Royaume-Uni - Cols blancs, prenez garde : le télétravail causera votre perte
THE DAILY TELEGRAPH (LONDRES)
Dans un billet un brin provocateur, un éditorialiste du quotidien britannique conservateur The Daily Telegraph prévient ses compatriotes des classes moyennes supérieures. Le télétravail, ce n’est pas que la belle vie à la campagne, mais aussi une ouverture à la délocalisation des métiers de cadres, jadis protégés de la mondialisation.
Les Britanniques des classes moyennes supérieures n’en reviennent pas de leur chance. Une fois encore, ils sont les grands gagnants d’une crise : confortablement installés dans leur bureau à domicile, ils se sont tellement bien adaptés aux nouvelles méthodes de travail par Zoom interposé qu’ils voudraient bien qu’elles deviennent désormais la norme. Le télétravail se passe mieux que ce qu’ils auraient pensé : il leur offre davantage de souplesse tout en leur faisant gagner du temps et de l’argent auparavant perdu dans des trajets quotidiens et des sandwichs vendus à prix exorbitant. Pas étonnant donc que la plupart des banquiers, avocats, consultants, comptables, publicitaires, employés de la tech et autres métiers de bureau ne veuillent pas reprendre les transports cinq jours par semaine et que nombre d’employeurs songent à présent à économiser des fortunes tout en rendant service à leurs employés.
Alison Rose, PDG de la banque Natwest, est la dernière en date à prophétiser un avenir “hybride” : des bureaux plus petits destinés aux réunions, à la formation des nouveaux arrivants et au renforcement de la culture d’entreprise, le tout couplé avec un large recours au télétravail. Certains comme Facebook ont des projets encore plus ambitieux et envisagent de laisser bon nombre de leurs employés travailler d’où ils veulent – tout en ajustant leurs salaires au coût de la vie local. Mais cette révolution semi-utopique du mode de vie n’est pas pour tout le monde.
Le confinement ne s’est pas du tout passé de la même manière pour les ouvriers des usines et du bâtiment, les employés des commerces, les livreurs, les profs de gym, les médecins, les infirmières et des millions d’autres professionnels. Les délices de ce que le Centre for Economics and Business Research (CEBR) surnomme aujourd’hui “l’économie du pyjama” ne sont pas pour eux. Pour la majorité des Britanniques, la pandémie a surtout été une période de sacrifices, de chômage technique ou de licenciement dans ce qui constitue une de pires catastrophes économiques de ces dernières décennies. Le grand fossé de classe se situe à présent entre ceux qui peuvent travailler de chez eux – près de 40 % des travailleurs, d’après le cabinet LEK Consulting – et ceux qui ne peuvent pas. C’est en tout cas ce que se disent avec un air satisfait les employés des classes moyennes supérieures. Ils ne devraient pourtant pas se réjouir trop vite.
En ne sortant plus de chez eux, ils détruiront des centaines de milliers de petits jobs, des vendeurs de sandwichs aux gardes de sécurité, en passant par les employés des transports publics. Le Covid-19 a montré que les employés n’avaient pas tellement besoin d’être proches du bureau. C’est une excellente nouvelle pour les salariés les plus fortunés, qui à court terme peuvent songer à quitter leur clapier à lapin de banlieue pour une villa à la campagne.
En concurrence avec les employés de bureau du reste du monde
Mais si les gens peuvent travailler de n’importe où, pourquoi se limiter au Royaume-Uni ? Si des patrons installés à Londres peuvent recruter des gens vivant à Newcastle, Manchester ou Sheffield, pourquoi pas l’Australie, Bangalore ou la Pologne ? Si les travailleurs n’ont plus besoin d’être assis en permanence dans un bureau les uns à côté des autres, il n’y a plus de barrières juridique ou migratoire pour empêcher le recrutement de travailleurs. Il devient plus intéressant d’employer un informaticien roumain que des développeurs britanniques, même en tenant compte des occasionnels billets d’avion et visites au bureau central. Voilà qui pourrait bien faire dérailler le joyeux train de vie des classes moyennes supérieures.
Jusqu’à présent, celles-ci étaient protégées d’un aspect de la mondialisation – les délocalisations d’emplois vers des pays où la main-d’œuvre coûte moins cher – tout en profitant de ses avantages : leurs revenus ont augmenté depuis qu’ils peuvent vendre dans le monde entier. C’est pour cela que les salaires des employés de la City ont explosé tandis que ceux des employés non qualifiés diminuaient. Mais avec le télétravail, le rempart qui protégeait ces emplois est en train de tomber. Les employés de bureau britanniques se retrouvent soudainement en concurrence avec les employés de bureau du reste du monde, du moins ceux qui parlent suffisamment bien anglais.
Dans l’économie postpandémie
La délocalisation des métiers support a été le précurseur de cette tendance. D’après les calculs du CEBR, entre 25 % et 30 % des employés pourraient travailler certains jours depuis chez eux dans l’économie postpandémie, contre seulement 11,9 % en 2019. Mais où, et dans quel pays ? Des millions d’emplois sont devenus exportables. À court terme, ce sont les faibles salaires qui seront perdants : d’après le fonds d’investissement Shore Capital, près d’un quart du temps que les employés de bureau passaient en centre-ville se passera désormais en banlieue, ce qui signifie également plus de repas préparés à la maison et entre 20 % et 30 % d’activité en moins pour les restaurants. Il deviendra toutefois avantageux d’avoir un emploi nécessairement basé dans le pays.
C’est une bonne nouvelle pour les chirurgiens et les plombiers, mais pas pour les banquiers, les directeurs des ressources humaines ou les architectes. Nombre d’autres bouleversements attendent les classes moyennes. Des salariés travaillant de chez eux doivent être plus étroitement surveillés pour garantir des résultats. On assistera à une redistribution du pouvoir des extravertis vers les introvertis, de ceux qui sont à l’aise à l’oral vers ceux qui sont meilleurs à l’écrit. À mesure que la communication en tête-à-tête se réduira, l’empathie deviendra une valeur cardinale.
Comment rester attractifs
Ce nouvel ordre nuira également au consensus des classes moyennes supérieures de gauche. La mondialisation des marchés de l’emploi détruira l’idée que le commerce se concentre d’abord entre pays voisins – le modèle des “espaces économiques” défendu par les anti-Brexit sera démenti. La révolution du télétravail disséminera également la gauche caviar dans des régions conservatrices, affaiblissant les ardeurs gauchistes de ces réfugiés urbains (en éliminant les motifs économiques de leur mécontentement, notamment le prix des logements) et les exposant à d’autres idées et valeurs.
Cela remettra les villes, villages et campagnes à un niveau plus égal, élargira l’accès à la propriété foncière et à l’automobile et causera la faillite des réseaux de transports publics. Les pays devront travailler plus dur pour rester attractifs. Il sera crucial d’avoir un accès à Internet de bonne qualité, ainsi que de plus grandes maisons. Toute augmentation d’impôts deviendra intolérable dans un monde où la mobilité économique atteint des records inédits. Le gouvernement devra réformer les universités pour se débarrasser des cursus inutiles.
Les classes moyennes supérieures ne se rendent pas compte qu’elles sont assises sur la même bombe à retardement que celle qui a fait sauter l’industrie britannique il y a cinquante ans. Qu’elles profitent donc de leur nouvel équilibre travail-vie privée pendant que ça dure.
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Chronique - Mes vacances en camping-car : le mythe de la caverne roulante
Par Nicolas Santolaria - Le Monde
Roulez jeunesse !. Se rêvant seul au beau milieu de paysages vierges, le camping-cariste ne serait-il pas un Néandertal en claquettes ?, s’interroge notre chroniqueur Nicolas Santolaria entre deux bouchées de merguez.
Notre première nuit en camping-car a eu pour préalable d’intenses tractations entre les deux grands pour savoir qui aurait « le lit du haut » – c’est le doyen qui a finalement eu droit aux honneurs sommitaux. Après avoir escamoté la table du salon, les enfants ont fait descendre le lit pavillon et les deux couchettes superposées, grâce aux commandes électriques installées sous l’évier. Monter, descendre, monter, descendre : ayant épuisé un peu plus tôt les potentialités divertissantes du klaxon, ils ont trouvé là une nouvelle source de fun. « Arrêtez de jouer ! », ai-je grommelé, de peur que la batterie ne se décharge.
Dans le soleil couchant de la Roque-Gageac (Dordogne), d’énormes montgolfières multicolores ont survolé en rase-mottes notre base de vie, où chaque recoin se plie et se déplie comme dans un origami. Un des personnages du film d’animation Le vent se lève (Hayao Miyazaki), que nous avons regardé avant de dormir, a alors posé cette étrange question : « Si vous aviez le choix, vous opteriez pour un monde avec des pyramides ou sans pyramides ? » Le matin, alors que ma petite troupe était encore endormie, j’ai bu ma première Ricoré. Puis je me suis contorsionné pour aller aux toilettes.
Une sorte de Buzz Aldrin en pantacourt
L’extrême promiscuité des lieux où chaque centimètre carré est compté n’est pas sans rappeler la condition d’astronaute. D’une certaine manière, le camping-cariste est un lointain cousin de Buzz Aldrin en claquettes et pantacourt. L’analogie prend un sens particulier lorsque le véhicule est en marche. Comme dans une station spatiale où tout doit être arrimé à cause de l’apesanteur, il faut impérativement que chaque objet soit calé et chaque porte verrouillée avant le départ. Parce que les forces du cosmos semblent s’appliquer ici de manière décuplée, une simple boîte de thon giclant d’un placard mal fermé peut, dans un virage, se transformer en projectile létal.
DANS LES MAGAZINES SPÉCIALISÉS, LE CAMPING-CAR EST REPRÉSENTÉ AU CŒUR DE PAYSAGES VIERGES, AVEC L’IDÉE SOUS-JACENTE QUE CETTE IMMONDE VERRUE POURRAIT À TOUT MOMENT S’ABSTRAIRE DU PANORAMA.
« Papa, moi j’aimerais rester dans le camping-car toute ma vie ! », m’a dit mon plus jeune fils, alors que nous prenions la route en direction de la grotte de Rouffignac. Grâce à un petit train électrique, nous nous sommes enfoncés sous terre pour découvrir cette vaste cavité, fréquentée jadis par les ours et les artistes préhistoriques. Ces derniers y ont tracé il y a 15 000 ans un impressionnant bestiaire, dont une centaine de mammouths aux contours noirs et précis, témoignages d’un climat disparu. Une des caractéristiques de cet art pariétal, auquel certains théoriciens prêtent une dimension chamanique, est que l’être humain n’y est presque jamais représenté.
Tout cela rappelle à certains égards l’étrange fantasme du camping-cariste, dont l’ambition pourrait se résumer ainsi : réussir le prodige de voir le monde tel qu’il serait en l’absence de toute présence humaine. Dans les magazines spécialisés, le véhicule est donc représenté au cœur de paysages vierges, avec l’idée sous-jacente que cette immonde verrue, condensé de la société technologique, pourrait à tout moment s’abstraire du panorama sans laisser de trace. Voilà pourquoi le camping-car n’est pas qu’un loisir de plein air, mais aussi une opération psychique complexe dont l’ambition secrète est de nous donner accès à la vérité originelle du monde. Une sorte de mythe de la caverne sur quatre roues, en somme.
Etre partout chez soi
Pour autant, ces considérations philosophico-routières ne doivent pas nous empêcher d’aller acheter des merguez. Ce que nous entreprenons après avoir rallié la bastide de Monflanquin (Lot-et-Garonne). Nous nous ravitaillons au Casino du coin où, malgré mon avis contraire, les enfants achètent d’encombrantes mitraillettes en plastique. Grâce à l’appli « Park4night », nous trouvons ensuite un stationnement gratuit pour la nuit sur l’anneau de bitume qui fait le tour du village. Et là, accoudés à une table en bois offrant une vue imprenable sur un cimetière et une cuve de gaz (oui, c’est vrai, il y a aussi un château au loin), nous pique-niquons.
AFIN DE DIGÉRER NOTRE MENU DE CHASSEUR-CUEILLEUR POST-HISTORIQUE À BASE DE PRINGLES ET DE KNACKI, NOUS PARTONS EN EXCURSION JUSQU’AU CŒUR DU VILLAGE.
Afin de digérer notre menu de chasseur-cueilleur post-historique à base de Pringles et de Knacki, nous partons en excursion jusqu’au cœur du village. La place centrale ceinte d’arcades est si belle qu’elle nous inspire immédiatement une partie de foot. Voilà résumé l’un des charmes indéniables du camping-car : être partout chez soi, étirer au maximum les frontières du monde habitable. A Monflanquin, nous sympathisons avec un cafetier multicasquettes à l’allure de d’Artagnan, qui se présente comme « archéologue » et « peintre ».
Ce soir, en vertu d’une règle d’apéros tournants que nous avons établie dès le départ, il revient à mon plus jeune fils de payer son coup. « C’est combien ? », demande-t-il, en ouvrant fièrement son porte-monnaie. « 250 euros ! », lui répond le cafetier, rigolard. « Choisis la pilule bleue, et tout s’arrête. Après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge : tu restes au pays des merveilles. Et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre », propose, quelques instants plus tard, l’énigmatique Morpheus, alors que nous regardons Matrix, calfeutrés derrière les volets occultants du camping-car. Cette nuit-là, peut-être troublé par les bruits extérieurs, je fus envahi par l’étrange sensation que l’on nous siphonnait le réservoir.
La jeunesse thaïlandaise manifeste sans relâche contre le pouvoir
(REUTERS/Athit Perawongmetha)
«Rendez-nous notre futur.» Entamé il y a plusieurs mois, le mouvement de manifestations étudiantes en Thaïlande a pris de l’ampleur ces deux dernières semaines, le ton s’est durci et les revendications se sont précisées. Le 18 juillet, ils étaient plusieurs milliers, rassemblés autour des quatre ailes géantes du monument à la Démocratie, dans le quartier historique de Bangkok.
Jusqu’à la nuit tombée, ils ont réclamé «la dissolution du Parlement, de nouvelles élections, la fin du harcèlement policier et un changement de Constitution». Un événement a cristallisé la colère : l’enlèvement et la disparition, le 4 juin à Phnom Penh (Cambodge), d’un jeune activiste, Wanchalerm Satsaksit, après la diffusion d’une vidéo particulièrement critique à l’égard de «l’absence totale de compétences» du gouvernement et de son Premier ministre, Prayuth Chan-o-cha. Depuis, les manifestations se multiplient, à Bangkok, Chiang Mai, Khon Kaen et Ubon, les universités du nord-est agricole et contestataire du pays.
Quelques semaines plus tôt, à Bangkok, les étudiants avaient orchestré une reconstitution de la chute de la monarchie absolue en 1932 et relu des textes d’époque, critiquant ces monarques «qui déposent leur argent à l’étranger et s’apprêtent à fuir en laissant le peuple mourir de faim tandis que le pays s’écroule». Des propos qui résonnent avec le contexte de dure crise économique traversée aujourd’hui par le royaume, alors que le souverain Rama X a décidé de passer toute la durée du confinement en Allemagne.
Pour la première fois dans l’histoire récente, des pancartes et des slogans ouvertement antimonarchistes ont été vus dans ces rassemblements, tenus bien haut par des manifestants enhardis par le port généralisé du masque. Mais la plupart préfèrent s’en prendre aux injustices du système thaïlandais, à l’omniprésence de l’armée dans la vie politique et à un système judiciaire qui «garantit l’immunité aux riches et aux puissants», selon une jeune manifestante.
Les contestataires s’en prennent surtout à la légitimité du gouvernement en place, un groupe de militaires arrivés au pouvoir par un coup d’Etat en 2014, puis élus lors d’un scrutin très controversé, surtout depuis que la crise du coronavirus a laissé entrevoir les lacunes considérables de ses ministres en matière d’économie.
Pour l’instant, les manifestations restent circonscrites aux milieux étudiants urbains, souvent issus de familles des classes moyennes supérieures, elles-mêmes favorables aux militaires, ce qui en fait plus un clash générationnel qu’une révolution. Mais c’est peut-être ce qui pourrait faire toute la différence avec les précédents mouvements de rue en faveur d’une démocratisation, écrasés jusqu’ici dans le sang.
Le Premier ministre Prayuth a d’ailleurs adopté un ton beaucoup plus conciliant envers «les petits frères», affirmant «comprendre leur colère», comparé à celui qu’il employait contre les Chemises rouges, paysans riziculteurs du Nord-Est. Ceux-là sont régulièrement accusés d’être «des communistes», et de ne pas être assez éduqués pour comprendre les enjeux du système politique.
Sainte Emérentienne - martyre (✝ 304)
Sainte Emérentienne, sculpture Martin DamaySelon la légende, Emérentienne ou Emerance serait la "sœur de lait" de Sainte Agnès. Catéchumène, elle est morte martyre, lapidée sur la tombe de sainte Agnès. Sainte Emerance a une chapelle à La Pouëze (Maine et Loire) et Emerentienne est le nom de la chapelle de l'Institut Notre Dame de Vie (Vénasque - Vaucluse).
Sa statue à la Pouëze la représente avec, dans son tablier, les pierres qu'elle a reçues dans le ventre. Même représentation plus moderne à l'Institut Séculier Notre Dame de Vie.
En Anjou, le dicton invoque "Ste Emerance qui guérit du mal de la panse".
Arles 2020 : Collection Lambert : «je refléterai ce que tu es…»
Arles 2020 au jour le jour par Thierry Maindrault
Cela fait quelques années qu’Arles et ses photographes s’invitent à Avignon dans ce prestigieux temple de l’Art Contemporain : La Collection Lambert.
L’exposition de photographies «je refléterai ce que tu es…» s’inscrit à l’intérieur de l’ensemble «Avoir 20 ans» qui marque l’anniversaire de l’installation de La Collection Lambert à Avignon en 2000.
Dans un cadre de plusieurs salles, avec une scénographie rigoureuse comme pour chacun de leurs accrochages, vous découvrirez une importante quantité d’œuvres prestigieuses de Roni Horn, Vibeke Tandberg, Nan Goldin, Standley Brouwn et quelques autres.
Ce qui caractérise toutes les œuvres présentes c’est qu’elles sont entrées dans la Collection d’Yvon Lambert dans le cadre des relations très proches qu’entretenait le galériste-collectionneur avec les auteurs dont les œuvres sont offertes à la contemplation et la réflexion des visiteurs.
Photographes de passage et proches de la photographie si vous êtes à Arles n’hésitez pas à faire un saut jusqu’à Avignon. Si vous passez à Avignon, il serait impardonnable de ne pas voir cette exposition pour les œuvres présentées sous le commissariat de Stéphane Ibars et pour leur mise en valeur d’une grande justesse.
Thierry Maindrault
La Collection Lambert
05 rue Violette
84000 Avignon
27 juin au 20 septembre 2020 de 11h00 à 18h00, sauf le lundi.
information@collectionlambert.com


















