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Jours tranquilles à Paris

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12 avril 2019

Julian Assange arrêté à Londres et inculpé aux Etats-Unis pour avoir « conspiré » avec Chelsea Manning

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Par Martin Untersinger, Damien Leloup

Le fondateur de WikiLeaks a été reconnu coupable, jeudi par le tribunal de Westminster, d’avoir violé les conditions de sa liberté provisoire.

Julian Assange a fini par quitter l’ambassade équatorienne de Londres, dans laquelle il vivait en ermite depuis plus de six ans. Mais pas de la manière qu’il a longtemps espérée.

En fin de matinée, jeudi 11 avril, six policiers britanniques l’ont extrait de la représentation diplomatique et porté, de force, dans un fourgon de police. Amaigri, pâle, le visage mangé par une barbe folle, le temps où le hackeur australien et ses révélations sur les Etats-Unis occupaient les unes des plus grands quotidiens semble bien lointain.

Julian Assange a d’abord fait les frais du retournement de ses hôtes en sa défaveur. Ses relations avec l’Equateur étaient exécrables depuis des mois, mais Quito avait, il y a quelques jours encore, démenti vouloir mettre un terme à l’asile qui lui avait été accordé en 2012. C’est pourtant ce que les autorités équatoriennes ont décidé, jeudi, avant de laisser les policiers britanniques pénétrer dans l’ambassade.

Ces derniers faisaient, depuis plus de six ans, le pied de grue devant la maison en briques rouges du quartier chic de Knightsbridge. Lorsque M. Assange accepte l’aide équatorienne en 2012, il se soustrait en fait du même coup à son contrôle judiciaire, prononcé dans le cadre d’une procédure d’extradition du Royaume-Uni vers la Suède, où plusieurs femmes l’accusent d’agression sexuelle et de viol. C’est cette entorse à sa liberté sous caution qui a d’abord été citée par la police londonienne pour justifier l’arrestation du fondateur de WikiLeaks. En début d’après-midi, Julian Assange a été présenté à un tribunal, qui l’a condamné. Sa peine, qui peut aller jusqu’à un an de prison, doit être connue prochainement.

Inculpation pour « piratage »

Mais un autre front judiciaire bien plus grave s’est ouvert aussitôt. Le fourgon de police avait à peine quitté l’ambassade que les autorités britanniques confirmaient les craintes des soutiens de WikiLeaks depuis 2012. Les Etats-Unis venaient d’adresser une demande d’extradition visant l’Australien. Dans la foulée, le ministère américain de la justice dévoilait les charges pesant sur lui. Et c’est un vieux démon qui s’est rappelé au souvenir de Julian Assange.

En 2010, l’Australien est encore un inconnu. Mais une rencontre – en ligne – va propulser son organisation dans la lumière. Une analyste de l’armée américaine, Chelsea Manning, lui propose une montagne de documents secrets issus de l’armée et de la diplomatie des Etats-Unis. Ces derniers seront plus tard publiés en collaboration avec les plus grands quotidiens de la planète – dont Le Monde.

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Lors de ses discussions avec sa source, en 2009, Julian Assange lui propose son aide. Il lui offre ses compétences de hackeurs pour décrypter un mot de passe permettant d’accéder à un ordinateur de l’armée et lui suggère l’utilisation d’un logiciel pour récupérer davantage de documents. C’est cet « accord » qui a motivé l’inculpation pour « piratage » de l’Australien, pour laquelle il encourt un maximum de cinq ans de prison.

Une peine qui peut sembler anecdotique lorsqu’on la compare aux sanctions extrêmement lourdes – des décennies entre quatre murs – qui accompagnent « l’espionnage », un chef d’inculpation que M. Assange et ses proches redoutent plus que tout. Notamment depuis que lui et son organisation sont présentés par les plus hauts responsables américains comme des ennemis de l’Amérique, coupables de collusion avec la Russie.

« Service de renseignements non étatique hostile »

Julian Assange entretient de bien meilleurs rapports avec Moscou qu’avec Washington. Il fut dès 2012 chroniqueur d’une émission diffusée par Russia Today, la chaîne de télévision financée par le Kremlin. Il a aidé le lanceur d’alerte Edward Snowden à fuir les autorités américaines à Hongkong, puis à obtenir le droit de résider à Moscou, où l’Américain vit depuis. Enfin, WikiLeaks a servi, pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, de réceptacle aux courriels volés au camp Clinton qui ont alimenté la chronique politique américaine pendant des semaines.

Ces documents avaient été dérobés, selon l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller, lors d’un piratage mené au printemps par les services de renseignement russes. Lors de la campagne, Julian Assange n’a rien fait pour dissiper le soupçon insistant de la collusion, en n’ayant pas de mots assez durs contre Hillary Clinton et en multipliant les appels du pied vers Donald Trump, lorsqu’il ne communiquait pas directement avec certains des lieutenants de ce dernier. Le candidat républicain le lui rendait bien : sur le chemin de la campagne, il a célébré WikiLeaks à de multiples reprises.

Mais cette embellie dans les relations entre WikiLeaks et les Etats-Unis n’a pas duré. En 2017, le nouveau chef de la CIA, Mike Pompeo, décrit la plate-forme comme « un service de renseignement non étatique hostile ». Peu de temps après, le ministre américain de la justice, Jeff Sessions, décrit l’arrestation de Julian Assange comme une « priorité ».

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« Un dangereux précédent »

Julian Assange a toujours affirmé que Washington en avait après son travail – qu’il présente depuis le début comme journalistique – et présentait la perspective d’une inculpation comme une menace directe contre la liberté de la presse.

De fait, de nombreux experts en droit américain de la presse ne voyaient pas comment les autorités pouvaient le poursuivre pour ses publications de 2010 et de 2016 en épargnant les médias qui s’en étaient fait l’écho.

En choisissant d’attaquer Julian Assange pour une relativement modeste accusation de piratage, de surcroît totalement étrangère à l’élection américaine de 2016, les autorités américaines compliquent la stratégie de défense de WikiLeaks. L’Australien a d’ores et déjà annoncé qu’il allait « contester et combattre » cette demande d’extradition. Barry Pollack, son avocat américain, a tout de même dépeint la demande américaine comme « un effort sans précédent pour extrader un journaliste accusé de publier des informations véridiques ».

« Viser Assange en raison de la fourniture d’informations d’intérêt public à des journalistes constituerait un dangereux précédent », a averti le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire. Enfin, un dernier élément pourrait compliquer encore l’équation qui s’offre à l’équipe de Julian Assange : l’avocate de l’une de ses victimes présumées a demandé au parquet suédois de rouvrir l’enquête pour viol qui le vise.

les trois

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#freedom for #Snowden #Assange #Manning and all the #whisleblowers#freepress #freespeech #freedomofexpression @wikileaks_official_account@edwardsnowdenofficial @xychelsea87 #anythingtosay a #Monument to #courage #truth

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12 avril 2019

Lewis Furey - Haunted by Brahms - Théâtre du Rond Point

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Lewis Furey - Haunted by Brahms - « Dans un véritable choc des cultures, Lewis Furey chante seize lieder de Brahms, les rapproche des chansons populaires, accessibles, et les aborde comme des tubes pop ou folk. Distribution : Textes, piano et voix Lewis Furey Genre : Spectacle musical Lieu : Théâtre du Rond-Point Sous-Rubrique : Spectacles musicaux Réserver Date de début : 9 avril 2019 Date de fin : 20 avril 2019

12 avril 2019

Deuxième SALON DE LA PHOTOGRAPHIE DU 13e du 10 au 30 avril 2019

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Deuxième SALON DE LA PHOTOGRAPHIE DU 13e du 10 au 30 avril 2019

Deuxième édition du Salon de la photographie du 13e du 10 avril au 30 avril 2019, à la Mairie du 13e, sur le thème «Autour d'Elles, Au tour d'Elles»

Cette manifestation est organisée en partenariat avec Objectif Image Paris IDF, Compétence Photo, L'Ecole de l'Image des Gobelins, les centres Paris Anim' Goscinny et Oudiné, Action collégiens Paris.

Cette deuxième édition du Salon de la photographie du 13e sera consacrée aux rapports des femmes et de la photographie : femmes sujets, femmes objets, femmes auteures... Longtemps, la qualité de « photographe » ne s’est appréciée qu’au masculin. Quelle est la place des femmes dans le monde de la photographie aujourd’hui ? Y a-t-il un regard féminin ? Peut-on évoquer une démarche singulière ? Tels sont les sujets de cette rencontre qui rendra hommage à Gerda Taro, première femme photoreporter de guerre décédée en mission, alors qu’elle couvrait la guerre d’Espagne, et qui donnera prochainement son nom à une rue de notre arrondissement.

Deux autres femmes seront à l’honneur, Jane Evelyn Atwood et Elodie Lachaud. Ces trois photographes ont un point commun : toutes vivent ou ont vécu dans le 13e. Mais ce Salon - auquel contribuent de nombreux partenaires que nous remercions vivement - est avant tout le vôtre.

Afin d’offrir aux photographes du 13e, amateurs et professionnels, un espace d’exposition, un appel à candidature a été lancé au mois de janvier. C’est une sélection de ces clichés que nous vous proposons de découvrir du 10 au 30 avril à la Mairie du 13e avec de nombreux événements (conférences, projections, animations, etc.).

Nous vous souhaitons un bon Salon de la photographie 2019.

Jérôme Coumet

Maire du 13e

Philippe Moine

Adjoint au Maire

chargé de la Culture  

12 avril 2019

Les nouveaux vélos à assistance électrique UBER

12 avril 2019

David PD Hyde - photographe

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Le photographe David PD Hyde a soumis cet éditorial de mode avec une touche moderne où l'est rencontre l'ouest. Le modèle utilisé pour cette histoire a un look fascinant avec des tatouages ​​sur presque tout son corps, donnant vie à ce concept.

Voir plus de travail de David ici:

https://www.instagram.com/davidpdhyde/

http://www.davidpdhyde.com/

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11 avril 2019

Milo Moiré

11 avril 2019

L'ÉDITO de Didier Micoine - Abracadabrantesque

Dedans et dehors. Voilà donc la situation – baroque, selon l’expression d’Emmanuel Macron — dans laquelle se trouvent les Britanniques aujourd’hui. Ils disposent désormais d’un nouveau délai, jusqu’au 31 octobre, pour quitter l’Union européenne. Et sauf si les parlementaires britanniques votaient soudainement dans les prochains jours l’accord de divorce qu’ils ont rejeté à plusieurs reprises ces dernières semaines (ce qui paraît très improbable), le Royaume-Uni va devoir organiser des élections européennes le 23 mai et élire des eurodéputés. Une provocation pour les électeurs qui avaient voté pour la sortie de l’UE il y a trois ans. Et une aberration alors que les sièges des Britanniques ont été bloqués et répartis entre les 27 pays membres. Il devrait donc y avoir à l’issue du scrutin de mai moins de députés élus par pays que ce qui était prévu, en tout cas jusqu’à ce que le Brexit soit acté. Et que les parlementaires anglais cèdent leur place ! En attendant, ils siégeront à Strasbourg, notamment pour la mise en place de la nouvelle législature (avec l’élection du président du parlement et des commissions). Dans ce cas, les partisans du Brexit ont déjà promis de « pourrir » la vie de l’UE… Il est difficile de prévoir les prochains épisodes du feuilleton, mais dans ce scénario abracadabrantesque, Macron a le mérite de la cohérence en ayant affirmé sa fermeté et en s’opposant au report encore plus long qui était envisagé. Mais le président français a pu constater à Bruxelles qu’il était bien isolé. Le Parisien

11 avril 2019

Sophia Hadjipanteli

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11 avril 2019

Niki de Saint Phalle

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11 avril 2019

Transformer les palaces du sultan de Brunei en baisodromes ?

L'humoriste de France Inter aimerait jouer un mauvais tour au sultan de Brunei dont les nouvelles lois homophobes sont dénoncées dans le monde entier.

Pour faire pression sur une puissance économique, le boycott est une arme redoutable, mais elle n’est pas la seule. Démonstration loufoque et engagée avec Sophia Aram qui, pour sanctionner le sultan de Brunei et sa politique homophobe, propose une stratégie assez inattendue…

Hassanal Bolkiah, sultan de Brunei, a décidé d’appliquer le code pénal islamique dans son pays. Désormais, toute personne se rendant « coupable » d’homosexualité, d’adultère ou de sodomie, sera passible de lapidation et de peine de mort. En réponse, nombre de personnalités (dont George Clooney) appellent au boycott des palaces dont ce sultan est propriétaire (il en possède notamment à Paris). Mais Sophia Aram, elle, propose tout autre chose : « baiser dans ces palaces ! » 

« Que les palaces du sultan se transforment en baisodromes, que chaque euro dépensé dans un de ses hôtels porte une trace que seules les lumières bleues fluorescentes pourront révéler. Puisque cet abjecte personnage prétend appliquer la sharia chez lui, il ne devrait pas s’enrichir avec le fruit de ce qu’il considère comme le péché ultime.

L’argent de Hassanal Bolkiah portant la trace de ce qu’il veut condamner à mort chez lui, cela le rendrait lui-même complice, donc condamnable par cette même Sharia. C’est bête hein ? »

Non, c’est pas bête !

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