L’illectronisme, le nouvel illettrisme
Réserver un billet en ligne, demander un acte administratif sur Internet… Simple ? Pas pour les 15 % de la population qui souffrent d’illectronisme.
Daniel Blake apprend à utiliser un ordinateur. Quand il empoigne la souris pour cliquer, il la passe devant l’écran, comme la caissière scannant un code-barres. Sa formatrice corrige le geste, la souris bien à plat, sur la table. La scène se passe sur grand écran, dans le nouveau film de Ken Loach, Moi, Daniel Blake , Palme d’or à Cannes. L’histoire du combat d’un chômeur pour« se mettre à la page » , comme dit Éric, 53 ans, dans la vraie vie. Près de Brest, cet ancien militaire peine à trouver un boulot dans le civil.« J’ai fait le tour du monde dans ma première vie professionnelle, mais devant un ordinateur, je suis complètement paumé. » Éric souffre d’« illectronisme ». La version électronique de l’illettrisme.« C’est le fait ne pas maîtriser les outils numériques, explique Hervé Fernandez, directeur de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI). Les personnes peuvent savoir lire, écrire, mais bloquent devant un ordinateur. Aujourd’hui, l’informatique est incontournable, notamment pour les démarches administratives. Une case mal cochée ou l’absence d’adresse mail peuvent avoir de lourdes conséquences. » En France, l’agence estime que 15 % de la population souffrent de cette discrimination numérique.
Désintérêt, peur de casser…
À côté du facteur de l’illettrisme (7 % des 18-65 ans), de l’âge ou du coût de l’équipement, il y a aussi le désintérêt. Comme pour Éric :« J’avais un ordi chez moi mais ma femme s’occupait très bien de ça et ça ne m’attirait pas. Quand on s’est séparés, j’ai réalisé que j’étais incapable de me débrouiller. » Pour sa reconversion d’électricien, c’est handicapant aussi. Alors depuis cet été, il se forme trois heures par semaine. Grâce aux ateliers du CLPS (centre de formation pour adultes) de Brest, Éric connecte ses gestes et ses réflexes :« Je sais répondre à un mail, mettre une pièce jointe et j’arrête d’appuyer sur toutes les touches ! » À distance, il gère déjà mieux l’administratif de sa mère, en maison de retraite dans le Nord.« Nous aidons les gens à dédramatiser leur méconnaissance informatique, explique Sylvia Durand, formatrice au CLPS.Si les illettrés peuvent avoir honte de leurs lacunes, ceux qui souffrent d’illectronisme ont davantage peur de casser la machine. Le simple fait de montrer la flèche de retour en arrière sur un traitement de texte rassure déjà beaucoup. » Éric ne s’en sort pas encore avec l’écran tactile, il boude les SMS, mais avoue ne plus être en panique dans l’univers connecté :« Avec la formation, on a un classeur pour réviser. Le soir, chez moi, je fais mes devoirs pour ne pas perdre la main. » Article de Valérie PARLAN.
Arielle Dombasle pour PETA
À l’instar de Pamela Anderson, Pink, Joss Stone ou bien encore Tom Hardy, Arielle Dombasle vient de rejoindre le rang des ambassadeurs PETA. Une association qui lutte contre la torture animale et pour laquelle l’épouse de Bernard-Henri Lévy vient de poser dans le plus simple appareil. Sur la photo, nous la découvrons agenouillée au sol, entourée de pommes rouges et de végétaux. Ses cheveux tombent en cascade le long de son corps et une couronne de fleurs blanches trône sur le haut de sa tête. Le slogan de cette nouvelle campagne : « Il n’y a pas de fruit défendu, devenez végétarien. »
Avant goût de la Nuit Blanche
Paris à l’heure japonaise
Kimonos, socques de bois, ceintures obis… Les créateurs sont allés chercher l’inspiration au Japon, mardi dernier, au premier jour de la Fashion Week parisienne. À l’image de la styliste Alithia Spuri-Zampetti pour la marque Paule Ka. Cette petite robe plissée comme un origami et ce kimono fluide étaient présentés, avec toute sa collection, dans les serres du Jardin des plantes. Le Brésilien Francisco Terra, de la jeune marque Neith Neyer, a présenté des modèles en cuir, ponctués d’écharpes aux inscriptions japonaises et de broderies aux airs de mangas. Samuel Drira (directeur artistique de Nehera) a fait défiler des kimonos, vestes de tailleurs et trenchs déstructurés. La Néerlandaise Liselore Frowijn a teinté en bleu de Delft des tuniques en soie, satin et organza. La marque japonaise Anrealage a été plus « classique », en révélant des vêtements épurés, noirs et blancs uniquement. Hier, la créatrice française Bouchra Jarrar, récemment nommée chez Lanvin, a marqué le deuxième jour des défilés, avec des pyjamas soyeux à rayures portés sur des mules plates, des smokings, des perfectos, des robes délicates. Au total, 91 shows sont prévus à Paris jusqu’à mercredi prochain. Ils donneront le « la » des tendances du prêt-à-porter du printemps-été prochain.
Winie Harlow - HUNGER Magazine
C’est fou ce qu’on fait dans sa voiture
Selon une étude réalisée pour Citroën, un Français passe en moyenne 3 ans et 10 mois dans sa voiture au cours de sa vie. Et il y fait plein d’autres choses que conduire…
Pour vos premières vacances entre copains, elle était là. Le déménagement ? Evidemment, elle y a participé. Vos baisers, vos fous rires, vos éclats de voix… elle en fut le témoin discret. Alcôves de notre intimité, les habitacles de nos véhicules pourraient raconter nos vies s’ils étaient doués de parole. C’est qu’il en arrive, des choses, dans ces voitures où l’on passe un temps infini. A en croire une étude CSA Research pour Citroën, que nous vous dévoilons en exclusivité, un Français passe en moyenne trois ans et dix mois (!) dans sa voiture au cours d’une vie.
Le prolongement de la maison
Quand vous poussez vos vocalises sous la douche, vos enfants vous supplient de vous taire. Titine, elle, ne vous traitera jamais de Castafiore. Alors, autant en profiter : pendant son existence, un Français chante en moyenne plus de 4 800 fois, à tue-tête, dans sa voiture. Un véhicule qui fait aussi office de salle de bains pour de nombreux conducteurs, l’habitacle servant notamment de salon de coiffure, de maquillage et de rasage. On y mange sur le pouce près de 3 000 fois au cours de sa vie. « C’est vraiment le prolongement de la maison », souligne Xavier Peugeot, directeur du produit Citroën.
Une bulle d’intimité
3 042 baisers, 141 fous rires, 43 crises de larmes, 79 disputes, 33 réconciliations… tout au long d’une vie, une voiture est le réceptacle de centaines de moments d’émotions.
Les Français disent y faire l’amour entre deux et trois fois au cours de leur existence. C’est quatre fois moins, par exemple, que les Italiens !
« Avant d’être un outil technologique, elle est le reflet de notre vie privée, souligne l’historien de l’automobilisme, Mathieu Flonneau. On l’associe à des sentiments, des musiques, des ambiances, de jolies petites routes, des paysages, du dépaysement, de la convivialité. »
Un lit et un frigo dans l’habitacle
Lorsqu’on demande aux Français d’imaginer l’habitacle idéal pour leur auto, ils parlent d’abord de confort. Lit, couvertures, oreillers ou encore distributeur de boissons… Ils imaginent leur véhicule comme une maison bis. « D’ici quelques années, l’intérieur des voitures sera entièrement repensé pour qu’elles deviennent de vrais salons roulants avec frigos, sièges pivotants et écran de télévision », explique Xavier Peugeot.
Un Français sur cinq rêve également que son automobile conduise toute seule.
« Certains utilisent déjà leur véhicule comme un bureau ou une chambre, note Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes. Demain, on attend de nos voitures qu’elles prennent le relais du conducteur pour l’assister dans sa conduite, se garer toute seule ou éviter les accidents. »



