ALERTE-OMS-Coronavirus: La pandémie s’accélère, alerte l’OMS
L’Organisation mondiale de la Santé prévient que la pandémie « s’accélère » dans le monde, mais sa trajectoire peut être modifiée. Les cas confirmés de Covid-19 ont touché 300.000 personnes dans le monde et il y a plus d’un milliard de personnes confinées.
France-Coronavirus: Pas de rassemblement autorisé pour Pâques, Pessah et le début du ramadan (Emmanuel Macron)
Lors d’une visio conférence, le président de la République a prévenu les représentants des cultes que les fêtes religieuses, qui ont lieu cette année début avril, ne pourront pas donner lieu à des rassemblements.
Pour rappel la semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens auront lieu cette année du 6 au 12 avril, et donc le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah (Pâque juive) se dérouleront du 9 au 16 avril et, pour les musulmans, le ramadan aura lieu (en fonction de la Lune) aux alentours du 24 avril.
Le confinement fige un quartier de Paris dans un décor des années 40
Drôles de clichés que ceux partagés vendredi 20 mars par un internaute, habitant le XVIIIe arrondissement de Paris. Alors que la capitale s’est vidée sous l’effet du confinement, deux rues ont quant à elles subi un saut arrière dans le temps, et se retrouvent désormais figées sous l’Occupation. Affiches de propagande allemande, enseignes peintes à la main et autres boutiques d’époque peuplent en effet les rues Berthe et Androuet, perchées sur la Butte Montmartre. Il s’agit en réalité d’un décor de cinéma, qui a dû être abandonné suite à l’annonce du confinement ordonné par Emmanuel Macron. De quoi surprendre les riverains :
« Comme si Paris sous quarantaine n’était pas assez désorientant : mon quartier était utilisé comme décor de tournage quand le confinement a frappé. Maintenant, tout le pâté de maisons est figé en 1941. »
Quant au film en question, il s’agit de l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, qui avait été récompensé de quatre Molières en 2018. Réalisé par Fred Cavayé, cette tragi-comédie raconte l’histoire d’un bijoutier juif qui se cache pour échapper aux Nazis, tandis que l’un de ses employés reprend son commerce. Sur IMDb, base de données spécialisée dans les films et séries, la sortie en salle de ce long-métrage était prévue en janvier 2021 avec, au casting, Daniel Auteuil, Sara Gireaudeau et Gilles Lellouche.
Confinement - Poster sur Instagram, presque une “obligation morale” au temps du coronavirus
THE ATLANTIC (WASHINGTON)
D’après The Atlantic, le confinement est en train de changer l’usage d’Instagram : plus question d’afficher ses vacances fabuleuses ou les fêtes auxquelles on a participé. Les internautes partagent désormais des images de leur quotidien ou des activités simples auxquelles ils reviennent. Et cela crée un sentiment réconfortant de cohésion.
Et si Instagram était le remède miracle contre la déprime induite par le confinement ? “Les réseaux sociaux sont tristement célèbres pour leur faculté prodigieuse à véhiculer la désinformation en temps de crise, mais ça n’empêche en rien les gens de s’y connecter pour satisfaire un besoin aigu de maintenir des liens avec autrui, assure dans un article d’opinion The Atlantic. En ce moment, ces plateformes remplissent une fonction essentielle.”
Pour le journal américain, nous avons particulièrement besoin de réseaux sociaux comme Instagram aujourd’hui, alors que la pandémie de Covid-19 pousse une grande partie de la population mondiale à rester chez elle, avec peu voire pas d’interactions sociales.
Voir ce que font les autres quand ils sont coincés chez eux a quelque chose de réconfortant. Les réactions des Italiens, des Espagnols et des Iraniens ces derniers jours, penchés à leur fenêtre pour interagir avec leurs voisins confinés, le prouvent. Il fait bon être ensemble, depuis son balcon ou sur Instagram.
Adieu les fêtes branchées, bonjour le canapé
D’autant que la plateforme change avec la crise sanitaire. “Désormais dépourvus du flot continu d’images montrant nos brunchs et selfies de vacances, et des vidéos assourdissantes où l’artiste en concert n’est même pas reconnaissable, les réseaux comme Instagram et Facebook se transforment en journaux intimes racontant nos journées cloîtrés à l’intérieur.” Les images de plages paradisiaques et de fêtes bondées laissent place à des photos montrant des scènes de la vie quotidienne : une connaissance en pleine vidéoconférence depuis son lit, un ami faisant la cuisine, des personnes inconnues étendues sur leur canapé…
Et c’est une bonne chose, affirme le magazine. Sans photos de vacances ou d’événements branchés, exit le FOMO (fear of missing out, la peur de rater quelque chose parce qu’on est resté chez soi). “La banalité n’est plus taboue.” Bien sûr, il y aura toujours des utilisateurs plus cool que d’autres, “mais ils pourront nettement moins nous regarder de haut, car nous ne jalouserons plus leurs acolytes de soirées (inexistants) ou leurs occupations (traîner sur le canapé)”.
Interrogée par le journal, Julia Deeb-Swihart, une doctorante spécialiste du phénomène des selfies, pense qu’avec le confinement ces autoportraits partagés sur les réseaux sociaux changent de fonction. On ne les partage plus pour “prouver qu’on a fait quelque chose”. “Les selfies pourraient aussi devenir plus drôles, car les graphistes et développeurs, en proie à l’ennui, vont sûrement mettre en ligne d’étranges filtres de réalité augmentée. Il y aura beaucoup plus de vidéos montrant des personnes ordinaires qui détaillent des recettes, nous apprennent des chorégraphies ou expliquent les règles de jeux de cartes régionaux.”
C’est donc le moment de “poster sans retenue”. The Atlantic va même plus loin en affirmant qu’en cette période de crise, où le moral de la population est bas, mettre en ligne des moments de la vie quotidienne est un “devoir moral”, comparable aux nombreux dons de sang effectués par les Américains après les attentats du 11 septembre 2001. “Qu’est-ce qui fait de nous un héros, un membre pleinement intégré à la communauté ? C’est notamment publier sur les réseaux, même si ça paraît un peu absurde.”
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale
par Léa Pagnier
De Constantin Brancusi à Anish Kapoor, des artistes ont fait scandale, provoquant censure, débats médiatiques ou polémiques… Revue de 7 œuvres qui ont suscité la controverse.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Balthus, Thérèse rêvant, 1938
L'année dernière, la célèbre peinture de Balthus Thérèse rêvant suscitait la polémique. L’accrochage de la toile, conservée au Metropolitan Museum of Art de New York, était remis en cause par une pétition qui dénonce le regard voyeuriste du peintre sur une jeune fille. Malgré les nombreuses signatures obtenues par la pétition, l’œuvre n’a pas été décrochée du musée. De ses peintures à ses polaroids, Balthus se retrouve souvent au cœur de virulents débats dénonçant la sexualisation de très jeunes adolescentes.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Constantin Brancusi, Princesse X, 1915-1916
Née pendant la mouvance Dada, Princesse X est une sculpture en bronze poli de forme phallique qui feint de représenter une princesse. Sa dimension explicite lui a valu d’être refusée au Salon des Indépendants de 1920. Conservée alors par le sculpteur roumain, cette sculpture aux allures de sexe masculin joue sur les frontières des genres. Elle représente en effet les courbes d’un nu féminin épuré jusqu’à l’abstraction tout en étant un phallus stylisé. Aujourd’hui exposée dans l’Atelier Brancusi reproduit à l’identique, cette œuvre avant-gardiste sublime dans une même création féminité et masculinité.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Gustave Courbet, L’Origine du monde, 1866
Exposée au musée d’Orsay, L’Origine du monde est l’une des œuvres les plus sulfureuses et les plus controversées pour sa représentation frontale de l’intimité féminine. De son côté, en 2014, la performeuse luxembourgeoise militante Deborah de Robertis relance le débat en exhibant son sexe devant la toile, questionnant de nouveau la représentation de la nudité féminine dans l’art. Toujours censurée sur Facebook, L’Origine du monde n’en finit pas de faire scandale.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Atelier Van Lieshout, Domestikator, 2017
Censuré du parcours « Hors les murs » des Tuileries par le Louvre dans le cadre de la 44e édition de la Fiac, Domestikator est une sculpture monumentale habitable représentant un acte sexuel façon Tetris. Le musée justifie sa censure par son refus de présenter une scène sexuelle de peur de choquer les habitués des jardins. L’œuvre qui avait été exposée en Allemagne sans heurts a donc finalement été présentée sur l’esplanade du Centre Pompidou l'an dernier.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Anish Kapoor, Dirty Corner, 2015
Anish Kapoor est un des artistes les plus critiqués de la scène artistique contemporaine. En 2015, quand le château de Versailles donne carte blanche au plasticien britannique, sa sculpture monumentale Dirty Corner, surnommée Le Vagin de la Reine, fait débat. Certaines personnalités du monde culturel condamnent la connotation sexuelle de la sculpture quand d’autres saluent la liberté d’expression qu’elle représente. Exposée dans les jardins du château, l’œuvre est vandalisée de nombreuses fois. Des inscriptions haineuses dégradent l’extérieur de cet immense tube d’acier. L’artiste refuse alors de les effacer, estimant qu’elles font partie intégrante de l’œuvre.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Andres Serrano, Immersion (Piss Christ), 1987
Immersion (Piss Christ) est une photographie très controversée signée Andres Serrano. Se situant dans un certain héritage de l’histoire de l’art, elle reprend l’iconographie classique de la crucifixion, mise en valeur ici par une luminosité quasi transcendantale. Souligné par le titre, le processus de création même a fait scandale : le photographe américain raconte en effet avoir immergé un crucifix dans un verre rempli de son urine mélangée à son sang avant de l’immortaliser. Ce détournement d’un objet de dévotion a suscité la polémique. En 1989, après avoir reçu un prix du Southeastern Center for Contemporary Art, la photographie déclenche de virulents débats où l’artiste est accusé de blasphème. L’œuvre témoigne du conflit entre liberté d’expression permise dans l’art et censure par le biais de la tradition religieuse. Sujette à de nombreuses critiques, elle a été vandalisée à plusieurs reprises, à la National Gallery of Victoria (Melbourne) en 1997, ou à l’exposition Je crois aux miracles (collection Lambert d’Avignon) en avril 2011.
Voyeurisme, sexualité suggérée… Quand l’art fait scandale Marcel Duchamp, Fontaine, 1917
Considéré comme l’objet le plus polémique du siècle dernier, la Fontaine de Marcel Duchamp a durablement bouleversé la création et continue d’influencer l’art contemporain. En 1917 à New York, lors de l’exposition de la Society of Independant Artists qui se veut « sans prix ni jury », l’artiste compte tester l’ouverture d’esprit de l’événement. Membre du comité, Duchamp présente un urinoir qu’il titre Fontaine, sous le pseudonyme « Richard Mutt ». Provoquant la polémique, l’objet est exclu de l’accrochage. Immortalisée par le photographe américain Alfred Stieglitz, la Fontaine de Duchamp a donné naissance au ready-made et continue de susciter des réactions contrastées. Notamment en mai 1993, avec l’artiste Pierre Pinoncelli qui a dégradé l’œuvre en urinant dedans avant de lui porter un coup de marteau. Le geste provocateur et subversif de Duchamp aura marqué un tournant majeur dans l’histoire de la création moderne et contemporaine.
















