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Jours tranquilles à Paris

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25 décembre 2017

Laetitia Casta

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L est pour la façon dont tu me regardes.

O est pour le seul que je vois.

V est très, très extraordinaire.

E est encore plus que tout ce que vous adorez, vous pouvez

aimer, c'est tout ce que je peux vous donner.

Une chanson de Franck Sinatra pour vous. Joyeux Noël à tous.

Crédits: #vogue par @mariotestino

#joyeux Noël

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25 décembre 2017

Exposition DIOR au Musée des Arts Décoratifs

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25 décembre 2017

C'est Noël....

 

 

25 décembre 2017

Allô maman bobo : « Dis, je peux sortir de table ? »

Par Marlène Duretz - Le Monde

Le repas de fête dure déjà depuis des heures, et on sert juste le plat de résistance. Pour un enfant, rester attablé aussi longtemps est déjà un exploit.

Jade n’y tient plus. Elle a déjà demandé par trois fois si elle pouvait sortir de table. En vain. La fillette de 7 ans gesticule en tous sens, soupire, boude ce qui se trouve dans son assiette, et son ennui grandissant exaspère ses parents enchantés par ce repas de fêtes en famille. « Encore un effort, Jade ! Reste tranquille ! Et redresse-toi un peu… ! », lui intime son père. Autour de la tablée, aucun autre enfant qu’elle. Ou, au contraire, d’autres compagnons d’infortune (eux aussi « coincés » entre deux adultes cerbères), dont l’un focalise l’attention à coups de hurlements et de projectiles alimentaires. « Il n’y a aucun intérêt à cette situation. C’est perdant-perdant », estime le psychopédagogue Alain Sotto.

EXIGER DE SON ENFANT QU’IL RESTE DES HEURES ATTABLÉ N’EST PAS RÉALISTE. POURQUOI S’ACHARNER À LE VOULOIR VISSÉ SUR SA CHAISE ET TRANSFORMER CES REPAS DE FÊTES EN SUPPLICE ?

Jusqu’à environ 10 ans, rester à table et savourer ces moments de convivialité et de partage à leur juste valeur, et bien au-delà d’un temps raisonnable pour s’alimenter, est de l’ordre de l’exploit. Exiger de son enfant qu’il reste des heures attablé n’est pas réaliste, lui qui ne pense qu’à bouger, jouer, explorer son environnement et aller à la rencontre de l’autre. Pourquoi s’acharner à le vouloir vissé sur sa chaise et transformer ces repas de fêtes en supplice pour tous ? Parce qu’il est bon qu’il respecte rituels et conventions sociales dès son plus jeune âge ? Parce qu’il est ce trophée parental dont on se plaît à exhiber les bonnes manières ? Et que, oui, même à 4 ans, il montre un intérêt certain pour les conversations des adultes ?

« Quand on connaît un tant soit peu sa famille ou ses hôtes, on ne va pas exiger de son enfant qu’il reste indéfiniment assis », estime Alain Sotto, qui préconise de convenir d’un « protocole » avec son enfant : il se met à table, mais peut raisonnablement s’éclipser, par exemple entre deux plats, ou après le plat principal pour ne revenir qu’au dessert. « Qu’il y ait des règles, oui, bien sûr, mais qu’elles soient assouplies et adaptées, notamment en fonction de son âge », suggère l’auteur du Beau Métier de parent (Hugo Doc, 2016). L’enfant trouvera d’autant plus son plaisir dans le repas familial, dans ce rituel où il a toute sa place, si l’on tient compte de ses goûts, de son appétit et de son rythme, distincts de ceux de l’adulte.

Pour donner à l’enfant l’idée et le vécu de moments exceptionnels, ce repas de fêtes doit aussi être le sien. Trois options possibles : faire dîner les enfants avant les adultes pour leur éviter le calvaire d’un repas fleuve ; les convier à la table des adultes mais les laisser s’échapper ; les réunir, s’ils sont plusieurs, autour d’une même table qui sera bien vite animée par des joutes de blagues, des jeux et des récits autrement captivants que ceux des grands. Mais si les conversations des adultes semblent a priori ne pas les intéresser, ils ne perdront pas une miette, bien qu’à l’écart, des échanges stratégiques et croustillants de leurs aînés !

25 décembre 2017

Street Art

street88

street555

street882

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25 décembre 2017

Jean Paul Goude

goude

25 décembre 2017

Chine : le couple d’artistes franco-chinois « relâchés » et bientôt de retour à Lyon

chinois

L’artiste chinois et son épouse française avait exposé une oeuvre très controversée à Shenzhen (ci-dessus). Leurs familles n’avaient plus de nouvelles depuis le 15 décembre.

Leurs proches n’arrivaient plus à les joindre depuis mi-décembre. Ce lundi, un message écrit sur Twitter a confirmé que Hu Jiamin et Marine Brossard allaient bien, après avoir probablement été arrêté par les autorités chinoises.

« J'ai été relâché il y a quelques jours et nous sommes maintenant dans ma ville natale », assure l’artiste chinois sur le réseau social. Quant à son épouse française, elle n’aurait en fait jamais été emprisonnée. S’ils affirment qu’ils seront bientôt en France, les circonstances de leur disparition restent encore très floues.

23 Dec Yaxue Cao @YaxueCao

If Hu Jiamin and Marine Brosaard are "fine", let them speak directly and in public. Only then will I believe they are fine. Where are they anyway? https://twitter.com/gblee/status/944261710789128192 …

Jiamin Hu @mauvaissang

We are in my hometown and will go back to France on 30th. Thanks for your concern.

Les deux jeunes gens étaient sortis des radars le 15 décembre, jour où ils s'étaient rendus à Shenzhen, dans le sud de la Chine, pour participer à une exposition d'urbanisme et d'architecture. Ils étaient parvenus à exposer une fresque montrant une chaise vide devant des barreaux. Une image qui évoque la mémoire du prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo, que les autorités censurent au point que la plupart des Chinois ne sachent pas qui il est.

Une oeuvre et un symbole censurés

Dans l’impossibilité de se rendre en Norvège pour recevoir son prix en 2010, Liu Xiaobo avait été représenté à la cérémonie par un siège. Il est décédé d’un cancer en détention en juillet dernier, tandis que les autorités ne l’ont pas laissé partir à l’étranger pour y être soigné. Sa veuve, Liu Xia, est toujours placée de facto en résidence surveillée sans qu’aucun crime n’ait jamais été retenu contre elle.

Kong Tsung-gan / 江松澗 @KongTsungGan

Chinese-French artist #HuJiamin & his French wife presumed detained in Shenzhen after exhibiting a painting in tribute to #LiuXiaobo- an empty blue chair and red bars http://www.scmp.com/news/china/policies-politics/article/2124573/artists-daring-tribute-late-dissident-liu-xiaobo-goes …

Un tel hommage a donc attiré l’attention sur le couple qui, selon un quotidien de Hong Kong, avait été interpellé après que l'oeuvre eut été recouverte par les autorités. La police de Shenzhen avait assuré n’avoir aucune information sur le couple, de même que le ministère chinois des Affaires étrangères. L’ambassade de France à Pékin s’était refusé à tout commentaire.

Une pétition en ligne avait donc été lancée depuis la France pour sensibiliser les politiques sur leur cas. Puis Patrick Poon, d'Amnesty International, avait appelé à la libération « immédiate et sans conditions » du couple. Selon lui, le fait « qu'ils soient injoignables fait craindre qu'ils soient l'objet de torture ou de mauvais traitements. »

« Eviter d'entrer à Hong Kong »

Dans son message écrit en anglais, Hu Jiamin ne précise pas les raisons de sa détention mais indique qu'il prévoit de rentrer en France le 30. Il ajoute que le couple a dû changer son billet de retour « pour éviter d'entrer à Hong Kong, afin d'éviter d'avoir encore des ennuis ».

Le frère de Marine Brossard, Maël, avait auparavant indiqué que son beau-frère avait été relâché jeudi et que sa soeur n'avait pas été placée en détention. Même chose du côté d’un professeur de la jeune femme à Lyon, qui assure sur Twitter que la doctorante va bien, que « les autorités françaises semblent avoir été en contact avec elle et elle aurait confirmé qu’elle et son mari allaient bien. » Une fois de retour à Lyon, où Hu Jiamin a enregistré son entreprise de création artistique, ils pourront probablement fournir plus d’informations sur les raisons de leur disparition.

Gregory Lee 利大英 @GBLee

Nouvelles de ma doctorante, Marine Brossard: les autorités françaises semblent avoir été en contact avec elle et elle aurait confirmé qu’elle et son mari iraient bien.

Voir mes précédents billets sur Liu Xiaobo

25 décembre 2017

Serge Gainsbourg

25 décembre 2017

Publicité - Jean Paul Gaultier

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IMG_4295Photos prises au Métro Pasteur

 

25 décembre 2017

Huître ou ne pas huître

Par Camille Labro - Le Monde

Diploïde ou triploïde ? Née en laboratoire ou en mer ? Bio ou pas ? La question secoue le monde des ostréiculteurs, dont certains militent pour un mollusque 100 % naturel. A vos couteaux !

Tous les ans, aux alentours de Noël, c’est la ruée vers l’huître, au marché, sur les étals des poissonniers et les bancs des écaillers. C’est la haute saison pour les ostréiculteurs, qui travaillent d’arrache-pied pour passer le cap des fêtes de fin d’année. Les journaux abondent d’articles louant les mille merveilles de l’huître. Et le consommateur se régale sans y penser de ce mollusque bivalve à la gueule de caillou — l’un des seuls animaux que l’on ose encore manger vivants. Mais sait-il vraiment ce qu’il avale, festoyant et gobant (pour les craintifs) ou mâchant (pour les gastronomes téméraires) cette chair nacrée, tonique et iodée ?

Le monde de l’huître est aussi obscur que le coquillage est frais et lumineux — un monde fermé comme une huître, avant l’intervention de l’écailler et de son couteau. Qui sait que plus de la moitié des huîtres qu’on ingurgite aujourd’hui sont nées en laboratoire ? Que 95 % d’entre elles sont issues d’une souche japonaise, considérée invasive ? Qu’entre 30 % et 70 % des naissains (les bébés huîtres) meurent avant d’arriver à maturité ? Qu’une huître se nourrit de plancton et ne peut exister que là où l’eau douce se mêle à l’eau de mer ? Et que, sous ses airs rustres, elle est un être fragile ayant connu bien des crises.

L’HUÎTRE « DES QUATRE SAISONS » A ÉTÉ MANIPULÉE POUR ÊTRE RENDUE STÉRILE AFIN DE POUVOIR ÊTRE CONSOMMÉE TOUTE L’ANNÉE. PAS TOUT À FAIT UN OGM, MAIS UN OVM OU ORGANISME VIVANT MODIFIÉ.

Au cours du XXe siècle, le précieux mollusque a en effet été frappé par diverses épizooties, éradiquant presque totalement l’huître plate endémique dès les années 1920, au profit de l’huître creuse portugaise, elle-même décimée en 1970. Pour réensemencer les bassins, il fut décidé en 1971 de faire venir massivement des naissains de Crassostrea gigas, une huître de souche japonaise plus résistante, qui peuple désormais la quasi-totalité des parcs ostréicoles hexagonaux, de l’étang de Thau en Méditerranée jusqu’à la Manche.

Or la Gigas n’a pas non plus été épargnée : frappée d’un virus (herpès de l’huître) en 2008, les juvéniles ont connu une mortalité pouvant aller jusqu’à 90 % des stocks — un drame pour les « paysans de la mer ». Malgré tout, la France reste le plus gros producteur d’huîtres en Europe : depuis 2008, 80 000 tonnes annuelles en moyenne selon le Comité national de la conchyliculture, soit 50 000 tonnes de moins qu’auparavant, mais toujours près de 10 fois plus que l’Irlande, le deuxième pays producteur européen.

La triploïde, un faux miracle

Aujourd’hui, une autre menace pèse sur cette profession ancrée dans notre histoire et nos paysages côtiers : l’industrialisation. Cela fait déjà plusieurs décennies que sont apparues les écloseries, laboratoires produisant en vase clos des œufs, larves et alevins de poissons et crustacés. En 1997, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a créé l’huître triploïde (l’huître « normale » dite diploïde a deux paires de chromosomes, la triploïde, trois), ou huître « des quatre saisons », manipulée pour être rendue stérile afin de pouvoir être consommée toute l’année, comme son surnom l’indique. Pas tout à fait un OGM, mais un OVM ou organisme vivant modifié. Comme elle ne perd pas d’énergie à se reproduire, l’huître triploïde (dont les naissains sont ensuite vendus aux ostréiculteurs) atteint sa maturité en deux ans, au lieu de trois à quatre ans pour les huîtres naturelles : un atout pour le commerce, mais une « concurrence déloyale » aux yeux des ostréiculteurs traditionnels qui défendent la production d’huîtres nées en mer.

« Ce développement émanait peut-être d’un vœu pieux de l’Ifremer pour aider les ostréiculteurs, avance Catherine Flohic, autrice de l’ouvrage de référence L’Huître en questions (Les Ateliers d’Argol, 2015), mais c’est surtout un acte de folie de la part de scientifiques qui oublient la réalité ! » Car, vingt ans plus tard, les résultats sont tout sauf satisfaisants : intensification des parcs d’élevage, dégradation des écosystèmes marins, perte de biodiversité, surmortalités massives… La triploïde est un faux miracle.

« UNE HUÎTRE NATURELLE A DES GOÛTS DIFFÉRENTS SELON LES SAISONS, LES COURANTS, LE TEMPS QU’IL FAIT, LE LIEU OÙ ELLE EST », TIFENN YVON, OSTRÉICULTRICE

Si l’on ne peut pas directement imputer ces évolutions à l’arrivée des créatures nées en laboratoire, le lien, pour leurs détracteurs, est évident : « Qu’ils soient triploïdes ou normalement diploïdes, tous les produits fabriqués en écloserie ont un capital génétique affaibli, assure Benoît Le Joubioux, président de l’association Ostréiculteurs traditionnels. Ils requièrent des apports d’antibiotiques et ont, de fait, beaucoup moins de résistance et de capacité d’adaptation aux conditions naturelles que les huîtres rustiques. » Or, le brevet de l’Ifremer vient de tomber dans le domaine public. « N’importe qui peut désormais s’improviser écloseur, s’inquiète Jean-Patrick Leduc, spécialiste de l’écologie appliquée au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Il n’y a aucune certification requise, et chacun peut s’emparer du processus et faire ce qu’il veut, au risque d’engendrer des catastrophes dans la nature. »

Depuis plusieurs années déjà, les Ostréiculteurs traditionnels réclament un étiquetage différencié. En 2015, le sénateur du Morbihan Joël Labbé s’est engagé à leurs côtés : « A l’heure où le consommateur est de plus en plus exigeant sur l’origine et la traçabilité de ce qu’il mange, il est temps que cesse l’omerta, dit l’élu écologiste. Il faut une étiquette qui permette aux acheteurs de reconnaître les huîtres naturelles, nées en mer, plus rustiques et résistantes. » A défaut de législation officielle, les ostréiculteurs traditionnels peuvent d’ores et déjà apposer une vignette « huîtres nées en mer » sur leurs bourriches.

Charnue au printemps, laiteuse en été

Même le label bio est problématique pour le secteur, car le règlement de la Commission européenne de 2009 au sujet de la production biologique aquacole semble favoriser les huîtres diploïdes issues d’écloserie. Il faut fouiller Le Journal officiel pour trouver la petite sentence « assassine » qui met Benoît Le Joubioux hors de lui : « Dans le cas de l’huître creuse, Crassostrea gigas, la préférence est accordée aux stocks élevés de façon sélective, afin de réduire la reproduction dans la nature. » « Cette phrase, c’est, à terme, l’éradication de notre métier, de notre savoir-faire et de notre histoire, s’insurge l’ostréiculteur de Penerf, dans le Morbihan, c’est aussi une volonté affirmée d’affaiblir et d’éliminer l’huître née en mer, naturelle et rustique, comme le font les semenciers industriels avec les agriculteurs et les semences paysannes. »

Tifenn et Jean-Noël Yvon, ostréiculteurs traditionnels également labellisés bio, temporisent. Pour eux, le label AB est « un minimum syndical, mais largement insuffisant ». « L’Europe est en train de faire des lois qui arrangent les lobbies des écloseurs, affirment ces paysans de la mer d’Etel, dans le Morbihan. Nous travaillons aussi avec Nature et Progrès, la charte Cohérence et l’association Slow Food, qui veillent à la préservation de l’environnement, à la qualité du produit comme au maintien de l’emploi. » Tifenn et Jean-Noël Yvon font partie de ces ostréiculteurs radicaux qui ne travaillent qu’avec des huîtres nées en mer, creuses et plates, voire parfois, au détour de l’estran, des huîtres sauvages accrochées aux rochers. L’eau de leurs bassins est d’une pureté impeccable, et leurs huîtres délicieusement fines et parfumées. « Il nous a fallu dix ans pour tout changer, opter pour les bonnes pratiques, faire des huîtres qui s’adaptent au milieu plutôt que l’inverse. Nous avons longtemps travaillé à perte, mais cela fait trois ans que cela marche super bien. »

Ils sont plusieurs centaines, parmi les trois mille ostréiculteurs français, à se tourner ainsi vers la mer, renouant avec le « bon sens d’antan », rejetant les diktats industriels. Pour ces ostréiculteurs « traditionnels mais pas traditionalistes », comme le dit Joël Labbé, il faut se battre. Et pas question d’écouter le profit plutôt que les saisons. « Une huître naturelle a des goûts différents selon les saisons, les courants, le temps qu’il fait, le lieu où elle est », résume Tifenn Yvon. Charnue au printemps, laiteuse en été, raffinée en hiver… C’est d’abord à cette diversité que l’on reconnaît l’huître vraie.

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