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Jours tranquilles à Paris

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3 mars 2018

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3 mars 2018

Césars : « 120 Battements par minute » et « Au revoir là-haut » grands gagnants

Par Thomas Sotinel

Le long-métrage de Robin Campillo a obtenu, vendredi soir, le César du meilleur film, tandis qu’Albert Dupontel remportait celui du meilleur réalisateur.

Il n’y aura pas eu de razzia lors de la 63e cérémonie des Césars, organisée vendredi 2 mars à la salle Pleyel, à Paris. 120 Battements par minute, de Robin Campillo l’a emporté sur Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel, six trophées contre cinq.

Le long-métrage de Campillo s’est adjugé le César du meilleur film, Albert Dupontel a remporté celui du meilleur réalisateur. D’autres ont ainsi pu se glisser dans le palmarès : Barbara de Mathieu Amalric qui a valu le César de la meilleure actrice à Jeanne Balibar et remporté le trophée du meilleur son, Petit Paysan, d’Hubert Charuel, meilleur premier film et meilleur acteur pour Swann Arlaud.

Cette cérémonie, qui restera sans doute comme l’une des plus ennuyeuses dans une lignée qui avait pourtant placé la barre assez haut, aurait dû être marquée, comme les Golden Globes américains ou les Bafta britanniques, par les conséquences de l’affaire Weinstein, par la lutte contre le harcèlement sexuel et le combat pour la parité dans le cinéma.

Mais on n’est pas allé plus loin que quelques allusions bienséantes, lors du discours d’ouverture de la présidente de l’édition, Vanessa Paradis, ou au détour de quelques discours de remerciements. Les participant(e)s avaient été invité(e)s à porter un discret ruban blanc et le climax militant de la cérémonie a été atteint lorsque le maître de cérémonies, Manu Payet, a invité le public à « agir » en se levant pour que les caméras saisissent la multitude des rubans blancs.

Le premier César du public va à « Raide Dingue »

Seuls les lauréats de 120 battements par minute ont tenté de ramener le public de la salle Pleyel au monde réel. Recevant le César du scénario original, Robin Campillo a rappelé que, parmi les populations les plus vulnérables à l’épidémie de sida, les toxicomanes, les prostitués, les étrangers aujourd’hui nommés migrants, restaient encore les cibles de l’injustice. Le musicien Arnaud Rebotini a dédié sa partition aux victimes de la maladie.

Finalement, la grande innovation de la soirée restait le César du public, attribué au film français ayant attiré le plus de spectateurs en 2017. C’est Raid dingue, de Danny Boon qui l’a emporté, permettant ainsi à l’interprète et réalisateur du film de poursuivre son interminable réconciliation avec une institution contre laquelle il était jadis parti en guerre.

Reste que le palmarès démontre une fois de plus que les votants de l’Académie des Césars ne tiennent pas la comédie en grande estime. Malgré ses neuf nominations, Le Sens de la fête, d’Olivier Nakache et Eric Toledano est reparti bredouille, tout comme Le Redoutable, de Michel Hazanavicius.

Thomas Sotinel

Palmarès des Césars 2018

Meilleur espoir masculin : Nahuel Pérez Biscayart dans 120 battements par minute

Meilleure photo : Vincent Mathias pour Au revoir là-haut

Meilleur son : Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébaut pour Barbara

Meilleur espoir féminin : Camélia Jordana dans Le Brio

Meilleurs décors : Pierre Quefféléan pour Au revoir là-haut

Meilleur montage : Romain Campillo pour 120 battements par minute

Meilleur court-métrage : Alice Vidal pour Les Bigorneaux

Meilleure musique originale : Arnaud Rebotini pour 120 battements par minute

Meilleur scénario original : Robin Campillo pour 120 battements par minute

César du public : Raid dingue, de Dany Boon

Meilleur costume : Mimi Lempicka pour Au revoir là-haut

Meilleur film d’animation (court-métrage) : Pépé le Morse de Lucrèce Andreae

Meilleur film d’animation (long-métrage) : Le Grand Méchant Renard et autres contes, de Benjamin Renner et Patrick Imbert

Meilleur premier film : Petit paysan, de Hubert Charuel

Meilleur acteur dans un second rôle : Antoine Reinartz dans 120 battements par minute

Meilleure adaptation : Albert Dupontel et Pierre Le Maître pour Au revoir là-haut

Meilleur film étranger : Faute d’amour, de Andreï Zviaguintsev

Meilleure actrice dans un second rôle : Sara Giraudeau dans Petit Paysan

Meilleur film documentaire : I am not your negro, de Raoul Peck

Meilleur acteur : Swann Arlaud, dans Petit paysan

Meilleure réalisation : Albert Dupontel, pour Au revoir là-haut

Meilleur actrice : Jeanne Balibar pour Barbara

Meilleur film : 120 battements par minute, de Robin Campillo

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2 mars 2018

"Jusqu'à la garde" - vu ce soir

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Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

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2 mars 2018

Sylvio Testa

sylvio testa

2 mars 2018

In memorem Serge Gainsbourg

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2 mars 2018

Trump-Macron, une relation paradoxale, mais visiblement solide, entre deux dirigeants à la fois proches et totalement opposés

Par Sylvie Kauffmann, éditorialiste au "Monde"

Le 24 avril, les Trump recevront les Macron à la Maison Blanche. Dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », s’interroge sur la relation privilégiée qu’entretiennent ces deux présidents que tout devrait opposer.

Entre eux, tout a commencé par une poignée de mains dont on a fait grand cas. L’a-t-on surinterprétée, cette poignée de mains virile et, disons-le, un peu ridicule au sommet de l’OTAN, le 25 mai 2017 à Bruxelles ? Peut-être.

Mais lorsque, huit mois plus tard, lors du Forum économique de Davos (Suisse), le journaliste de la télévision helvétique Darius Rochebin évoque devant Emmanuel Macron cette scène « incroyable » avec Donald Trump, cette scène où « vous lui broyez la main, elle devient blanche », le président français ne s’inscrit pas en faux. Il y a même comme une lueur de fierté dans son regard.

A Bruxelles, élu depuis quinze jours, Emmanuel Macron était le petit nouveau dans le cercle des dirigeants de l’Alliance atlantique. Auréolé de sa victoire sur Marine Le Pen, certes, mais junior quand même. L’autre nouveau venu, c’était Donald Trump, porté, lui, à la tête de la première puissance du monde sept mois plus tôt par une vague populiste.

Calculée ou non, cette poignée de mains, finalement, c’était un peu pour Macron une manière de s’affirmer face à un homme qui tétanisait les Européens et qui, à 71 ans, aurait pu être son père. Trump, qui s’y connaît en matière de transgressions, ne lui a pas tenu rigueur de ces jointures écrasées. L’épisode lui rend même « Emmanuel » sympathique : ne sont-ils pas tous deux, à ce moment-là, des animaux politiques atypiques, arrivés au pouvoir dans des circonstances inhabituelles ? Et de fait, ce moment scelle la naissance d’une relation paradoxale, mais visiblement solide, entre deux dirigeants, un Américain et un Français, à la fois proches et totalement opposés.

France First !

Cette relation trouvera sa consécration dans la visite d’Etat que feront Emmanuel et Brigitte Macron à Washington, du 23 au 25 avril, à l’invitation du couple Trump. Dans le communiqué annonçant, lundi 26 février, les dates de la visite, l’Elysée a pris soin de souligner qu’il s’agit là de « la première visite d’Etat d’un dirigeant étranger depuis l’élection de Donald Trump ».

France First ! Cette précision et la fierté qu’elle recèle sont, elles aussi, révélatrices de la proximité inattendue entre un président américain septuagénaire, nationaliste, à droite de la droite, volontiers grossier et fier de ne jamais ouvrir un livre, et un ambitieux président français de 40 ans qui se définit comme progressiste, multilatéraliste, pétri de culture et de valeurs humanistes.

Sur quoi repose, au fond, cette relation ? Dès son arrivée à l’Elysée, explique un haut responsable au fait du dossier, Emmanuel Macron a décidé qu’une bonne relation avec Washington était essentielle ; « il se trouvait que le président des Etats-Unis était Donald Trump ». Qu’importe : il faudra faire avec. Comme il l’expliquera à plusieurs reprises, les Etats-Unis sont un partenaire indispensable dans la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité collective. A vrai dire, la brève relation Trump-Hollande fut plutôt bonne, mais vu la réputation sulfureuse du nouveau président américain, l’équipe Hollande ne s’en vantait pas. Macron, lui, fait le choix d’assumer. A Bruxelles fin mai, puis au sommet du G7 qui s’enchaîne à Taormine (Italie), le jeune président anglophone met le paquet. « Le G7 s’y prêtait, c’est une réunion très informelle, les chefs d’Etat et de gouvernement passent deux jours ensemble. Le courant est passé », confie la même source.

Puis vient la trouvaille du 14-Juillet, l’invitation au défilé sur les Champs-Elysées, le dîner à la Tour Eiffel, Melania Trump en Dior… Donald Trump, émerveillé, envoie un tweet de remerciements presque délicat, commande le même défilé sur Pennsylvania Avenue. L’affaire est dans le sac. Bluffés de faire impression à si bon compte, les Français jouent le jeu, contrairement aux Britanniques qui s’opposent bruyamment à une visite des Trump.

« Emmanuel, I like him a lot ! »

Entre Theresa May complètement accaparée par le Brexit et Angela Merkel qui ne cache pas son dédain pour le populisme du président américain, Emmanuel Macron s’impose comme l’interlocuteur privilégié de Washington en Europe. « Emmanuel, I like him a lot ! », confie Donald Trump à la chaîne britannique ITV.

« Cette relation, elle est pour moi très forte, affirme le Français à la RTS le 24 janvier. C’est une relation personnelle, qui dépasse les clivages, et j’y suis très attaché. » M. Macron aime mettre en avant cette proximité, voire son influence sur son homologue américain : il raconte ainsi l’avoir fortement encouragé au téléphone à venir à Davos, pour qu’il « se confronte à d’autres idées, qu’il soit dans ce multilatéralisme auquel je tiens ».

Chez les diplomates, on raconte même que les responsables américains raisonnables, ceux que l’on appelle à Washington « les adultes », encouragent leurs interlocuteurs français à favoriser les échanges des deux présidents : « Plus Macron lui parle, mieux c’est », plaident-ils. Quand Trump et Macron sont ensemble, l’adulte, en fait, c’est le plus jeune.

Tout n’est pas rose pour autant. Le président français évoque volontiers « des désaccords ». « Pays de merde », par exemple, avoue-t-il à la BBC, « ce ne sont pas des mots qu’on doit utiliser ». Il n’a pas réussi à convaincre son homologue Américain récalcitrant de réintégrer l’accord de Paris sur le climat et il voit les nuages protectionnistes s’amonceler sur l’horizon commercial. Il ne manquera pas aussi de plaider une dernière fois à Washington pour sauver l’accord iranien sur le nucléaire.

Trump « est parfois imprévisible, reconnaît-il, et quand on est la première puissance du monde, être imprévisible, ça peut insécuriser des gens ». Pas lui ? « Il cherche l’escalade, c’est sa méthode, dit encore Emmanuel Macron à la RTS. Il ne faut pas que ses décisions à court terme viennent entraver nos objectifs communs. C’est là qu’on a des débats. » Entre ces deux-là, il y a, donc, « désaccords » et « débats ». D’une certaine manière, c’est rassurant.

2 mars 2018

Superbe ! - vu sur internet

superbe

2 mars 2018

Extrait d'un shooting - la salopette

2 mars 2018

EUROVISION le 12 mai - save the date

eurosision

. @ christophewillem rejoint @stephane.bern.officielpour commenter la finale de l ' #Eurovision sur # France2 le 12 mai prochain à Lisbonne! Ils seront accompagnés par @alma_officiel au micro!

1 mars 2018

Monica Bellucci

monic a b

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