Prélèvement à la source...
Prélèvement à la source : la note qui affole le gouvernement https://t.co/hDppPvuNtB
— Le Parisien (@le_Parisien) 1 septembre 2018
Prélèvement à la source : la note qui affole le gouvernement https://t.co/hDppPvuNtB
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[Sondage] Deux tiers des Français ont désormais une mauvaise opinion d'Emmanuel Macron. Selon le dernier baromètre exclusif BVA-La Tribune-Orange-RTL, le président de la République gagne 8 points d'opinions défavorables entre le mois de juillet et le mois d'août, battant ainsi un son record d'impopularité.
La rentrée politique s'annonce compliquée pour Emmanuel Macron. Après un début d'été très tendu pour l'exécutif dans le contexte de l'affaire Benalla, la chute de popularité se poursuit. Selon le dernier baromètre exclusif BVA-La Tribune-Orange (*), le chef de l'Etat perd 6 points d'opinions favorables après avoir connu une relative stabilité autour de 40% depuis le mois de mars. Les répondants ayant une mauvaise opinion de l'ancien ministre de l'Economie sont également en progression en août pour atteindre 66% contre 59% en juillet.
Record d'impopularité chez les plus jeunes et les plus précaires
La part des mauvaises opinions a quasiment doublé depuis le début du mandat d'Emmanuel Macron passant de 35% à 66%. Ce résultat marque un record d'impopularité pour le locataire de l'Elysée. Dans le détail, c'est notamment auprès des Français les plus jeunes et les plus précaires que les baisses sont marquées. Ainsi, les bonnes opinions à l'égard du chef de l'Etat baissent de 10 points chez les moins de 35 ans (34%), de 6 points chez les ouvriers (-6 points, 17%), de 6 points chez les personnes ayant un niveau d'études inférieur au bac (-7 points, 22%) et de 9 points chez les membres de foyers dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1.500 euros (-9 points, 27%).
Sur le plan politique, Emmanuel Macron semble pâtir d'un discrédit lié à la démission de Nicolas Hulot autant que d'une remobilisation de l'opposition sur fond d'affaire Benalla. Il perd en effet 18 points de bonnes opinions chez les sympathisants Europe-Ecologie-les-Verts (21%) de même que 6 points chez les sympathisants Les Républicains (37%) et 11 points chez les sympathisants du Rassemblement national (9%). L'analyse des raisons avancées par les Français pour expliquer leur opinion montre que les jugements positifs à l'égard d'Emmanuel Macron reposent dans une grande mesure sur son volontarisme dans un climat hostile.
Contrecoup pour Edouard Philippe
En août, 38% des Français déclarent avoir une bonne opinion d'Edouard Philippe en tant que Premier ministre contre 61% qui en ont une mauvaise opinion (+7 points). Edouard Philippe voit également sa part de soutiens dans l'opinion se réduire, un résultat qui le positionne de façon intermédiaire, au dessus des mesures réalisées après 16 mois à Matignon pour Alain Juppé (31% en septembre 96) ou Jean-Marc Ayrault (29% en septembre 2013) mais un cran en dessous des niveaux de François Fillon (55% en septembre 2008) et, plus loin dans le temps, de Pierre Mauroy (46% en septembre 1982). C'est auprès des moins de 35 ans (-13 points, 38%), des ouvriers (-7 points à 18%), des ruraux (-8 points, 35%) et des sympathisants Europe-Ecologie-les-Verts (-10 points, 29%) que la baisse des bonnes opinions concernant le chef du gouvernement est la plus marquée.
Budget 2019 : les Français partagés
Les Français se montrent assez tranchés concernant les mesures qui pourraient être retenues dans les orientations budgétaires pour 2019. Ils sont notamment 71% à être favorables à la dégressivité des allocations chômage des hauts cadres proposée par Aurélien Taché (LREM) et 62% à la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Ils sont plus partagés en ce qui concerne le quasi-gel de prestations sociales comme les allocations familiales (45% y sont favorables) et les APL (44%) et se montrent également divisés sur la suppression de 4.500 postes de fonctionnaires en 2019 : 44% y sont favorables et 55% y sont opposés. Cette dernière mesure fait moins débat auprès des salariés du public : 70% y sont opposés. En revanche, ils sont plus hostiles sur la réduction du nombre d'emplois aidés (38%) ou la hausse limitée des pensions de retraite (34% de favorables, 75% des retraités y sont opposés), signe d'une opinion probablement rigidifiée sur le sort des retraités.
Une politique jugée "injuste et inefficace"
Seuls 28% des Français considèrent que la politique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement est juste et 27% qu'elle est efficace. En septembre 2013, 28% des Français considéraient que la politique menée par François Hollande et le gouvernement était juste et ils n'étaient que 21% à la juger efficace. En croisant les opinions sur la justice et l'efficacité perçues de la politique menée par l'exécutif, il se dégage que seuls 24% des Français jugent cette politique juste et efficace contre 68% qui l'estiment injuste et inefficace.
Nicolas Hulot voit sa cote d'influence progresser
Nicolas Hulot voit sa cote d'influence progresser et conforte sa 1re place au classement des cotes d'influence (38%, +3 points) Après avoir annoncé mardi sa démission du gouvernement, Nicolas Hulot demeure central dans le paysage politique. 38% des Français souhaitent qu'il ait davantage d'influence dans la vie politique française, un score qui progresse de 3 points et le place nettement en tête du classement des cotes d'influence des Français, nettement devant Xavier Bertrand et Alain Juppé qui occupent, ex-aequo, la deuxième position (30%) devant Marion Maréchal et Jean-Yves Le Drian (29%).
Méthode : enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 29 au 30 août 2018. Echantillon de 1.040 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d'agglomération.
"Je me demande si on ne s'est pas moqué de moi", dit Stéphane Bern pic.twitter.com/FvymcDNM3i
— BFMTV (@BFMTV) 1 septembre 2018
Par Adrien Sénécat
Emmanuel Macron a laissé entendre jeudi que la mesure, qui doit entrer en vigueur en janvier 2019, pourrait être reportée.
Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu doit entrer en vigueur en janvier 2019… à moins que le président de la République, Emmanuel Macron, n’y mette son veto in extremis. « J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme, mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore avant de donner une directive finale », a-t-il déclaré, jeudi 30 août, à Helsinki, en Finlande.
Preuve que la mesure, déjà reportée de 2018 à 2019 par précaution, inquiète encore au sommet de l’Etat. Voici pourquoi.
1. Doutes sur sa compatibilité avec le système français
Jusqu’à présent, les contribuables payaient à l’administration fiscale, au cours d’une année donnée, leur impôt sur les revenus perçus l’année précédente.
Le prélèvement à la source change deux choses : l’impôt sera directement prélevé sur la fiche de paie des contribuables (c’est l’employeur qui collectera la somme et la reversera à l’Etat) et le décalage d’un an entre revenus et prélèvements sera supprimé. C’est-à-dire qu’en 2019, on paiera ses impôts pour l’année 2019.
Selon le ministère de l’économie, ce nouveau système a un intérêt fondamental : « Pour celles et ceux qui connaissent des changements de situation financière et familiale, l’impôt s’adaptera plus vite. » Il sera en effet possible à « tout moment » de signaler à l’administration, par exemple, un changement d’emploi ou de situation familiale, susceptible de faire varier l’imposition, pour que le taux de prélèvement soit ajusté.
Derrière ce principe général, la situation réelle est toutefois un peu plus complexe. Le calcul de l’impôt sur le revenu ne prend pas seulement en compte les revenus du travail et la composition du foyer, mais une multitude de critères (par exemple, les revenus financiers ou immobiliers). C’est pourquoi la traditionnelle déclaration d’impôts, à faire au printemps, sera maintenue. Par exemple, celle qui sera faite entre avril et juin 2019 prendra en compte les revenus de 2018 et permettra à l’administration fiscale d’ajuster le taux d’imposition des contribuables à la rentrée.
Il existera donc toujours des décalages entre la situation réelle des Français et leur imposition. Le cas des services à domicile (jardinage, aide ménagère…) et les frais de garde d’enfant, qui ouvrent droit à des avantages fiscaux, l’illustre assez bien. Ces avantages ne seront pas pris en compte en temps réel dans la formule retenue : il faudra attendre l’été suivant une année donnée pour que l’administration fiscale prenne en compte ces sommes.
Par exemple, un ménage qui fait appel à une assistante maternelle agréée pour la garde d’un enfant en 2018 devra attendre l’été 2019 pour bénéficier du crédit d’impôt correspondant. Dans certaines situations, dont celle-ci, il est prévu qu’un acompte, c’est-à-dire une avance de 30 % du crédit d’impôts, soit versé en janvier par le fisc pour combler en partie l’écart de trésorerie. Mais attention : celui-ci sera calculé sur les sommes versées deux ans plus tôt. Par exemple, en janvier 2019, l’acompte sera calculé sur les dépenses engagées en 2017 et il faudra attendre la fin de l’été pour que celles de 2018 soient prises en compte. Vous suivez ?
Si le prélèvement à la source est appliqué dans de nombreux pays, comme en Belgique, certains observateurs le considèrent inadapté au modèle français du fait de la nature de notre système, où l’impôt est calculé à l’échelle du foyer et surtout en prenant en compte une multitude de situations particulières.
2. La peur d’une incompréhension des contribuables
Partant de cette situation, la crainte du gouvernement est que la réforme soit mal comprise, et donc mal acceptée par les contribuables. C’est ce qu’a laissé entendre M. Macron lorsqu’il a déclaré, jeudi, avoir besoin « d’une série de réponses très précises et d’être sûr de ce que nos concitoyens vivront » lors de l’entrée en vigueur du nouveau système, « si on le met en place ».
Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a multiplié ces derniers mois les interventions médiatiques pour tenter d’expliquer la réforme et de déminer les craintes. Son ministère a multiplié les documents et les vidéos pour tenter d’apporter des réponses aux contribuables.
Reste que si le calendrier d’entrée en vigueur du prélèvement à la source est maintenu, les contribuables verront du changement sur leur fiche de paie fin janvier 2019. Concrètement, leur salaire sera grevé du montant mensualisé de leur impôt tel qu’il a été estimé par l’administration fiscale.
Sauf que, malgré toutes les précautions prises par l’administration, cette estimation est toute relative. Selon la multitude de cas particuliers possibles, il pourra y avoir des écarts entre le montant demandé chaque mois en début d’année et l’impôt réellement dû. Cette différence sera régularisée grâce à la déclaration de revenus du printemps, mais il y a là matière à incompréhension, voire colère, le temps que les citoyens s’habituent au nouveau système.
Ceux qui paieront « trop » en janvier, par exemple, pourront ainsi penser que leur impôt a augmenté et s’estimer lésés par le gouvernement. Dans ce contexte, la tenue des élections européennes en mai 2019, quelques mois seulement après l’entrée en vigueur de la réforme, n’est peut-être pas étrangère aux réticences du chef de l’Etat.
3. Le risque d’un effet négatif pour la croissance
L’autre grande crainte du gouvernement serait de voir le prélèvement à la source brouiller les repères des contribuables en matière de revenus, en particuliers les 40 % de ménages qui ne sont pas mensualisés. C’est-à-dire que le fait de recevoir une fiche de paie amputée du montant de l’impôt perturbe leurs habitudes et les incite à moins dépenser, par précaution. Si ce comportement était largement répandu, cela pourrait avoir des conséquences négatives sur l’activité économique – de quoi inquiéter après un été où l’économie française a ralenti (notamment les prévisions de croissance qui ont été revues à la baisse).
Jusqu’ici, le ministre Gérald Darmanin a balayé l’argument : « Chaque année, 3 à 4 milliards d’euros sont bloqués parce qu’une partie des 40 % de contribuables qui ne sont pas mensualisés a tendance à surépargner en prévision des impôts futurs. Cet argent va être débloqué », assurait-il au Journal du dimanche en avril.
Au crédit du gouvernement, on peut aussi ajouter le fait que moins d’un foyer sur deux est redevable de l’impôt sur le revenu (44 % des ménages en 2016, selon le ministère de l’économie) et qu’au total 90 % des contribuables s’acquittent d’un impôt équivalent à 10 % de leurs revenus ou moins. Cela veut dire que les écarts entre le montant estimé au départ des impôts et la somme réelle devraient être limités à une faible fraction du revenu pour le commun des contribuables.
Il est aussi vrai qu’en théorie, le calendrier de paiement de l’impôt prélevé à la source est plus favorable à la trésorerie des ménages que la mensualisation et le paiement par tiers actuels. Prenons le cas fictif d’un foyer qui doit payer 1 000 euros d’impôts par an, en supposant que l’estimation de son impôt correspond à la réalité :
Avec la mensualisation actuelle, il doit payer 100 euros par mois, de janvier à octobre ;
Avec le paiement par tiers actuel, il doit payer 333,33 euros en trois fois, au plus tard fin mars, fin juin et fin septembre ;
Avec le prélèvement à la source, 83,33 euros lui seront prélevés chaque mois de janvier à décembre.
Cependant, les enjeux d’un tel phénomène sont aussi psychologiques et dépendent des conditions dans lesquelles l’entrée en vigueur du nouveau système se fera. Il est donc difficile d’en mesurer la portée aujourd’hui.
4. Crainte des bugs pour les contribuables et les entreprises
Le double défi de la réforme est qu’elle doit s’appliquer à tous les contribuables, et que ce seront de surcroît les entreprises qui géreront la collecte de l’impôt. Une responsabilité supplémentaire accueillie fraîchement par le patronat.
Dans ce contexte, de possibles bugs techniques auront vite fait de placer le gouvernement sous le feu des critiques. En témoignent les échecs de précédents projets de grande envergure comme celui du logiciel de paie des militaires (Louvois) ou la tentative avortée de créer un opérateur national de paie commun à l’ensemble des agents de l’Etat.
Là encore, M. Darmanin se veut rassurant. « Il n’y a aucun bug administratif ou informatique », a-t-il affirmé sur Europe 1 mercredi. « Nous avons reporté d’un an l’année dernière, nous avons travaillé à cette réforme, j’y travaille tous les jours, les entreprises se sont beaucoup préparées à ça », a-t-il ajouté.
Les propos tenus par Emmanuel Macron en Finlande laissent tout de même entendre qu’en cas de doutes, le gouvernement pourrait reporter le projet une nouvelle fois… ou l’abandonner.
Par Astrid de Villaines, Cherbourg, envoyée spéciale - Le Monde
L’ex-chef de l’Etat, qui effectuait sa rentrée politique en présence de l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve dans la Manche, a multiplié les piques contre son successeur.
Comme un goût d’ancien monde. Jusqu’à présent habitué à la tournée des librairies pour dédicacer son livre Les Leçons du pouvoir (Stock), François Hollande a fait, vendredi 31 août à Cherbourg (Manche), sa véritable rentrée politique, en compagnie du dernier premier ministre de son quinquennat, l’ancien maire et député de la ville, Bernard Cazeneuve.
Dans un discours plus offensif qu’à l’accoutumée, l’ancien chef de l’Etat a vanté son bilan, pendant près d’une heure devant quelque deux cents militants et sympathisants socialistes réunis dans la salle des fêtes.
Mais il a surtout défendu la place « du socialisme et de la social-démocratie » face au « libéralisme et [au] populisme ». Une manière pour lui de critiquer le président de la République Emmanuel Macron et le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, en les renvoyant dos à dos, sans jamais les nommer.
Les dangers du « narcissisme »
A propos de la réforme du prélèvement de l’impôt à la source, votée sous son quinquennat, mais que l’actuel gouvernement semble hésiter à mettre en œuvre le 1er janvier 2019, François Hollande a déclaré : « Cette réforme était prête. Elle peut être annulée. Mais ce dont je suis sûr, c’est que les fonctionnaires ont fait leur travail. » Un hommage rendu aux agents de l’Etat, comme une première pique en creux adressée à son successeur, qui prévoit d’en réduire le nombre dans le prochain budget.
PLUS RARE, L’ANCIEN PRÉSIDENT S’EN EST PRIS DIRECTEMENT À JEAN-LUC MÉLENCHON
Mais l’ancien président « normal » a aussi mis en garde M. Macron, de manière à peine voilée, contre les dangers du « narcissisme, une terrible maladie dont tout le monde peut être victime ». « On vient me voir lors des séances de dédicaces pour me dire “vous, vous êtes humain” », a-t-il glissé, ajoutant dans un sourire que « ceux qui gagnent le plus et qui seraient venus me remercier pour la suppression de l’ISF [impôt de solidariré sur la fortune], ils ne se sont pas trompés d’adresse ! »
Et François Hollande de citer le palmarès de ses réformes les plus appréciées de ses (é)lecteurs : le mariage pour tous, la loi sur la fin de vie, la retraite à 60 ans pour les carrières longues… « Défendez-le, ce bilan, portez-le ! », a-t-il poursuivi, sur un ton de campagne électorale et sous les applaudissements, prévenant que « rien ne se conquiert dans la prétention, dans l’oubli et encore moins dans la contrition ».
Plus rare, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste s’en est pris directement à son ancien camarade de la Rue de Solférino, Jean-Luc Mélenchon. « Ceux qui disent qu’ils viennent de nulle part ne trouvent pas en général de point de destination », a-t-il dit, le ton grave, en référence au député (LFI) des Bouches-du-Rhône, qui n’emploie plus le mot « gauche » pour se qualifier.
Importance de la « transmission »
Un peu plus tôt, Bernard Cazeneuve avait insisté lui aussi sur l’importance de « la tradition de la gauche de gouvernement : regarder le réel et ne pas confondre l’espérance et la colère, comme l’ont fait tous nos prédécesseurs, de Jean Jaurès à vous-même [François Hollande], en passant par Léon Blum ».
A Cherbourg, l’ancien premier ministre est exceptionnellement sorti de sa réserve adoptée depuis la victoire d’Emmanuel Macron, quand plusieurs au PS le verraient bien conduire la liste aux élections européennes de mai 2019.
« Le PS a en son sein de très bons candidats, il faut laisser Olivier Faure et la nouvelle génération s’en occuper », a répondu au Monde le nouvel avocat d’affaires, citant notamment le commissaire européen Pierre Moscovici et l’ancien secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert. « Il faut regarder toutes les possibilités et les faire travailler ensemble », a conseillé M. Cazeneuve, assurant qu’il n’était pas « de retour », mais toujours « en réserve ».
En réponse, François Hollande a insisté sur l’importance de la « transmission ». Saluant son ancien chef du gouvernement – « un ami », « un homme d’Etat » – et, comme s’il voulait lui passer le flambeau, l’ancien président a conclu : « La République doit savoir qu’elle a Bernard Cazeneuve en réserve, qui, même s’il est en retrait, est un talent qui n’a pas encore dit toute sa vérité. » L’ancien monde tient décidément à sa revanche.
« Lorsque je rêve de la vie dans l’au-delà, au paradis, je me trouve toujours transporté au Ritz Paris » disait Ernest Hemingway. Plus de 120 ans après sa création, le Ritz n’a rien perdu de sa superbe. Preuve en est, ce nouveau livre Infiniment Ritz, publié aux éditions Assouline, qui revient sur les plus belles années de l’iconique palace de la place Vendôme. Véritable pionner du genre, c’est son fondateur César Ritz qui y a révolutionné l’hôtellerie, brillant de minutie, n’épargnant aucune dépense pourvu que le confort soit luxueux et le service inégalable. Un parti-pris qui fonctionne quand on sait que Coco Chanel, Marc Chagall, Maria Callas, Grace Kelly ou encore Ernest Hemingway y avaient leurs habitudes. Entièrement relifté en 2016, après 4 longues années, cet ouvrage plonge les lecteurs dans ses archives, mêlant photographie d’époque, témoignages et anecdotes. Avis aux amateurs.