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Jours tranquilles à Paris

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10 janvier 2018

Vu sur internet - j'aime beaucoup

jaime34

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10 janvier 2018

Arnaud Baumann : l’Homme réalisé

Le travail d’Arnaud Baumann est à l’honneur à Paris, en Janvier 2018, autour de deux expositions qui lui sont consacrées simultanément. Réunies comme les panneaux d’un diptyque sous le titre de Total Baumann, ces deux expositions constituent une plongée dans le travail d’un photographe qui arpente le monde et cherche à capter le mystère de nos âmes depuis quatre décennies.

Ne vous fiez pas à l’appareil qui lui sert d’instrument. Ce photographe est comme un peintre ou un dessinateur : il ne « reproduit » pas la réalité ; il ne « capture » pas le réel ; il n’« enregistre », à proprement parler, rien. Il pense. Il imagine. Puis il danse avec son imagination et la fait tourbillonner jusqu’à ce qu’elle se hisse à l’état de vision. Ce photographe est tout aussi alchimique qu’un peintre : il fait de son regard un creuset, et de la matière même du monde il tire la puissance de l’image, comme on tire une étoile du chaos. Chez Arnaud Baumann, c’est une vision qui glisse comme de l’eau d’un œil à l’autre, ou qui traverse les cœurs à la vitesse du feu. Ce n’est plus une image, c’est de la poudre.

Arnaud Baumann aura réinventé son art un nombre incalculable de fois. Comme certains peintres ou dessinateurs, il a remis entièrement sur le métier, non seulement son ouvrage photographique, mais les relations entre la trame de sa vision et la chaine du monde. Au point qu’on peut quasiment deviner la date d’une photo de Baumann aux courbes et aux couleurs, aux angles et aux profondeurs. Ensuite, toute sa vie, il a alterné les photos posées et les photos spontanées, de sorte que les deux se sont sans cesse nourries l’une de l’autre : les photos spontanées sont les esquisses de ses photos posées ; ses photos posées sont les préparatifs de ses photos spontanées.

Et dans les photos spontanées, certaines sont si sophistiquées qu’on les dirait posées : les BNF et Villette de la fin des années 1990, ou même les Animaux de 1994, se plaçant face à l’appareil tels des stars en train de « jouer » les bêtes ! Enfin, il y a ces séries qui strient sa vie d’artiste, comme des Papes ou des Montagnes Sainte-Victoire : les nus de Carnet d’Adresses ; les visages ridés et les sourires lumineux de L’Âge du Siècle ; les AutoSportraits où les voitures ressemblent à des personnages de fiction, plein d’arrondis souriants de comics américains ; les déchainements d’animalité des vedettes transformées en « patients » enfermés dans les Chambres Blanches ; les baptêmes d’Eau Secours ; les corps découpés et exposés comme des œuvres d’art des Excentricités Ordinaires ; ou encore les réalisateurs et acteurs « montés » dans des décors imaginaires des Projections Privées.

Parmi les plus importantes de ses séries, la plus récente, Artistes Peints, a une place à part. Pour celle-ci, Baumann a inventé un système de projection permettant de photographier les peintres ou les dessinateurs tatoués de leurs propres œuvres, métamorphosés par leur style, leurs profils tissés par la chaine même de leur trame. Les Artistes Peints sont non seulement des réflexions sur le physique de l’artiste transformé en creuset de son œuvre, mais aussi des méditations sur la façon dont la photographie associe un être et son devenir, la façon dont la photographie peut fonctionner comme « point d’assemblage », au sens chamanique du terme, entre le corps, l’âme et l’esprit. Tant que nous sommes sur la photo de Baumann, nous ne sommes pas « déboités » ; nous sommes « sur la bonne voie » ; nous avançons vers notre réalisation et notre délivrance.

Parce que l’œuvre photographique d’Arnaud Baumann n’est pas seulement un voyage chamanique, c’est également une quête : celle de la « totalité ». Total Baumann est le nom du lieu que recherche l’adepte. C’est un lieu où le visage d’un homme, une étoile et le monde deviennent Un. Dans un visage, tous les mouvements de l’âme. Dans une étoile, toutes les expressions du corps. Dans un monde, tous les labyrinthes de l’intelligence. Et ce que ses photographies attendent de nous, c’est que nous soyons à la hauteur de leur exigence de totalité nous concernant. Les photographies de Arnaud Baumann nous demandent d’être « Total Nous » : visage, étoile et monde. Le sujet de l’ouvrage photographique d’Arnaud Baumann, le tissage qu’il aura réalisé sur son métier pendant quarante ans, c’est l’homme réalisé.

Pacôme Thiellement

Pacôme Thiellement est écrivain et vidéaste. Il aime Hara-Kiri, Bazooka, Zappa, Twin Peaks, Lost, Sohrawardi et la Bhagavad Gita. Il a écrit des essais sur la pop et la gnose, en particulier : L'Homme électrique (MF, 2008), Tous les chevaliers sauvages (Editions Philippe Rey, 2012) et Pop Yoga (Sonatine éditions, 2013). Il vient de publier La victoire des sans roi (PUF, 2017).

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Total Baumann

« Rétrospective » - Photographies de 1974 à nos jours

Les 11, 12 et 13 janvier 2018

Les Showrooms du Marais

118, rue de Turenne

75003 Paris

France

« Ombres et Lumières » Visions intérieures, images intimistes

Du 9 janvier au 3 février 2018

Galerie Corinne Bonnet

Cité artisanale, 63 rue Daguerre

75014 Paris

France

http://galeriecorinnebonnet.com/

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10 janvier 2018

Iris Brosch - photographe

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10 janvier 2018

Des femmes libèrent une autre parole

Un collectif de plus de 100 femmes affirme son rejet du " puritanisme " apparu avec l'affaire Weinstein et d'un certain féminisme qui exprime une " haine des hommes "

Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

A la suite de l'affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d'emprunter, au nom d'un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

Délations et mises en accusation

De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d'individus qui, sans qu'on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l'exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu'ils n'ont eu pour seul tort que d'avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses " intimes " lors d'un dîner professionnel ou d'avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les " porcs " à l'abattoir, loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d'une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres " à part ", des enfants à visage d'adulte, réclamant d'être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un " comportement déplacé " qu'ils auraient pu avoir voici dix, vingt ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l'incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d'Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d'un tableau de Balthus d'un musée au motif qu'il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l'homme et de l'œuvre, on demande l'interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow-Up, de Michelangelo Antonioni, " misogyne " et " inacceptable ". A la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert) et même Nicolas Poussin (L'Enlèvement des Sabines) n'en mènent pas large. Déjà, des éditeurs -demandent à certaines d'entre nous de rendre nos personnages masculins moins " sexistes ", de parler de sexualité et d'amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les " traumatismes subis par les personnages féminins " soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une " appli " de leur téléphone un document dans lequel les pratiques qu'ils acceptent et celles qu'ils refusent seront dûment listées.

Le philosophe Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De même, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd'hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n'est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d'être l'objet sexuel d'un homme, sans être une " salope " ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d'un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l'envisager comme l'expression d'une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d'une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d'importuner. Et nous considérons qu'il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu'en s'enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu'il est plus judicieux d'élever nos filles de sorte qu'elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n'atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d'elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Collectif

10 janvier 2018

En 2018, les soldes d'hiver se déroulent du mercredi 10 janvier 2018 au mardi 20 février 2018.

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soldes (3)

soldes (4)

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9 janvier 2018

Petter Hegre - photographe

 

 

9 janvier 2018

Le « parler vrai » de Macron à l’épreuve des autocrates

Le 5 janvier face à Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’Etat a choisi, comme en mai 2017 face à Vladimir Poutine, d’adresser à voix haute certaines critiques à celui qu’il recevait en grande pompe.

Comment gérer les dictateurs ? Le nombre croissant d’autocrates sur la scène internationale pose un problème de plus en plus épineux aux dirigeants des pays démocratiques. Plusieurs attitudes sont possibles : il y a l’option gel des relations, pour ceux qui sont vraiment infréquentables. Il y a la rencontre discrète en se pinçant le nez, si possible en marge de grandes conférences internationales. Il y a la posture « realpolitik », qui assume un dialogue pas forcément glorieux, mais adouci par la signature d’énormes contrats réparateurs pour la balance commerciale.

Et puis il y a la méthode Macron. Elle consiste à recevoir avec tous les honneurs les autocrates de haut rang, ou à aller leur rendre visite en grande pompe, mais à se servir de la rituelle conférence de presse conjointe pour désamorcer, par quelques vérités assénées la tête haute, les critiques de ceux qui l’accusent de se compromettre. Dans son activisme diplomatique, le président français, dont on sait maintenant combien il aime parler, ne veut exclure personne : il souhaite rencontrer « tout le monde », y compris ceux avec lesquels le dialogue n’est pas forcément « cool », comme il le confiait au Point en septembre 2017 à propos de Recep Tayyip Erdogan. Mais il affirme aussi leur parler sans détour, et sans rougir.

Cette méthode a été inaugurée le 29 mai face à Vladimir Poutine, reçu dans le faste de Versailles pour s’entendre dire devant les journalistes que les médias officiels russes n’étaient que des organes d’influence et de propagande. Le président russe écouta stoïquement, le visage fermé : Versailles vaut bien une leçon.

Quels bénéfices ?

Emmanuel Macron a voulu rééditer l’exploit, vendredi 5 janvier, avec le président turc, dont la dérive autoritaire et répressive est dénoncée dans toute l’Europe. Il a souhaité, au cours « d’une discussion très franche », mettre fin à « l’hypocrisie » d’éternels pourparlers sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne : « Il est clair que les évolutions récentes et les choix de la Turquie ne permettent aucune avancée du processus engagé », a dit M. Macron au côté de M. Erdogan. Franc aussi sur leurs « désaccords sur la vision des libertés individuelles », le président français a soumis au président turc une liste de personnes que la France, et notamment les ONG, considère comme injustement poursuivies en Turquie, et a rappelé que la liberté d’expression est « un bloc qui ne se divise ni ne se détricote ».

La question, bien sûr, est la contrepartie espérée. Sortir de ces rencontres la tête haute est une chose, en tirer les bénéfices attendus en est une autre. L’avenir dira si l’accueil de M. Poutine et de M. Erdogan permet d’avancer, notamment, sur le déblocage du dossier syrien.

La méthode Macron semble, en outre, souffrir déjà des exceptions : recevant, le 24 octobre à l’Elysée, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, dont le pays abrite quelque 60 000 prisonniers politiques, le chef de l’Etat a refusé « de donner des leçons hors de tout contexte » – le contexte étant, en l’occurrence, la lutte commune contre le djihadisme.

Cette méthode sera à nouveau mise à l’épreuve cette semaine lorsque M. Macron rencontrera en Chine le plus puissant de tous les autocrates, le président Xi Jinping. Sur la réciprocité des ouvertures commerciales, sur les libertés individuelles et sur la protection des intérêts stratégiques européens, le président français aura, à Pékin, plus d’une occasion de tester son « parler vrai ».

9 janvier 2018

Extrait d'un shooting - lingerie

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9 janvier 2018

Limitation de vitesse à 80 Km/heure

9 janvier 2018

Souvenir d'enfance.... Photo prise à Auray - Morbihan

vous pouvez tous crever

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