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Jours tranquilles à Paris

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9 juillet 2018

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9 juillet 2018

Le Congrès de Versailles - Discours d'Emmanuel Macron

versailles congres

La lettre politique de Laurent Joffrin

L'entêté de Versailles

Trop long, comme toujours. Ainsi que dirait Audiard : c’est curieux, chez Macron, ce besoin de faire des phrases… Une heure et demie de discours devant le Congrès réuni à Versailles. Pour un président concentré sur les grandes orientations du pays, voilà une prolixité contre-productive, comme s’il fallait conjurer par l’abondance des mots les critiques et les déceptions exprimées dans le pays. Comme si, au passage, il n’y avait plus de Premier ministre, puisqu’on a assisté au double développement d’un plaidoyer touffu sur l’action passée et d’une description détaillée de la politique à venir, habituellement dévolues au chef du gouvernement. Un chef réduit au rôle ingrat d’exécutant transparent du plan tombé de l’Olympe.

«Je suis humble», dit le président. On pense au mot de Sacha Guitry : «en matière de modestie, je suis imbattable». Celui qui proclame son humilité se met d’autant plus en valeur. Mais au fond, l’intention est bonne. Laissons ce point au président.

Plus sérieux : dans ce mélange de mea culpa et de profession de foi, un point retient l’attention, sur lequel le président s’accroche comme à un credo. Macron n’est pas le «président des riches», dit-il, mais celui qui veut mettre fin aux «inégalités de destin». Louable volonté : c’est un fait que l’inégalité des chances s’est enkystée en France, malgré les efforts de tant de gouvernements. Qui peut se plaindre qu’on tente d’arracher chacun à l’assignation sociale née de son origine, de favoriser la mobilité sociale, de «réparer l’ascenseur social». Chaque homme du rang, tel le soldat de l’an II, a son bâton de maréchal dans sa giberne : quoi de plus républicain ? Mais cet appel à l’émancipation individuelle s’oppose, bien sûr, à l’égalitarisme socialisant du «vieux monde». Aide-toi et la société t’aidera : voilà qui économisera «un pognon de dingue».

Problème : tout le monde ne peut pas être «premier de cordée», même si cette place enviable est ouverte à tous. Macron raisonne comme si, pour ne plus être le «président des riches», mais celui de tous les Français, il suffisait que tous les Français deviennent riches. Version «en marche» du rêve américain, qui est un mythe utile, mais un mythe tout de même. Le bon vieux socialisme professait à l’inverse que chacun, quelle que soit sa place dans la société, en bas, en haut ou au milieu, avait droit à une protection, une dignité, une sécurité, quand bien même ses rêves d’ascension, d’enrichissement, seraient déçus. Il remarquait aussi que «l’inégalité de destin» était souvent déterminée par l’inégalité tout court, celle de la situation d’origine, et que réduire la deuxième, c’était aussi combattre la première. Bref, qu’une politique égalitaire englobait tout l’être social, et pas seulement la capacité à échap per au déterminisme de classe. Mais c’était, il est vrai, la naïve ambition du vieux monde… Place à la compétition, à la concurrence, à la course implacable vers le sommet, du moment que tous soient sur la même ligne de départ. Libéralisme contre social-démocratie : on n’en sort pas.

LAURENT JOFFRIN

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L'ÉDITO de Muriel Pleynet - Le Parisien

Jupiter redescend - un peu - sur terre

C’est un président « résolu » a-t-il dit, qui s’est présenté devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, mais un président « humble » a-t-il d’emblée tenu à préciser comme pour mieux déminer les critiques qui lui sont adressées. Des critiques qu’Emmanuel Macron aurait donc entendues, lui à qui il est souvent reproché d’être - trop - sûr de lui, inflexible, voire… arrogant. Et le chef de l’Etat de reconnaître dans un rare exercice de modestie : « Je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout… ». Accusé d’être le président des riches, Emmanuel Macron a, par ailleurs, assuré n’aimer « ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges »… Et incité les 100 plus grandes entreprises françaises à s’engager en matière d’apprentissage et d’embauches, notamment dans les quartiers en difficulté.Une inflexion sur la forme donc, dans le discours mais… aucun changement de cap. Il ne faut pas s’y tromper, si le président défend le bilan de sa première année de quinquennat, c’est pour mieux dresser la feuille de route de l’an-II. Réformes de l’assurance chômage, des retraites, de l’hôpital… La rentrée s’annonce aussi chargée que compliquée.

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Congrès de Versailles : les dix phrases à retenir du discours d’Emmanuel Macron - Le Parisien

Le chef de l’État a prononcé un long discours devant l’ensemble des parlementaires pour défendre sa politique et faire un premier bilan, plus d’un après son élection.

Une heure trente de discours. Emmanuel Macron s’est exprimé ce lundi après-midi face aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles, pour la deuxième année consécutive. Au menu, l’analyse de l’an I du quinquennat, les promesses pour l’an II, et quelques annonces, dont une modification de la Constitution pour pouvoir répondre aux parlementaires lors des prochains Congrès. Ce qu’il faut retenir de ce discours, en dix formules.

« Je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout. »

Emmanuel Macron a assuré n’avoir « rien oublié des peurs, des colères accumulées pendant des années qui ont conduit notre pays à ce choix. Elles ne disparaissent pas en un jour, elles n’ont pas disparu en une année ».

Macron devant le Congrès à Versailles : « Je sais que je ne réussis pas tout »

« Je n’aime ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges. »

Emmanuel Macron a plaidé pour un « capitalisme populaire retrouvé » où les salariés soient impliqués financièrement.

« Si l’on veut partager le gâteau, la première condition, c’est qu’il y ait un gâteau. »

Accusé par ses opposants d’être un « président des riches », Emmanuel Macron s’en est défendu et a martelé : « Il est mensonger de défendre les salariés si on ne défend pas les entreprises, il est impossible de prétendre distribuer si on ne produit pas assez. » « Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches. C’est une politique pour toute la nation, une politique pour l’emploi, une politique pour les services publics » et « pour ceux qui restent en marge », a-t-il ajouté.

« Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui. »

Sur le sujet sensible des retraites, Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de « refonder le régime de retraite » mais a assuré que cette réforme n’aurait pas d’impact pour les retraités actuels. Cette annonce a suscité de vives réactions chez certains parlementaires de l’opposition, avec des rires ou de légères huées. « Faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur », a-t-il également dénoncé.

« Il y a une voie française vers l’inégalité. »

Emmanuel Macron a estimé qu’il y avait des « inégalités de destin » en France « depuis plus de trente ans ». Pour le chef de l’État, les Français ne doivent pas être aidés à « vivre mieux la condition dans laquelle ils sont nés », mais le but est de leur permettre d' « en sortir ». Et pour cela, la « priorité de l'année qui vient » sera de « construire l'État providence du XXIe siècle ».

« Quelle gloire peut-on avoir avec une politique sociale qui a mené un enfant sur cinq à la pauvreté ? »

Alors que la présentation du plan pauvreté, prévue ce mardi, a finalement été reportée à la rentrée, Emmanuel Macron a promis des « choix budgétaires clairs » pour aider les plus pauvres. Ce ne sera « pas une politique de redistribution classique », a-t-il promis, alors que ce plan sera mis en œuvre « en 2019 ».

« La lutte contre le terrorisme est le travail d’une génération. »

Après les sujets économiques et sociaux, Emmanuel Macron s’est exprimé sur les attentats qui ont frappé la France depuis son élection et a salué les soldats français qui combattent en opération extérieure mais aussi ceux qui « nous défendent sur notre territoire », suscitant une standing-ovation des parlementaires. La lutte contre le terrorisme islamiste est « le combat d’une génération », a-t-il ajouté.

« Qui aurait cru que l’État devrait encore se battre pour que cesse le harcèlement au quotidien ? »

Le chef de l’État s’est exprimé sur le mouvement Metoo, lancé à l’automne dernier pour dénoncer le harcèlement sexuel des femmes. « Ce combat a d’abord surpris », a reconnu Emmanuel Macron, qui s’est aussi réjoui de la loi pour imposer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. « Nous avons précédé un mouvement mondial », s’est-il vanté.

« La République n’a aucune raison d’être en difficulté avec l’islam. »

Emmanuel Macron a cependant déclaré qu’il « y a une lecture radicale, agressive de l’islam, dont les principes n’obéissent pas à des mots d’ordre religieux ». Le chef de l’État a annoncé la mise en place « dès l’automne » d’un « cadre et des règles garantissant » que l’islam « s’exercera partout de manière conforme aux lois de la République ».

« Jamais la France n’acceptera des déportations à travers l’Europe. »

Emmanuel Macron s’est aussi exprimé sur les migrants, alors que l’opposition l’accuse de ne pas être assez généreuse pour accueillir les réfugiés. « Cette jeunesse qui quitte l’Afrique pour prendre tous les risques, cette jeunesse du désespoir n’a, dans sa majorité, pas le droit à l’asile » a affirmé Emmanuel Macron. « Jamais la France n’acceptera les solutions de facilité, en déportant des étrangers aux portes de l’Europe », a-t-il conclu. « La frontière véritable qui traverse l'Europe est celle aujourd'hui qui sépare les progressistes des nationalistes » a -t-il ajouté.

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9 juillet 2018

Les grands chantiers parisiens...

9 juillet 2018

Sabine Weiss toujours exposée au Centre pompidou

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9 juillet 2018

Bonne Journée

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9 juillet 2018

Aquarium

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9 juillet 2018

La bonne échappée de l’industrie française du cycle

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Par Philippe Jacqué - Le Monde

La révolution des usages en faveur d’une mobilité moins polluante, couplée à l’essor des vélos à assistance électrique, entraîne la renaissance d’une industrie de la bicyclette en France.

C’est l’effervescence ! Alors que les 176 coureurs du Tour de France devaient s’élancer, samedi 7 juillet, de Noirmoutiers (Vendée) pour trois semaines consacrées à la petite reine, la bécane n’a jamais eu autant la cote en France et en Europe. « Nous sommes entrés dans une véritable transition écomobile, relève François Héran, l’économiste spécialiste du deux-roues. Depuis vingt-cinq ans, la part du vélo n’a cessé de se renforcer dans les déplacements. »

Progressivement, renchérit Virgile Caillet, de l’Union sport & cycles, « les Français ont retrouvé l’utilité de la bicyclette. Si le développement du vélo s’est appuyé depuis cinquante ans sur le sport, puis l’usage de loisir, notamment avec l’essor du VTT, désormais, il retrouve ce côté utilitaire qu’il avait toute la première partie du XXe siècle. Et l’essor des e-bikes accentue aussi cet élan ».

A la fois bénéfique à la santé de citadins de plus en plus sédentaires, et non polluant, le bon vieux biclou a regagné ses lettres de noblesse avec le phénomène des vélos en libre-service. « On peut dater au lancement du Vélo’v à Lyon, en 2005, et du Vélib’à Paris, en 2007, le retour de l’appétence pour la bicyclette en ville, confirme Jérôme Valentin, le patron de Cycleurop (Gitanes, Peugeot, etc.). A partir de cette date, les achats ont rebondi de manière importante. »

2 milliards d’euros de chiffre d’affaires

En 2017, les ventes ont ainsi atteint 2,78 millions d’unités, un chiffre moyen en termes de volume, avec une modeste hausse de 0,2 % sur un an, mais qui a explosé en termes de revenus. Pour la première fois de son histoire, le chiffre d’affaires hexagonal du secteur a dépassé le seuil de 2 milliards d’euros. « Cela s’explique aisément, relève Yves Salaün, le patron de la Manufacture française du cycle, à Machecoul (Loire-Atlantique), les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) ont progressé en 2017 de 90 % à 255 000 unités ! En moyenne, un VAE est vendu à 1 584 euros, contre 339 euros pour un engin classique. »

Ce décollage des ventes des VAE a une explication simple, relativise Grégory Trebaol, le patron du groupe Easybike (Solex, Matra, etc.) à Saint-Lô, dans la Manche : « L’annonce d’un bonus de l’Etat de 200 euros à l’achat en février 2017, puis l’annonce de son retrait dix mois plus tard, a faussé l’année. Sans ce ­bonus, la croissance aurait été de 40 %. » « Après un bon début d’année en 2018, la croissance est plus modérée, mais le marché est toujours orienté à la hausse », souligne Jérôme ­Valentin.

Le retour en grâce du cycle, et l’avènement du VAE, réjouit les industriels du secteur, les marques et les fournisseurs de composants comme Transfil, Mach 1 ou Look. « Depuis cinq ans, tous les signaux sont repassés au vert, commente François Lucas, le patron d’Arcade cycles, à La Roche-sur-Yon (Vendée). Depuis cinq ans, les six usines tricolores restantes ont relancé les embauches. Il y a aujourd’hui, environ 1 000 emplois directs de production. C’est encore faible, mais cela progresse chaque année. »

Taxe antidumping

Avec ses 400 000 cycles fabriqués chaque année, la Manufacture française du cycle est le premier site français devant l’usine Decathlon de Mons-en-Barœul (Nord), près de Lille, et ses 150 000 unités produites – sur les 4,3 millions qu’il écoule dans le monde. Les quatre autres usines françaises d’assemblage (Arcade, Cycleurop, Moustache et Easybike) produisent chacune entre 15 000 et 100 000 unités par an… En tout, la France a produit, en 2017, 800 000 cycles, contre plusieurs millions encore il y a quarante ans.

A l’époque, Saint-Etienne était la capitale mondiale du cycle et Peugeot ou Motobécane fabriquaient des centaines de milliers de vélos. Entre-temps, la majeure partie de la production est partie en Asie. Au niveau européen, le phénomène a été identique. Malgré la résistance de l’Italie ou de l’Allemagne, la production a quitté le continent. Sur vingt millions de modèles vendus en Europe en 2017, seulement douze millions y sont encore assemblés.

Face à cette concurrence, l’EBMA, l’association européenne des fabricants de cycles, a obtenu de la Commission européenne la mise en place, dès 1995, d’une taxe antidumping de 48,5 % contre la Chine pour les cycles classiques.

« Cela a au moins permis de préserver nos 800 sociétés, pour la plupart des PME, et quelque 90 000 emplois à travers le continent, explique Moreno Fioravanti, le secrétaire général de l’EBMA. De même, nous avons pu investir ces dernières années plusieurs milliards d’euros, notamment pour développer les VAE. D’ailleurs, nous demandons désormais une protection identique par rapport à la Chine pour les VAE. »

« Les cadres c’est stratégique »

La Commission européenne semble ouverte à cette option, et cela se ressent sur tout le secteur, qui bruisse de relocalisation d’activités en Europe. L’urgence est de faire revenir la fabrication de cadres, car de 90 % à 95 % de ces éléments proviennent aujourd’hui de Chine ou de Taïwan. « Or le cadre est stratégique. Il demande d’importants investissements pour produire en acier, en aluminium ou en carbone l’ensemble des modèles et des designs des fabricants, explique Jérôme Valentin de Cycleurop. Quand on produit les cadres, toute une filière de fabricants de composants vient s’installer à proximité. »

Le Portugal, l’Italie, la Roumanie sont en train de se doter de telles usines. La France a déjà abandonné. « Le coût de la main-d’œuvre n’est pas assez compétitif, explique M. Valentin. En revanche, nous avons une carte à jouer avec le vélo à assistance électrique. » « Pour les composants comme les batteries et les moteurs, les coûts de la main-d’œuvre sont réduits et la valeur importante. Nous devons absolument attirer des investisseurs afin de rester dans le peloton de tête », ajoute Yves Salaün.

En France, la start-up française EasyLi se prépare. « Etant en Europe, nous pouvons être bien plus réactifs pour imaginer des systèmes d’intégration des batteries sur mesure, explique son patron François Barsacq. Notre force, c’est de pouvoir proposer des volumes limités, qui sont complexes pour des producteurs chinois, qui préfèrent des plus gros volumes. »

La carte du « fabriqué en France »

Outre les batteries, l’assemblage pourrait également être relocalisé davantage. « La perspective de la taxe antidumping est en train de nous apporter de la charge de travail », confie Grégory Trebaol, qui devrait assembler dans son usine de Saint-Lô des e-bikes pour d’autres marques européennes, qui importent pour l’instant de Chine.

D’autres entrepreneurs veulent jouer la carte du « fabriqué en France ». La société Coleen, créée par un duo d’entrepreneurs en 2014, cherche à lever 300 000 euros pour lancer la production de sa bicyclette au ­design très soigné et vendu à partir de 4 690 euros. La petite société vise la production de 300 modèles avec une motorisation et des batteries fournies par le français Saft, ce qui représente 50 % de la valeur de la bicyclette.

Tous ces efforts porteront leurs fruits si les pouvoirs publics poursuivent leur soutien à la bicyclette. « Dans le discours politique, le développement de cette pratique est une évidence, remarque Virgile Caillet, mais, quand il faut passer à l’acte et prendre des décisions pour généraliser l’indemnité kilométrique pour les vélos, développer des infrastructures spécifiques comme des voies cyclables ou des parkings spécifiques, il n’y a plus grand monde. Nous attendons beaucoup du plan national promis à la rentrée prochaine par le gouvernement. »

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9 juillet 2018

Extrait d'un shooting - fétichisme

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9 juillet 2018

ARAKI

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9 juillet 2018

Miles Aldridge

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