Journée internationale des femmes : la première plateforme dédiée à leur émancipation
Ce 8 mars, la situation des femmes dans le monde sera mise en avant à travers un thème percutant, illustrant parfaitement la lenteur du changement ; "Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes". Parce qu'il n'est pas question d'attendre encore 100 ans pour que les femmes et les filles du monde entier soient enfin considérées à égalité avec les hommes, on vous parle de l'association W4 qui a créé la première plateforme de crowdfunding dédiée à leur émancipation. En avant pour le changement !
Sur une île au large des Philippines, des habitants ont trouvé refuge dans un cimetière transformé en camp de fortune. Il y a quelques années, Lindsey y pose ses valises pour une mission humanitaire. L'objectif ? Sortir les femmes de la pauvreté en leur donnant accès à l'éducation. « On a constaté que même si les filles réussissaient leurs études, elles manquaient de compétences en informatique parce qu'elles n'avaient jamais eu accès à un ordinateur. À l'époque, on a décidé de fonder un centre informatique pour leur offrir une formation et c'est comme ça que W4 est née. », nous confie Lindsey Nefesh-Clarke, la fondatrice de l'association.
L'accès des femmes au numérique, un enjeu mondial
Aujourd'hui, le numérique façonne entièrement le monde dans lequel on vit et la plupart des emplois nécessiteront des compétences digitales dans le futur. Pourtant, près de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à Internet, majoritairement des filles et des femmes. À la ville ou à la campagne, dans les pays développés ou émergents, Women’s WorldWide Web (W4) s'attèle à apporter aux femmes une éducation digitale. « Si on rate le coche, il nous faudra environ 100 ans pour atteindre la parité des genres. On ne peut pas courir le risque de laisser de côté les femmes et les filles dans la transition numérique mondiale. », nous explique Lindsey.
Investir dans le potentiel des femmes à travers le monde
Que les femmes aient accès aux technologies de l’information et de la communication est primordial pour accélérer le progrès. C'est pourquoi W4 nous propose de devenir acteurs.trices du changement via sa plateforme de financement participatif.
En donnant quelques euros, on participe au développement de formations, on aide les femmes à intégrer le marché de l'emploi, on développe des applications pour la sauvegarde des droits des femmes, et on finance des campagnes de sensibilisation pour encourager les filles à se diriger vers les secteurs des mathématiques, de l'ingénierie ou de la tech'. En bref, on change des vies !
En plus, le crowdfunding est 100 % transparent ; « Les donateurs vont pouvoir suivre comment chaque euro, chaque centime est utilisé, et 100 % des dons des particuliers est alloué au projet qu'il a souhaité financer », assure Lindsey.
Le E-mentoring : partager ses compétences à distance
Et si l'envie vous prend de participer humainement à l'aventure, il est également possible de partager vos compétences numériques, une partie de votre temps et de votre énergie avec les filles et les femmes qui participent aux différents programmes de formation que propose l'association. Une aide à distance d'une valeur inestimable !
© Marcus Bleasdale
Women’s WorldWide Web (W4)
États-Unis - Hachette renonce à publier les mémoires de Woody Allen
COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)
Le livre du réalisateur new-yorkais devait paraître le 7 avril aux États-Unis. L’annonce est intervenue au lendemain d’une manifestation de dizaines d’employés de la maison d’édition, à New York.
Le groupe Hachette a annulé vendredi 6 mars la publication de l’autobiographie du réalisateur américain Woody Allen, intitulée Apropos of Nothing, au lendemain d’une manifestation de dizaines d’employés de la maison d’édition, à New York.
Hachette avait annoncé lundi la mise en vente du livre, retace le New York Times. Les mémoires de Woody Allen, âgé de 84 ans, devaient sortir le 7 avril aux États-Unis via sa filiale Grand Central Publishing. Puis dans d’autres pays, notamment en France le 29 avril. La maison d’édition avait décrit l’ouvrage comme “un compte-rendu complet de sa vie, à la fois personnelle et professionnelle”, et a déclaré qu’il inclurait les écrits de M. Allen sur “ses relations avec sa famille, ses amis et les amours de sa vie”.
“M. Allen, cinéaste lauréat d’un Oscar, a vu son héritage terni par les allégations concernant sa fille” adoptive Dylan Farrow, rappelle le quotidien américain. Il est accusé d’avoir abusé d’elle sexuellement lorsqu’elle avait sept ans, ce qu’il a toujours démenti.
Décision “difficile à prendre”
Hachette, dans un communiqué, a évoqué une décision “difficile à prendre” :
La décision d’annuler le livre de M. Allen a été difficile à prendre. Nous prenons nos relations avec les auteurs très au sérieux, et nous n’annulons pas les livres à la légère. Nous avons publié et continuerons à publier de nombreux livres difficiles. En tant qu’éditeurs, nous nous assurons chaque jour dans notre travail que des voix différentes et des points de vue contradictoires peuvent être entendus.”
Hachette rendra “tous les droits” achetés au réalisateur, a-t-elle précisé.
Manifestation de dizaines d’employés
L’annonce est intervenue au lendemain d’une manifestation de dizaines d’employés d’Hachette – “environ 75”, selon Variety – qui sont sortis de leurs bureaux à New York pour dénoncer la sortie du livre. Leur action était intervenue après les critiques émises par le journaliste Ronan Farrow, frère de Dylan Farrow et lauréat du prix Pulitzer 2018 pour son enquête sur les agressions sexuelles commises par le producteur de cinéma Harvey Weinstein. En début de semaine, Ronan Farrow, dont le livre Catch and Kill est paru chez une autre filiale de Hachette, avait qualifié de trahison la décision de publier l’ouvrage de Woody Allen.
“Ces derniers jours, la direction de HBG (Hachette Book Group USA) a eu de longues discussions avec le personnel et d’autres (personnes). Après avoir écouté, nous sommes arrivés à la conclusion que maintenir la publication n’était pas faisable pour HBG”, a expliqué Hachette dans son communiqué.
Selon une source citée par The Hollywood Reporter, l’annonce de l’annulation de la publication des mémoires de Woody Allen a “surpris mais aussi soulagé” les membres du personnel de HBG, qui ont “applaudi et acclamé la nouvelle”.
Arabie Saoudite : trois princes dont le frère du Roi Salmane arrêtés pour trahison
Les trois hommes sont suspectés d'avoir fomenté un complot contre le très puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.Les trois hommes sont suspectés d'avoir fomenté un complot contre le très puissant prince héritier Mohammed ben Salmane (photo ci-dessus).
Reuters
Trois membres de la famille royale, dont prince Ahmed ben Abdelaziz al-Saoud, frère du roi Salmane, ont été arrêtés. Ils sont accusés de trahison et encourent la prison à vie, voire la peine de mort.
Les autorités saoudiennes ont arrêté trois membres de la famille royale, ont rapporté vendredi des médias américains, ce qui illustre un renforcement de l'emprise sur le pouvoir par le très puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.
Le prince Ahmed ben Abdelaziz al-Saoud, frère du roi Salmane, ainsi que le neveu du monarque, le prince Mohammed ben Nayef, ont été interpellés à leurs domiciles après avoir été accusés de trahison, rapporte le Wall Street Journal citant des sources anonymes.
Les deux hommes, naguère potentiels candidats au trône, sont accusés d'avoir "fomenté un coup dans le but de renverser le roi et le prince héritier", écrit le journal. Ils encourent la prison à vie, voire la peine de mort, selon la même source.
Le New York Times a également rapporté ces arrestations, ajoutant que le frère cadet du prince Nayef a lui aussi été appréhendé. Les autorités saoudiennes n'ont pas réagi dans l'immédiat à ces informations.
Il s'agit des plus récentes mesures en date du prince héritier qui renforce son emprise sur le pouvoir par l'emprisonnement de responsables religieux et militants, ainsi que de princes et d'importants hommes d'affaires.
Fils du roi Salmane, le prince héritier a également été confronté à de vives critiques internationales après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans l'enceinte du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul en octobre 2018.
Septuagénaire, le prince Ahmed était rentré au royaume depuis Londres après l'éclatement du scandale Khashoggi, une décision qui avait été interprétée par certains comme une volonté de montrer son soutien à la monarchie.
Peu avant son retour en octobre 2018, le prince Ahmed avait lancé, selon une vidéo largement diffusée sur internet, à des protestataires qui scandaient contre l'implication de l'Arabie saoudite dans le conflit au Yémen: "Qu'est-ce que la famille à voir avec ça? Certains individus sont responsables (...) le roi et le prince héritier".
Ce commentaire avait été perçu par certains comme une des rares critiques à l'adresse des plus hauts dirigeants du royaume, mais l'intéressé avait balayé une telle interprétation comme "inexacte".
En juin 2017, lorsque le prince Mohammed ben Salmane a été désigné prince héritier, le prince Nayef était ministre de l'Intérieur.
A l'époque, les chaînes de télévisions saoudiennes ont montré le prince Mohammed embrassant la main et s'agenouillant en signe de respect devant le prince Nayef.













