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Jours tranquilles à Paris

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16 octobre 2019

Toupie or not toupie ? Vu dans la rue

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16 octobre 2019

Brexit : le discours solennel et surréaliste de la reine

Par Cécile Ducourtieux, Londres, correspondante

Elisabeth II a présenté lundi le programme de son gouvernement : une liste de mesures conditionnée à un hypothétique divorce d’avec l’Union européenne, le 31 octobre.

Toute la pompe de la monarchie parlementaire britannique était au rendez-vous, lundi 14 octobre, pour ce moment fort de la vie démocratique nationale : le « discours de la reine ». Elisabeth II a inauguré une nouvelle session parlementaire – la précédente ayant duré deux années, et s’étant achevée tout début octobre –, en lisant le programme du gouvernement Johnson, depuis la Chambre des Lords, à Westminster.

Le « speech » a duré moins de dix minutes, égrenant un catalogue de vingt-six futures lois, allant du durcissement des règles migratoires au renforcement des peines de prison en passant par l’amélioration du système de santé public.

Le moment fut certes solennel mais totalement surréaliste, cette liste de mesures étant pour partie conditionnée à un hypothétique divorce d’avec l’Union européenne (UE) pour Halloween et le premier ministre, Boris Johnson, n’ayant plus de majorité pour espérer faire adopter aucun texte à la Chambre des communes.

En 2017, lors du précédent discours, Elisabeth II portait un ensemble bleu et un chapeau piqué de fleurs jaunes : les commentateurs s’étaient empressés d’y voir un clin d’œil appuyé aux valeurs européennes. Cette année, la reine, 93 ans, portait une robe d’apparat immaculée, sans référence voulue (ou fortuite) au drapeau étoilé. Et c’est par cette phrase définitive, qu’elle a entamé son « speech » : « La priorité de mon gouvernement a toujours été de sécuriser le départ du Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre. »

Nouvelles règles

La couronne impériale posée sur un coussin à sa droite (elle pèse un kilogramme et se fait lourde), le prince de Galles assis à sa gauche, la Souveraine a annoncé d’une voix sourde et monocorde sept projets de lois directement liées au « withdrawal agreement », l’accord de retrait, toujours pas finalisé entre Londres et Bruxelles. Il s’agit de nouvelles règles concernant l’agriculture, la pêche, le commerce, mais aussi la migration.

« Une loi sur l’immigration mettra fin à la liberté de mouvement, et posera les bases d’un système d’immigration plus juste, moderne et global », a ajouté la reine, toujours au nom du gouvernement britannique. Cependant, « mon gouvernement reste engagé à ce que chaque résident européen, qui a construit sa vie et tant apporté au Royaume-Uni, ait le droit de rester ».

La ministre de l’intérieur, Priti Patel, très à la droite des conservateurs, planche depuis plusieurs semaines sur un texte inspiré du système australien, censé attirer les « hauts potentiels » et limiter l’arrivée au Royaume-Uni des travailleurs à faibles revenus.

Ce « speech » devrait occuper les députés à la Chambre des communes pendant toute la semaine à venir. Les débats promettent d’être intenses, même si les travaillistes pourraient reprendre à leur compte certaines des propositions du gouvernement conservateur, notamment celles liées à l’environnement et le plan d’investissement à long terme dans le NHS, le système de santé publique britannique.

L’offensive de l’opposition a commencé, alors que la reine avait à peine quitté Westminster. « Ce discours est une distraction coûteuse et absurde », a asséné Joanna Cherry, députée du parti indépendantiste SNP, farouchement opposé au Brexit.

Vote négatif ?

Il est même probable que le « speech » se soldera par un vote négatif à Westminster. Pour la première fois… en 95 ans. Une telle sanction, si elle se confirme, devrait logiquement aboutir à une démission du premier ministre, l’approbation du discours de la reine étant considérée comme « un test de la capacité du gouvernement à disposer de la confiance du Parlement », rappelle le think tank Institute for governement.

Mais depuis le Brexit, la normalité n’est plus la règle à Westminster, et Boris Johnson a très peu de chances d’être démis. Il faut deux tiers des voix aux Communes pour gagner un vote de défiance, et pour le moment, les travaillistes refusent de déclencher l’offensive, de peur de se faire laminer aux élections générales qui s’en suivraient.

Mais la journée la plus importante à Westminster, sera celle du samedi 19 octobre. Les députés devraient siéger durant une partie du week-end, pour la première fois depuis la guerre des Malouines, afin de statuer sur le résultat du Conseil européen des 17 et 18 octobre. Il s’agira d’approuver un accord de divorce, si Boris Johnson en ramène finalement un de Bruxelles. Soit, dans le cas contraire, de l’enjoindre d’obéir au « Benn Act », le texte qui l’oblige, ce jour-là, en l’absence d’accord européen, à réclamer un décalage du Brexit aux Vingt-Sept

Les élus pourraient aussi tenter de forcer le destin du pays en conditionnant l’approbation de l’accord à un deuxième référendum… Un « mega Brexit day » annoncent déjà les commentateurs.

16 octobre 2019

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

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16 octobre 2019

Offensive turque en Syrie : isolé à l’extérieur, Erdogan peine à mobiliser sa population

Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante

Alors que l’intervention militaire turque continue de susciter la désapprobation, le président semble déterminé à entraîner son pays vers l’abîme.

Ni les condamnations ni les sanctions brandies par l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, ne semblent pouvoir infléchir le président turc Recep Tayyip Erdogan, plus convaincu que jamais du bien-fondé de l’opération militaire menée depuis une semaine par son armée contre les forces kurdes au nord-est de la Syrie.

Sourde aux réactions de ses alliés traditionnels, la Turquie a envoyé, lundi 14 octobre, son armée à l’assaut de Manbij, une ville de la rive ouest de l’Euphrate, où l’armée de Bachar Al-Assad a commencé à se déployer en vertu d’un accord passé avec les forces kurdes qui contrôlent la cité. « Nous sommes sur le point d’appliquer notre plan concernant Manbij », a déclaré M. Erdogan lundi, expliquant qu’il souhaitait restituer la ville aux populations arabes, « ses propriétaires légitimes ».

Alignés derrière « le chef », l’un des surnoms de M. Erdogan, les islamo-conservateurs du Parti de la justice et du développement (AKP) sont vent debout contre le reste du monde. Ainsi, Yasin Aktay, l’un des ténors de la formation présidentielle, n’a pas hésité à déclarer publiquement qu’un « accrochage avec l’armée syrienne était possible ».

L’intervention turque en Syrie « contribue à la paix et à la sécurité régionale », a expliqué M. Erdogan lors de l’entretien téléphonique qu’il a eu avec son homologue français Emmanuel Macron dans la soirée de lundi et alors que se déroulait, à Paris, un match de qualification pour le championnat d’Europe de football entre la Turquie et la France. A cette occasion, lors de la rencontre, les joueurs turcs ont effectué un salut militaire sur la pelouse du Stade de France en signe de soutien à leur armée.

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Entraîner le pays vers l’abîme

Alors que l’intervention militaire d’Ankara en Syrie suscite la désapprobation internationale, le président Erdogan semble déterminé à entraîner son pays vers l’abîme, au risque de causer des dommages irréparables à son économie, fragile, et fortement dépendante des capitaux étrangers.

D’ores et déjà, la Bourse d’Istanbul voit son indice baisser chaque jour davantage tandis que la monnaie locale, la livre turque, s’est dépréciée de 3 % par rapport au dollar depuis le début de l’offensive. Seule l’intervention des banques, promptes à se porter au secours de la devise en injectant 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) sur le marché, a permis de limiter les dégâts.

La décision des ministres des affaires étrangères des vingt-huit pays de l’Union européenne (UE) de restreindre leurs exportations de matériel militaire vers la Turquie laisse Ankara de marbre. La même indifférence prévaut face au récent décret exécutif signé par le président américain Donald Trump imposant des sanctions surtout symboliques contre les ministres turcs de l’énergie, Fatih Donmez, de la défense, Hulusi Akar, et de l’intérieur, Süleyman Soylu. Washington a aussi annoncé une forte hausse des taxes douanières sur l’acier turc.

Malgré les nuages qui s’amoncellent, le président Erdogan ne cesse de répéter que son armée poursuivra son offensive, faisant fi de la condamnation généralisée qu’elle suscite. Ceux qui la réprouvent n’ont rien compris, à l’instar de la chancelière allemande Angela Merkel, et du premier ministre britannique Boris Johnson, victimes d’une « sérieuse désinformation », selon M. Erdogan.

A l’instar du président turc, les médias pro-gouvernementaux voient la situation sous un jour positif tandis que la prière de la conquête continue d’être psalmodiée dans les 90 000 mosquées du pays.

Marasme diplomatique

Lundi, le quotidien Sabah, l’un des porte-voix du pouvoir islamo-conservateur, a salué « une victoire diplomatique et militaire » pour la Turquie. « Nous sommes en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire envers et contre le monde entier, écrit l’éditorialiste Hasan Basri Yalçin, qui énumère les succès engrangés. Nous avons ramené la Russie de notre côté, nous avons lié les mains des Européens avec les réfugiés et enfin nous avons réussi à forcer le retrait des Etats-Unis du nord-est de la Syrie. »

En réalité, l’opération militaire voue le pays à l’isolement. Jamais la Turquie ne s’est retrouvée dans un tel marasme diplomatique, sinon peut-être au moment de l’intervention de son armée à Chypre en 1974 qui a divisé l’île en deux. M. Erdogan y a fait allusion. L’offensive militaire turque en Syrie est « aussi vitale » que celle de Chypre en 1974, a-t-il déclaré dans un discours prononcé lundi à Bakou en Azerbaïdjan, où il était en visite.

Les soutiens à l’opération turque se comptent sur les doigts de la main. Seuls le Pakistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, le Venezuela et la Hongrie l’ont approuvée. L’assentiment de la Russie et de l’Iran, les partenaires d’Ankara au sein du « processus d’Astana », lui fait défaut.

Téhéran s’est prononcé contre l’intervention turque et Moscou tente désormais de la limiter en donnant son feu vert à l’armée de Bachar Al-Assad, qui est entrée au nord-est de la Syrie après un accord conclu avec les forces kurdes sur la base russe militaire de Hmeimim.

Plus vulnérable que jamais

Erratique et aventuriste, la politique étrangère de M. Erdogan laisse le pays faible, isolé et sans alliés. Bercé par la nostalgie du passé ottoman, le « Grand Turc » ambitionnait de rétablir l’influence de son pays au Moyen-Orient, dans les Balkans et au-delà tout en donnant aux citoyens turcs une vision hypertrophiée de leur place dans le monde.

Son ambition de rendre la Turquie « great again » a échoué. Aujourd’hui le pays apparaît plus vulnérable que jamais et l’opération en Syrie risque de s’avérer coûteuse diplomatiquement et économiquement.

Quelles sont les raisons qui ont poussé le numéro un turc à prendre un tel risque ? « Il l’a fait parce qu’il se trouve dans une situation insoutenable en interne, à la fois au niveau économique et politique. L’AKP, son parti, est en train de perdre sa position hégémonique face à l’opposition unie mais hétéroclite, une alliance entre le Parti républicain du peuple [CHP, kémaliste], le Bon Parti [nationaliste] et le Parti de la démocratie des peuples [HDP, gauche pro-kurde]. Erdogan sait que la meilleure façon de briser cette entente est d’assurer une montée du sentiment nationaliste contre le “terrorisme” kurde », explique Ömer Taspinar, enseignant au National War College de Washington.

Il y est parvenu, obtenant l’assentiment du CHP et du Bon Parti lors du vote sur l’opération militaire turque en Syrie au Parlement. « C’est incontestablement un succès pour Erdogan qui a su rallier une bonne partie de l’opposition parlementaire derrière lui. Seul le HDP a voté contre », estime Erhan Kelesoglu, un politologue indépendant.

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La peur est revenue en force

Pour autant, l’opération militaire est loin de susciter l’enthousiasme de la population. « Il y a une grande indifférence, surtout si on compare avec le soutien manifesté en 2018 envers l’opération militaire sur Afrin [région à majorité kurde du nord-ouest de la Syrie, conquise en mars 2018 par l’armée turque]. Les intellectuels se taisent, ils savent que le prix à payer peut être lourd depuis que des centaines d’entre eux ont été révoqués, poursuivis en justice et parfois emprisonnés pour avoir signé une pétition contre l’intervention de l’armée au Sud-Est [région à majorité kurde de la Turquie] à l’hiver 2015-2016 », rappelle le politologue.

Une large partie de la population turque, obnubilée par la perte de son pouvoir d’achat, n’a pas la tête à l’intervention. « Et puis Erdogan n’est pas aussi convaincant qu’il l’était. De nombreux Turcs sont conscients du fait qu’il utilise cette opération à des fins de politique intérieure, juste pour assurer sa survie politique. Les gens comprennent que le problème de sécurité mis en avant par les autorités est une manipulation. Les forces kurdes ne représentaient pas une menace terroriste réelle pour la Turquie. Aucune menace immédiate n’émanait de la zone contrôlée par ces forces et les arabes alliés des Etats-Unis à l’est de l’Euphrate », estime un analyste de la scène politique turque, soucieux d’anonymat vu la sensibilité du sujet.

La peur, qui s’était estompée lors des succès de l’opposition aux municipales au printemps, est revenue en force car, dès le premier jour de l’intervention, les autorités ont sorti le bâton.

Plus de cent personnes qui avaient critiqué l’opération militaire sur les réseaux sociaux ont été placées en garde à vue. Environ 500 enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre ceux qui ont évoqué « une invasion ». Pour avoir posté un tweet sur « la guerre injuste faite aux Kurdes », Sezgin Tanrıkulu, député du CHP, a été prévenu lundi par le parquet qu’une enquête judiciaire venait d’être ouverte contre lui.

16 octobre 2019

Valerio Adami- La gloire des années 80- DERNIERS JOURS à la Galerie Templon

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Galerie Templon

La Galerie Templon revient sur l'éclosion de l'artiste Valerio Adami

Sa peinture associe le savoir, la mémoire et les émotions. Valerio Adami est un artiste précoce formé dans la tradition du dessin néo-classique à l’Académie des Beaux-Arts de Brera en Italie, où il fait une rencontre fondatrice pour son parcours alors qu’il n’a que 16 ans : Oscar Kokoschka, dont il découvre le Prométhée à la Biennale de Venise, lui faisant comprendre la dimension mentale et la puissance intellectuelle de la peinture. Grand voyageur, il rencontre des poètes et des écrivains du monde entier qui nourrissent sa propre réflexion sur la construction de ses dessins et de ses tableaux. Sa peinture est le fruit d’une analyse subtile, ancrée dans la tradition classique occidentale dont il est issu pour créer une œuvre à la fois hors du temps et profondément moderne, grâce à des aplats figuratifs aux couleurs vives contournées de noir, rappelant le style de la bande dessinée. En présentant un choix d’œuvres des années 80, le parcours porte un nouvel éclairage sur une période qui a vu l’artiste s’épanouir – c’est d’ailleurs lors de celle-ci qu’il réalise les vitraux de l’Hôtel de Ville de Vitry, les fresques du Théâtre du Châtelet puis de la Gare d’Austerlitz. Le voyage devient dès lors un thème récurrent dans une œuvre où Adami ne cesse de tisser des liens entre les générations et les territoires.

His painting combines knowledge, memory and emotions. Valerio Adami is an early artist trained in the tradition of neo-classical drawing at the Brera Academy.

GALERIE TEMPLON

Jusqu'au 19 octobre 2019

30, rue Beaubourg, 75003 Paris

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16 octobre 2019

La Fiac booste le marché français

Avec la 46e édition de la Fiac, qui se tiendra à Paris du 17 au 20 octobre, un vent nouveau et international soufflerait-il sur le marché de l’art français ?

Parmi les exposants, David Zwirner, l’une des plus importantes galeries internationales, ouvre en octobre une antenne dans le Marais, et la galerie Hauser & Wirth, installée à Zurich, Londres, Hong-Kong et Los Angeles, observe également le potentiel économique de Paris. Les foires se positionneraient-elles désormais comme les sismographes d’installations pérennes de galeries ? Pour sa directrice Jennifer Flay, « les relations qu’entretiennent les galeries avec la clientèle européenne se tissent notamment à travers la Fiac et peuvent, en effet, leur donner l’envie de s’implanter sur le sol parisien ». Aujourd’hui, sur les vingt-neuf pays représentés, dont 27% de galeries françaises, la Côte-d’Ivoire, avec Cécile Fakhoury, et l’Iran, avec Dastan Gallery, font leurs premiers pas sur la foire. Les frontières entre les générations se dissipent également et les cent quatre-vingt-dix-sept exposants – de la galerie Nächst St. Stephan, fondée en 1954 à Vienne, à Soft Opening, inaugurée à Londres en 2018 – permettent de redécouvrir des figures modernes et de repérer des plasticiens nés dans les années 1990.

La Fiac développe aussi son programme hors-les-murs, à commencer par l’installation de Yayoi Kusama, place Vendôme, accompagnant les nombreux projets du Petit Palais et de l’avenue Winston-Churchill (Fiac Projects), de la place de la Concorde, du jardin des Tuileries, du palais de la Découverte ou du musée Eugène Delacroix devenu, pour l’occasion, un écrin pour l’artiste Glenn Brown. Marie Maertens

16 octobre 2019

Annas Workshops

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16 octobre 2019

Du 16 octobre au 10 février 2020. « Christian Boltanski. Faire son temps », au Centre Pompidou

La rétrospective de Christian Boltanski au Centre Pompidou sera en forme de labyrinthe conçu par l’artiste. Elle a pour sous-titre « Faire son temps », ce qui peut se comprendre de plusieurs façons, de la gravité à l’autodérision. Entre ces polarités, contradictoires et complémentaires, Boltanski ne cesse d’aller et venir, des toiles expressionnistes et des vitrines de menus débris de ses débuts à des installations qui sont tantôt d’une telle discrétion qu’on a peine à les trouver, tantôt de grandes dimensions – et dans ce cas, on peut s’y perdre en déambulations mélancoliques. La photographie, la boîte rouillée, la fripe, les ombres d’une ampoule qui clignote : tout lui sert à rendre plus sensible et douloureux le passage du temps.

15 octobre 2019

FIAC - Place Vendôme - actuellement

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15 octobre 2019

Jeff Koons - derrière le Petit Palais

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