Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
19 novembre 2019

Enquête - Avec la série documentaire « Grégory », Netflix mise sur le suspense à la française

Par Laurent Telo

La plate-forme américaine a produit une mini-série documentaire en cinq épisodes sur l’affaire non résolue du meurtre de Grégory Villemin. Avec en tête le marché international.

Un énième documentaire aux images remâchées sur l’affaire Grégory, à s’ingurgiter sur une chaîne de la TNT avant la sieste du dimanche après-midi ? Pas exactement. A partir du 20 novembre, 158 millions d’abonnés Netflix répartis dans plus de 190 pays pourront découvrir Grégory, une série documentaire de cinq épisodes, customisée en grosse production, sur le meurtre non élucidé de Lépanges-sur-Vologne.

La plate-forme américaine s’est emparée de la tragédie vosgienne encore irrésolue et le résultat est assez bluffant. Truffé de témoignages et de documents audiovisuels inédits, le documentaire devrait combler les obsessionnels, nombreux, d’un fait divers hors norme et tenir en haleine tous ceux qui n’ont jamais entendu parler de ce 16 octobre 1984, jour de la découverte du corps d’un enfant de 4 ans, pieds et poings liés, dans la Vologne.

Tous les éléments de magnétisme y sont, et plus encore : la voix du « corbeau », la fatuité du « petit juge » Lambert qui bâcle l’enquête initiale et finira par se suicider en 2017, la guéguerre entre policiers et gendarmes, la terrible bataille familiale au sein du clan Villemin, la folie médiatique et les pratiques de certains journalistes qui font tout déraper, les bandes sonores du photographe de Paris Match, Jean Ker, qui enregistrait ses échanges avec les protagonistes de l’affaire, Marguerite Duras qui accuse la mère du petit Grégory dans Libération, les obsessions fatales du juge Simon, les rebondissements macabres et judiciaires les plus récents…

Si les Français sont devenus familiers des soubresauts insensés de cette histoire « bigger than life », il fallait pouvoir intéresser le monde entier avec un conte noir qui se tisse dans un village aussi attrayant qu’une remise à outils, avec, en têtes d’affiche, les bacchantes très gauloises de Bernard Laroche et les 4L très franchouillardes de nos gendarmes à képi. Pas gagné pour faire un malheur aux États-Unis, déjà gavés de documentaires fleuves sur des tueurs en série…

« EN LUI-MÊME, CET ÉNORME FAIT DIVERS RECÈLE TOUS LES RESSORTS DE LA DRAMATURGIE CLASSIQUE. UNE HISTOIRE INTEMPORELLE QUI MÊLE JALOUSIE, HAINE, AMOUR… » PATRICIA TOURANCHEAU, CORÉALISATRICE DE LA SÉRIE

« Au contraire, réplique Élodie Polo Ackermann, productrice française de la série. Netflix, qui voulait se développer sur le marché français, a tout de suite été intéressée. Avec une exigence : faire du “made in France”, ne pas raconter l’histoire à l’américaine, tout en ayant pour objectif de s’adresser à un public étranger et jeune. Car la plate-forme pense que cette affaire, malgré ses spécificités françaises, peut avoir un retentissement international. » L’une des quatre coréalisatrices de la série, la journaliste Patricia Tourancheau, auteure de Grégory, la machination familiale (Seuil, 2018), en est persuadée : « En lui-même, cet énorme fait divers recèle tous les ressorts de la dramaturgie classique, analyse-t-elle. Une histoire intemporelle qui mêle jalousie, haine, amour… Ce qui permet de la raconter selon les codes d’une fiction universelle. »

Netflix n’a pas lésiné sur les moyens. La production n’a pas communiqué le montant du budget alloué, mais, pendant un an, elle a enrôlé une cinquantaine de personnes pour construire la série et produire deux cents heures d’entretien des protagonistes encore vivants. Les parents de Grégory apparaissent dans le documentaire grâce à une centaine d’heures d’images d’archives dénichées par les trois documentalistes. La productrice voulait « une équipe hors norme, qui mêle des talents fictionnels et documentaristes, pour ne pas raconter l’affaire comme elle l’a déjà été cent fois ».

« J’ÉTAIS OBNUBILÉ PAR LE FAIT QUE LE TÉLÉSPECTATEUR SOIT DANS LE MÊME ÉTAT QUE LA POPULATION QUI, À L’ÉPOQUE, DÉCOUVRAIT AU FUR ET À MESURE LES REBONDISSEMENTS DE L’AFFAIRE » GILLES MARCHAND, RÉALISATEUR

C’est Gilles Marchand, scénariste de Harry, un ami qui vous veut du bien (2000) et réalisateur de Qui a tué Bambi ? (2003), « et pas du tout documentariste », selon l’intéressé lui-même, qui a été engagé comme showrunner (l’équivalent du réalisateur pour les séries). « J’étais obnubilé par le fait que le téléspectateur soit dans le même état que la population qui, à l’époque, découvrait au fur et à mesure les rebondissements de l’affaire. La chronologie avance pas à pas pour faire ressentir tous les rouages de cette mécanique infernale dans laquelle on est emporté. La série commence d’ailleurs avant la découverte du corps. »

Un pur récit accessible

Pas d’acteur, pas de reconstitution, pas de voix off, pas de tours de passe-passe narratifs, on est dans un pur récit accessible à n’importe quel profane. « On est au croisement entre une histoire iconique, incroyable sous tous ses aspects, et les nouvelles écritures que pouvaient exiger un diffuseur comme Netflix », précise Élodie Polo Ackermann. Aussi étonnant que cela puisse paraître, « la plate-forme a une forme de souplesse, ajoute Gilles Marchand. Elle ne nous a pas imposé de cadre rigide, notamment sur la durée. On nous a juste dit :  “Tant que ça reste fort, vous faites aussi long que vous voulez.” Bref, on s’est sentis très libres. »

Pour espérer un succès international, il fallait toutefois enjamber plusieurs difficultés de compréhension pour un public non français : « Le “corbeau”, par exemple, est issu d’un folklore très français, lié au film de Clouzot [sorti en 1943], détaille Gilles Marchand. Il faut arriver à l’expliquer, l’air de rien. Les subtilités du système judiciaire français aussi. Ce n’est pas du tout évident. Tout comme présenter l’écrivaine Marguerite Duras et remettre sa tribune dans le contexte, sans que cela entrave le récit. »

Une affaire judiciaire en cours

Autre écueil, et non des moindres : le meurtre de Grégory Villemin est une affaire judiciaire en cours. « Il fallait donc traiter cette histoire de manière impartiale et neutre, souligne Élodie Polo Ackermann. Donner la parole à tout le monde, dans les archives et dans les interviews réalisées. De toute façon, on ne voulait pas faire une enquête ou une contre-enquête, ni faire dans le sensationnalisme. Au final, je pense que le spectateur aura envie de savoir qui a tué le garçonnet, mais sera tout autant fasciné par cet emballement, cette espèce de folie autour de ce meurtre qui a pu faire dérailler le cours des choses. Un emballement auquel on participe tous. » Depuis 1984, la vérité se dérobe, et avec elle le nom du (ou des) meurtrier(s). Mais ce n’est peut-être pas l’élément le plus terrifiant qui vous saisira lorsque vous arriverez au terme du cinquième épisode.

Publicité
19 novembre 2019

VIKI ODINTCOVA by MAVRIN

treats

18 novembre 2019

Hong Kong

hong50

hong51

hong52

hong53

hong54

hong55

hong56

hong57

hong58

hong59

hong60

hong61

hong62

hong63

hong64

hong65

hong66

18 novembre 2019

Hongkong : les manifestants tiennent toujours un campus assiégé par la police

hong40

Un policier a été blessé dimanche par une flèche tirée par un protestataire, sur la péninsule de Kowloon. Les forces de l’ordre menacent de tirer à « balles réelles » pour répondre aux « armes létales » des manifestants prodémocratie.

La situation reste extrêmement tendue à Hongkong, lundi 18 novembre, après une journée de dimanche marquée par de nouveaux heurts entre policiers et manifestants prodémocratie. Des centaines de contestataires se sont ainsi retranchés dans l’université polytechnique de Hongkong (PolyU), située sur la presqu’île de Kowloon, devenue la principale ligne de front de la contestation et le théâtre, toute la nuit, d’affrontements, alors qu’un appel à « défendre la PolyU » avait été lancé.

Les manifestants entendent continuer à paralyser la ville pour « étrangler l’économie » de l’ex-colonie britannique, promettant de continuer à bloquer le Cross Harbour Tunnel, un des trois tunnels routiers desservant l’île de Hongkong, qui est fermé depuis mardi.

L’entrée du campus a été incendiée lundi matin pour empêcher une intervention de la police, qui menace de son côté de répondre avec des « balles réelles » aux « armes létales » des protestataires, selon une déclaration du porte-parole de la police, Louis Lau, dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook.

« Je demande ici aux émeutiers de ne pas utiliser de cocktails Molotov, de flèches, de voitures ou d’armes létales pour attaquer les policiers, a-t-il dit. S’ils poursuivaient des actions aussi dangereuses, nous n’aurions pas d’autre choix que d’utiliser la force minimale nécessaire, y compris les balles réelles, pour riposter. »

hong41

Zone « d’émeute » déclarée

Cette mise en garde des forces de l’ordre, adressée après qu’un policier eut été blessé dimanche au mollet par une flèche tirée par un manifestant, constitue une nouvelle escalade verbale dans cette crise politique sans précédent.

La Chine a maintes fois averti qu’elle ne tolérerait pas la dissidence, et l’inquiétude monte face à la possibilité d’une intervention chinoise pour en finir avec un mouvement qui a débuté en juin mais atteint depuis quelques jours de nouveaux sommets de violence. La police a déclaré le secteur zone « d’émeute », menaçant de détruire les barricades érigées par les manifestants. La participation à une émeute est passible de dix ans de prison.

Plusieurs explosions très fortes ont retenti lundi à l’aube avant qu’un mur de flammes n’apparaisse à l’entrée de l’université. Il semble que la police ait tenté une intervention sur le campus, mais que celle-ci ait été repoussée par les manifestants déterminés à tenir leurs positions. La police a dit avoir tiré trois balles au petit matin près de l’université en précisant que personne n’avait été blessé.

« J’ai peur »

Les policiers hongkongais portent des armes de service, mais ils n’en ont fait qu’un usage limité depuis le début de la contestation, lors d’incidents isolés. Trois personnes ont été touchées par des tirs à balle réelle, aucune mortellement. Face aux groupes de protestataires jetant des briques et des cocktails Molotov, la police a privilégié les lacrymogènes, les balles en caoutchouc ou les canons à eau notamment.

Lundi, les manifestants retranchés dans le campus redoutaient l’assaut. « J’ai peur. Il n’y a pas de sortie, tout ce que je peux faire c’est me battre jusqu’au bout », a confié un militant. Owen Li, membre du conseil de PolyU et étudiant, a indiqué que la panique s’était emparée des quelques centaines d’occupants du campus. « Beaucoup d’amis se sentent impuissants (…) Nous appelons toute la société à sortir et nous aider », a-t-il lancé.

Des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont observé que les manifestants tentant de quitter le campus étaient parfois accueillis par des gaz lacrymogènes et obligés de retourner dans l’université.

Le président de la PolyU Teng Jinguang a pourtant diffusé un message vidéo disant avoir reçu des garanties de la police. « Nous avons reçu des assurances de la police sur le fait que vous pouviez quitter le campus pacifiquement, a-t-il dit. Je vais personnellement vous accompagner jusqu’aux forces de police pour assurer que votre cas est traité de façon juste. »

hong43

Stratégie « Eclore partout »

La mégapole de 7,5 millions d’habitants traverse depuis cinq mois sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations quasi quotidiennes de la mouvance prodémocratie.

La contestation s’est intensifiée lundi dernier avec des opérations continues de blocage d’universités et de quartiers périphériques, en application d’une nouvelle stratégie baptisée « Eclore partout » (Blossom Everywhere), qui consiste à multiplier les actions pour éprouver au maximum les capacités de la police.

Le mouvement avait débuté en juin sur le rejet d’un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine. Le texte a été suspendu en septembre, mais la mobilisation avait entre-temps considérablement élargi ses revendications pour demander le suffrage universel ou encore une enquête sur les violences policières.

La détermination des manifestants s’est heurtée ces derniers mois à l’intransigeance des autorités, faisant basculer la région semi-autonome dans une spirale de violence. Deux personnes ont péri depuis le début du mois, tandis que la place financière hongkongaise a plongé dans la récession. Dimanche, l’autorité aéroportuaire locale a annoncé une chute du trafic de 13 % en octobre par rapport à octobre 2018, avec 5,4 millions de passagers.

Sortie rare des militaires chinois

Samedi, des militaires chinois avaient participé au nettoyage des rues de Hongkong, une sortie rare. « Des soldats de l’Armée populaire de libération ont aidé des habitants à dégager les voies et ont été applaudis par les riverains », a affirmé l’armée sur le réseau social Weibo, confirmant des informations de presse faisant état de l’opération. Hongkong est une ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997. A cette date, l’Armée populaire de libération a établi une garnison dans le territoire autonome. Mais les militaires restent d’ordinaire discrets et sont rarement vus en public dans les rues.

L’opération, très organisée, a duré moins d’une heure. Les hommes sont ensuite retournés dans leur caserne en chantant « un, deux, trois, quatre » en mandarin – le cantonais est la langue majoritaire à Hongkong. Le gouvernement local, par la voix de son porte-parole, a déclaré n’avoir « pas sollicité » l’aide de l’armée chinoise, qui a lancé cette opération « d’elle-même ».

18 novembre 2019

TREATS

treats

Publicité
18 novembre 2019

Massacre des Rohingyas : le cas d'Aung San Suu Kyi examiné par la justice internationale

Fuyant les persécutions et les massacres, 700 000 Rohingyas avaient dû quitter la Birmanie en 2017. Après une plainte déposée en Argentine, la Cour pénale internationale a lancé une enquête sur des crimes présumés.

Elle fut un temps le symbole d'un espoir démocratique en Birmanie. La prix Nobel de la paix 1991 est directement visée par la plainte déposée auprès de la justice argentine, ce jeudi 14 novembre, par des associations de défense des droits des Rohingyas, révèle le Guardian.

La compétence universelle, qui permet à la justice d'intervenir quel que soit le lieu où le crime a été commis, a été invoquée pour accuser plusieurs dirigeants birmans de "crime de guerre" et de "crime contre l'humanité". Le cas d'Aung San Suu Kyi sera examiné pour son rôle dans la “menace existentielle” qui pèse sur les Rohingyas.

Persécutée pendant des années, cette ethnie de confession musulmane minoritaire en Birmanie est victime d'un génocide qui aurait tué au moins 10 000 d'entre eux, selon une enquête de l'ONU. En 2017, plus de 700 000 Rohingyas ont été contraints de quitter le pays et de se réfugier au Bangladesh, pays voisin.

“Cette plainte vise à obtenir une sanction pénale contre les auteurs, les complices et ceux qui ont caché ce génocide. Nous passons par l'Argentine car il n'existe aucune autre possibilité pour déposer plainte”, a déclaré Tomas Ojea, l'avocat à l'origine de la plainte, à l'AFP.

La Cour pénale internationale ouvre une enquête

Le même jour, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont lancé une enquête sur “des crimes (...) qui auraient été commis contre le peuple rohingya du Myanmar”. D'après l'AFP, la procureure de la Cour, Fatou Bensouda étudiait le dossier des Rohingyas depuis septembre 2018.

Si la Birmanie n'est pas partie au Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, le Bangladesh, où auraient été déportés les Rohingyas, l'est. “Selon les documents fournis, entre 600 000 et un million de Rohingyas auraient été déplacés de force du Myanmar vers le Bangladesh voisin à la suite d'actes de coercition allégués”, pouvait-on lire sur le site du tribunal de La Haye, ce jeudi. Une preuve suffisante pour déclencher l'ouverture d'une enquête sur des actes de violence et de déportations qui pourraient constituer des "crimes contre l'humanité".

D'après l'ONG Human Rights Watch, la junte militaire au pouvoir se serait rendue coupable de “tueries de masse, violences sexuelles et d'incendies criminels de grande ampleur contre les musulmans rohingyas dans l'Etat d'Arakan [au nord du pays, ndlr]” depuis août 2017. Des centaines de milliers de personnes sont encore entassées dans le plus grand camp de réfugiés du monde à Cox's Bazar au Bangladesh.

18 novembre 2019

Ren Hang

ren hang22

18 novembre 2019

Petter Hegre (photographe) - Modèle : Heidi Romanova

Heidi massage (1)

Heidi massage (2)

Heidi massage (5)

Heidi massage (16)

Heidi massage (19)

Heidi massage (20)

Heidi massage (22)

Heidi massage (29)

Heidi massage (38)

Heidi massage (69)

17 novembre 2019

Pierre et Gilles

pierre expoo (1)

pierre expoo (2)

17 novembre 2019

Bettie Page

bettie page

Publicité