Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
30 décembre 2017

Serge Gainsbourg

gainsbourg maison

gainsbourg verneuil

Publicité
30 décembre 2017

Liberté de la Presse - TURQUIE

30 décembre 2017

Extrait d'un shooting - "J'peux pas j'ai shooting"

DSC_4565

DSC_4568

DSC_4572

DSC_4573

30 décembre 2017

Vœux à la mode Trump

L'édito de Henri Vernet - Le Parisien

Avec trois jours d’avance, Donald Trump a envoyé ses vœux à la planète. A sa manière, par voie de tweet. Alors que le nord des Etats-Unis subit une vague de froid extrême (jusqu’à -40°C), le président américain a écrit ceci ce vendredi matin : « Cela pourrait être la veille du jour de l’an LA PLUS FROIDE jamais enregistrée. Peut-être qu’on pourrait utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique que notre pays, mais aucun autre pays, s’apprêtait à payer DES MILLIARDS DE DOLLARS pour s’en protéger. Couvrez-vous ! ». Outre la syntaxe approximative à la Trump, on est frappé une fois de plus par cet acharnement à nier la réalité. Il est vrai que cet argument du « s’il y a encore des vagues de froid, c’est que tout va bien » est enfourché à chaque chute record de température, fût-elle de saison, par les climatosceptiques - y compris en France. Les scientifiques de son pays, auxquels il mène une guerre ouverte, ont beau lui rappeler que ce n’est pas parce qu’il fait froid au-dehors de la Trump Tower que la menace a disparu, le maître de la Maison Blanche accélère ses projets néfastes pour l’environnement (relance du charbon et des gaz de schiste, forages pétroliers en zone protégée…). Bref, en guise de vœux 2018, c’est un bras d’honneur qu’il adresse à l’avenir de la planète.

tweet de trump

30 décembre 2017

Étrange - vu sur internet

etrange

Publicité
30 décembre 2017

France 2 ajourne un téléfilm sur le Bataclan

bataclan

Près de 40 000 signatures ont été recueillies contre la diffusion.

Reuters

Ce soir-là raconte une romance sur fond d’attentat du 13 novembre 2015. Des proches des victimes se disent choqués.

« Au soir du 13 novembre 2015, une femme habitant derrière le Bataclan et un homme passant par là par hasard vont porter secours à des blessés fuyant les terroristes. Quelques jours plus tard, ils sont recontactés par les victimes auxquelles ils ont porté secours. Elles souhaitent les rencontrer. L’homme et la femme vont donc se revoir et, de rendez-vous en rencontres, tomber amoureux… »

Tel est le début du scénario de Ce soir-là. Un téléfilm pour France 2 qui vient d’être tourné à Paris avec l’actrice Sandrine Bonnaire. Une production qui fait polémique… Début décembre, Claire Peltier a, en effet, lancé une pétition pour que « la chaîne renonce à ce téléfilm romanesque sur fond d’attentat au Bataclan ». Hier soir, cette initiative avait déjà recueilli plus de 35 600 signatures.

Claire Peltier, mère de deux enfants, a perdu son compagnon David (41 ans) dans la tuerie du Bataclan. Elle, d’Angers, et lui, de Brest, s’étaient rencontrés à Paris. « Deux ans après ces attentats, nos chagrins sont immenses, écrit-elle. Ce téléfilm nous choque… Nous sommes scandalisés qu’un tel projet puisse voir le jour si peu de temps après cet événement. »

Les victimes consultées

L’initiative de Claire Peltier a été concluante. Dans un communiqué diffusé hier soir, la chaîne annonce avoir pris la décision d’ajourner ce projet, « tant que la production du téléfilm n’aura pas consulté largement l’ensemble des associations de victimes ».

Contactée, Claire Peltier se réjouit de cette décision : « Nous allons, maintenant, avoir un temps de dialogue avec la chaîne. Elle va comprendre notre colère. » L’Angevine regrette, toutefois, cet échange tardif… alors que le téléfilm est déjà tourné et en cours de montage.

Y.-M. R.

29 décembre 2017

Au Théâtre ce soir : "Le chemin des Dames"

Le Chemin des Dames

Doit-on ou non lancer l’offensive du Chemin des Dames pour percer définitivement le front allemand ?

Nous sommes le 6 avril 1917. Depuis 3 ans la France s’enlise dans une guerre tragique. L’enjeu de cette pièce est la prise de décision qui doit infléchir le cours de la guerre et mener à la victoire : doit-on ou non lancer l’offensive du Chemin des Dames pour percer définitivement le front allemand ? Si le suspense et le doute sont constants l’humour n’est pas absent.

==========================

Critique : On est le 6 avril 1917, la guerre de tranchées fait rage. Pour des raisons politiques et, sans doute, la crainte de précédents célèbres, le gouvernement a remplacé l’excellent Joffre par le général Nivelle. ­Celui-ci prône l’offensive avec des raisons qui, sur le papier, semblent justes : le désengagement de la Russie qui va libérer des divisions allemandes sur le front de l’Est, l’intervention américaine qui, d’après lui, ne pourra intervenir qu’avant un an. Poincaré hésite, Paul Painlevé, le ministre de la Guerre, est radicalement contre, épaulé par un certain ­Pétain qui voudrait bien remplacer Nivelle. Un grenouillage bien dans nos démocraties.

29 décembre 2017

Sale temps aussi en Bretagne.... (idem à Paris)

 

 

29 décembre 2017

Macron et les fantômes du « bureau qui rend fou »

Par Solenn de Royer

Le président de la République s’est installé dans l’ancienne chambre de l’impératrice Eugénie, le plus beau bureau de l’Elysée, à l’histoire chargée.

Il n’est pas superstitieux. Dès son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron a pris le contre-pied de François Hollande : il s’est installé pour travailler au premier étage de l’aile est, dans le salon d’angle, l’un des plus beaux bureaux du palais. Il délaisse ainsi le salon doré, occupé par son prédécesseur et par tous les présidents de la Ve République, à l’exception de Valéry Giscard d’Estaing, qui fit le même choix, en réaction à Charles de Gaulle.

C’est une pièce à l’histoire chargée, chambre à coucher de l’épouse de Napoléon III, l’impératrice Eugénie, devenue « maudite » depuis le départ, en 2014, de son dernier occupant, Aquilino Morelle, qui s’était vu reprocher des goûts supposés princiers – il avait fait cirer ses chaussures dans une dépendance de l’Elysée – et une possible prise illégale d’intérêts – soupçon qui s’est soldé par un non-lieu.

La personnalité flamboyante de l’ex-conseiller politique de François Hollande et celle – non moindre – de son prédécesseur Henri Guaino, ancien « conseiller spécial » de Nicolas Sarkozy, ont ajouté à la légende de cette pièce, la plus discrète et la plus reculée du palais.

« C’est le bureau qui rend fou », avait confié un ex-conseiller élyséen, Vincent Feltesse, lors du précédent quinquennat, évoquant les « ego » démesurés de Guaino et de Morelle, qui n’avaient « plus prise avec la réalité ». « C’est vrai, ce bureau rend fou », admet Emmanuelle Mignon, ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, avant d’ajouter, dans un sourire : « L’Elysée, de manière générale, rend fou. Surtout les hommes… »

« Saint des saints »

En arrivant dans l’ancien hôtel d’Evreux, en mai, Emmanuel Macron a volontairement entretenu le flou sur son choix. En réalité, il a jeté très tôt son dévolu sur la chambre d’Eugénie et a fait du salon doré un bureau musée, protocolaire, où il signe les projets de loi devant les caméras et reçoit certains visiteurs. « Il a donné le change mais, depuis le début, le bureau du chef, c’est le salon d’angle », assure un familier du Château.

Le président l’a d’ailleurs reconnu à demi-mot devant Laurent Delahousse, lors de leur singulière déambulation nocturne, le 17 décembre, sur France 2. Les deux hommes se sont attardés dans le salon doré, où pas un dossier ne traînait. Mais le journaliste n’a pas filmé le véritable repaire présidentiel, « en désordre ».

L’historien Camille Pascal, qui fut proche conseiller de Nicolas Sarkozy, y voit « un besoin de se protéger, de se mettre à distance ». « Il y a le pouvoir qui se montre [bureau protocolaire] et le pouvoir qui se cache [bureau de travail], analyse-t-il. L’espace est hiérarchisé, cela ajoute à la sacralité du pouvoir. Désormais, il y a un saint des saints ! » Les caméras de TF1 avaient, elles, eu le droit d’y pénétrer pour l’interview réalisée en octobre.

Très haute sous plafond, cette pièce calme et lumineuse, exposée à l’est et au sud, dispose de quatre fenêtres et d’une vue splendide sur le parc de l’Elysée, le bassin à jets d’eau et les marronniers, la grille du Coq. Emmanuel Macron y a entièrement refait la décoration, dans des tons noirs et blancs. Table Knoll, tapisserie Alechinsky, un tapis Claude Lévêque et des fauteuils signés Patrick Jouin. Entre deux fenêtres, la Marianne de l’artiste américain Frank Shepard Fairey (à l’origine du dessin Hope, symbole de la campagne de Barack Obama) donne au salon les seules touches de couleur.

« Le bureau le plus caché du palais »

Longtemps, ce bureau fut le plus convoité du palais. Dans la géographie du pouvoir, il occupait une place à part : communiquant par une porte à double battant avec le secrétariat particulier du président, il dispose en effet d’un accès privilégié au salon doré, où ont successivement travaillé de Gaulle, Pompidou, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande.

Surtout, ce bureau ouvre sur l’ancienne salle de bain d’Eugénie, point de passage obligé pour rejoindre les appartements privés. « Son occupant était placé d’emblée dans l’intimité du président », note Camille Pascal.

Avant Macron, Giscard fut le seul à s’installer dans la chambre d’Eugénie, qu’il fit tendre de damas vert. Il y fit accrocher une tapisserie Louis XV, une allégorie de la chasse qu’il aimait, avant de demander au Louvre de lui prêter un Delacroix, La Grèce sur les ruines de Missolonghi. Sur la cheminée, parmi les photos de ses enfants et des médailles commémorant les hauts faits du règne de Louis XIV, une photo de John Kennedy, son modèle, comme Macron vénère aujourd’hui Obama.

« Officiellement, VGE avait expliqué qu’il ne souhaitait pas travailler dans la même pièce que de Gaulle, rappelle Camille Pascal. En occupant le bureau le plus caché du palais, il pouvait surtout s’échapper discrètement par l’escalier qui conduit aux appartements privés, puis quitter l’Elysée par l’aile est, sans être vu… »

En 1981, François Mitterrand, qui veut rompre avec le septennat précédent et s’inscrire dans une lignée gaullienne, laisse le salon d’angle à son directeur de cabinet, André Rousselet, pour prendre possession du salon doré. Pendant un quart de siècle, la chambre d’Eugénie est alors dévolue aux directeurs de cabinet. Entre 1995 et 2007, elle est ainsi successivement occupée par Bertrand Landrieu et Michel Blangy, qui dirigent le cabinet de Chirac.

« Au confluent du politique et de l’intime »

En mai 2007, le préfet Blangy fait d’ailleurs visiter les lieux à Emmanuelle Mignon, nommée à la même fonction auprès de Nicolas Sarkozy. Le jour de la passation des pouvoirs, la directrice de cabinet pose son sac dans le salon d’angle, descend assister à la cérémonie d’investiture, puis réunit les directeurs des services de l’Elysée. Elle s’envole ensuite pour Berlin avec le président.

Henri Guaino, qui a raté l’avion, en profite pour s’installer dans le prestigieux bureau. « La légende dit qu’Henri a fait exprès de rater l’avion pour chiper le bureau à Emmanuelle, se souvient un ex-conseiller. Il lui a expliqué ensuite qu’il souhaitait apparaître au même niveau que Claude Guéant dans la hiérarchie élyséenne, et qu’il devait par conséquent occuper le bureau symétrique à celui du secrétaire général, à côté du président. » Pour se faire pardonner, Guaino enverra un bouquet de fleurs à Mignon. « Ce bureau a toujours suscité beaucoup de fantasmes », résume cette dernière.

Le successeur d’Henri Guaino, Aquilino Morelle, n’obtient pas le titre de « conseiller spécial » – « Un président normal ne peut pas avoir de conseiller spécial », avait asséné Hollande – mais il hérite du même bureau, dont il fait changer le mobilier Louis XVI-Impératrice pour un mobilier contemporain. Ce qui suscite aussitôt l’ironie féroce de Camille Pascal : « D’après ce que j’ai pu constater au hasard d’un reportage télévisé, le successeur d’Henri Guaino a laissé remeubler l’ancienne chambre de l’impératrice Eugénie comme un cabinet de dentiste », note-t-il dans son livre Scènes de la vie quotidienne à l’Elysée (Plon, 2007).

Aquilino Morelle, qui consacre un chapitre du sien (L’Abdication, Grasset, 2017) à cette pièce du palais, prend un plaisir évident à faire le tour du propriétaire. Il y reçoit le soir, autour d’un mojito ou d’un cognac. Les deux secrétaires généraux adjoints, Nicolas Revel et Emmanuel Macron, prennent l’habitude d’y passer pour décompresser ou « s’esclaffer », débrieffer des dernières lubies présidentielles. « Ce bureau se situe au confluent du politique et de l’intime, il occupe un rang très élevé dans la hiérarchie des lieux de pouvoir », explique aujourd’hui Aquilino Morelle, qui reconnaît volontiers que ce bureau « rend fou ». « Pas ceux qui l’occupent mais ceux qui ne l’occupent pas et en rêvent !, rectifie-t-il. Ceux-là, oui, sont fous de jalousie ! »

« C’est normal que ce salon soit hanté »

Excédé par les jeux de cour et par les caprices de ses conseillers, Hollande n’a jamais réattribué ce bureau après la démission forcée de Morelle. Le successeur de ce dernier, Vincent Feltesse, avait dû promettre au secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, de ne pas aborder ce sujet avec le président lors de son entretien d’embauche.

Le « bureau qui rend fou » était en passe de devenir tabou, une pièce maudite du palais, au même titre que celui où s’est suicidé le conseiller de François Mitterrand, François de Grossouvre, ou le salon d’argent, où Napoléon Bonaparte signa son abdication après Waterloo en 1815. « Après tout, c’est normal que ce bureau soit hanté, il paraît que c’est là que Giscard est mort », ironise un ancien conseiller. C’est avec tous ces fantômes qu’Emmanuel Macron doit apprendre à vivre désormais, et à réinventer.

29 décembre 2017

Pour la St Sylvestre....

Publicité