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Jours tranquilles à Paris

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4 mars 2018

David Goldblatt - Exposition au Centre Pompidou jusqu'au 13 mai 2018 - vu le 1er mars

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Né en 1930, David Goldblatt parcourt inlassablement l’Afrique du Sud, depuis presque trois quarts de siècle. À travers ses photographies, il raconte l’histoire de son pays natal, sa géographie et ses habitants. Il examine ainsi scrupuleusement l’histoire complexe de ce pays, lui qui fut témoin de la mise en place de l’apartheid, de son développement, puis de sa chute. Lauréat du Hasselblad Award (2006) et du prix Henri Cartier-Bresson (2009), David Goldblatt est aujourd’hui considéré comme l’un des photographes majeurs du 20e siècle, mais pour bien d’autres raisons qu’une simple fidélité à son sujet. L’artiste limite chaque travail personnel à un lieu particulier, dont il a une très bonne connaissance. Cette parfaite maîtrise du terrain lui permet de trouver la forme la plus juste pour exprimer toute sa complexité. Si son approche documentaire le relie à des maîtres tels Dorothea Lange, Walker Evans, August Sander ou encore Eugène Atget, Goldblatt n’a jamais voulu adopter des solutions photographiques déjà existantes.

La singularité de l’art de Goldblatt réside, plus largement, dans son histoire personnelle et sa vision de la vie. Né dans une famille d’immigrés juifs lituaniens fuyant les persécutions, il est élevé dans un esprit d’égalité, de respect et de tolérance vis-à-vis des personnes d’autres cultures et d’autres religions. Dans sa maison natale, remplie de livres, les différences d’opinions se discutent. Ses frères aînés le sensibilisent aux questions sociales et l’introduisent à la pensée de gauche. En témoignent ses premières photographies réalisées entre 16 et 18 ans - dockers, pêcheurs, ouvriers miniers. Le sujet de la mine l’intéresse tout particulièrement : devenu jeune photographe professionnel, il réalisera plus tard une série autour des mines en déclin, voire abandonnées, de sa région natale. Ces photographies constituent la matière de son premier livre photographique, On the Mines, qu’il signe avec Nadine Gordimer. À cela s’ajoutent sa curiosité et sa volonté de comprendre, plutôt que de bannir les attitudes qu’il ne partage pas. C’est ce qui l’a poussé, après l’avènement de l’apartheid, à poser son regard sur les petits agriculteurs afrikaners qu’il croisait dans la boutique de vêtements de son père. Ces images sont publiées en 1975 dans son deuxième livre, intitulé Some Afrikaners Photographed. Le désaccord avec la politique raciale de l’apartheid et les abus du gouvernement actuel sont à la source d’une longue série d’images entreprise il y a presque quarante ans, intitulée Structures. Les photographies des bâtiments et des paysages, accompagnées de légendes informatives détaillées, encouragent une réflexion sur le rapport que les formes de ces environnements entretiennent avec les valeurs sociales et politiques des individus ou des groupes sociaux qui les construisent et les habitent.

David Goldblatt répète souvent que la photographie n’est pas une arme et qu’elle ne devrait se rapprocher d’aucune propagande, même dans un but louable. Le langage photographique qu’il a privilégié est, dans la lignée de cet esprit, à la fois simple et intense. En prenant le temps, en utilisant un appareil moyen format, en posant l’appareil sur le trépied, et en mettant ses opinions au second plan, Goldblatt donne un espace à la personne ou au lieu photographié, exprimant ainsi leurs idées et leurs valeurs.

Des essais de jeunesse jusqu’aux images les plus récentes, l’exposition rétrospective que consacre le Centre Pompidou à l’œuvre de David Goldblatt offre, pour la première fois en France, un parcours inédit de plus de 50 ans de photographie. Réunissant plus de deux cents photographies, une centaine de documents inédits ainsi que des films où Goldblatt commente ses photographies, elle permet au public de plonger dans cet œuvre fascinant qui apprend à regarder avec un œil conscient et analytique. Comme l’écrivait Nadine Gordimer, grande auteure et amie du photographe : « La ‹ chose essentielle › dans les photographies de Goldblatt n’est jamais un morceau, ou le raccourci visuel d’une vie ; elle est empreinte par le désir de communiquer, grâce à la connaissance et la compréhension, la totalité du contexte de cette vie, dans laquelle ce détail, parmi et plus que tous les autres, est signifiant. Et c’est la présence de ‹ chose essentielle › – et non pas le détail en soi – qui maintient l’équilibre dans la totalité, entre la généralité de ce qui a été vu à de maintes reprises et ce qui est vu de manière singulière. »

« David Goldblatt ne saisit pas le monde avec l’appareil. Il cherche à se débarrasser des idées préconçues sur ce qu’il voit avant de les sonder davantage avec son instrument de prédilection – l’image photographique. » Nadine Gordimer, 1983

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4 mars 2018

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4 mars 2018

"Dans la brume" - sortie le 4 avril - save the date

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Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe... Mais les heures passent et un constat s'impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume...

4 mars 2018

Etienne Mougeotte

4 mars 2018

Oscars 2018 : « La Forme de l’eau », « Dunkerque » et « 3 Billboards » grands favoris

Hollywood retient son souffle avant la grand-messe des Oscars, dimanche 4 mars à Los Angeles. Une 90e cérémonie qui devrait être marquée par le scandale Weinstein, tandis que l’annonce des nominations, en janvier, a souvent résonné de l’écho du mouvement #metoo.

Certaines stars devraient aussi arborer un pin’s orange représentant le drapeau américain en signe d’opposition aux violences liées aux armes à feu.

Animateur de la soirée pour la deuxième fois d’affilée, l’humoriste Jimmy Kimmel a aussi promis que le fiasco de l’année passée, où un mauvais nom avait été annoncé pour l’Oscar du meilleur film – La La Land au lieu de Moonlight –, ne se reproduirait pas.

Trois films font la course en tête : la romance fantastique La Forme de l’eau (treize nominations), le film historique Dunkerque (huit nominations) et le drame satirique 3 Billboards : les panneaux de la vengeance (sept nominations). Suivent Phantom Thread (six nominations) et Lady Bird (cinq). Séance de rattrapage, au cas où vous les auriez manqués cette année.

« La Forme de l’eau », de Guillermo del Toro

Passionné par les figures fantasmagoriques voire carrément monstrueuses, Guillermo del Toro était jusqu’ici connu pour des films comme Hellboy ou Le Labyrinthe de Pan. Avec ses treize nominations, notamment dans les principales catégories, La Forme de l’eau est un conte étrange et enchanteur sur les amours d’une muette et d’une créature amphibie, qui revisite l’histoire de La Belle et la Bête.

La « belle » y est une femme de ménage muette et timide (Elisa, interprétée par Sally Hawkins, qui a appris la langue des signes), employée dans un laboratoire gouvernemental américain ultra-secret pendant la guerre froide. Sa vie bascule lorsqu’elle fait la découverte d’une expérience encore plus secrète et rencontre la « bête », une créature sortie de la mer, condamnée à être dépecée par ceux qui la retiennent, en premier lieu le directeur du laboratoire (Michael Shannon). La rencontre de ces deux solitudes va donner naissance à une histoire d’amour follement poétique, où l’eau jouera un élément essentiel. Elisa va tenter de faire évader la créature, avec l’aide de sa collègue (Octavia Spencer) et de son voisin (Richard Jenkins), deux personnages aussi seuls qu’elle.

« Dunkerque », de Christopher Nolan

Christopher Nolan a récolté huit nominations pour Dunkerque, son drame magistral sur l’opération « Dynamo », l’évacuation désespérée de l’armée alliée de la plage de Dunkerque en 1940.

Son poussé au maximum, ­impacts des bombes et des balles sifflant aux oreilles des spectateurs, format plus grand et plus vibrant que ­nature, couleurs sombres et paysages d’apocalypse, caméra ­embarquée dans les situations les plus atroces, partition omniprésente d’Hans Zimmer… Nolan joue, en virtuose, de cette approche immersive. Sur terre, sur mer ou dans les airs, il s’agit de faire intimement ressentir au spectateur ce que c’est que d’être un soldat transformé, par la ­nature des opérations militaires et du terrain, en une cible permanente.

« 3 Billboards : les panneaux de la vengeance », de Martin McDonagh

Fort de sept nominations, notamment pour le meilleur second rôle masculin (Sam Rockwell, en tête des paris, et Woody Harrelson) et pour la meilleure actrice (Frances McDormand), ce film met en scène avec beaucoup d’humour noir Mildred, une mère en deuil et en colère qui loue trois panneaux publicitaires pour relancer l’enquête sur le meurtre de sa fille.

La tonalité abrasive du message de Mildred, qui hurle l’horreur des faits pour empêcher que ce crime se perde comme tant d’autres dans le silence et l’oubli, donne à ce début de film une teinte féministe offensive, que renforcent les allégations sur les violences racistes commises dans l’enceinte du commissariat par un certain Dixon (Sam Rockwell).

« Phantom Thread », de Paul Thomas Anderson

Dans le Londres des années 1950, Phantom Thread raconte l’histoire de Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), couturier londonien qui multiplie les conquêtes féminines. Jusqu’à ce qu’il rencontre Alma (Vicky Krieps), une jeune femme à la beauté irrégulière et au léger accent germanique, dans une auberge sur la route qui le mène à son cottage. Woodcock se lance alors dans une cour effrénée, à laquelle Alma répond sans se laisser désarmer.

La jeune femme se lance dans une campagne sans merci pour transformer l’engouement de Reynolds Woodcock en engagement… Magistral dans le rôle du couturier, Daniel Day-Lewis a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran.

« Lady Bird », de Greta Gerwig

Pour son premier film derrière la caméra, l’actrice Greta Gerwig dresse le portrait sensible d’une adolescente qui rêve de fuir la Californie et sa relation tumultueuse avec sa mère.

Christine McPherson (interprétée par la jeune actrice améri­cano-irlandaise Saoirse Ronan), 17 ans, qui se présente sous le nom de « Lady Bird », étudie dans un lycée catholique pour filles de Sacramento. Issue d’une famille de la classe moyenne au milieu d’élèves très aisés, elle passe ses journées avec sa meilleure amie. Sa mère, une infirmière intransigeante qui travaille sans relâche, a peu d’ambition pour sa fille : étudier à l’université du coin, dans le meilleur des cas.

« Lady Bird », elle, rêve de vivre dans « un endroit culturel, comme New York, le Connecticut, le New Hampshire, où vivent les écrivains », quitte à entrer en conflit ouvert avec sa mère. En attendant, elle rejoint l’atelier de théâtre et de comédie musicale de son lycée, où elle flirte avec le petit ami idéal tout en ne perdant pas des yeux Kyle, plus mauvais garçon…

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4 mars 2018

Ailona Hulahoop

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3 mars 2018

Déesses Femen - exposition - save the date

3 mars 2018

Extrait d'un shooting - nu voilé

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3 mars 2018

«120 BPM» SAUVE LES CÉSARS

Par Didier Péron et Julien Gester - Libératio

Le film de Robin Campillo a obtenu six récompenses vendredi soir: montage, espoir, musique, scénario original, second rôle et meilleur film. «Au revoir là-haut» d'Albert Dupontel, cinq, dont celle du meilleur réalisateur. L'outsider «Petit Paysan» s'en tire avec les honneurs et trois césars. L'essentiel de cette longue soirée.

On nous avait promis le grand déballage, le lessivage intégral, l’opération mani pulite du cinéma français. On pouvait se raconter que la cérémonie des césars 2018 - qui s’est tenue vendredi soir salle Pleyel devant un public de professionnels rodé à rire poliment devant tout et n’importe quoi - serait placée, pour le meilleur et les pires blagounettes, sous le signe de l’ère post-Weinstein, dont le milieu du cinéma français n’a pris pour l’heure que sa part d’écume. Or, malgré les effets d’annonce et le sentiment que quelque chose de l’époque se joue là, avec le cinéma pour témoin de premières loges et principal catalyseur, il semble que tout le monde ou presque dans la salle était prêt à se contenter d’un cours express de consentement mutuel administré par le poussif Manu Payet et d’une standing ovation très pénétrée mais pliée en quarante-cinq secondes, dont on a eu quelques difficultés à cerner l’impact exact sur l’évolution des moeurs. Ce passage néanmoins obligé, annoncé par le maître de cérémonie comme le «moment balance ton porc» (on a entendu quelques frémissements dans l’assistance), minuté et encadré, aura neutralisé tout phénomène de féminisme intempestif, locace et mal placé, comme naguère on invitait les intermittents à monter faire entendre leur voix sur scène pour les dissuader d’envahir la salle - l’an prochain, on peut donc compter sur une séquence similaire dévolue à la cause des cheminots. Seule Blanche Gardin, qui remettait le césar du meilleur espoir féminin, aura apporté une touche un peu grinçante à cet édifice d’ensevelissement sous des nappes de consensuel contrôlé, arborant à la fois le ruban blanc de l’opération #MaintenantOnAgit initiée par la Fondation des femmes et un badge à l’effigie du comique américain Louis C.K., à la carrière torpillée il y a quelques mois suite aux accusations de masturbation spontanée devant plusieurs femmes qui ne lui avaient rien demandé.

Toi Jean, toi Jeanne...

Abondamment irrigué en traits de génie par les auteurs géniaux élevés au bon grain par Vincent Bolloré, Manu Payet a aussi pris l'initiative de siffler l’heure du «moment gênant» comme archétype structurant des césars depuis leur création - mais ça ne va pas en s’arrangeant. Un grand moment de mise en abyme ratée, puisque cette année, c’est l’intégralité de la cérémonie qui constituait une vaste cathédrale de gêne hérissée de tous les poncifs de circonstance («Vous faîtes le plus beau métier du monde», etc.), ponctuellement traversée par les séquences émotions consacrées aux grands disparus de l’année (toi Jean, toi Jeanne, toi Danielle, toi Johnny, toi Gigi...) et quelques trop rares éclairs de lucidité sur le sens de ce cirque, que l’on doit pour l’essentiel à l’équipe du film 120 battements par minute, de Robin Campillo. Le grand vainqueur de la soirée, sur tous les tableaux, à défaut d’avoir coché toutes les catégories pour lesquelles il était nommé.

En sacrant cette vibrante fresque des années sida à la fois meilleur film, meilleur scénario original, meilleur montage, meilleure musique (Arnaud Rebotini), meilleur espoir masculin (Nahuel Pérez Biscayart) et meilleur acteur dans un second rôle (Antoine Reinartz), les votants n’auront pas seulement prolongé la belle carrière du film-phénomène initiée par l’inflammation cannoise (et le grand prix glané sur la Croisette), mais aussi offert une tribune à Campillo et ses comparses, que ceux-ci ne se seront pas privés d’investir de toute la gravité, la dignité et la prise sur le monde réel qui semblait faire défaut par ailleurs. Les larmes du colosse Arnaud Rebotini invoquant «la voix de ceux qui sont morts, ceux qui ont perdu des proches [alors qu']Act Up existe toujours et [que ]le sida n’est pas qu’un film», la reprise réitérée du slogan «Silence = mort», l’évocation des travailleurs du sexe, des toxicomanes et surtout de la cause des migrants (Campillo a fait entendre combien la prochaine loi Colomb constituait une aggravation de la situation déjà terrible de ces derniers en France)... Les montées sur scène successives de l’équipe du film (834000 entrées à ce jour) auront tenu la seule note juste de la cérémonie, avec l’envolée de Jeanne Balibar, enfin couronnée en meilleure actrice après quatre nominations infructueuses, pour son hommage fusionnel à la chanteuse Barbara dans le film de Mathieu Amalric.

Celle-ci eut comme quelques autres des primés de la soirée à se débattre avec un jingle symphonique importé sauvagement de la cérémonie des oscars pour faire taire les impétrants trop bavards à coups de violons sirupeux - dispositif qui se fait cruellement absent tandis que s'étirent les insipides introductions des remettants. Autre innovation pour le moins discutable de cette édition, le «césar du public», remis au film ayant réalisé le plus d’entrées en France au cours de l’année écoulée (en l’occurrence le confondant Raid dingue de Dany Boon), soit le seul prix décerné qui ne repose sur aucune forme de suffrage. Comme si pareil film et son réalisateur-acteur-producteur-exilé fiscal avaient besoin qu’on lui administre pareils gratifications dorées en plus de tout le reste au titre que ses oeuvres bénéficient d’opérations de distribution et de marketing parmi les plus problématiquement enviables en termes de concentration des moyens et d’écrasement de tout ce qui l’entoure.

Au revoir «le Sens de la fête»

Nahuel Pérez Biscayart, l’acteur starisé par 120 BPM fait le lien avec l’autre principal champion de la soirée: Au revoir là-haut d’Albert Dupontel (absent car «il est mal à l'aise avec le principe de compétition»), pataquès à la Tardi/Jeunet/Gilliam en marmelade pour Ehpad et halte-garderies, où tout est morceau de bravoure et rien ne consiste jamais. C’est pourtant ce film-là, certes de loin le plus ambitieux de son auteur très obstiné, qui aura décroché le prix de la meilleure réalisation à la barbe de Campillo, outre son césar de la meilleure adaptation, et ses différentes distinctions dans des catégories relevant toutes plus ou moins de la direction artistique (meilleurs photo, costumes et décors), symptôme de là où se joue, sur un mode outré, l’écriture de Dupontel.

Le challenger Petit Paysan, premier long métrage d’Hubert Charuel (et succès surprise à plus de 500 000 entrées) s’en tire avec les honneurs : meilleur acteur pour le phasme blême Swann Arlaud, meilleure actrice dans un second rôle pour Sara Giraudeau et trophée du meilleur premier film (au détriment de concurrents tels que Grave ou Jeune femme, caméra d’or du dernier festival de Cannes).

Les deux grands perdants du soir sont le Sens de la fête du duo Nakache-Toledano (dix nominations, un amas de stars invraisemblable et une cote de sympathie certaine, mais pas un prix) et une certaine idée du bien-être le vendredi soir, saccagée en règle dès le numéro d’entame musicale des festivités.

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3 mars 2018

Exposition - jusqu'au 3 mars 2018 (dernier jour

Exposition - jusqu'au 3 mars 2018 (dernier jour aujourd'hui)

ATAE YÛKI

与 勇輝

SCÈNES DE LA VIE JAPONAISE EN SCULPTURES DE TISSU

Avec ses sculptures de tissu, l’artiste japonais ATAE Yûki, né en 1937, nous ouvre les portes d’un univers unique.

À l’occasion de son 80e anniversaire, ses œuvres seront exposées pour la deuxième fois à Paris : l’occasion d’opérer un retour sur une carrière riche de 50 années d’activité artistique à travers ses œuvres les plus représentatives, ainsi que de découvrir ses récentes créations.

Au Japon, les expositions des œuvres de ATAE Yûki, organisées dans toutes les grandes villes du pays, attirent de très nombreux visiteurs. À l’étranger, outre Paris, New York et São Paulo ont accueilli ses œuvres qui réveillent une nostalgie enfouie au plus profond de chacun d’entre nous, accessible par-delà les frontières et les différences culturelles.

Pour cette exposition, ATAE Yûki a réuni plus de 100 sculptures de tissus réparties en cinq sections : Un monde nostalgique, Hommage au cinéaste Yasujirô Ozu, Mémorial de l’ère Showa (1926-1989), etc.

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www.atae-yuki-paris.fr

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