mais hélas avec un compagnon psychorigide, et sa femme, Isabelle (Pascale Arbillot), qui du coup s’est payé un bon coup de jeune.

On notera, dans le ton, une sorte de révolution copernicienne. Les Petits Mouchoirs, on s’en souvient, était centré sur la médiocrité des personnages, qui laissaient plus ou moins crever seul à Paris l’ami Jean Dujardin fauché à moto pour se chamailler au Cap. Ici, au contraire, les voici réunis, non sans quelques vénielles chicaneries bien sûr, pour sauver l’ami atrabilaire Max de sa tentation du néant.

LES BONNES INTENTIONS ONT SUCCÉDÉ AUX VILAINS PETITS TRAVERS, ET LE RÉSULTAT EST MOINS SUPPORTABLE ENCORE

Les bonnes intentions ont donc succédé aux vilains petits travers, et le résultat est possiblement moins supportable encore. Le sordide évacué, ne reste que la platitude de l’entre-soi, qui est au fond le vrai sujet de cette saga. On imaginera un film dont le suspense consiste à savoir si le héros conservera ou non sa résidence secondaire, dont le climax est la nuit d’ivresse, torse nu, du même homme dans une boîte girondine et dont l’épilogue réunit les personnages autour d’un plateau de fruits de mer.

Certes, ce plateau de vedettes dessert le programme avec les honneurs, à l’occasion avec drôlerie, œuvrant à l’hypothèse d’une soirée divertissante. C’est toutefois une maigre compensation. Quant à l’horizon de référence, plus ou moins expressément induit, du film, qu’il s’agisse de Nous ne vieillirons pas ensemble, de Maurice Pialat, ou de Vincent, François Paul et les autres, de Claude Sautet, mieux vaut ne pas le relever.

« Nous finirons ensemble », film français de Guillaume Canet. Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Laurent Lafitte, Benoît Magimel, Pascale Arbillot, Valérie Bonneton, José Garcia (2 h 15). Sur le Web : Pathefilms.com/film/nousfinironsensemble et Facebook.com/pathefilms

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