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Jours tranquilles à Paris

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14 mars 2019

Gilets Jaunes samedi encore !!!

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14 mars 2019

Crazy Horse de Paris

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14 mars 2019

Les fontaines de jouvence des Bouroullec

Par Véronique Lorelle

Les frères designers ont créé des structures monumentales mêlant eau, lumière et mouvement sur le rond-point des Champs-Elysées qui seront inaugurées le 21 mars. Un coup de jeune pour l’avenue la plus célèbre de Paris.

Les designers bretons Ronan et Erwan Bouroullec ont érigé six mâts de cocagne de treize mètres de haut sur le rond-point des Champs-Elysées, à Paris. Ce sont des luminaires rotatifs en même temps que des fontaines qui, au lieu de projeter l’eau vers le ciel, se prennent pour des sources de montagne, laissant chuter leurs cascades avec fracas, depuis quatre mètres de haut. Dévoilées mardi 12 mars à la presse internationale, elles commenceront à fonctionner à partir du 21 mars, date de l’inauguration officielle. Mais, d’ores et déjà, ces six objets joyeux et surprenants, dans le cristal desquels se reflètent les lumières de la ville, se révèlent des spots à selfies.

Ces nouvelles fontaines de bronze et de verre ont pris pied dans six bassins laissés à l’abandon depuis vingt ans, après avoir abrité des jets d’eau. Les premiers avaient été conçus entre 1858 et 1867 par l’ingénieur Adolphe Alphand en même temps qu’il aménageait le rond-point des Champs-Elysées, à l’époque du baron Haussmann.

En 1932, le maître-verrier René Lalique signe un gracieux décor tout en verre avec éclairage intégré, aux motifs de pigeons et d’écureuils, qui sera démonté en 1958. Il laisse la place à un ensemble plus sobre : des corolles en verre du décorateur Max Ingrand. Elles n’ont pas survécu à la foule en liesse fêtant, sur les Champs-Elysées, la victoire des Bleus lors de la Coupe du monde de football, en 1998.

Ovnis composés de 5 030 pièces

« Les Champs-Elysées sont un lieu hautement symbolique en France, le lieu de toutes les joies et de toutes les peines », souligne Ronan Bouroullec, l’aîné des deux frères.

« C’est là où le peuple défile quand la guerre est finie, quand la France remporte une compétition mais aussi pour exprimer sa colère, à l’instar des “gilets jaunes”. Aussi avons-nous voulu réaliser un projet populaire dans le bon sens du terme : une surprise délicate, une source d’émerveillement », précise-t-il. « Nous avons imaginé une fontaine-luminaire rotative afin que si les jets d’eau ne fonctionnaient pas, ce qui est le cas de nombre de fontaines urbaines en hiver, subsistent le ballet des mâts et les jeux de lumière. »

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a adhéré au projet au point de donner, il y a quelques jours, l’autorisation à ces six fontaines qui s’éclaireront la nuit, d’être en eau toute l’année.

Avec l’ingénierie à Nantes, la fonte de l’alliage de bronze et d’aluminium réalisée à Amneville (Moselle), les buses à Albi… 250 personnes dans une quarantaine d’entreprises, PME pour la plupart, se sont mobilisées depuis trois ans, pour donner naissance à ces ovnis composés de 5 030 pièces. Swarovski, seule entreprise étrangère, a fabriqué 3 060 blocs de cristal résistant aux chocs, à la pollution, aux intempéries et illuminés de LED, qu’il a clippés autour des bras haubanés dans lesquels l’eau s’écoule jusqu’aux bassins. C’est la première fois que du cristal est ainsi mis en œuvre dans une installation permanente en ville. Sous le rond-point, une machinerie tout aussi innovante – moteur de rotation digne d’une éolienne, pompe à eau avec circuit fermé et recyclage permanent de l’eau – a été installée.

« Une vibration contemporaine »

Le tout (6,3 millions d’euros) a été financé par le Fonds pour Paris, créé en 2015 par Anne Hidalgo afin de restaurer le patrimoine parisien sans argent public, grâce au mécénat.

« Nous avons choisi les Bouroullec, reconnus mondialement, parce qu’ils sont exigeants, capables de respecter l’histoire de la ville et son patrimoine tout en apportant une vibration contemporaine », souligne Rémi Gaston-Dreyfus, le président du fonds. C’est là le premier projet de réhabilitation du fonds, réalisé en trois ans seulement.

« Nous sommes très fiers de montrer qu’avec cinq élus de la Ville et dix membres de la société civile au conseil d’administration, nous avançons au rythme accéléré du privé avec les garanties du public ! », s’amuse-t-il. Et le prochain projet n’est autre que la fabrication du bouquet de tulipes offert par Jeff Koons à la Ville de Paris et inauguré à l’automne.

Pour les fontaines du rond-point, les mécènes ont été recrutés principalement parmi les entrepreneurs ayant pignon sur l’avenue la plus célèbre de Paris, tels Dassault (au 9 du rond-point), le Qatar (l’ambassade se situe au 52-60 de l’avenue) et la famille Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette qui ouvre un magasin fin mars, en lieu et place du Virgin Megastore.

Nul doute que la création des Bouroullec ajoute à l’attractivité d’un quartier arpenté chaque jour par plusieurs centaines de milliers de piétons. Le lent tournoiement des fontaines, calculé dans le sens des voitures et au rythme des piétons, a un effet hypnotique sur les passants qui, du coup, ralentissent le pas.

Révolutionner le mobilier urbain

Les designers quadragénaires souhaitaient quant à eux s’adresser à un public plus vaste après « avoir travaillé plus de vingt ans au service de l’industrie, avec des fabricants hors de France, à l’exception de nos séries limitées pour la galerie Kreo à Saint-Germain-des-Prés ».

Ces fontaines « nous ont prouvé, en quelques jours, qu’une installation design peut s’ancrer dans le paysage urbain et arracher un sourire aux lèvres de nos contemporains », se réjouit Ronan Bouroullec.

En 2016, les deux frères donnaient à voir, sous la forme de maquettes, leur vision d’une ville réenchantée : lieu de rassemblement autour d’attractions un peu magiques, comme la place d’un village d’antan, fantasmée. C’était dans l’exposition de Rennes, qu’ils ont baptisée « Rêveries urbaines ».

Leurs divagations ont porté leurs fruits. A Miami (Floride), Paris, Poitiers ou Rennes, ils révolutionnent le mobilier urbain en le chargeant d’une âme d’enfant, à coups de bancs enroulés autour d’un arbre, de parasols-végétaux, de kiosques flottant sur la rivière. Une de leurs inspirations ? Le film de Jacques Tati, Jour de fête, avec son chapiteau lumineux fait de grands mâts reliés par une guirlande. Comme les nouvelles fontaines des Champs-Elysées.

14 mars 2019

Jean Paul Four - photographe

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14 mars 2019

Vu sur internet

divers

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14 mars 2019

Gigi Hadid

gigi99

14 mars 2019

La relève de la photographie chinoise

Comment exprimer la liberté en photographie ? En Chine, pour une nouvelle génération d'artistes, elle emprunte le terrain de l'intime.

L'année photographique en France va mettre en lumière trois signatures chinoises. Comète talentueuse, Ren Hang, qui s'est suicidé à 29 ans en pleine ascension, aura les honneurs de la Maison européenne de la photographie (MEP), à Paris, à partir du 6 mars. Le Pékinois Lin Zhipeng, surnommé sur le Web « 223 », sera présent à la galerie In)(between, dès le 14 mars. Quant à Pixy Liao, New-Yorkaise d'adoption et sensation du dernier Jimei x Arles festival en Chine - un événement en partenariat avec les Rencontres de la photographie -, elle figure au programme du prochain festival de la cité camarguaise. Le point commun de ces trois artistes ? Célébrer librement à travers leurs images, l'amour, l'intimité, la nudité et la jeunesse.

« Cette génération est celle de l'enfant unique, l'enfant choyé. Elle se regarde beaucoup et le perpétue dans la photographie », analyse Bérénice Angremy, codirigeante de Jimei x Arles, et cocommissaire de l'exposition de Pixy Liao aux Rencontres de la photographie, cet été. Leurs photographies sont des petites histoires débridées, au rouge vif dominant, où l'on ose tout sans avoir l'air de se prendre vraiment au sérieux. Pour ces photographes nouvelle génération, la nudité est à la fois une déclaration de liberté et un manifeste contre la censure et la pression sociale. Le mariage de raison est encore la norme dans beaucoup de familles.

« La pression qui pèse sur eux est énorme. Il faut réussir, économiquement et socialement. D'ailleurs en Chine, on appelle le mariage d'amour 'mariage nu' », renchérit son associée Victoria Jonathan... Dans ce contexte, une jeunesse libre, qui pose seule ou à plusieurs, souvent dans le plus simple appareil, apparaît comme un pied de nez à l'ordre établi.

Des couleurs saturées - Une expression moderne de la nudité - Une réalité confrontée à une forme d’évasion - De la mélancolie et une sexualité libérée

223@in)(between Des couleurs saturées - Une expression moderne de la nudité - Une réalité confrontée à une forme d’évasion - De la mélancolie et une sexualité libérée

ren78

223 a inscrit sa signature photographique bien avant que Ren Hang ne se consacre à cet art. Il commença la photographie au début des années 2000 par la photographie de rue. Certaines de ces œuvres mémorables sont des clichés pris depuis un ancien aéroport. C’est là que, par hasard peut-être, une amie lui demanda de la photographier. Peu après cela, 223 saisit ce qui définira par la suite sa signature, sa photographie artistique. 223 utilise la pellicule comme support depuis 2004 et ses amis et son quotidien sont sa source d’inspiration.

Lors d’une interview accordée au magazine SLEEK dans la rubrique Art and Photography en août 2018, 223 expliqua que le fait de le comparer à Ren Hang était une erreur. Cette exposition met en avant son travail et lui offre une nouvelle occasion de continuer à montrer son œuvre à Paris, comme cela fut le cas en 2018, lors de son exposition excentrique réalisée par Anna Mistal à l’hôtel Grand Amour : No.223@GrandAmour.

Nous aurons à disposition à un prix réduit les 20 derniers exemplaires de son livre « Sour Strawberries » édition limitée à 600 exemplaires + tirage C-Print signé - Livre sélectionné comme meilleur livre photo 2018 par Simon Baker, directeur de la Maison européenne de la photographie (Paris, France). Apportez votre appareil photo et amusez-vous, vous travaillerez avec 223, nous aurons un studio à la galerie et chaque participant travaillera en privé avec 223 et des modèles féminins et masculins pendant les sections privées. De plus, après la section de photo-shooting, 223 vos aidera à éditer votre travail.

in)(between gallery

39 rue Chapon - 75003 Paris

Horaires d’ouverture :

Entrée libre du mercredi au samedi de 15:30 à 19h

www.inbetweengallery.com

14 mars 2019

Carole Laure - Lewis Furey = AMOUR

carole laure lewis furey

14 mars 2019

Pauline Moulettes

14 mars 2019

Les nouvelles fontaines du rond-point des Champs-Élysées

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