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Jours tranquilles à Paris

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5 mars 2018

Extrait d'un shooting - fétichisme

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5 mars 2018

Le journalisme est un métier

L’édito de Muriel Pleynet – Le Parisien

Haro sur les médias ! La France insoumise, et son leader, Jean-Luc Mélenchon en tête, mais aussi Marine Le Pen pour le Front national ou Laurent Wauquiez, président des Républicains, trois chefs de file, trois partis, qui dans un registre anti-système assez classique, et alors qu’ils peinent à trouver leur place sur un échiquier politique chamboulé, font cause commune contre… la presse. A défaut d’y parvenir contre Emmanuel Macron… Les journalistes seraient donc responsables de tous leurs maux. Un peu facile. Nul n’est exempt de critiques. Les médias ne le sont évidemment pas. Mais un cap est franchi par Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il assène tranquillement que « la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine ». Message répété en boucle tout le week-end sur les plateaux de ces mêmes médias, pourtant tant vilipendés, par les lieutenants de Mélenchon. Alors rappelons-leur que l’investigation et la vérification des faits sont un métier. Bref que le journalisme est un métier qui fait que l’on n’écrit pas, comme les proches du leader de la France insoumise, dimanche soir, que le candidat de LFI est arrivé en tête de la législative partielle en Guyane, alors qu’il terminera, en fait, en 2e position. Un simple exemple. Un parmi d’autres.   

5 mars 2018

Marie Ange Casta (la petite sœur de Laetitia Casta)

marie ange casta

5 mars 2018

Emily Ratajkowski

emily66

5 mars 2018

Elections législatives en Italie : les partis anti-européens font le plein

Selon les premières projections de résultats nationaux, réalisées à partir de sondages, la coalition de droite arriverait en tête devant le Mouvement cinq étoiles.

L’instabilité politique n’est pas une découverte pour l’Italie. Mais l’ampleur du bouleversement dessiné par les premiers résultats de ce scrutin législatif est inédit. Aucune majorité parlementaire claire n’émerge, dimanche 4 mars au soir, alors que les Italiens étaient appelés à élire pour cinq ans les 630 membres de la Chambre des députés et les 315 membres du Sénat. Et le pays, plus divisé que jamais, s’oriente à nouveau vers une situation de blocage politique.

Au niveau des partis, c’est le Mouvement 5 étoiles (M5S) qui frappe un grand coup. Avec des premières estimations le créditant de près de 32 % des voix, le parti créé en 2009 sur la promesse d’un « changement de système » s’impose comme la force majeure de l’échiquier politique italien. Le parti obtiendrait ainsi entre 195 et 235 sièges, confirmant largement sa place de premier parti d’Italie.

Mais aussi haut que le parti populiste culmine, le M5S ne peut pas rêver d’un gouvernement seul. Il le sait. Il lui faudra sceller une alliance pour atteindre une majorité absolue à la Chambre des députés et au Sénat, estimée par les politologues aux alentours de 40 % des voix. Une concession qu’il avait déjà commencé à évoquer en fin de campagne, alors que le parti avait auparavant construit son programme politique sur le rejet des coalitions et des combines politiques.

« Tout le monde va devoir venir nous parler », a commenté, dimanche soir, le responsable du M5S, Alessandro Di Battista. Reste à savoir qui répondra à cette main tendue du parti, dont les prises de position au cours de la campagne ont également beaucoup évolué, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.

Un revers pour les partis traditionnels

Le futur allié du M5S se cache peut-être du côté de la coalition de droite, qui subit un revers. Si la formation, qui rassemble les partis Forza Italia (Silvio Berlusconi), la Ligue du Nord (Matteo Salvini) et Fratelli d’Italia, est en tête du scrutin avec environ 35 % des votes, elle est, elle aussi, loin de la majorité.

Surtout, au sein même de cette coalition se joue peut-être le plus gros bouleversement de ce scrutin. Le parti d’extrême droite de Matteo Salvini, la Ligue, dépasse d’une courte tête (16 %) le parti historique de Silvio Berlusconi, Forza Italia (15 %), selon les premiers résultats. Un score qui illustre là encore la montée en puissance des partis anti-européens, vrais gagnants de cette élection.

Nul doute que la Ligue, galvanisée par ce score historique, risque de peser aussi dans les futures négociations pour former un gouvernement. Dans le cadre de leur accord de coalition, le parti de Matteo Salvini et Forza Italia étaient convenus que la formation qui arriverait en tête prendrait la direction d’un éventuel gouvernement. Si leur alliance ne semble pas suffisante pour une majorité, le parti d’extrême droite pourrait chercher d’autres alliés.

Enfin, si cette élection ne permet pas d’établir un vainqueur incontestable, le perdant, lui, est vite trouvé. Le Parti démocrate (PD) – au pouvoir – essuie une défaite cuisante, avec un score évalué à près de 20 %. Un revers électoral d’ampleur qui pourrait le renvoyer dans l’opposition. « Si c’est le résultat, pour nous, c’est une défaite », a commenté Ettore Rosato, président PD de la Chambre des députés. Selon les projections, ce parti décrocherait entre 115 et 155 sièges à la Chambre des députés.

Rosatellum bis

Les résultats complets ne sont pas attendus avant plusieurs heures et les sondages de sortie des urnes en Italie se sont souvent révélés trompeurs par le passé. Mais si les projections pointent dans la bonne direction, l’Italie, troisième puissance économique de la zone euro, se dirige vers une situation de blocage politique, qui pourrait l’obliger à envisager une nouvelle élection dans les prochains mois.

Un paradoxe, alors que ce scrutin a eu lieu en vertu du Rosatellum bis, une nouvelle loi électorale censée simplifier la répartition des votes. Adopté fin 2017, ce système jamais testé jusqu’à dimanche prévoit que 37 % des sièges sont alloués au scrutin majoritaire uninominal à un tour, 61 % à la proportionnelle et 2 % désignés par les Italiens de l’étranger. Un mode de scrutin qui a largement compliqué le vote, dimanche, créant de longues files d’attente et de nombreuses difficultés d’organisation. La participation au scrutin, évaluée à 74 %, est d’ailleurs la plus faible de l’histoire de la république italienne.

Les deux chambres du nouveau Parlement doivent siéger pour la première fois le 23 mars prochain. Les discussions formelles en vue de constituer un gouvernement ne devraient pas commencer avant début avril.

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5 mars 2018

Monica Bellucci

monica58

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5 mars 2018

L’iconographie de Mai-68 s’affiche aux Beaux-Arts

Par Harry Bellet - Le Monde

Une exposition relate cette période de l’histoire ou l’art et les luttes sociales et politiques furent mêlés.

C’était inévitable : le cinquantenaire des événements de 1968 va être l’occasion de commémorations multiples. Une des premières à ouvrir le bal, comme elle le fit à l’époque, est l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

C’est en son sein que furent créées les fameuses affiches qui fleurissaient à l’époque sur les murs de la capitale et titillaient le pouvoir en place. Fameuses, mais mal connues : l’exposition ­ « Images en lutte » le démontre en en faisant un accrochage presque exhaustif, du célèbre « La chienlit, c’est lui ! », avec une silhouette du général de Gaulle qui a tout de la marionnette, et d’autres, plus ­confidentielles. Voire inédites, puisque bon nombre de projets ne furent pas imprimés : un ­comité décidait chaque soir de celle qui passerait à l’atelier de ­ sérigraphie qui, sous la houlette de Guy de Rougemont, exécutait les tirages durant la nuit. Les ­affiches refusées sont là, comme les autres. Leurs auteurs sont, pour l’essentiel et par leur volonté réitérée, anonymes.

Mais l’exposition va plus loin que cette simple évocation. De par sa tranche chronologique – 1968-1974 –, qui déjà peut surprendre. Ces dates se justifient, ­disent Philippe Artières et Eric de Chassey, les commissaires, par le lieu qui l’accueille : l’Ecole des Beaux-Arts a connu deux grandes descentes de police. La première en juin 1968 (à 4 heures du matin), pour évacuer « l’atelier populaire » qui produisait les affiches appelant aux luttes, la seconde en février 1974, date à laquelle les forces de l’ordre mirent fin aux ­assemblées générales hebdomadaires que les mouvements féministes et homosexuels y tenaient depuis 1971.

Rangées depuis un demi-siècle

Le héros de l’exposition, en quelque sorte, c’est donc la police… Le CRS (SS), bien sûr, casqué, bouclier dressé, matraque brandie, mais aussi la police de la pensée, l’ORTF bâillonnée (la télévision a l’interdiction de filmer les manifestations pour ne pas donner des idées aux téléspectateurs), la presse écrite perçue comme étant aux ordres du pouvoir. Aujourd’hui, les réseaux sociaux pourraient pallier le problème.

A l’époque, les solutions passent par le tract et l’affiche. Certaines affiches, et notamment celles de la Gauche prolétarienne, surprendront par leur état de fraîcheur, et pour cause : beaucoup sont ­conservées aux Archives nationales, mais sous scellés de la Préfecture de police (en fait, collection de la Cour de sûreté de l’Etat !), bien rangées depuis un demi-siècle, et il a fallu une autorisation ministérielle pour les en faire ­sortir… On se demande d’ailleurs si c’est bien prudent, tant certains slogans sont toujours d’actualité, comme ce « Paysans grévistes, non aux intermédiaires ».

Car ceux qui ne veulent voir dans mai-68 qu’une poussée de fièvre estudiantine se leurrent. Toute la France d’alors est mobilisée, les agriculteurs, les marins-pêcheurs, les bateliers, comme les ouvriers, les cheminots, les métallos. Avec des solidarités qui aujourd’hui peuvent faire rêver, comme cette affiche qui, en sept langues, réclame un même salaire pour les travailleurs français et immigrés.

Dessins simples mais percutants

On vient de la France entière, de l’EDF comme de chez ­Kodak, pour demander aux artistes occupant les Beaux-Arts une affiche spécifique à « sa » grève, à l’occupation de « son » usine. Le plus souvent, elle est prête le lendemain matin, grâce à l’énergie des camarades peintres qui, après validation par le comité, impriment toute la nuit. Cette promptitude nécessaire et les limites techniques de la sérigraphie de l’époque favorisent des dessins simples, en aplat, efficaces, percutants, et si possible universels. L’usine a toujours la même toiture en dents de scie, le poing est toujours levé, seul le slogan change.

Il faut aller vers les peintures pour trouver un peu plus de subtilité. On en produit peu en mai, on ne peut pas être au four et au moulin, mais sitôt les Beaux-Arts évacués par les autorités, et un dernier pied de nez (l’affiche « La police s’affiche aux Beaux-Arts, les Beaux-Arts affichent dans la rue »), ils retournent – sauf les « établis », ceux qui, comme Buraglio, renoncent à la peinture pour partir ­bosser et militer en usine – à l’atelier.

Fromanger, Rancillac, figuratifs, mais aussi Julio Le Parc, ­abstrait géométrique, les Buren-Mosset-Parmentier-Toroni (BMPT), les artistes du groupe Supports-Surfaces, qui questionnent la matérialité de leur travail, tous se mettent au boulot.

C’est une des jolies idées de cette exposition que de ne pas se limiter à des figurations qui prennent parfois des allures de réalisme socialiste. Même au Salon de la jeune peinture, pourtant historiquement figuratif, toutes ces tendances cohabitèrent, un temps, lorsque notamment il était présidé par Gilles Aillaud, pour lequel « toute forme est bonne si elle n’a pas elle-même pour fin ».

Les maoïstes sont aux anges

Ainsi, la section que les commissaires de l’exposition nomment « L’ailleurs fantasmé » confronte un tableau parfaitement abstrait de Julio Le Parc, intitulé La Longue Marche – Jean Dewasne en avait peint un aussi, avec le même titre, absent de l’exposition, à un tableau parfaitement réaliste de Rancillac montrant les hiérarques du Parti communiste chinois brandissant le Petit Livre rouge devant un Mao Zedong ­débonnaire.

La Chine maoïste et sa Révolution culturelle, dont on ne veut pas voir les méfaits, le Cuba de Fidel Castro, paradis ­tropical du socialisme, sont opposés aux méchants impérialistes américains, alors en pleine guerre du Vietnam, et les artistes s’en donnent à cœur joie : Erro décrit l’invasion meurtrière d’un ­intérieur américain par des ­Vietcong vengeurs, Aillaud un aviateur US fait prisonnier par une jolie combattante révolutionnaire, quand Le Parc conçoit un jeu de fléchettes où le cœur de la cible est un horrible Oncle Sam.

Les maoïstes sont aux anges, les trotskistes à l’usine. Et les anars ? « Les anarchistes possèdent parmi tous le plus érudit savoir sur l’histoire ouvrière du XIXe siècle, et il n’est pas une insurrection qu’ils ne connaissent », écrit Philippe ­Artières. C’est peut-être leur main qu’il faut voir dans cette affiche montrant les visages de Dieu, Marx, Lénine, Staline et Mao avec la mention « Il n’est pas de sauveur suprême », et dans cette autre au terrible mais lucide slogan « Vous avez voté : vivotez ! »

Une grande générosité

Par-delà des errements, voire des erreurs qu’il est aisé de ­conspuer rétrospectivement, les protagonistes de cette époque font preuve d’une grande générosité.

Ils vont en délégation à Besançon soutenir les personnels de l’usine de montres Lip, peignent une série en hommage à des ­mineurs tués par un coup de grisou, se mobilisent après l’assassinat, en 1972 à Billancourt, de l’ouvrier et militant maoïste Pierre Overney – Ipousteguy lui sculpte ainsi un monument funéraire, jamais érigé pour cause d’érection conquérante du défunt tel qu’il le représente. Ils se constituent aussi en coopérative comme les Malassis pour raconter le triste destin d’une famille paysanne ruinée – les vaches mortes pattes en l’air sont un poème visuel – dont les enfants ­finissent en prison, à l’armée ou à l’usine…

Et puis la révolution prend une autre tournure : au « Jouissez sans entraves » qui égayait les murs de Paris en 1968 succède le « Prolétaires de tous pays, caressez-vous ! » avec la création, en 1971, du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) et de son journal L’Antinorm.

Travesti, Michel ­Journiac décrit, en photographies, 24 heures de la vie d’une femme ­ordinaire, tandis que les femmes, elles, réclament la maîtrise de leur corps et de leurs choix, à travers, notamment, le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception, et publient des ­revues joyeusement militantes, comme Les Pétroleuses, Le ­torchon brûle, journal ­ « menstruel », ou le plus radical SCUM (Society for Cutting Up Men). Ce n’était qu’un début, comme on disait alors : l’actualité montre que le combat continue.

Images en lutte. La culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974). Palais des Beaux-Arts, 13, quai Malaquais, Paris 6e. Du mardi au dimanche de 13 heures à 19 heures. Entrée 4 € et 7,50 €. Jusqu’au 20 mai.

5 mars 2018

Brasserie Lipp

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5 mars 2018

Festival de Cannes

5 mars 2018

Actuellement à la M.E.P....

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