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Jours tranquilles à Paris

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15 mars 2019

Trois questions sur le naufrage du « Grande-America » au large de La Rochelle

Par Simon Auffret

Deux larges nappes d’hydrocarbures ont été repérées en mer après que le navire italien a sombré dans l’Atlantique, mardi. Les autorités craignent une pollution des côtes françaises.

« Nous suivons avec évidemment beaucoup, beaucoup, beaucoup d’attention la situation » : le premier ministre, Edouard Philippe, a tenu à montrer sa préoccupation face au risque de pollution des côtes françaises après le naufrage du navire roulier et porte-conteneurs Grande-America.

Deux jours après son naufrage, à 333 km à l’ouest de La Rochelle, deux nappes d’hydrocarbures ont été repérées par un avion de surveillance en direction des côtes françaises. Si l’ampleur de la pollution ne peut pas dépasser celle du naufrage de l’Erika par exemple (6 000 tonnes de fioul avaient été dispersées, en 1999, contre au maximum 2 200 tonnes pour le Grande-America), les objets présents dans les conteneurs ainsi que le carburant pourraient venir s’échouer, progressivement, sur le littoral atlantique.

Qu’est-ce qui a provoqué le naufrage ?

Parti du port allemand de Hambourg, le Grande-America se dirigeait vers Casablanca (Maroc) quand un incendie s’est déclaré dans un « garage », s’étendant à un pont supportant une partie des 365 conteneurs du navire. Ce dernier transportait par ailleurs de nombreux véhicules. Le capitaine a prévenu les autorités françaises, avant de leur indiquer d’abord que l’incendie était maîtrisé et qu’il continuait sa route pour une escale en Espagne, afin d’inspecter le bateau.

Mais quelques heures plus tard, le navire a appelé de nouveau à l’aide, l’équipage n’ayant pu ralentir les flammes. A 2 heures, dans la nuit de dimanche à lundi, le capitaine a décidé de quitter le navire avec l’équipage à bord d’une embarcation de sauvetage : les vingt-six membres du personnel et un passager ont été secourus par une frégate britannique, détournée sur la zone.

Trois embarcations françaises se sont ensuite succédé pour tenter d’éteindre l’incendie, sans succès. Deux jours plus tard, mardi 12 mars, le navire a sombré par 4 600 mètres de fond.

L’incendie pourrait ne pas être la cause principale du naufrage : selon des experts interrogés par le site d’information spécialisé TradeWinds, ce serait en fait l’eau projetée sur le bateau pendant de longues heures par les embarcations venues l’aider qui aurait fini par faire chavirer le Grande-America. Un effet de « carène liquide » incontournable, le poids de l’eau décalant le navire de son centre de gravité, qui a déjà été observé lors de la lutte contre des incendies sur d’autres porte-conteneurs par le passé.

Le navire était-il défectueux ?

C’est l’argument porté notamment par l’association de défense de l’environnement Robin des bois, qui souhaite porter plainte contre X pour comprendre les responsabilités respectives des armateurs, de l’équipage ou des secours dans ce naufrage. Le Grande-America, qui navigue depuis 1997, avait fait l’objet depuis sa sortie d’usine de quarante contrôles, dont plusieurs avaient constaté des déficiences, parfois importantes.

La base de données Equasis, de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA), fait notamment état d’une détention de neuf jours au port de Tibury (Royaume-Uni) en 2010, une mesure prise uniquement quand les conditions ne sont pas réunies, selon les contrôleurs, pour que le bâtiment reprenne la mer. Cette année-là, quatorze des trente-cinq déficiences constatées concernaient des mesures de sécurité incendies.

Contrôlé pour la dernière fois à Hambourg, en octobre 2018, le Grande-America ne s’est vu reprocher que trois défauts de règlement, dont l’un concernait la « rétention du fioul à bord » pour éviter la pollution. Selon Yannick Le Manac’h, ancien inspecteur des affaires maritimes et auteur d’une étude sur les incendies des porte-conteneurs, l’état de santé intrinsèque du navire n’est pas le facteur déterminant de ce type d’accident :

« Des incendies comme celui du “Grande-America” peuvent intervenir autant sur des navires neufs que sur des navires anciens. Le principal problème est donc le chargement : on ne sait jamais vraiment ce qu’il y a dans les conteneurs et la qualité du conditionnement des matières dangereuses. »

Pour l’expert de l’agence de protection du littoral breton (Vigipol), les contrôles subis par le Grande-America, nombreux, sont par ailleurs notables sans être inhabituels : « Une visite sans découvrir aucun problème, c’est là qu’on commence à se poser des questions », explique l’ancien contrôleur.

Quels sont les risques de pollutions ?

En plus des 2 200 tonnes de fioul de propulsion contenues dans ses soutes, le Grande-America transportait 365 conteneurs, dont 45 de matières répertoriées comme « dangereuses », ainsi que de nombreux véhicules.

Deux larges nappes d’hydrocarbures ont été repérées, se dirigeant vers le littoral français, mais celles-ci ne représentent pas l’intégralité du fioul du navire : elles vont faire l’objet d’opérations de pompage, mais des résidus devraient atteindre les côtes en début de semaine prochaine, les conditions météorologiques rendant, pour l’instant, toute intervention difficile.

« Le risque de pollution sur les côtes est aléatoire, sporadique, et pourrait continuer sur une longue période », analyse Sophie Bahé, directrice de Vigipol, chargée en Bretagne de conseiller les collectivités sur la prise en charge des pollutions du littoral. Le contenu des conteneurs ayant pu se déverser dans la mer, les déchets peuvent être de plusieurs natures : de simples objets, des traces de produits chimiques, en plus des résidus d’hydrocarbures.

« Les côtes impactées vont du sud de la Bretagne à la Gironde. L’ampleur des conséquences sur l’environnement ne sera pas celle d’une marée noire, mais la concomitance des types de pollution peut rendre cette gestion complexe », explique Mme Bahé. La préfecture maritime de l’Atlantique a décidé, dès le mardi 12 mars, de mettre en demeure l’armateur Grimaldi Group pour « prendre toutes les mesures nécessaires pour concourir à la lutte contre les pollutions ».

Simon Auffret

« America-Grande » : François de Rugy se rend à La Rochelle Le ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy devrait se rendre vendredi 15 mars à la Rochelle. Après le naufrage du navire italien et les risques de pollution qu’il fait peser sur le littoral, le maire de la ville, Jean-François Fountaine, s’inquiète pour les ostréiculteurs et les mytiliculteurs. Sur l’île de Ré, les paludiers s’apprêtent à barricader leurs marais salants. Dans les préfectures de Charente-Maritime et de Gironde, toutes deux en pré-alerte, on positionne et on prépare le matériel antipollution, pelles comprises.

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15 mars 2019

Helmut Newton

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15 mars 2019

Portrait - Greta Thunberg : « Les gens dont dépend notre futur ne semblent pas prendre la question du climat au sérieux »

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Par Anne-Françoise Hivert, envoyée spéciale à Stockholm

Commencée le 20 août devant le Parlement suédois, la grève scolaire de la jeune Suédoise a inspiré des dizaines de milliers de jeunes dans le monde.

Comme chaque vendredi, elle arrive un peu après 8 heures devant le Parlement suédois. Pantalon molletonné rose, imperméable jaune poussin, ses cheveux blonds sagement tressés – comme sur les affiches accompagnées du slogan « Make the world Greta again », brandies désormais par les ados dans le monde entier. Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, les lecteurs de deux journaux suédois ont élu « femme de l’année » cette adolescente de 16 ans, à l’origine du mouvement international de grève scolaire pour le climat du 15 mars, devenue l’icône d’une génération.

Depuis le début de son action, le 20 août, trois semaines avant les élections législatives en Suède, l’objectif de Greta Thunberg n’a pas changé : « Je me suis assise devant le Parlement, en me disant que j’allais essayer d’attirer l’attention sur le climat. Je ne pouvais pas imaginer ce que ça allait devenir. Le fait qu’une enfant accuse les adultes de ne rien faire pour garantir son avenir a réveillé les consciences. »

Depuis, la jeune fille a beaucoup voyagé. Fin novembre, Greta Thunberg a participé à la COP24 à Katowice, en Pologne. Elle en est rentrée déprimée : « J’ai réalisé à quel point les gens dont dépend notre futur ne semblent pas prendre la question au sérieux. Peut-être qu’il y a eu des avancées. Mais ce qui est important, ce sont les émissions [de gaz à effet de serre], or elles continuent d’augmenter. »

« Il faut que ça vienne d’en bas »

Le 22 février, Greta Thunberg était à Paris, où elle a été reçue par Emmanuel Macron. « Nous avons parlé de stratégies, de ce que nous voulions accomplir, dit-elle avec sa placidité habituelle. Je ne sais pas s’il m’a entendue. De toute façon, il ne peut pas faire grand-chose. C’est juste un individu, même s’il a une très grosse responsabilité. Le problème est qu’on ne remporte pas des élections en proposant une politique climatique radicale. Il faut que ça vienne d’en bas. »

En Allemagne, début mars, l’adolescente a été interpellée par le secrétaire général de la CDU, Paul Ziemiak, qui lui reprochait de ne pas aborder les conséquences de la transition écologique « sur l’emploi, la sécurité d’approvisionnement et l’économie ». De plus en plus souvent, on exige d’elle des solutions. La jeune fille botte en touche : « Ce n’est pas mon travail de dire ce qu’il faut faire. Je suis une enfant. Même les scientifiques ont peur de faire des propositions qui seraient jugées trop radicales. Alors comment pourrais-je me prononcer ? »

Etrangement, en Suède, le mouvement a tardé à décoller – même si des grèves scolaires sont annoncées dans plus de la moitié des 270 communes du royaume, le 15 mars. « Dans ma classe, certains élèves sont contents qu’il fasse plus chaud », regrette la jeune fille. A mesure que la mobilisation a pris de l’ampleur à l’étranger, des critiques ont émergé, accusant ses parents de l’avoir manipulée ou bien faisant état d’intérêts financiers supposés derrière son action. « Je savais que je susciterais de la haine, répond Greta. Car apparemment, on ne peut plus rien faire aujourd’hui sans avoir un projet caché. »

Son père, Svante Thunberg, ancien acteur, qui l’accompagne dans tous ses déplacements, raconte que lui et sa femme, la chanteuse lyrique Malena Ernman, l’ont mise en garde : « Nous lui avons dit qu’il fallait qu’elle aille à l’école, qu’on ne la soutiendrait pas. Nous étions convaincus qu’elle allait renoncer. »

« Energie dingue »

Six mois plus tard, il s’émerveille de la transformation de sa fille. Il y a quatre ans, Greta Thunberg a arrêté de jouer du piano, puis de parler et de manger, plongeant dans une dépression dont la crise climatique a été un élément déclencheur. « En fait, elle souffrait d’un immense sentiment de solitude et d’exclusion », confie son père. Les médecins ont fini par diagnostiquer le syndrome d’Asperger, un trouble du spectre autistique.

La guérison est passée par un changement de vie radical de la famille. Fin des voyages en avion pour la mère, véganisme pour le père. « A mesure que nous avons commencé à agir, son angoisse s’est atténuée, raconte-t-il. Aujourd’hui, elle va bien et elle a une énergie dingue, ce qui donne énormément d’espoir sur ce qu’il est possible d’accomplir. »

Greta Thunberg assure qu’elle rêve de pouvoir abandonner sa grève. Mais qu’elle continuera jusqu’à ce que les émissions de CO2 dans l’atmosphère diminuent. Et qu’on s’éloigne du point de bascule d’« où il ne sera plus possible de revenir ».

15 mars 2019

Pschittttt !

insta

15 mars 2019

Extrait d'un shooting

shoot61

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15 mars 2019

Luba Shumeyko

luba

15 mars 2019

Vu sur internet

divers22

15 mars 2019

Partout dans le monde, les jeunes en grève scolaire pour le climat

Par Audrey Garric

Dans plus de 100 pays et 1 600 villes, des étudiants, lycéens et parfois collégiens vont sécher les cours pour alerter les dirigeants sur l’urgence climatique.

Ils n’ont plus confiance dans les responsables politiques mais croient encore en leur propre pouvoir de changer la donne. Vendredi 15 mars, dans plus de 100 pays et au moins 1 600 villes du monde, de l’Argentine à l’Iran, en passant par le Bangladesh, la Chine ou le Nigeria, les jeunes sont appelés à massivement faire grève pour le climat. Suivant l’initiative de l’adolescente suédoise Greta Thunberg, égérie de la lutte contre le changement climatique, des étudiants, lycéens et parfois collégiens s’apprêtent à sécher les cours pour alerter les dirigeants de la planète sur l’urgence climatique.

« La situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui est unique. Nous sommes la dernière génération à avoir une chance réaliste de prévenir une catastrophe climatique », prévient Linus Steinmetz, l’un des porte-parole du mouvement « Fridays for Future ». L’élève de 15 ans, qui vient de Göttingen en Allemagne, en veut pour preuve le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui appelle à diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 pour éviter des conséquences désastreuses. « Nous avons moins de douze ans pour effectuer les changements nécessaires, mais nous en avons les moyens », veut-il croire.

« Le futur des enfants »

« Je ne veux pas vivre dans un monde avec un réchauffement de plus de 3 °C où l’on doit sortir avec des masques anti-pollution, et assister à des migrations de masse et des extinctions d’espèces. Déjà chez moi, la fonte des glaciers s’est fortement aggravée », s’inquiète Loukina Tille, lycéenne suisse de 17 ans, qui se joindra à la marche organisée à Lausanne vendredi.

A Vienne, en Autriche, les jeunes défileront dans le centre-ville avec des arrêts devant les ministères de l’environnement, des transports et de l’éducation. « La prise de conscience des hommes politiques n’est pas suffisante : s’ils se couchaient le soir avec les mêmes craintes que mes amis et moi, ils feraient tout ce qu’il faut pour arrêter la crise climatique », estime l’étudiant Maximilian Fuchslueger. A Vancouver (Canada), la marche sera suivie d’un rassemblement avec des conférenciers et des artistes. A Gérone (Espagne), elle clôt une semaine d’actions (défilé à vélo, pont illuminé de vert, etc.).

Partout, les jeunes font la même demande à leurs gouvernements : respecter l’accord de Paris, adopté en 2015, qui prévoit de limiter le réchauffement climatique bien en deçà de 2 °C, si possible 1,5 °C. A quoi ils ajoutent des requêtes spécifiques selon les pays : en Argentine, la déclaration d’un état d’urgence climatique ; en Australie, l’arrêt du projet de mine de charbon Carmichael à proximité de la Grande Barrière de corail ; en Autriche, l’amélioration de l’éducation sur le changement climatique ou au Royaume-Uni, l’intégration des jeunes dans l’élaboration des politiques sur le climat.

Si le 15 mars doit marquer un point d’orgue de leur mobilisation, une partie de ces élèves manifeste déjà depuis plusieurs mois. Des marches rassemblent des milliers – parfois des dizaines de milliers – de jeunes chaque semaine depuis novembre 2018 en Australie, et décembre en Suisse, en Belgique et en Allemagne.

Tous prennent pour exemple Greta Thunberg, 16 ans, qui a entamé une grève scolaire devant le Parlement de Stockholm le 20 août 2018. Le combat solitaire de la Suédoise aux longues nattes s’est transformé en élan mondial de la jeunesse après son poignant discours à la conférence mondiale sur le climat (COP24) à Katowice (Pologne) en décembre, où elle accusait les dirigeants de « voler le futur des enfants devant leurs yeux », puis lors du Forum de Davos (Suisse) en janvier où elle a lancé aux participants : « Je veux que vous commenciez à paniquer. »

Désobéissance civile

En France, les étudiants sont entrés dans la danse le 15 février, lançant une mobilisation hebdomadaire restée timide. Ils comptent se rattraper vendredi 15 mars, avec des actions dans près de deux cents villes. A Paris, les jeunes mèneront une opération de désobéissance civile le matin, avant une marche entre la place du Panthéon et les Invalides l’après-midi. Des manifestations sont prévues à Lille, Lyon, Marseille ; un pique-nique avec débat sera organisé sur la thématique des transports à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), une chaîne humaine autour d’un lycée à Angers, un rassemblement sur la place Stanislas à Nancy…

Des débats sur les enjeux climatiques seront également organisés dans les lycées entre 16 heures et 18 heures, à la demande du ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Une annonce tardive vécue comme une « façon d’étouffer la contestation, d’empêcher les jeunes d’exercer leur citoyenneté et de faire passer leur message », regrette Claire Renauld, de Youth For Climate France.

Tentative de récupération ou non, Ange Ansour ne se formalise pas. Cette initiatrice d’un collectif de professeurs, Les Enseignants pour la planète, estime que « tous les élèves ne seront pas dans la rue vendredi et que toutes les actions sont bonnes pour les sensibiliser largement à une situation gravissime ». Si certains professeurs défileront aux côtés de leurs élèves, d’autres organiseront des échanges, des ateliers ou des projections de films.

En France comme à l’étranger, tous voient le 15 mars comme un « départ » et non une « arrivée » et assurent qu’ils continueront à se mobiliser mois après mois. En Belgique, ils espèrent peser sur les élections législatives de mai, au Canada sur les élections fédérales d’octobre, en France sur les européennes de mai. « Nous voulons maintenir la pression pour que les citoyens boycottent les listes qui n’ont pas de programme pour l’écologie », assure Claire Renauld.

« Capacité rhétorique »

Ces jeunes ont-ils une chance de faire bouger les lignes ? « Ils contribuent au débat politique avec sérieux, efficacité et une forte capacité rhétorique, juge Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales. Même si la grève hebdomadaire s’essoufflait, ces futurs électeurs se structurent en réseaux et auront certainement envie de peser sur l’offre politique de demain. »

Alors qu’ils sont soutenus par plusieurs milliers de scientifiques dans le monde et par les maires de neuf villes (Paris, Milan, Sydney, Austin, Philadelphie, Portland, Oslo, Barcelone et Montréal), leur mobilisation s’inscrit aussi dans un large mouvement citoyen pour le climat, avec des vastes manifestations, comme celle prévue samedi 16 mars. « Les recours en justice des ONG, les manifestations et les jeunes : ces forces se consolident les unes les autres », relève Sébastien Treyer.

15 mars 2019

Le ministre de l'Intérieur italien affirme qu'il va reprendre « La Joconde » à la France

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Cela fait quelques temps que la France et l’Italie se disputent la garde de La Joconde, chef-d’œuvre de Léonard de Vinci devenu la pièce centrale du musée du Louvre. Mercredi 13 mars, lors d’une conférence sur le programme des célébrations prévues pour le 500e anniversaire du peintre, Matteo Salvini, vice-Premier ministre italien et ministre de l'Intérieur, a plaisanté en affirmant qu'il négociait actuellement le retour au pays du célèbre tableau.

 « J’annonce que nous sommes en train de travailler avec l’ambassadeur français pour reprendre La Joconde », s'est-il gaussé. Et d’ajouter : « Ce sera plus commode pour tous ceux qui veulent la voir de près. Blague à part, évidemment, nous n’avons pas besoin d’autres crises internationales. » En effet, les deux pays traversent une crise depuis quelques mois sur des sujets tels que l'accueil des migrants, les gilets jaunes, le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, mais aussi l'appropriation des œuvres d'art du génie de la Renaissance. Malgré cette déclaration, rien n'indique que le portrait de Mona Lisa sorte, un jour, du musée du Louvre où il est exposé depuis 1805.

En attendant, Matteo Salvini se rendra, avant le 2 mai, à l’Église Santa Maria delle Grazie de Milan, afin d'admirer La Cène, fresque murale peinte par Léonard de Vinci. « Pour ce qui est de La Joconde, tant qu’elle reste à Paris, ça me prendra un peu plus de temps », a-t-il conclu, sarcastique.

15 mars 2019

Patti Smith

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