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Jours tranquilles à Paris

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31 août 2018

In memorem : DIANA 31 août 1997

diana

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31 août 2018

Ernest Hemingway

ernest

31 août 2018

Bretagne - Plage

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31 août 2018

Extrait d'un shooting - latex

30 août 2018

L'ÉDITO de Didier Micoine - Les copains d’abord

Le nouveau monde cher à Emmanuel Macron ressemble décidément par bien des aspects à l'ancien. La nomination de l'écrivain Philippe Besson comme consul général de France à Los Angeles montre que le fait du prince reste une valeur sûre en macronie. «Il n'y a chez moi aucun copinage pour services rendus», s'est défendu le chef de l'Etat en Finlande. Reste que Besson est un ami du couple Macron et que son dernier livre, «Un personnage de roman» (Julliard), racontait de façon très élogieuse la conquête de l'Elysée par le candidat. Ce même poste de consul à Los Angeles avait permis à Nicolas Sarkozy, en 2008, de recaser David Martinon, éphémère porte-parole de l'Elysée, remercié après avoir été contraint de retirer sa candidature à la mairie de Neuilly. Mais Martinon était diplomate de formation. Certes, une tradition veut que des hommes de culture puissent aussi, sans être diplomates, représenter la France à l’étranger. Et la nomination des ambassadeurs ou des consul généraux est une prérogative de l'exécutif (qui a encore été élargie début août). La promotion de proches du président est un usage qui n'a donc rien de nouveau. Mais quelques semaines après l'affaire Benalla, Jupiter, tout puissant qu'il soit, devrait quand même se méfier. Les « Gaulois » sont peut-être «réfractaires au changement», mais ils ont eu l'occasion dans le passé de montrer qu'ils n'aimaient pas les privilèges ni les pratiques monarchiques. LE PARISIEN

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30 août 2018

Trio brûlant dans une Corée de cendres

burning

Par Jacques Mandelbaum - Le Monde

Avec « Burning », Lee Chang-dong signe son film le plus abstrait, le plus beau, le plus surprenant, entre thriller et brûlot social.

CINÉMA – À NE PAS MANQUER

Enfin Burning ! Sixième long-métrage du Coréen Lee Chang-dong et Palme d’or du dernier Festival de Cannes. Du moins la palme qu’un certain nombre de festivaliers avaient intensément espérée et vainement augurée. A-t-elle moins de valeur que la vraie (Une affaire de famille, du Japonais Hirokazu Kore-Eda) ? Rien n’est prouvé. Un jury et un palmarès plus propice à l’engagement social qu’à la sorcellerie esthétique auront simplement privilégié un certain type d’œuvres contre d’autres.

L’ironie du sort veut que Lee Chang-dong, grand nom du cinéma coréen, soit l’auteur d’une œuvre qui n’a jamais reculé devant la critique politique et sociale. Il signe simplement avec Burning son film le plus abstrait, le plus étrange, le plus surprenant. Le plus beau aussi.

Pour autant, il n’a rien lâché de cette acuité de regard qui fait de chacun de ses films une protestation cruelle contre les formes sourdes de barbarie qui caractérisent la société libérale avancée. Exaltation du narcissisme. Extension du domaine de l’indifférence. Effondrement des croyances et de la morale.

A bien y regarder, chaque film de Lee Chang-dong produit un corps qui se met en travers du système, au risque de la mort. L’affaire se joue ici sur les braises d’un triolisme désynchronisé, entre une fille et deux garçons. La fille se nomme Haemi. Déliée, maniérée, fiévreuse. La candeur de la jeunesse alliée aux ravages du sex-appeal. On la trouve au début du film en pom-pom girl aguichant les passants à l’entrée d’une galerie commerciale. C’est là qu’elle rencontre Jongsu, aussi jeune qu’elle, grand garçon de peu de mots à l’air perdu, cachant sous ses silences une sensibilité à fleur de peau. C’est elle qui l’a reconnu. Ils allaient à l’école ensemble et il la trouvait « moche ».

Récit aussi envoûtant que déroutant

Elle prend des cours de mime, veut devenir actrice. Il est fils de paysan, livreur, aspirant-écrivain. Ils se revoient, se désirent, se possèdent. Leur étreinte est de courte durée. Elle part pour plusieurs semaines en voyage en Afrique, lui laisse les clés de son appartement et le soin de nourrir un chat qui ne se montrera jamais.

Dans son attente, il dort dans ses draps – lesquels, comme dit la chanson, s’en souviennent. A son retour, tandis qu’il l’attend à l’aéroport, une nouvelle donne se profile brutalement. Accompagnée d’un jeune homme désinvolte qui porte beau et qu’elle vient de rencontrer dans l’avion, Haemi choisit de repartir avec ce dernier, en Porsche Carrera, plutôt que dans l’utilitaire rouillé et délabré de Jongsu, qui s’incline sans broncher.

S’ouvre une période indécise, au cours de laquelle les trois jeunes gens se fréquentent, sans que Jongsu, subissant avec stoïcisme l’insupportable suffisance de Ben, puisse déterminer avec certitude les motivations de la jeune fille ni son implication dans la relation qu’elle mène avec ce dernier. A l’étape suivante, Haemi ne se contente plus d’être un mystère, elle devient une absence. Disparue, corps et biens. Jongsu, plongé dans une sorte de mélancolie stuporeuse coupée à la froide rage intérieure, se met à suivre Ben comme son ombre pour tenter de savoir où se trouve la jeune fille.

Arrêtons ici la description de ce récit aussi envoûtant qu’il est déroutant. Tous ceux qui n’exigent pas d’une œuvre d’art des réponses à tout prix devraient se laisser séduire par son indécidabilité. Le chat de Haemi existe-t-il ? Haemi elle-même a-t-elle vraiment disparu ? Ben, le Gatsby coréen, fait-il brûler des serres par pur désœuvrement ou bluffe-t-il pour impressionner Jongsu et le tourner en dérision ? Le désir de meurtre qui monte en ce dernier s’accomplit-il ou est-il la première pierre du roman qu’il se promet d’écrire ?

Un ton de fin du jour

Il est peut-être moins important de trancher que de se laisser saisir par l’atmosphère – climatique et morale, c’est tout un – qui prévaut dans le film. Un ton de fin du jour, une exténuation des passions, une lumière déclinante, un étouffement existentiel baignent Burning. Du tableau émanent d’inconcevables beautés, comme cette scène dans le jardin de Jongsu, enveloppée par la plainte de Miles Davis, où la jeune fille dénudée danse pour les deux garçons silencieux, leurs silhouettes se découpant dans le crépuscule qui tombe sur les contreforts séparant à l’horizon les deux Corées.

Ce déchirement de la beauté tient ici au sentiment soudain de la contiguïté entre ce qui unit et sépare les êtres. Le même constat nourrit, à bas bruit mais continûment, la colère contre l’iniquité sociale, le règne des apparences, la société du simulacre.

La chirurgie esthétique de Haemi, chrysalide devenue papillon, sa passion du mime et de l’illusion, son artificieuse évanescence, l’arrogance et la désinvolture de classe de Ben, la révolte et la violence du père de Jongsu, jugé et condamné pour avoir frappé un fonctionnaire. Autant de motifs qui font aussi de Burning un brûlot social.

Achevons le propos en établissant une courte cartographie esthétique qui renseignera le lecteur sur les coordonnées du film. Deux écrivains d’abord, Haruki Murakami pour l’ambiguïté du réel, William Faulkner pour la rage existentielle et sociale. Le film est adapté d’une nouvelle de l’écrivain japonais intitulée Les Granges brûlées (1983), elle-même inspirée de Barn Burning (L’Incendiaire, 1939) de son confrère américain. On y ajoutera deux films. L’Avventura (1960) de Michelangelo Antonioni, pour la brutale et mystérieuse disparition de la femme et de l’amante non moins que pour le vertige narratif et moral qui s’ensuit. Ascenseur pour l’échafaud (1958) de Louis Malle, pour le thème musical de Miles Davis, et pour l’errance crépusculaire qu’il accompagne dans un thriller tombé en panne. Nous voilà ainsi à peu près parés pour le plus film le plus inspirant de la rentrée.

« Burning », film coréen de Lee Chang-dong. Avec Yoo Ah-in, Steven Yeun, Jeon Jong-seo (2 h 28).

burning

30 août 2018

Excellent !

diable

30 août 2018

Petter Hegre

hegre

30 août 2018

Puissante série de photos...

croixxxxx

La première image concerne la pédophilie au Vatican. La seconde aux abus sexuels infantiles des touristes en Thaïlande, la troisième concerne la guerre en Syrie. La quatrième image concerne le trafic d'organes sur le marché noir, où la plupart des victimes d'enfants des pays pauvres, la cinquième concerne le libre accès aux armes aux États-Unis. Et enfin, la sixième image se réfère à l'obésité, en accusant les grandes compagnies de Fast-Food.

La série produite par l'artiste cubain Erik Ravelo ART, intitulée "Les Intouchables", représente des photographies d'enfants crucifiés par leurs oppresseurs, chacun pour une raison différente avec un message clair qui cherche à réaffirmer le droit des enfants à être protégés en particulier dans les pays comme le Brésil, la Syrie, la Thaïlande, les États-Unis ou le Japon.

30 août 2018

Vu sur internet

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