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Jours tranquilles à Paris

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1 mars 2020

Adèle Haenel

adele21

adele665

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1 mars 2020

Tina Kunakey et Vincent Cassel à la cérémonie des Césars

cassel

1 mars 2020

HARPER’S BAZAAR, L'EXPOSITION AU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

Harper’s Bazaar débarque au Musée des Arts Décoratifs le temps d'une grande rétrospective visible du 28 février au 5 juillet 2020. Dans les collections de mode et de textile du musée fraichement rénovées, articles et photographies racontent 150 ans de mode, l'expo mode à voir en ce printemps !

harpers

Cette exposition fashion est déjà l'un des événements les plus attendus de la Paris Fashion Week 2020, qui se déroule du 24 février au 3 mars 2020. Le célèbre magazine de mode Harper's Bazaar investit le Musée des Arts Décoratifs, et plus précisément les Galeries de la mode nouvellement rénovées.

L'idée derrière l'exposition Harper's Bazaar est de rendre compte de 150 ans de mode, en mettant en parallèle les couvertures, les clichés des grands photographes de mode et les articles du magazine dans les 1.500 m2 d'espaces consacrés à la mode du Musée des Arts Décoratifs.

A côté des tenues iconiques, costumes et accessoire conservés dans le musée parisien, on en apprend plus l'histoire de la mode depuis 1867, année de lancement du magazine de mode américain.

Les articles sur les nouvelles tendances furent longtemps accompagnés de dessins d'illustration, avant d'être illustrés par des clichés signées de grands photographes comme Richard Avedon et Peter Lindbergh, c'est assez fun à redécouvrir !

Par ailleurs, le musée n'oublie pas de mettre en lumière ceux qui ont fait et défait la mode à travers des articles de fond dans les pages de Harper's Bazaar. Un bel hommage est rendu aux grandes rédactrices en chef de Harper's Bazaar, celles qui font et ont fait trembler le monde de la mode à un moment donné :  Diana Vreeland, Carmel Show ou Alexey Brodovitch et Glenda Bailey, actuellement en place !

Entre deux défilés de mode, faites un tour au Musée des Arts Décoratifs, magnifique musée situé dans une aile historique du Musée du Louvre. De nombreux autres objets design insolites vous y attendent dans les allées... ça vaut le coup d'oeil.

1 mars 2020

Milo Moiré - free nipples

milo exhib (1)

milo exhib (2)

milo exhib (3)

milo exhib (4)

milo exhib (5)

1 mars 2020

CHEEK

cheek

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1 mars 2020

Réforme des retraites : comment l’exécutif a pris tout le monde par surprise en activant le 49.3

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Par Olivier Faye, Cédric Pietralunga, Manon Rescan

La plupart des députés « marcheurs » qui ne se trouvaient pas en séance, samedi à l’Assemblée nationale, ont appris la nouvelle à la radio ou sur leur smartphone.

De l’avis d’un conseiller ministériel, qui manie l’argot seconde langue, le coup est venu « en loucedé ». « En douce », en bon français. Il est 17 h 26, samedi 29 février, quand Edouard Philippe monte à la tribune de l’Assemblée nationale, à l’issue d’une suspension de séance impromptue. L’opposition s’agite depuis environ une demi-heure quant à la possibilité de voir le gouvernement recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer sans vote la réforme des retraites, bloquée depuis deux semaines au Palais-Bourbon dans des débats qui tournent au ralenti. « Cela s’agite, le 49.3 serait annoncé pour 17 heures ! », a tweeté, à 16 h 43, le député (Les Républicains, LR) du Bas-Rhin, Patrick Hetzel.

Le premier ministre vient confirmer sa prédiction, avec un peu de retard. « Conformément à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958, et après en avoir obtenu l’autorisation du conseil des ministres du 29 février, j’ai décidé d’engager la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraites », déclare le locataire de Matignon, prenant tout le monde par surprise. L’opération s’est montée en vingt-quatre heures.

Contrer les accusations de censure

Vendredi midi, Edouard Philippe reçoit pour déjeuner son ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, les présidents des groupes La République en marche (LRM) et MoDem à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre et Patrick Mignola, ainsi que les rapporteurs du projet de loi, Guillaume Gouffier-Cha, Jacques Maire, Nicolas Turquois, Corinne Vignon, Carole Grandjean et Paul Christophe. La discussion tourne autour des amendements de la majorité ou de l’opposition que le gouvernement pourrait ajouter à sa réforme en cas d’usage du 49.3. Une manière d’essayer de contrer les accusations de censure du débat parlementaire qui ne manqueront pas de fleurir une fois cette carte abattue.

Autour de la table, chacun connaît le menu des jours à venir, mais pas le timing. « Il était dit que le 49.3 serait utilisé, mais pas quand », raconte un participant. Le ralentissement du tempo opéré en début de semaine par Edouard Philippe a servi à accorder les violons entre l’exécutif et la majorité. « Le président de la République et le premier ministre étaient convaincus depuis une semaine de la nécessité d’utiliser le 49.3, assure un cadre de la Macronie. Il y a eu un jeu d’accordéon qui tenait au souci de préserver l’intégrité de la majorité. »

Edouard Philippe et Emmanuel Macron échangent à nouveau sur le sujet vendredi après-midi. Le chef du gouvernement se rend par ailleurs à l’hôtel de Lassay pour rencontrer discrètement le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Dans la soirée, un communiqué est envoyé à la presse : un conseil de défense et un conseil des ministres exceptionnels sont convoqués, samedi, au sujet… De l’épidémie de coronavirus. Or, chacun sait que l’activation de l’article 49.3 ne peut intervenir que dans le cadre du conseil des ministres. Mais le pouvoir reste coi. « Ce n’est pas à l’ordre du jour », jure-t-on à l’Elysée et à Matignon.

Au sein de l’exécutif, pourtant, certains sont mis dans la confidence. « Je savais que ça allait être acté au conseil des ministres, mais je ne savais pas quand ça serait déclenché à l’Assemblée nationale », révèle un conseiller. Pas question de laisser fuiter la moindre information qui permettrait à l’opposition de fourbir ses armes.

Battre le rappel des troupes

Samedi matin, les ministres du gouvernement Philippe se retrouvent à l’Elysée. La France s’inquiète de l’expansion du coronavirus, qui a contaminé plus de cent personnes sur le territoire depuis le mois de janvier. Au sortir du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, et le ministre de la santé et des solidarités, Olivier Véran, annoncent que les rassemblements confinés de plus de 5 000 personnes sont annulés. Le semi-marathon de Paris, prévu dimanche, subit le même sort. Pas un mot, en revanche, sur le 49.3.

Le sujet a pourtant occupé la fin du conseil. Les ministres du travail et de l’éducation nationale, Muriel Pénicaud et Jean-Michel Blanquer, ont détaillé certains aspects de la réforme des retraites dans leurs secteurs respectifs, pendant que celui des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a rappelé le calendrier lié à l’utilisation du 49.3 : les députés ont 24 heures pour déposer une motion de censure, qui doit être débattue dans les 48 heures suivantes. « On a fait une heure et demie de coronavirus et dix minutes sur l’engagement de la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée », relate un participant.

Le précédent conseil des ministres, mercredi, « avait déjà éclusé les débats sur l’obstruction au sein du Parlement », relève cette même source. « Cela faisait un certain temps qu’on savait que cela finirait comme ça, la question c’était quand », reconnaît Sibeth Ndiaye.

Charge est alors donnée à Edouard Philippe de mettre le ballon dans l’en-but. En début d’après-midi, le chef du gouvernement appelle le patron des députés « marcheurs », Gilles Le Gendre, pour le prévenir de sa démarche. Il faut battre le rappel des troupes. Peu après 17 heures, un député en rendez-vous à côté de l’Assemblée nationale reçoit un message de son groupe l’appelant à se réunir au salon Delacroix à l’occasion d’une suspension de séance, injustifiée en apparence. Il voit alors passer le convoi du premier ministre dans la rue. Edouard Philippe se rend directement dans l’hémicycle pour annoncer le recours au 49.3.

La plupart des députés « marcheurs » qui ne se trouvent pas en séance apprennent la nouvelle à la radio ou sur leur smartphone. « Ce n’est pas annoncé avec des tambours et des trompettes, le 49.3 », justifie un ministre.

Accusations d’opportunisme

Le président du groupe LR, Damien Abad, s’étrangle aussitôt de ce « passage en force ». La concomitance de ce choix avec la montée de tension dans tout le pays autour du coronavirus est utilisée par l’opposition. « Chacun connaît maintenant le cynisme du gouvernement, qui se sert de l’aggravation de la crise du coronavirus en le précédant d’une interdiction de rassemblement de plus 5 000 personnes. C’est à se demander si c’est pour protéger les Français ou empêcher les manifestations », attaque la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen. Du bout des lèvres, un membre du gouvernement reconnaît « un hasard malheureux de calendrier ». « C’est une incompréhensible erreur politique, stratégique et institutionnelle », tempête un député LRM influent.

D’autres défendent au contraire ce choix, arguant de la nécessité de voir le texte adopté « avant les grandes vacances », cet été. « C’est un 49.3 amélioré, le premier ministre a ajouté au texte quasiment toutes les priorités des groupes LRM et MoDem, dont certaines recoupent les positions de l’opposition », défend Patrick Mignola. Le déclencher dès maintenant doit permettre, selon ses promoteurs, de laisser une chance au projet de loi organique – qui traite notamment de la gouvernance du futur système de retraite ou encore de la valeur du point – d’être voté par les députés avant la suspension des travaux de l’Assemblée nationale, le 6 mars, pour cause d’élections municipales. « Les discussions ont avancé avec les syndicats, les choses étaient embourbées à l’Assemblée. Il y a un moment où il faut en sortir », estime Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique.

Sur le plateau du « 20 heures » de TF1, Edouard Philippe récuse pour sa part les accusations d’opportunisme : « Ça n’a rien à voir avec le coronavirus. » « J’ai choisi de prendre mes responsabilités », assume le chef du gouvernement, face à « la logique d’obstruction » des députés communistes et « insoumis », qui ont déposé à eux seuls 30 000 des 41 000 amendements sur ce texte. Au bout de deux semaines de débats, la situation était mûre, juge-t-il. « Il faut quand même que les choses avancent dans notre pays », estime le candidat à la mairie du Havre, qui voit dans l’article 49.3 « un instrument offert au gouvernement par la Constitution pour sortir de l’ornière ».

« Ce n’est pas le 49.3 qui est surprenant, c’est le timing, s’étonne néanmoins Bernard Sananès, président de l’institut de sondages Elabe. Au moment où il a besoin de consensus politique sur la gestion de la crise sanitaire, le gouvernement rouvre un front politique. »

Emmanuel Macron, pendant ce temps-là, a passé le plus clair de la journée au téléphone avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ou encore le président russe, Vladimir Poutine, au sujet du conflit syrien. C’est en tout cas ce qu’ont tenu à faire valoir ses proches. « Le président a laissé la main au premier ministre, il n’a pas le temps, il est concentré sur le coronavirus et la crise en Syrie », assurait, samedi soir, un habitué de l’Elysée.

1 mars 2020

DE GAULLE - en salles mercredi prochain

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1 mars 2020

Echouage massif de dauphins sur les côtes françaises

Par Martine Valo

Plus de 600 cétacés ont été retrouvés sur les plages françaises depuis décembre, dont 95 % portent des traces d’accidents de pêche.

L’hécatombe des dauphins a repris de plus belle cet hiver sur la façade ouest des côtes françaises. Depuis 2016, le nombre de cétacés trouvés gisant sur le littoral bat chaque année les records précédents. Et 2020 s’annonce pire avec déjà plus de 600 dauphins communs (delphinus delphis) échoués depuis décembre, morts surtout dans le golfe de Gascogne, alors que la saison est loin d’être terminée.

En 2019, pour l’intégralité de la période critique, de janvier à avril, le bilan atteignait 844 individus de cette espèce emblématique et protégée, signalés par des promeneurs ou des membres du réseau d’observateurs Pélagis. Au total, 1 233 petits cétacés, divers dauphins et marsouins, ont été retrouvés en 2019, majoritairement poussés vers les plages de Vendée et de Charente-Maritime.

Leur sort ne laisse aucun doute : 95 % des carcasses analysées par les scientifiques de l’Observatoire Pelagis rattaché à l’université de la Rochelle-CNRS portent les traces des accidents de pêche qui ont été fatals à ces animaux. Or la plupart de ces victimes collatérales des filets des pêcheurs coulent au fond de l’océan, estiment ces scientifiques. Après avoir étudié les courants marins et fait tourner leurs modèles, en tenant compte de l’abondance, de la mortalité, de la flottabilité, de la dérive et du taux de découverte, ils évaluent à 11 300 le nombre de dauphins communs réellement sacrifiés en 2019, trois fois plus qu’en 2017. Difficile dans ces conditions de convaincre que tout est mis en œuvre pour leur sauvegarde.

« Pas de mesures ambitieuses »

Le 18 février, France nature environnement (FNE) lançait l’alerte au lendemain d’un « week-end meurtrier » qui s’est soldé par une centaine de cétacés morts. La fédération demande une fois encore l’interdiction saisonnière de certains types de pêche dans le golfe de Gascogne. En effet si le dauphin commun, dont la survie inquiète, est une espèce en principe protégée par la loi, les « captures accidentelles dans les engins de pêche » sont tolérées et exemptes de sanction. Lasse de voir la France prendre des arrêtés et des engagements internationaux mais « pas de mesures ambitieuses » sur le terrain, FNE s’est associée à vingt-vinq autres ONG pour demander à la Commission européenne de former une procédure d’infraction contre Paris et quatorze gouvernements européens guère plus performants à l’égard des captures de marsouins et dauphins de la Baltique ou de Galice espagnole.

Pour Sea Shepherd, la France est le pays « qui tue le plus de dauphins en Europe et l’un des pires à l’échelle mondiale ». L’ONG est actuellement en mission dans le golfe de Gascogne pour le troisième hiver d’affilée, patrouillant entre chalutiers et fileyeurs afin d’attirer l’attention du public certes, mais aussi pour tâcher d’en apprendre davantage sur les ressorts du carnage.

Quels sont les engins les plus redoutables : les grands chaluts traînés ou les filets droits de plusieurs dizaines de kilomètres de long qui barrent le golfe et forment de redoutables labyrinthes ? Les cétacés s’approchent-ils davantage aujourd’hui des zones côtières faute de trouver au large assez de maquereaux, anchois et sardines pour se nourrir ? « Nous reviendrons tant que le problème demeurera, prévient Lamya Essemlali, présidente de la branche française de l’organisation. Nous insistons pour que les navires acceptent des contrôleurs et des caméras à bord [ce que réclame aussi FNE]. Certains marins y seraient prêts mais n’osent pas le dire pour ne pas avoir à affronter les autres. »

C’est peu dire que la présence des militants agace. Le président du comité régional des pêches de Bretagne, Olivier Le Nézet, dénonçait le 27 janvier au micro de France Bleu Breizh Izel le « harcèlement » des professionnels par les militants qui leur collent aux basques avec leurs caméras et leurs drones. Il incitait les pêcheurs à filmer à leur tour les actions de Sea Shepherd et rejetait la responsabilité des captures de cétacés sur les navires étrangers.

M. Le Nézet suggérait enfin que l’ONG aurait falsifié une vidéo montrant des marins en train de se tailler des steaks dans les flancs d’un dauphin sur le pont de leur bateau (ce que réfute celle-ci). Dans un communiqué, le comité des Pays-de-la-Loire, qui n’a pas répondu au Monde, affirme que « non, les professionnels de la mer n’infligent pas volontairement de blessures aux animaux » et met en avant les fonds publics alloués à la mise au point de techniques de pêche plus sélective.

De son côté, Sea Shepherd invite ces responsables à venir dialoguer en public. Pour l’heure, l’ONG reçoit surtout menaces, insultes… et même un macabre message d’injure maladroitement gravé sur le corps d’un dauphin. Vendredi 21 février, trois de ses bénévoles étaient convoqués pour la deuxième fois en dix jours à la gendarmerie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) pour transport d’animal protégé sans autorisation.

Des carcasses en centre-ville

Les militants n’hésitent pas en effet à interpeller l’opinion en déposant des carcasses en plein centre-ville, avant de les apporter finalement à l’observatoire Pélagis, à la Rochelle. « On verra bien ce que le parquet des Sables-d’Olonne décidera, mais là on s’en prend clairement à ceux qui lancent l’alerte, estime Lamya Essemlali. Et les pêcheurs, que risquent-ils ? Sur 11 300 dauphins tués en 2019, ils n’ont rapporté qu’une dizaine de captures ! »

La déclaration de tout mammifère marin accidenté est pourtant inscrite dans la loi, ont rappelé les ministres de l’agriculture et de la transition écologique dans un récent communiqué. Tous deux annoncent entre autres que depuis le 1er janvier, les chalutiers pélagiques français de plus de douze mètres opérant dans le golfe de Gascogne doivent être équipés de pingers : des répulsifs acoustiques qui n’ont manifestement pas fait preuve d’une efficacité suffisante à ce jour. Les ministres évoquent aussi d’éventuelles « mesures expérimentales d’atténuation ou de restriction relatives à l’utilisation de certains engins de pêche », en fonction des recherches du groupe de travail national auquel participent notamment l’observatoire Pélagis et l’Ifremer. Sans annoncer d’échéances.

1 mars 2020

Extrait d'un shooting - Photos ; Jacques Snap

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1 mars 2020

Jean Paul Gaultier

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