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Jours tranquilles à Paris

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1 septembre 2018

La lettre politique de Laurent Joffrin - Tango fiscal

Curieusement, le mot «couac» a disparu du vocabulaire des commentateurs. Pourtant on l’employait à qui mieux mieux à propos des gouvernements précédents. Or comment qualifier autrement le canard émis par l’équipe Macron à propos du prélèvement des impôts à la source ? Super-couac.

Pour rester dans le registre musical, c’est un tango, trois pas en avant, deux pas en arrière, ou l’inverse, on ne sait plus. On n’est pas chez les Gaulois mais chez les Argentins. Politiquement, les rôles sont inversés. La décision de prélever mensuellement l’impôt sur les feuilles de paie, a été prise par Hollande qui respectait une promesse de campagne. L’indécision qu’on imputait au «président de la synthèse» est sur ce dossier celle du président «vertical» qui lui a succédé.

Cette réforme est un serpent de mer qui ondulait depuis des années dans les couloirs de Bercy et qu’Hollande avait prévu de faire enfin émerger. Annoncée il y a plusieurs années, elle a déjà été reportée d’un an par le nouveau gouvernement. Les services du Budget ont donc bénéficié d’un long délai pour la mettre en œuvre. Aux dires de Gérald Darmanin, ils sont fin prêts. Et voilà qu’après avoir tiré le coup de pistolet du départ – avec communiqués publics, lettre aux contribuables, publicité à la télévision – le Président fait publiquement part de ses doutes. C’est la nouvelle version du «en même temps» : on fera, sans faire, tout en faisant, à coup sûr sans être vraiment sûr, à une date proche, à moins qu’elle soit lointaine. On a vu posture plus tranchante.

Le gouvernement assure que nous serons fixés dans quinze jours. Pour vérifier que tout fonctionne ? Non : pour évaluer l’impact sur l’opinion d’une mesure qui réduit le salaire payé (mais qui supprime en échange – euro pour euro – l’impôt qu’on acquittait par tranches : jeu à somme nulle). Au moment où la polémique sur le pouvoir d’achat se développe, l’effet d’optique risque de masquer la baisse de la taxe d’habitation censée compenser la hausse de la CSG. Angoisse… Tout cela est purement cosmétique, mais dans le nouveau monde, la cosmétique, décidément, compte autant que dans l’ancien.

LAURENT JOFFRIN

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1 septembre 2018

Milo Moiré

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1 septembre 2018

« Gaulois réfractaires au changement »

gaulois

Il était fier comme un coq (français) devant la reine Margrethe II. En visite officielle à Copenhague, mercredi 29 août, Emmanuel Macron a voulu flatter son hôte, en louant « ce peuple luthérien qui a vécu des transformations ces dernières décennies. » Aurait-il pu s’arrêter là ? Non. Plutôt que de se contenter de glorifier le modèle danois, le chef de l’État a voulu le comparer au peuple français, des « Gaulois réfractaires au changement » selon lui. Immédiatement, médias et opposants politiques sont montés au créneau. Pour dénoncer un mépris – inédit de la part d’un président en exercice, disent certains – mais aussi une erreur historique qui a la vie dure.

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron use de cette métaphore. Dans les colonnes de Paris Match, en juin 2017 alors qu’il était encore candidat à la présidentielle, il avait déjà évoqué « notre ADN gaulois. » Un terme qu'il n’avait employé qu’à une seule reprise, toujours selon Paris Match et « Le Poids des mots » (base de données des discours du président)… jusqu’à cette fameuse soirée avec Margrethe.

Avant lui, un ancien président s’était approprié ce « Gaulois » à des fins idéologiques. En pleine campagne pour la primaire de la droite en 2016, Nicolas Sarkozy avait déclaré à propos de l’intégration : « Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. J’aime la France, j’apprends l’Histoire de France, je vis comme un Français. » Après cette sortie, l’ex-locataire de l’Élysée avait été sous le feu des critiques. « Oui, il y a parmi nos ancêtres des Gaulois. Il y a aussi des Romains, des Normands, des Celtes, des Burgondes, etc. C’est ça la France », s’était alors agacée Najat Vallaud-Belkacem. Quelques historiens s’étaient étouffés en l’écoutant et avaient même proposé à Monsieur Sarkozy quelques leçons de rattrapage.

L'école de la République

S’ils avaient été élèves sous la IIIe République, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy auraient pu en effet croire à une telle ineptie. Les enfants de l’époque lisaient tous Le Petit Lavisse qui commençait ainsi : « Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants, les Gaulois. » On prétend que l’introduction de ce petit manuel, paru en 1884, aurait forgé cette croyance populaire plus que tenace. Mais cette Gaule n’a jamais vraiment existé. Elle est un raccourci inventé de toutes pièces par les Romains pour désigner cette terre que se partageaient plusieurs ethnies. Il n’y avait donc pas un peuple gaulois, mais des peuples gaulois qui avaient immigré des quatre coins du monde connu. Celtes, Wisigoths, Normands et quelques autres s’implantaient sur un même territoire et y juxtaposaient us, coutumes et langues, sans vraiment les mélanger. Longtemps dans notre Histoire, on a préféré oublier les Gaulois – considérés comme trop rustres peut-être – pour prétendre que les Français descendaient des Troyens ou d’autres populations prestigieuses, voire quasi-divines. Napoléon III, qui se donnait des airs de César, a été le premier à ressortir ces lointains aïeuls.

Dire que les Français sont des Gaulois pose alors un problème éthique. Quand Ernest Lavisse publiait son manuel d’Histoire, il s’inscrivait très clairement dans un patriotisme exacerbé, nécessaire après la défaite de Sedan en 1870. Il contribuait à l’écriture du « roman national » qui, dans ses relents de propagande, faisait gober que les Français n’avaient toujours été qu’unité. Une version que l’historienne Suzanne Citron a toujours eu à cœur de combattre. « Le problème, c’est qu’on a occulté le récit véridique de notre histoire, beaucoup plus multiculturel et multiethnique », écrit-elle dans Le Mythe national. L’histoire de France revisitée. Si depuis la fin des années 1960, l’Éducation nationale tente de casser toutes ces images d’Épinal, de temps à autre, certains hommes politiques s’autorisent à ressasser ces vieilleries. Ainsi, en pleine campagne électorale, François Fillon avait replacé Vercingétorix sur le piédestal des héros nationaux. Tout comme Emmanuel Macron qui se remémore les grandes lignes d’un manuel de la IIIe République, tout en se justifiant, dès le lendemain, d’avoir fait un « trait d’humour. » C’est certainement cela le nouveau monde.

 PIERRICK GEAIS

Journaliste pour Vanity Fair

1 septembre 2018

Extrait d'un shooting - fétichisme

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1 septembre 2018

L'ÉDITO de Charles de Saint Sauveur - Macron a-t-il perdu la main ?

En quelques jours, Emmanuel Macron a donné une image totalement inédite, à mille lieux de celle qu’il avait réussi à imprimer depuis le début de son quinquennat. Voilà en cette rentrée calamiteuse les horloges présidentielles totalement déréglées, avec un président qui semble momentanément avoir perdu la main. Le cafouillage gouvernemental autour du prélèvement à la source est un exemple flagrant du flottement actuel : la demande de « clarification » du chef de l’Etat, au lieu de remettre les pendules à l’heure, a de quoi inquiéter les Français déjà perplexes par la complexité de cette réforme. Tout depuis la fin des vacances paraît dissonnant. A commencer par le départ de Nicolas Hulot qui a pris Macron de court, alors qu’il aurait dû s’assurer qu’il choisirait un autre moment que la rentrée pour claquer la porte. Inutile de parler du cas Philippe Besson, qui renvoie aux copinages d’arrière garde. Là encore au pire moment, comme cette sortie ratée sur les Gaulois réfractaires : il y a quelques mois, elle aurait sans doute fait mouche, comme les précédentes sorties cash du bouillant président. Qu’en reste-il ici ? Le sentiment - déjà sédimenté chez les Français, à en croire les enquêtes d’opinion - que le président les prend d’un peu trop haut. LE PARISIEN

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1 septembre 2018

ISSUE Nº 106 – SEX TAPE

1 septembre 2018

Télévision

1 septembre 2018

MARTIN PARR : Centre Commercial de Beaugrenelle (derniers jours)

beaugre

L'exposition gourmande du photographe britannique Martin Parr c'est à Beaugrenelle que ça se passe ! Sans prendre un kilo et sans dépenser un centime.

C'est la troisième année que l'atrium de Beaugrenelle se transforme en un lieu culturel. Après la performance du designer végétal Alexis Tricoire, début 2018, les œuvres éphémères de Felice Varini en 2017 et l’exposition « Think Big » en 2015, c'est Martin Parr qui s'expose cet été.

Dans cette exposition inédite conçue par Manifesto et l'agence Magnum Photos, l'exposition Foodographie pose un objectif malicieux sur la nourriture après avoir étudié les habitudes alimentaires du monde entier pendant plus de 20 années. Les 26 photos aux couleurs vives tirées en grand format, se découpent en trois parties :

- Les arts de la table (présentation de la nourriture)

- La finger food (nourriture qui se mange avec les doigts)

- Le café gourmand (gourmandise sucrée sous toutes ses formes).

Une exposition qui fera valser vos papilles pour prendre conscience esthétiquement de l'importance de la nourriture dans notre vie.

CENTRE COMMERCIAL BEAUGRENELLE

Jusqu’au 3 septembre 2018

12 rue Linois, 75015 - M°10 Charles Michel

Du lun. au sam. de 10h à 20h30

Le dim. de 11h à 19h

1 septembre 2018

No genre

no genre

1 septembre 2018

10 RAISONS POUR LESQUELLES LE XVE EST LE MEILLEUR ARRONDISSEMENT DE PARIS !

Le 15e, meilleur arrondissement de Paris

Le XVe est souvent considéré comme un arrondissement un peu mou où les familles vont s’installer. On entend de lui qu’il n’y aucun endroit pour sortir, s’amuser…. Mais cet arrondissement à une histoire riche et l’on y trouve des petites adresses où il fait bon vivre. Cap sur la Rive Gauche pour découvrir le XVe !

1. Des parcs et jardins

Le XVe arrondissement de Paris est le troisième plus grand. Grâce à cela, on y trouve facilement de la verdure. Il a de nombreux parcs et jardins. Le coup de coeur de ses habitants est sans conteste le Parc André Citroën avec ses colonnes d’eau. Le parc Georges Brassens ne fait toutefois pas pâle figure face à son grand frère. Ces anciens abattoirs réaménagés en espace vert ont leurs propres vignes et produisent leur vin : le Clos des Morillons. Tous les week-end, on peut aller y chiner des pépites au marché du livre ancien.

2. La Tour Montparnasse

Elle est la plus haute tour de Paris et suscite quelques controverses. Culminant à 210 mètres, elle offre une vue époustouflante de notre belle capitale. On peut aussi en profiter le temps d’un goûter, d’un verre ou encore d’un dîner gastronomique au Ciel de Paris. Ce restaurant au 56e étage de la Tour est à tester au moins une fois… pour une grande occasion.

3. C’est joli

La villa Santos Dumont dans le 15e arrondissement de Paris

On peut trouver des endroits tout à fait atypiques aussi de ce côté de la Seine. La Villa Santos-Dumont vaut le détour. Cette impasse a tout ce qu’on aime : des jolies petites maisons avec jardins, des ateliers d’artistes… On y fait un petit crochet si on est de passage dans le coin. On vous invite aussi à découvrir la cité d’artistes, La Ruche, qui compte une soixantaine d’ateliers.

4. Un quartier d’artistes

Des personnalités ont posé leur valise dans le XVe. Georges Brassens et Jacques Prévert y ont certainement puisé une partie de leur inspiration. Et ça, ça ne peut qu’être gage de qualité. Brigitte Bardot est aussi une figure de l’arrondissement. Libre à chacun de prendre cette information comme il le souhaite…

5. Non, le quinzième n’est pas mort

On peut même y sortir après le travail ! Le bar mettant à l’honneur les super-héros, Le Général Beuret, n’a rien à envier aux adresses tendances du reste de Paris et l’on s’y amuse comme partout. Les clients y sont fidèles et savent mettre l’ambiance. Le Crocodile Vert et ses mojitos à tomber font également honneur au XVe. On commettrait aussi une erreur de penser que pour faire la fête sur les quais, il faut obligatoirement passer la Seine. La Guinguette Javelle s’est faite une place de choix dans nos adresses préférées de l’été grâce à sa bonne ambiance, ses food trucks et sa déco idéale pour la détente.

6. Des plaisirs de bouche

Le restaurant japonais Benkay à Paris

La cuisine n’est pas mise de côté. Il y a de nombreuses adresses où les produits sont bien sourcés et bien travaillés. Le japonais Benkay a su séduire avec sa cuisine raffinée et ses plaques de cuisson qui font le show. Au Volant Basque, l’accent est mis sur les plats du terroir. On peut aussi se régaler dans un des restaurants de Cyril Lignac, au Quinzième ou à la crêperie Josselin. La Plage Parisienne, avec sa déco chic et sa terrasse, est aussi à découvrir sur les bords de Seine.

7. Le centre commercial Beaugrenelle

Ce centre réunit toutes les marques qu’on aime. On peut y trouver les grandes enseignes mais aussi des boutiques un peu plus confidentielles. Adieu l’impression d’étouffement pendant nos sessions shopping !

8. L’Aquaboulevard

L’Aquaboulevard est le plus grand parc aquatique urbain d’Europe. On y trouve des toboggans, une piscine à vagues, de nombreuses animations, mais pas que… Le complexe sportif Forest Hill est ultra complet avec ses terrains de squash, de tennis, ses nombreux cours et équipements. Et puis, tant qu’on y est, on peut aussi se faire un cinéma et y dîner. Ce serait presque une petite ville à lui tout seul !

9. Des bonnes adresses

Les Merveilleux de Fred à Paris

Comme dans tous les quartiers, il existe des bonnes adresses où l’on adore aller pour se faire plaisir. Dans le XVe, on va traîner nos baskets à la fromagerie de Laurent Dubois, meilleur ouvrier de France Fromager en 2000. La pâtisserie Les Merveilleux de Fred a, quant à elle, fortement contribué au retour de la tendance de ce gâteau de meringue et de crème fouettée. On succombe !

10. La petite ceinture

Si on aime la Coulée Verte, il faut à tout prix aller se promener dans la petite Ceinture du XVe. Cette promenade suit le chemin d’une ancienne voie ferrée et nous transporte dans un tout autre univers.

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