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Jours tranquilles à Paris

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20 décembre 2018

Ouverture d'esprit

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20 décembre 2018

Marcello Mastroianni

20 décembre 2018

Entretien : Anne-Sophie Lapix, reine du « Grand Echiquier »

Par Catherine Pacary - Le Monde

FRANCE 2, JEUDI 20 DÉCEMBRE À 21 HEURES, MAGAZINE

« Personne ne devrait accepter de reprendre “Le Grand Echiquier” ! », s’exclame Anne-Sophie Lapix, actuelle présentatrice du JT de France 2, juste trois jours avant… de présenter, jeudi 20 décembre, sa version 2018 de l’émission créée par Jacques Chancel pour l’ORTF. Derrière l’humour, on détecte une pointe de stress chez celle qui s’attaque à un monument de la culture télévisuelle, porté durant plus d’un quart de siècle (1972-1989) par une figure charismatique du petit écran. « Jacques Chancel avait une présence, une façon unique d’interviewer des artistes… Je ne saurai pas la restituer. Je n’essaierai pas. »

Anne-Sophie Lapix a pourtant décidé de relever le défi. Elle n’a pas eu à se battre pour ça, même si Stéphane Bern a bien été pressenti un temps, en août. « Je suis arrivée sur le projet tout à fait à la fin, quand tout était réglé. Je n’avais plus qu’à dire oui ou non. » Elle a dit oui à Pierre-Antoine Capton, patron de Troisième œil Productions, producteur de l’émission, pour quatre « Grand Echiquier » trimestriels. Et ce malgré le surcroît de travail et ses deux enfants (13 et 16 ans). Seule ­concession, elle passe de quatre JT hebdomadaires à deux.

Journaliste à l’ascension qualifiée de fulgurante, passée par Bloomberg TV, LCI, « Zone interdite » sur M6, pour devenir « joker » de Claire Chazal au JT de TF1, présentatrice de « C à vous » et, depuis 2017, du JT de France 2 en remplacement de David Pujadas, Anne-Sophie Lapix relève donc le gant, et se creuse les méninges.

Née la même année que l’émission de Jacques Chancel – 1972 –, elle se souvient à peine de son premier « Grand Echiquier ». « J’étais à Saint-Jean-de-Luz [sa ville natale dans les Pyrénées-Atlantiques], donc je devais avoir 8 ou 9 ans. » Comme dans tout foyer d’alors, la télévision trônait dans le salon. « Le “Grand Echiquier” était le rendez-vous familial », au sein d’un foyer de musiciens amateurs. Même si « regarder, écouter du lyrique, Rostropovitch, séduisait surtout mes parents ! »

FAUTE DE POUVOIR S’APPUYER SUR SA MÉMOIRE, EN BONNE ÉLÈVE, ANNE-SOPHIE LAPIX S’EST ATTELÉE AU VISIONNAGE DES « GRAND ECHIQUIER », DU MOINS « CEUX OÙ IL SE PASSE QUELQUE CHOSE »

Faute de pouvoir s’appuyer sur sa mémoire, en bonne élève (Sciences Po, Centre de formation des journalistes), Anne-Sophie Lapix s’est attelée au visionnage des « Grand Echiquier », du moins « ceux où il se passe quelque chose ». La première frappait fort, avec une visite surprise à Louis de Funès jouant Oscar, des reportages et direct depuis New York, Los Angeles, Barcelone, et le voyage en live de Georges Brassens, du Bourget (Seine-Saint-Denis) à un village des Pyrénées-Atlantiques où il chantait.

Une décennie plus tard, le 20 octobre 1985, Jacques Chancel présentait « un jeune philosophe qui déjà fait preuve d’une grande maturité », nommé Bernard-Henri Lévy. A son côté, une France Gall timide triture une pomme avant de chanter, parce que « C’est ce que je fais le mieux. » Sans oublier le fameux direct – toujours – de la place Rouge à Moscou, avant la chute du Mur.

Ces heures d’archives ont convaincu la journaliste de faire, mais pas comme avant : « Dans des ­conditions différentes, avec des temps différents. Aujourd’hui, nous n’avons pas le même temps pour laisser parler les gens. » Ni le même rapport à l’image. Dans les années 1980, les téléspectateurs étaient en demande ; aujourd’hui ils sont saturés. Pour capter leur attention, il faut donc « être attractif, entrer dans l’univers des artistes. Les invités vont ainsi convier des personnalités qui les ont marqués ».

« Un équilibre entre les arts »

Quatre ans après la disparition de Jacques Chancel, le 23 décembre 2014, à l’âge de 86 ans, ce premier numéro de jeudi 20 décembre sera diffusé en direct depuis le Palais des beaux-arts de Lille. « Nous changerons d’endroit à chaque fois. Pour aller à la rencontre des Français en province, pour démocratiser la culture auprès des télé­spectateurs des régions. Je suis une provinciale », rappelle Anne-Sophie Lapix. L’émission est prévue pour durer deux heures trente « au minimum. Vu la difficulté de mettre tout ça en scène… » La présentatrice sera entourée d’une quinzaine d’artistes, dont l’acteur Daniel Auteuil, l’ex-danseuse étoile et directrice du Ballet de l’Opéra de Paris Aurélie Dupont, et le ténor Roberto Alagna.

« Le casting a été établi par la rédaction en chef et les productrices. Je n’ai pas les commandes intégrales. Il a été choisi avec la volonté d’un équilibre entre les arts, la musique, la danse, le théâtre… » Tous styles fondus et confondus. Ainsi le duo de rap sage Bigflo et Oli se produira, « magnifié par l’orchestre symphonique de Lille. » La chanteuse Jain sera, elle, « accompagnée par les danseurs de Yoann Bourgeois », artiste protéiforme formé aux arts du cirque.

Première satisfaction pour Anne-Sophie Lapix, ses enfants viendront – surtout pour Bigflo et Oli. Au-delà, elle aimerait « ne pas pouvoir poser toutes [ses] questions. Que les artistes s’interrogent les uns les autres, sans moi, dans un échange réciproque ». Celle qui a toujours refusé d’être la reine du JT va-t-elle devenir la reine du « Grand Echiquier » ? « On va faire comme on peut. Parfois, dans la vie, il faut savoir se jeter dans le vide. » Une maxime que n’aurait pas reniée Jacques Chancel.

« Le Grand Echiquier », réalisé en direct de Lille par François Goetghebeur (France, 2018, 175 min). France.tv

20 décembre 2018

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20 décembre 2018

Photographie arme de classe au Centre Pompidou

Photographie : arme de classe from Jacques Snap on Vimeo.

S'appuyant sur ses collections, le Centre Pompidou propose un éclairage sur la photographie sociale et documentaire qui émerge en France au début des années 1930 et sur le passage d'une iconographie pittoresque de la pauvreté à une prise de conscience sociale. Avec Willy Ronis, Eli Lotar, Henri Cartier-Bresson, Germaine Krull, Gisèle Freund, Marianne Breslauer, André Kertesz… Du 7 novembre 2018 au 4 février 2019. Photo Jacques-André Boiffard, "Chaussure et pied nu", vers 1929 - Centre Pompidou, Paris

Le Centre Pompidou nous fait faire un bon en arrière grâce à cette nouvelle exposition qui retrace la photographie documentaire et sociale en France, de 1928 à 1936. Une centaine de photographies et une quarantaine de documents exclusifs feront références à l'engagement de l'époque contre la misère, relatant et critiquant, notamment, la pauvreté et la lutte des classes au début des années 1930.

Jusqu'au 4 février 2019

Photographie, arme de classe

Centre Pompidou

Place Georges-Pompidou – 4e

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Photographie, arme de classe

Jusqu’au  4 février 2019 - de 11h à 21h

Galerie de photographies - Centre Pompidou, Paris

 « Photographie, arme de classe », c’est ainsi que le journaliste Henri Tracol (1909-1997) ouvre son texte manifeste destiné à fédérer la section photographique de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR). L’association fondée en 1932 à Paris, dans un contexte de montées des crispations politiques, économiques et sociales, rassemble à côté d’autres branches du front artistique et culturel (théâtre, chants, cinéma, littérature, peinture, etc.), les photographes parmi les plus engagés de l’avant-garde parisienne : Jacques-André Boiffard, Henri Cartier-Bresson, Chim, André Kertész, Germaine Krull, Eli Lotar, Willy Ronis, René Zuber, et bien d’autres encore. Aux côtés d’amateurs ou d’ouvriers qu’ils accompagnent dans leur pratique de la photographie, ces derniers ont expérimenté un langage à la croisée du discours critique, du geste militant et de l’esthétique du documentaire. Ils se sont appuyés sur les exemples soviétique et allemand tout en poursuivant une voie propre au contexte social et politique français.

Organisée à partir de la collection des photographies du Musée national d’art moderne, cette exposition est le fruit d’une intense collaboration scientifique de près de trois ans associant de jeunes chercheurs du Labex Arts-H2H et le Cabinet de la photographie du Musée. Les recherches visant à identifier et à contextualiser les photographies sociales de la collection Christian Bouqueret acquises en 2011 (sept mille tirages environ) viennent combler un manque dans l’histoire de la photographie de l’entre-deux-guerres en France.

Le projet met ici de côté le répertoire du Front populaire et les icônes de la guerre d’Espagne qui résument encore aujourd’hui largement l’idée d’engagement pour l’époque. La période qui précède ces deux moments majeurs de la décennie est un véritable laboratoire du regard social et engagé, dont il reste à écrire l’histoire.

Articulée autour d’axes thématiques et de séries formelles, au travers d’une sélection d’une trentaine de documents inédits et d’une centaine d’œuvres où se côtoient les grands noms de la photographie moderne, l’exposition interroge le passage d’une iconographie pittoresque de la pauvreté vers une conscience sociale : du Paris d’Eugène Atget au regard aiguisé de l’auteur russe Ilya Ehrenbourg, témoin aussi subjugué qu’atterré par le tableau de misère qu’offre la capitale en ce début des années 1930. Les pratiques spécifiques, tel le photomontage, font l’objet d’un éclairage particulier avec l’architecte et militante Charlotte Perriand qui a saisi le potentiel de « déflagration » du montage photographique. Enfin, les thématiques iconographiques récurrentes, de l’image de l’ouvrier à la représentation du collectif en lutte sans oublier les stratégies de la presse illustrée de gauche (Regards, Vu), permettent de compléter une image encore lacunaire de la photographie documentaire et sociale de l’entre-deux-guerres tout en s’appuyant sur des découvertes récentes.

Commissaire : Mnam/Cci, Damarice Amao, Florian Ebner

20 décembre 2018

Marisa Papen

20 décembre 2018

Alors prime ou pas de prime ? Le patron du MEDEF dit oui...

20 décembre 2018

'LA VÉRITÉ' - DE KONSTANTIN BORYSENKO {NSFW / EXCLUSIVE EDITORIAL}

Le photographe Konstantin Borysenko a  créé cet éditorial exclusif pour NAKID dans l'esprit des vacances - rouge, sexy et sauvage; toutes les caractéristiques de Noël et du nouvel an! Tout sur la passion rouge.

Voir plus de Konstantin Borysenko:   

https://www.instagram.com/k_borysenko/

Crédits d'équipe Modèle: @silence_dore

Muah: @haitmargaritamuah

Style: @_fesenko_m

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19 décembre 2018

André Malraux...

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