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Jours tranquilles à Paris

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12 mars 2019

Enquête ouverte sur les conditions financières d’un dîner organisé par Carlos Ghosn à Versailles

carlos23

Le groupe Renault avait signalé à la justice un détournement présumé de 50 000 euros, versés à Carlos Ghosn dans le cadre d’un partenariat avec le château de Versailles.

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions financières dans lesquelles a été organisé l’anniversaire de la femme de Carlos Ghosn, Carole Ghosn, au château de Versailles en octobre 2016, a appris l’Agence France-Presse, lundi 11 mars, de source judiciaire.

L’ancien patron de Renault avait obtenu la location du château de Versailles et du Grand Trianon, une prestation évaluée à 50 000 euros, en contrepartie d’une convention de mécénat signée entre l’établissement public et la marque au losange.

L’enquête, confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, fait suite à un signalement à la justice de Renault début février. « Il a été identifié qu’une contrepartie d’une valeur de 50 000 euros, dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le château de Versailles, a été affectée au bénéfice personnel de M. Ghosn », avait alors annoncé le constructeur automobile, demandant que « des vérifications supplémentaires soient menées ».

Une salle à disposition « sans facturation »

Le château avait confirmé l’information, indiquant que Renault avait « demandé la mise à disposition de la galerie des Cotelle et du péristyle du Grand Trianon pour l’organisation d’un dîner le 8 octobre 2016 ». La convention de mécénat signée entre les deux partenaires en juin 2016, d’un montant de 2,3 millions d’euros, autorisait Renault à recevoir une contrepartie à hauteur de 25 % de son mécénat, soit dans le cas présent 575 000 euros. Le constructeur automobile a réalisé cette découverte dans le cadre d’investigations lancées en interne en novembre, peu après l’arrestation de son ancien patron au Japon.

L’entourage de Carlos Ghosn avait de son côté assuré, sitôt le signalement fait, que l’ancien patron de Renault avait « réglé tous les frais de son mariage », reconnaissant cependant que « la salle de Versailles a été mise à sa disposition sans facturation ».

Interpellé à Tokyo le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières, l’ancien patron emblématique de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a passé plus de cent jours en prison. Il est soupçonné d’abus de confiance et de minoration de revenus dans les déclarations aux autorités boursières de 2010 à 2018 et est assigné à résidence depuis le 6 mars. M. Ghosn, qui était a la tête de Renault depuis 2005, a démissionné de son poste fin janvier. Il avait en revanche été démis de la présidence de Nissan et Mitsubishi dès les premières révélations.

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12 mars 2019

Chronique - Emmanuel Macron ou la campagne permanente

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Par Gérard Courtois

L’éditorialiste Gérard Courtois estime que convaincre des assemblées rétives et, à travers elles, un pays rebelle, est une performance dont le président de la République ne semble plus se lasser.

La politique est une drogue dure. Et plus encore les campagnes électorales, du moins quand elles conduisent à la conquête du pouvoir. L’engouement des foules, la ferveur des meetings, la fièvre des débats, l’excitation d’une intuition juste, d’un slogan percutant, d’une formule assassine, la jubilation d’une stratégie victorieuse, l’adrénaline d’une improvisation réussie, tout cela est inoubliable quand on y a goûté. Comme on le dit des toxicomanes, il est très difficile, presque douloureux, de « décrocher ».

Tous les présidents de la République en ont fait l’expérience. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter Valéry Giscard d’Estaing se souvenir de la moindre péripétie de sa campagne victorieuse de 1974 comme si c’était hier. De même Nicolas Sarkozy, si convaincu qu’il ne lui avait manqué qu’une quinzaine de jours pour être réélu en 2012 qu’il s’employa pendant quatre ans à entretenir ce rêve, se rappelant sans cesse à ses partisans, reprenant la main sur son parti et surveillant la courbe de vente de ses livres-plaidoyers comme autant de sondages prometteurs. Jusqu’à ce que son échec cinglant à la primaire de la droite, en 2016, ne le vaccine – définitivement semble-t-il.

Et que dire de François Hollande, vilipendé, humilié, effacé il y a deux ans et désormais ragaillardi par le succès de ses Leçons du pouvoir. Depuis des mois, il poursuit sa tournée des librairies de France et de Navarre comme autrefois celle des fédérations socialistes, signe, dédicace, embrasse ses lectrices, réconforte ses électeurs et ne manque pas une occasion, au passage, de distiller contre son successeur ces petites provocations ciselées dont il a le secret. Le filon éditorial commençant à se tarir, le voilà reparti pour un autre « road-show » dans les lycées où il propose d’expliquer l’Europe aux jeunes Français. Peu importent ses rêves secrets, s’il en a, de se représenter demain. L’essentiel, à ce stade, est de respirer ce petit parfum de campagne, comme un élixir de jouvence.

Intonations, rhétorique, volonté de séduire

Emmanuel Macron, lui, n’a même pas attendu de se représenter ou d’être battu pour repartir battre les estrades. C’est même la parade qu’il a trouvée pour sortir de la crise où l’avaient plongé les « gilets jaunes ». Car c’est bien une campagne de reconquête, pour ne pas dire de survie, qu’il a engagé depuis deux mois avec le grand débat national.

Certes, les publics sont le plus souvent composés d’élus locaux ou de responsables associatifs, les salles ne sont pas enamourées, les réticences ou les critiques ne manquent pas. Mais dans ce « one Macron show », micro en main au centre du public, il retrouve les attitudes, les intonations, la rhétorique, la volonté de séduire et ce mélange de maîtrise et de décontraction qui avaient forgé son succès du printemps 2017.

Convaincre des assemblées rétives et, à travers elles, un pays rebelle est une performance dont il ne semble plus se lasser. La plate-forme du grand débat sera close, comme prévu, à la fin de cette semaine ? Qu’à cela ne tienne, lui continuera sa tournée promise dans toutes régions jusqu’au début du mois d’avril. Pendant ce temps, des consultations thématiques seront organisées par les ministères, des conférences citoyennes se tiendront dans chaque région avec des Français tirés au sort, un débat se tiendra au Parlement et les centaines de milliers de contributions versées au grand débat seront analysées et synthétisées.

Garder la maîtrise de l’agenda

Et comme une campagne ne saura suffire, Emmanuel Macron en a ajouté une seconde, celle des européennes. Sans craindre le télescopage avec le grand débat – au contraire – et sans attendre que son parti, La République en marche, ait dévoilé sa liste de candidats et celui ou celle qui la mènera, il en a fixé les thèmes et le tempo dans sa lettre aux citoyens d’Europe du 4 mars.

Dans le cas des élections européennes, on connaît la date du verdict, le 26 mai. Dans le cas du grand débat, chacun s’interroge, suppute et spécule : quand et comment le président tirera-t-il les conclusions de cet exercice démocratique sans précédent, comment s’y prendra-t-il pour n’être pas trop déceptif, jusqu’où est-il prêt à aller pour répondre aux attentes du pays tout en restant fidèle à ses engagements et à lui-même ?

La réponse commence à se dessiner. En un siècle lointain, le XXe, d’aucuns préconisaient la révolution permanente. Cela ne fut guère probant. Emmanuel Macron espère l’être davantage en faisant de la campagne permanente son nouveau mode de gouvernement. Sébastien Lecornu, ministre des collectivités locales et coanimateur du grand débat, a vendu la mèche dans un entretien au Journal du dimanche, le 10 mars : « Après le temps du débat, après le temps du constat », viendra « le temps des propositions et de l’action, qui se déploieront jusqu’à l’été ».

Cela ne préjuge pas des arbitrages qui seront rendus, des conclusions qui seront tirées ni de la manière dont elles seront reçues. Mais, sauf accident, cela garantit de garder la maîtrise de l’agenda et de la mise en scène jusqu’en juin. Voire plus longtemps encore si, comme il ne l’exclut pas, le chef de l’Etat décidait de faire trancher telle ou telle réforme par les Français, par la voie d’un référendum. Une telle consultation, dans les mois à venir, prolongerait efficacement le souffle – mais aussi l’électricité – de la campagne permanente.

Emmanuel Macron l’avait confié à quelques journalistes le 31 janvier : à la société du « commentaire permanent » qu’il juge délétère peut-être faudra-t-il répondre par une « société du débat permanent ». D’un débat dont les Français démontrent, depuis deux mois, qu’ils veulent y participer et dont le président, de son côté, espère tirer le meilleur profit. Vu l’impasse où il paraissait acculé il y a peu, on le comprend.

grand debat

12 mars 2019

Zahia à la plage...

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Les vacances ne sont jamais finies pour Zahia. La jeune femme se prélasse toujours sous le soleil des Maldives. Cette fois, elle a dévoilé à ses fans son secret pour flotter sur l’eau.

Zahia poursuit ses vacances aux Maldives. L’ancienne muse de Karl Lagerfeld ne se lasse plus d’immortaliser ses promenades sur le sable chaud et ses baignades dans l’eau cristalline dans son resort de luxe Soneva Fushi. A 27 ans, le mannequin en profite aussi pour dévoiler toujours plusses courbes parfaites en maillot de bain. Et avec son trikini à motif effet peau de serpent, la jeune femme ne cache pas grand chose. Que ce soit l’immense marque de bronzage de sa culotte ou sa poitrine à peine cachée derrière deux minuscules bouts de tissu, elle ne laisse que trop peu d’imagination à ses internautes.

Mais sous le soleil des Maldives, Zahia est plus à son aise que jamais. Comme un poisson dans l’eau, elle enchaîne les balades en mer. Telle une sirène, elle avait déjà montré à ses 137 000 abonnés comment elle plongeait dans l’eau salée, en laissant une vue imprenable sur ses fesses. Cette fois, le mannequin a décidé de varier les plaisirs. Vêtue d’un nouveau bikini, pas plus couvrant que les précédents, la starlette s’est laissée aller à nager sur le dos avec la poitrine sortant de l’eau. De quoi laisser rêveurs ses admirateurs qui ont eu une vue imprenable sur la plastique de la jeune femme en train de flotter.

Cette énième vidéo des vacances de Zahia à la plage a encore une fois fait tourner des têtes. « Une vraie sirène », « je vais t’apprendre à nager quand tu veux », « tu flottes bien » ou encore «  tu as un corps de rêve  », peut-on lire en commentaires de sa publication. Et pour ceux qui n’auraient pas le temps d’admirer son tout nouveau maillot de bain marron et doré, Zahia a tout prévu puisqu’elle a posté une photo d’elle en très gros plan sur la story de son Instagram. On attend désormais la suite de son séjour au soleil. Zahia s’essayera-t-elle prochainement à la brasse ? Dans ce cas, gare à l’accident de string !

12 mars 2019

Milo Moiré

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12 mars 2019

Entretien « Le régime algérien ne veut pas voir la transition lui échapper »

Par Frédéric Bobin, Tunis, correspondant

Selon la chercheuse Amel Boubekeur, le renoncement d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel ne mettra pas fin au mouvement de protestation.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, cible d’un mouvement de contestation inédit en 20 ans de pouvoir, a renoncé lundi 11 mars soir à briguer un cinquième mandat et reporté sine die la présidentielle du 18 avril, tout en restant au pouvoir et en prolongeant de fait son actuel mandat.

Amel Boubekeur est chercheuse en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteure d’études sur l’islamisme algérien, elle a aussi travaillé sur les musulmans de France, signant notamment Le voile de la mariée : Jeunes musulmanes, voile et projet matrimonial en France (L’Harmattan, 2004).

Comment interpréter l’annonce du retrait de la candidature du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle initialement prévue le 18 avril ? Est-ce une victoire de la rue ou une manœuvre dilatoire du régime ?

Amel Boubekeur : Il ne s’agit pas d’une grande surprise. Ce scénario était très attendu et même craint dès le début chez les manifestants hostiles à son cinquième mandat. Il y avait eu des mises en garde sur une énième tentative d’un coup d’Etat transitionnel comme cela s’était déjà produit. Ce n’est pas une configuration nouvelle en Algérie. Il y avait la conscience très présente du risque d’une instrumentalisation des demandes de changement pour faire durer le régime.

Mais paradoxalement, cette annonce de M. Bouteflika renforce le sentiment chez les Algériens et les manifestants qu’il s’agit d’une victoire, qu’une telle concession n’aurait pas été imaginable avant les manifestations. Le régime faisait comme si le peuple n’existait pas. Ce lundi soir, les Algériens éprouvent une satisfaction car ils perçoivent une inflexion du régime au regard de son attitude d’il y a un mois. Le pouvoir a finalement été obligé de reconnaître l’existence de cette demande de participation politique indépendante. Mais cela va déterminer les manifestants à continuer leur mouvement pour entrer dans une vraie négociation. C’est maintenant que ça commence.

Qu’est-ce qui semble aux protestataires le plus contestable dans le « message » adressé lundi aux Algériens par le chef de l’Etat ?

Il s’agit des récits habituels du régime sur la réforme par une révision constitutionnelle. Car le problème n’est pas de mettre en œuvre une nouvelle Constitution mais de respecter déjà les lois qui existent, la Constitution en vigueur. L’annonce présidentielle elle-même n’est pas constitutionnelle. C’est déjà un mauvais départ. Et puis le personnel politique est le même. Le ministre de l’intérieur [Noureddine Bedoui] qui était chargé de la supervision des collectivités locales lors des élections du 18 avril se retrouve premier ministre. La blague qui tourne en ce moment sur les réseaux sociaux est la suivante : M. Bouteflika, sachant qu’il ne pouvait briguer un cinquième mandat, a décidé de prolonger son quatrième. Finalement, cette annonce traduit un mouvement de panique à la tête du régime, la volonté de ne pas voir la transition échapper à son contrôle.

Pourquoi un mouvement de panique ?

Il faut savoir qu’au niveau local, il y a énormément d’initiatives, dans les universités ou les villes hors d’Alger, émanant de gens qui essaient depuis le 8 mars d’organiser des conseils locaux. Les universitaires donnent des conférences ouvertes sur l’accompagnement juridique des transitions. Et quand on voit que les employés de la Sonatrach [la société nationale des hydrocarbures], soit le cœur du système algérien de redistribution de la rente, se sont mis eux-mêmes en grève, c’est que la contestation a infiltré même les arcanes les plus « clientélisées » de ce système. Cela sonne comme une alarme pour le régime, la nécessité de reprendre le contrôle.

Comment décrypter le jeu des factions dans les coulisses du pouvoir ?

Pour l’armée, le véritable test sera la manière dont elle entérinera le caractère pacifique des manifestations de vendredi prochain [15 mars] car les gens sont en train d’appeler à continuer de manifester. Si l’armée accepte, si elle n’intervient pas, ce sera déjà un moment important qui va influencer la transition à venir. Maintenant, au-delà du mythe de la lutte des clans, ce qu’il faut bien regarder ce sont ces questions centrales : la redistribution de la rente, la réconciliation, la justice transitionnelle, autant de questions qui n’ont été abordées dans le projet de M. Bouteflika. Absolument pas. On voit donc bien qu’il y a toujours un régime cohérent qui fait front derrière l’impératif de perpétuer ses intérêts, de les proroger en tentant de prendre le contrôle de la transition.

Pourquoi qualifiez-vous de « mythe » la thèse d’une lutte des clans au sein du régime ?

Même si cette lutte existe, ce qui se déroule depuis le deuxième mandat de Bouteflika relève bien plus d’une politique de neutralisation mutuelle entre le clan présidentiel et l’armée – et les services de sécurité – que d’un réel affrontement. C’est le sens qu’il faut donner aux affaires de corruption qui émergent de temps à autre, ou aux poursuites visant les services de sécurité en relation avec les crimes de guerre des années 1990. Certes, Bouteflika a élargi sa clientèle. Il y a un certain nombre de petits partis, en fait des ersatz du Front de libération nationale (FLN) ou du Rassemblement national démocratique (RND) [partis membres de l’« alliance présidentielle »], qui ont été autorisés à se former depuis 2013 pour justement soutenir et élargir les franges de soutien au régime. Donc, l’idée en haut-lieu est : plus on corrompt de larges franges de la société, plus le système sera solide, et plus tous ces clans pourront se maintenir dans une neutralisation mutuelle.

En réalité, le système a été pris à son propre piège en institutionnalisant le concept d’un président civil pour mettre fin à la « décennie noire » des années 1990. Car la succession s’est révélée inimaginable au-delà et en dehors de la figure de M. Bouteflika. Maintenir ce dernier coûte que coûte était une option qui correspondait au maintien des intérêts de l’ensemble des clans, et pas seulement de ceux du clan présidentiel.

Qu’est-ce qui pourrait consacrer une victoire totale de la rue ?

Il faut bien séparer deux choses : le rôle de pression des manifestations ; et ce qui se construit en parallèle comme volonté de traduire cette mobilisation informelle dans les institutions formelles. Au-delà de la rue, l’enjeu aujourd’hui est de « reconnecter », c’est-à-dire de donner à ce mouvement un caractère politique officiel alors même que la vie publique officielle est parasitée et accaparée par le régime. Les réactions ce lundi soir à l’annonce présidentielle le montrent bien. Et on en perçoit le prélude depuis quelques jours, notamment avec la mobilisation des étudiants et des professeurs qui ont décidé de rejeter la décision du ministre de l’éducation nationale d’avoir des vacances anticipées et de fermer les universités et des campus.

En fait, il s’agit chez les manifestants d’une espèce de tentative de réappropriation de l’Etat, et de ses institutions. C’est cela l’enjeu aujourd’hui en Algérie : capitaliser sur des techniques de résistance accumulées sur un temps long pour annuler le parasitage politique du régime sur la vie des Algériens. Il s’agit d’un processus de transition de longue haleine qui ne fait que commencer. Ce processus passe, d’une part, par une négociation entre la rue et le système. Sous la pression, il est très probable que ce dernier propose de nouvelles portes de sortie. D’autre part, la négociation met aux prises les Algériens eux-mêmes. Ceux-ci essaient d’apprendre à parvenir à un consensus ou du moins à un dissensus démocratique et dénué de violence. Il s’agit d’inventer notre propre modèle de transition. Il est encore trop tôt pour savoir quel sera-t-il. Ce qui est sûr, c’est que ni le report des élections, ni le remplacement d’hommes du système par d’autres hommes du système sans une vraie réforme des institutions, ne satisfera la rue.

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12 mars 2019

Kate Moss

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12 mars 2019

Fontaines Wallace

12 mars 2019

Pyramide du Louvre

pyramidePhoto : J. Snap

12 mars 2019

Laetitia Casta

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12 mars 2019

Programme du 39e Salon Livre Paris : 5 excellentes raisons d'y aller cette année

Par Laurence Houot @Culturebox

Journaliste, responsable de la rubrique Livres de Culturebox

Le 39e édition du Salon Livre Paris se déroulera à la Porte de Versailles du 15 au 18 mars 2019. Grande fête populaire du livre chaque année renouvelée, le Salon Livre Paris se veut cette année encore plus lisible, avec des propositions éditoriales fortes et un engagement à la réflexion, plutôt qu'une librairie géante où le visiteur a toutes les chances de se perdre.

Bonne nouvelle, pour sa 39e édition, le Salon Livre Paris a décidé de "poursuivre sa rénovation éditoriale", initiée l'an dernier. "L'idée a bien fonctionné puisque le salon a connu une fréquentation en hausse (165.000 visiteurs en 2018), et que les éditeurs ont bien joué le jeu", s'est félicité Sébastien Fresneau, directeur du Salon Livre Paris lors de la présentation du programme de la 39e édition. Une nouvelle manière de présenter les livres, de partager la littérature avec les visiteurs, voici 5 raisons qui donnent bien envie d'aller se promener au salon du livre cette année.

1             Une programmation intelligente "comme une grille de radio"

"Déjà l'an dernier, souligne Sébastien Fresneau, directeur du salon, nous avions initié une nouvelle façon de programmer". L'idée était de donner du sens à la présence des 1200 éditeurs présents sur le salon. "Cette nouvelle manière de faire a séduit, puisque le nombre de visiteurs a augmenté, et que les éditeurs ont massivement soutenu ce choix", se félicite-t-il. Fort de ce succès, les organisateurs ont donc choisi de poursuivre dans ce sens.

"L'idée de cette 39e édition est de donner une cohérence, une lisibilité à la créativité et à la richesse de la programmation, non seulement sur le fond, mais aussi dans sa forme", explique Gauthier Morax, directeur de la programmation du Salon. Ils ont donc imaginé pour cette année une programmation comme une grille de radio, "alternant diversité et récurrence des formats". 75 programmes et 170 rendez-vous sur les différentes scènes (grande Scène, Europe, Agora, BD-Manga-Comics, Young Adult, Jeunesse, Coulisses et Sciences). Ces rendez-vous ont pour vocation de faire se rencontrer les différents mondes du livre pour les visiteurs, autour de grands thèmes choisis cette année : L'Europe, et La norme et ses limites. "Une possibilité de dialogue s'en trouveront ainsi démultipliées", soulignent les organisateurs.

2             Une année importante pour l'Europe, scrutée au Salon par les auteurs

L'année 2019 est une année importante pour l'Europe. "L'Europe incarne la confrontation des idées, et c'est cette idée que nous voulons mettre en avant cette année au salon", explique Vincent Montagne, Président du Syndicat National de L'Edition. "Nous voulons contribuer au débat à notre façon", souligne Sébastien Fresneau. "Nous allons focaliser sur le point de vue des auteurs, sans s'interdire bien sûr la présence des politiques, mais nous voulons proposer une vision centrée sur les auteurs", insiste-t-il. "L'idée est de donner plus de visibilité à la diversité et à la richesse de la littérature européenne", ajoute Gauthier Morax. Un village européen, espace dédié à l'Europe, rassemblera 100 auteurs européens.

Au programme, des "Grands entretiens", avec des figures majeures de la littérature européenne (Erri de Luca, Peter Sloterdijk Javier Cercas...) ; des "Bibliothèques européennes idéales", où les intervenants, écrivains, artistes ou politiques, proposent un ouvrage qui pour lui incarne l'idéal européen. Ce sera le cas par exemple, dimanche à 14 heures, avec Andréi Kourkov ("Paris, Vilnius, Londres", Liana Levi), Ingrid Thobois, "Miss Sarajevo, Buchet Chastel). Mais aussi des séances baptisées "1h en…", pour comprendre comment l'Europe est perçue dans les différents états européens. Autour de l'Europe également deux grandes journées pour revenir sur deux thèmes "Punk, Thatcher, Brexit : Is there no alternative ?" le samedi, et la Chute du mur de Berlin, le dimanche. De nombreux thèmes autour de l'Europe seront débattus, et notamment la question de la montée des populismes.

3             Une occasion d'entendre les nouvelles voix de la littérature

"Le rôle du Salon Livre Paris a pour mission de faire émerger les nouvelles voix de la littérature", estime Sébastien Freneau. "Les grands noms ont leur place dans ce grand événement populaire, mais il faut aussi mettre en lumière les voix qui construiront le paysage littéraire de demain", ajoute-t-il. Du coup, de nombreuses rencontres, espaces, seront consacrés à mettre en lumière des auteurs, dans tous les genres de littérature, en passant par la BD ou la jeunesse, en revenant notamment sur les grandes thématiques, et les tendances de cette nouvelle génération.

Un focus particulier sera mis sur les jeunes auteurs européens. Le salon propose également le 18 mars une séance de découverte des nouvelles voix de la littérature, tous genres confondus – littérature, polar, sciences humaines, bd, jeunesse, young adult – qui marqueront la rentrée de septembre 2019, présentés par leurs éditeurs en avant-première. 

4             Des animations ludiques et des rencontres improbables

Le salon tient comme l'an dernier, et encore plus, souligne son directeur à "faire du visiteur non plus un spectateur mais aussi un acteur". On avait adoré les "Flâneries littéraires", proposées par Marie-Rose Guarnieri, libraire aux Abbesses. On les retrouvera avec joie pour cette nouvelle édition du salon.

"Cette année, nous avons rencontré 150 éditeurs avec pour objectif de les amener à créer des événements", explique Sébastien Fresneau. Cette démarche a abouti par exemple, à la création par les éditions Zulma d'un "Jukebox littéraire", qui fera un pont entre littérature et musique. Exemple : les visiteurs proposeront une musique, et un écrivain recommandera un livre. Entre autres, une séance est prévue avec l'écrivain Dany Laférière le 15 mars à 17h30.

Le Salon propose plusieurs espaces ou concepts nouveaux pour regarder la littérature autrement, par d'autres biais, avec des propositions d'un nouveau genre, comme "L'antichambre", un espace où de jeunes auteurs pourront recueillir les conseils d'auteurs plus aguerris. Avec les "Rencontres improbables", on pourra assister à la rencontre d'un écrivain avec une personnalité issue d'autres disciplines artistiques (par exemple le 15 mars à 14h00, sur la Grande Scène, rencontre entre Jérôme Ferrari, Prix Goncourt 20012, et Natacha Nisic, artiste).

Des lectures musicales, le polar mis en scène, des séances baptisées "double vue", où deux illustrateurs jeunesse confronteront leur point de vue autour d'un thème, ou encore "Dis moi ce que tu lis", des artistes invités à partager leurs goûts littéraires... Bref, mille manières d'apréhender la littérature autrement, à travers des propositions nouvelles. On est curieux de découvrir tout ça.

5             Une plongée dans les métiers du livre

Faire découvrir le monde des livres, c'est un des nouveaux objectifs du Salon Livre Paris, qui propose une scène, baptisée "Coulisses de l'édition". Cette année des rencontres, des espaces, des débats pour permettre au public d'entrer dans les secrets de fabrication des livres. Dans "L'antichambre", des jeunes auteurs face à des auteurs aguerris, ou encore les rencontres "In Situ", qui permettront de découvrir les métiers du livre à travers un format inédit dans lequel de jeunes professionnels se sont investis. Dans ce cadre, Raphaële Botte présentera "Dong", une nouvelle revue pour les enfants.

INFOS PRATIQUES

Livre Paris

Paris Porte de Versailles Pavillon 1 Boulevard Victor 75015 Paris

du 15 au 18 mars

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