Enquête - Déclin des accolades, bises et autres câlins : pourquoi on se touche de moins en moins
Par Maroussia Dubreuil
Le contact humain se fait de plus en plus rare, et le tactile devient le domaine réservé des écrans. Pourtant, le toucher a des vertus insoupçonnées.
Entrez dans une boulangerie, vous récupérerez votre monnaie dans une machine à sous. Passez au supermarché, vous serez tenté de biper vos articles. Consultez un médecin, n’attendez plus qu’il vous serre la main – « La dernière fois, il m’a tendu son épaule ! », regrette une ex-enrhumée. Question d’hygiène, de sécurité, ou marque de bienséance ? Confrontés, entre autres crises, à celle du toucher affectif, nos plus menus frôlements périclitent.
Le contact humain serait devenu un « produit de luxe », selon Nellie Bowles, journaliste américaine spécialiste des nouvelles technologies au New York Times. Et ce qu’on touche, tâte, balaye le plus, ce sont des écrans lisses et froids. Le 23 mars, elle rappelait par ailleurs dans son journal qu’une box d’intelligence artificielle type Alexa coûte moins cher qu’une aide à domicile.
La bise nationale en voie de décroissance
Pour parer à ce problème et réinjecter du « toucher social » dans nos téléphones, Marc Teyssier, étudiant à ParisTech, leur a confectionné une seconde peau : Skin-On, dotée d’un derme couleur chair creusé de petites rides et de quatre cents capteurs au millimètre carré. Vous pourrez la commander par tripotage, pincement ou caresse. « Ce projet vise plus à faire réfléchir qu’à être commercialisé, relativise le jeune chercheur. Je refuse que mon invention accentue notre carence en toucher, déjà bien marquée… »
Il n’a pas tort. Si les émojis en forme de bouches en cul-de-poule bécotent généreusement les réseaux sociaux à coups d’air-kisses (« baisers mimés »), notre bise nationale a bel et bien entamé sa décroissance. Elle se fait plus rare au bureau. « Je trouve ça désagréable, ça me gêne », plaidait, il y a deux ans, Anne Picard-Wolff, maire de Morette (Isère), commune de 400 âmes, dans un mail adressé aux 73 élus qu’elle n’embrasserait plus.
« UN CERTAIN HYGIÉNISME SOCIAL A ÉTÉ RÉACTIVÉ AU DÉBUT DES ANNÉES 1990 ENGENDRANT UNE PEUR PANIQUE D’ÊTRE TOUCHÉ, APPELÉE L’HAPTOPHOBIE. » BERNARD ANDRIEU, PHILOSOPHE
Quelques mois plus tôt, le billet viral « Mille milliards de mille bises » de la blogueuse « Romy Têtue » proposait d’instaurer au travail un « salut à la japonaise, à l’indienne, le check, le “give me five”, le sourire radieux… ou tout simplement la bonne vieille poignée de main ». Un serrage de main ? C’est encore trop pour cette équipe de recherche médicale de la West Virginia University qui recommandait, en 2013, de se saluer en se touchant les poings : trois fois moins de surface de peau exposée et trois fois moins long. « Un certain hygiénisme social a été réactivé au début des années 1990 [les « années sida »] engendrant une peur panique d’être touché, appelée l’haptophobie, comme si la maladie dérivait de notre mauvaise conduite tactile », analyse le philosophe Bernard Andrieu, coauteur d’Enseigner le corps (EP & S, 2017).
Roxane Cathelot, une youtubeuse bordelaise de 22 ans, a trouvé la solution pour toucher sans toucher. Equipée de micros ultraperfectionnés capables d’enregistrer à quelques décibels près ses plus subtiles déglutitions et susurrations, mais aussi le tapotement de ses ongles manucurés et le frottement d’une brosse en poils de soie, elle entend déclencher, par ces petits bruits, l’ASMR (en français : « Réponse automatique des méridiens sensoriels ») chez ses 180 000 abonnés : à savoir, des frissons et légers picotements dans le creux de lanuque comparables aux guili-guili d’un shampouineur. « On parle d’“orgasme cérébral”, mais je suis absolument contre cette connotation sexuelle », explique-t-elle avant de livrer une des clés de son chaste succès : le micro 3DIO, flanqué d’une paire d’oreilles artificielles, qu’elle frotte face caméra… Par projection, vous aurez l’impression de vous faire masser les pavillons !
Etreinte éternelle des amants de Pompéi
Alors que nous sommes des centaines de millions dans le monde à nous laisser papouiller virtuellement par les ambassadeurs de l’ASMR, que nous nous outillons quotidiennement d’un gel hydroalcoolique qui dépose entre nous et le reste du monde une fine pellicule antibactérienne, nous vibrons toujours autant devant l’étreinte éternelle des amants de Pompéi, le baiser victorieux de Chirac sur le crâne transpirant de Barthez et le câlin salvateur de l’entraîneur de l’équipe de foot du lycée Parkrose, à Portland (Oregon) qui, le 17 mai, évita une fusillade en prenant dans ses bras un élève armé d’un fusil à pompe.
Oui, nous le sentons bien : les cajoleries nous sont essentielles. « Quand elles sont stimulées, nos fibres C-tactiles, présentes autour des poils et reliées à notre cortex insulaire, déclenchent des émotions positives et jouent un rôle important dans notre développement neurologique, confirme le neuroscientifique François Jouen. Le peau-à-peau avec les prématurés a, par exemple, été encouragé dans les hôpitaux français quand des chercheurs d’Amérique latine ont constaté, il y a une trentaine d’années, qu’il fonctionnait aussi bien que nos incubateurs high-tech. »
« LE MASSAGE RÉDUIT LES SYMPTÔMES DE TROUBLE DE STRESS POST-TRAUMATIQUE CHEZ LES ANCIENS COMBATTANTS. » TIFFANY FIELD, FONDATRICE DU TOUCH RESEARCH INSTITUTE
A Miami, Tiffany Field, fondatrice du Touch Research Institute, est, elle aussi, convaincue des bienfaits du toucher, qui secrète ocytocine et sérotonine, communément appelées les « hormones du bonheur » : « Nos dernières études montrent que le massage réduit les symptômes de trouble de stress post-traumatique chez les anciens combattants, diminue la douleur et augmente l’amplitude des mouvements chez les personnes souffrant de douleurs à la hanche, énumère-t-elle. En augmentant les cellules tueuses naturelles, le toucher peut réduire pratiquement toutes les maladies en luttant contre les bactéries, les virus et les cellules cancéreuses. C’est l’antidépresseur naturel du corps. »
Les neuf mètres de peau d’un adulte – notre plus grand organe – souffrent aujourd’hui d’un manque évident de palpations. Aussi nous organisons-nous pour être davantage touchés. « Notre recherche tactile est même plus affinée qu’autrefois », souligne Bernard Andrieu. Si les Américains peaufinent leur « hug » (« accolade «) en ateliers de « câlinothérapie », un Français sur cinq se ferait régulièrement masser, selon une étude du magazine Sense of Wellness, publiée en 2018 et, selon le rapport 2016 de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, de nombreux jeunes adultes ont goûté à la MDMA, la « drogue de l’amour », réputée développer les sensations tactiles. Plus familial, le bal chorégraphique gratuit et ouvert à tous mêlant danseurs amateurs et professionnels, rencontre aussi un réel engouement.
Mains baladeuses et autres nuisibles libidineux
Ces rassemblements festifs, brassant professionnels et amateurs, font « se rencontrer toutes les cultures du toucher », fait valoir Sylvain Groud, chorégraphe et directeur du Ballet du Nord, à Roubaix. « Dans les années 1950, on dansait aux baptêmes, aux vendanges, aux fest-noz… On se touchait à s’en tordre le petit doigt ! Ce n’était pas des danses de sainte-nitouche ! Aujourd’hui, les bals nous permettent de reprendre contact avec notre propre corps en touchant les autres. »
Pour autant, le contact cutané est un sujet épineux. Touchy ! Trop souvent subi et synonyme d’attouchement, le toucher est parasité par toutes ces mains baladeuses et autres nuisibles libidineux, qui ont engendré une méfiance généralisée à son égard. « On peut être blessé, touché, atteint, par un regard trop insistant. Aujourd’hui, même la vision est devenue tactile », avance Bernard Andrieu, favorable à l’introduction d’un programme d’éducation au toucher dans les établissements scolaires, où les professeurs craignent parfois d’être rabroués par un cinglant « D’où tu me touches ? » : « Le doigt sur l’épaule, autorisé ou non ? Intrusif ou rassurant ? Subterfuge pédagogique ou usine à gaz ? », s’interrogeait, sur son blog, une « prof’ de REP+ », en 2017.
Expériences tactiles
A l’université de Bretagne-Sud, Jacques Fischer-Lokou, maître de conférences en psychologie sociale, spécialiste des effets du toucher, évite désormais d’envoyer ses étudiants faire des expériences tactiles à la sauvette. « Il y a quelques années, nous pouvions leur demander de toucher l’épaule d’un passant au hasard pour voir s’il accédait davantage à leurs requêtes, aujourd’hui c’est plus délicat. On les fait donc travailler sur les effets sémantiques du toucher. Nous avons d’ailleurs pu constater que le mot “touché” avait un impact sur nos interlocuteurs. »
Alors que le toucher affectif a perdu en spontanéité – même le pape François évite le baisemain de ses fidèles en rétractant subrepticement sa patte ! –, il semblerait au contraire qu’il ait gagné en valeur stratégique. « En 2010, à la suite de la diffusion sur M6 de la série américaine Lie To Me, basée sur les théories du psychologue clinicien Paul Ekman, précurseur de la communication non verbale, les entreprises ont marqué un intérêt croissant pour cette discipline, explique Martine Herrmann, directrice fondatrice de l’Agence du Non Verbal et coach. Décrypter le langage du toucher fait évidemment partie du programme de mes formations. On sait par exemple qu’un employeur, en touchant un employé, pourra obtenir plus de choses de lui. »
Cette connaissance aiguë des pouvoirs magiques du toucher n’a pas échappé au personnel politique, qui tapote généreusement ses ouailles. « Inversement, il serait mal venu de toucher un supérieur », précise Martine Herrmann. A quelques exceptions près : en 2015, quand un enfant, ignorant tout du protocole, osa présenter sa menotte à la reine d’Angleterre – il est très inconvenant de poser une main sur Elizabeth II, comme Jacques Chirac l’avait compris après avoir effleuré le dos de la souveraine lors d’une visite d’Etat –, celle-ci se laissa convaincre. « Comme c’est mignon », convint-elle, en lui présentant sa main. Gantée.
Huit projets à venir pour le pays d’Auray
Les élus d’Auray Quiberon terre atlantique (Aqta) devaient se prononcer sur les grandes orientations à mener à partir de 2020. La présentation des grandes lignes s’est déroulée jeudi 12 décembre 2019, lors du conseil communautaire, à Brec’h. Sélection de huit grandes idées novatrices.
Réunis en conseil communautaire, les élus d’Auray Quiberon terre atlantique (vingt-quatre communes) se sont retrouvés jeudi 12 décembre 2019, à la mairie annexe de Brec’h. Au menu ? Le débat budgétaire, moment essentiel où les grandes orientations, qui seront votées lors du prochain conseil (février 2020) sont présentées aux élus. Tour d’horizon.
Un stimulant pour le commerce et l’artisanat
C’est l’une des nouveautés : un Pass commerce et artisanat. Une enveloppe de 80 000 € est allouée pour accompagner la modernisation et la dynamique des activités commerciales indépendantes. Le principe : les commerces des communes de moins de 5 000 habitants peuvent bénéficier d’une aide de la communauté de communes, dans la limite de 7 500 €.
Une aide en faveur des conchyliculteurs
Comme pour les agriculteurs, les professionnels de la conchyliculture vont bénéficier d’une aide à l’installation. 20 000 € leur sont dédiés. L’aide, d’un montant de 3 000 €, portera sur les études à mener pour leur installation.
Un événement nautique d’envergure
Aqta souhaite créer en 2020 un événement nautique de grande envergure, qui rayonnerait dans toute la région. Il se tiendra en 2021 et une majorité de communes y participera.
Lifting pour les offices de tourisme
De la même manière, les offices de tourisme vont subir un lifting afin de les faire basculer dans l’ère numérique. Les bureaux d’Auray et d’Erdeven devraient ainsi déménager et être réaménagés ; des études en ce sens vont être menées en 2020. Le premier trouverait place sous le Petit-Théâtre (derrière la mairie) et le second dans une ancienne école de la commune. Répondant à l’inquiétude d’Hélène Coda-Pairay, élue d’Étel, Kristell Jamme, directrice des services, rappelle que « rien n’est posé. Les choix réels seront faits après les élections municipales de mars 2020. Les aménagements et les éventuels déménagements restent à fixer. » Les élus rappellent l’importance du numérique.
L’avenir du Tire-Bouchon à la loupe
2020 sera aussi l’année de l’étude de l’axe Auray-Quiberon-les îles. « L’étude concerne l‘avenir de la mobilité des biens et des personnes sur cet axe », présente Fabrice Robelet, élu en charge de la question. Pour rappel, la ligne ferroviaire (Tire-Bouchon) enregistre une augmentation de sa fréquentation de 12 %.
Coup de pouce pour le covoiturage
Une plateforme de covoiturage publique régionale, appelée Ouestgo, sera mise en œuvre pour le territoire. L’idée étant de promouvoir ce mode de transport. De la même manière, le réseau Auto-stop va être déployé dans plusieurs communes : l’objectif est de faciliter les déplacements des personnes qui ne disposent pas de moyens de transport. Le point stop est un lieu d’attente sécurisé, où automobilistes et auto-stoppeurs sont identifiables.
Plein feu sur l’énergie solaire
Un cadastre solaire va être réalisé. L’idée ? Elle est d’informer (lieux et calculs) les habitants sur l’opportunité de couvrir une surface (maison, entreprise, entrepôt, etc.) de toiture par un équipement solaire. Des ombrières photovoltaïques sur le parking de la piscine Alré’O vont, par exemple, voir le jour en 2020. Dans cette idée, l’intercommunalité va rentrer au capital social de la coopérative citoyenne Lucioles Énergies, qui installe et gère des panneaux solaires.
Un office foncier solidaire
Comment maîtriser le foncier pour éviter une spéculation immobilière ? C’est pour répondre à cette question et permettre aux revenus modestes d’accéder à la propriété, qu’Aqta veut tester l’Office foncier solidaire. Le principe est simple : l’intercommunalité est propriétaire du foncier et le ménage de la maison. Ce qui permet d’acheter dans des zones très onéreuses (comme La Trinité-sur-Mer ou Carnac par exemple).
Lors de la revente, le terrain reste à l’interco et la maison doit rester non seulement une habitation, mais il n’est pas possible de spéculer. « Tout le monde y trouve son compte », analyse Philippe Le Ray. Le dispositif sera testé en 2020 dans une commune, puis élargi en fonction du résultat.
C'était hier... HAPPY BIRTHDAY JANE BIRKIN !
Jane Birkin, née le 14 décembre 1946 dans le quartier de Marylebone à Londres, est une actrice et chanteuse britannique francophone, installée en France depuis la fin des années 1960 puis naturalisée française.
Christophe: "il faut être un peu flambeur"
"Il faut être un peu flambeur pour faire ce qu'on fait, c'est pas du sûr tout le temps": Christophe, le "beau bizarre", poursuit une œuvre à nulle autre pareille, avec un second opus de duos - Arno, Laetitia Casta, etc - qui sort ce vendredi.
"C'était un disque prévu en un volume normalement, mais il n'y a rien de normal et ça a chaviré en deux volumes", confie-t-il à l'AFP, dans une pose dont il a le secret, assis jambes croisées, blouson à moitié revêtu, laissant volontairement un bras à nu.
"La chanson qui a fait que cette création a pris du retard, et deux volumes, c'est Aline, c'est encore une fois à cause d'elle". Le principe, déjà exploré dans "Christophe etc. Vol. 1", c'est de chanter en duo des morceaux de son répertoire avec de nouveaux habillages sonores. Le casting du premier volet était solide - Etienne Daho, Camille, etc - et le second chapitre ne déçoit pas non plus.
Mais qui allait hériter d'"Aline" - classique absolu - pour le volume 2? Le défi en a effrayé plus d'un: "je ne vais pas donner de noms de mecs du showbiz qui m'avaient promis, mais qui n'ont pas été au bout...". "Je pensais à des gens moins proches de moi, je ne voulais pas de femme, je voulais un mec, ça a duré pas mal de temps, raconte-t-il derrière ses lunettes à verres fumés bleus. C'est une fille qui, sur un bateau l'été - je fais du bateau - m'a dit +pourquoi ne pas demander à Philippe Katerine?+". "Il a dit oui tout de suite, c'est une belle rencontre".
- "Un moment de vie" -
Avec le monument belge Arno - sur "Paradis perdus" - ce fut "un moment de vie". Christophe est allé à Bruxelles pour "deux-trois jours de tout ce qu'on peut aimer: cette petite bulle où on fait rentrer quelqu'un. Un truc se passe, se transforme en ballon qui s'envole vers le ciel et c'est notre histoire un peu à nous deux".
"Le Beau bizarre" a été attribué à Arthur Teboul, chanteur de Feu Chatterton !, vu récemment très à l'aise sur scène en guest d'un concert de Stephan Eicher à Paris. "Arthur, il a quand même dans sa tête un film un peu bizarre", justifie le noctambule de 74 ans, qui s'était levé tôt, cette fois, pour une séance vidéo et photos pour l'AFP vers 18h00.
Il n'y a pas que des voix masculines dans cet album. On retrouve Jeanne Added pour une "Petite fille du 3ème" très électro et très réussi. La chanteuse à la coiffure platine raconte à l'AFP ces échanges "de nuit avec Christophe, dans son appartement, qui ressemble plus à un musée, avec une collection magnifique, comme une installation de sa vie, c'est hyper beau, hyper touchant", qui ont conduit à l'enregistrement de ce titre.
- "J'ai eu des beaux bas" -
Laetitia Casta est elle assez bluffante sur "Daisy". "Elle a plein de possibilités, je la connais bien, elle peut surprendre, je pense que je referai des choses avec elle, se réjouit Christophe. Elle est habitée par quelque chose de fort". On trouve encore Julien Doré, Pascal Obispo ou Juliette Armanet sur une "Boule de flipper" à l'origine chantée dans les années 1980 par Corynne Charby.
Et dire que Christophe n'a "jamais aimé les duos"... "Mais je me suis dit, je vais passer des moments avec Laeticia (Casta), Sebastien (Tellier, sur le premier volume) et je ne sais pas si ça ressemble vraiment à des duos, je laisse vachement la place à l'autre. C'est une expérience".
"Et puis je n'ai pas fait de +copier-coller+ sur la musique, j'ai vraiment travaillé, je ne dis pas que j'ai souffert, mais des fois j'en ai +chié+. Je connais mes hauts et mes bas, j'ai eu des beaux bas". Infatigable, il travaille déjà sur "un nouvel album original, 10 chansons, pas plus, qui a bien démarré aussi. Je suis heureux".
Pays d’Auray. Le Tire-Bouchon a son comité de défense
Une cinquantaine de personnes ont participé à la réunion de création, mercredi 11 décembre 2019, en soirée, au Penher. Trois groupes de travail ont été mis en place.
L’acte de naissance date de mercredi soir. Réunies salle Hélène-Branche, au Penher, une cinquantaine de personnes ont créé le Comité de défense et de promotion de la ligne ferroviaire Auray-Quiberon. La réunion était organisée à l’initiative de la CGT, qui s’efface au sein du comité. « Il s’agit de créer un rapport de force au-delà des cheminots », explique Christian Peltais, élu au conseil municipal d’Auray et cheminot retraité.
Le Tire-Bouchon, qui circule l’été, constitue « une ligne structurante du territoire, souligne Roland Le Sauce, également élu alréen et président du Comité de développement du pays d’Auray (Codepa). Son devenir est posé. On souhaite être acteur dans la réflexion. »
182 000 voyageurs en 2019
Cette année, le Tire-Bouchon a enregistré 182 000 voyages, soit 18 % de plus qu’en 2017, indique Roland Le Sauce. Portée par la communauté de communes Auray Quiberon terre atlantique (Aqta), avec l’État, la Région, la SNCF et le Département, une étude va être menée sur le futur de la desserte entre Auray et Quiberon. Train, bus en site propre, etc. Celle-ci doit identifier différents scénarios, puis en retenir un et l’approfondir.
« On crée un comité de soutien du ferroviaire », rappelle le président du Codepa. Ce n’est pas la première fois qu’un comité ayant trait au ferroviaire est lancé à Auray, rappelle Michel Le Scouarnec, ancien maire et sénateur ; dans les années 90, « on a gagné des combats pour obtenir des arrêts TGV ».
« L’intérêt général »
Chef d’entreprise, membre du Codepa, Didier Le Bras, du Club d’entreprises du pays d’Auray (70 sociétés), résume son souhait pour le Tire-Bouchon : « Avoir cette voie ferrée douze mois sur douze, pour avoir pour tous un moyen de mobilité. On en a un besoin économique, social. On est prêts à participer au comité. C’est l’intérêt général. On se fiche des étiquettes. » Membres d’Europe Écologie Les Verts, Anne Barbichon et Claire Masson étaient présentes à la réunion.
Ancien élu alréen, Hugues Martin plaide pour « remettre le Tire-Bouchon du matin », qui n’existe plus. Elle était utile aux gens qui travaillent, observe-t-il. Depuis juillet 2017, la grille horaire « a été cadencée pour la Ligne à grande vitesse (LGV), pour les touristes ». La question du type de rames est aussi abordée : « On ne peut plus mettre des vélos, les gens s’en plaignent », pointe un conducteur de train, qui pratique la ligne.
Le comité a décidé de mettre en place trois groupes de travail : besoins de la desserte Auray-Quiberon, communication, propositions pour le développement du ferroviaire.
Clémence Botino, Miss Guadeloupe, désignée Miss France 2020
« Je resterai la même mais en mieux » : la Guadeloupéenne Clémence Botino a été désignée Miss France 2020 par les téléspectateurs de TF1, succédant à la Polynésienne Vaimalama Chaves.
La lauréate de ce concours de beauté, critiqué par des féministes à l’heure de #Metoo mais suivi chaque année par des millions de téléspectateurs, est étudiante en première année de master d’histoire de l’art à la Sorbonne, à Paris. Avant cela, elle a passé un an à Miami en voyage d’étude et parle l’anglais. Un parcours scolaire qui l’aura peut-être aidé à obtenir la belle note de 17,5/20 au concours de culture générale organisé début décembre. « J’ai passé beaucoup de concours lorsque je faisais des prépas, j’emmagasinais des informations par milliers, en me disant que ça n’allait jamais me servir » se souvient la Miss quelques minutes après son élection, tout en assurant « que la beauté, c’est l’intelligence, c’est se mettre en avant, se connaître soi-même ».
Passionnée d’art, de musique et de cinéma
Originaire de la commune du Gosier, elle est âgée de 22 ans et mesure 1,75 mètre. Elle se présente comme passionnée d’art, particulièrement de musique et de cinéma, aimant aussi les voyages, la mode et jouer du piano.
« Les Guadeloupéens avaient envie de cette victoire, sans eux tous, je ne serais pas là aujourd’hui », a déclaré lors d’une conférence de presse la jeune femme. Qualifiée de « petite boule d’énergie » par l’organisatrice de Miss France Sylvie Tellier, Miss France 2020 a dit souhaiter « continuer à être une personne humble, agréable ».
Préférée par les téléspectateurs
Interrogée sur les critiques de féministes qui dénoncent un concours de beauté sexiste et rétrograde, Miss France a répondu que le concours était aussi là pour « encourager les jeunes femmes à faire ce qu’elles veulent, ce en quoi elles croient ». « Le féminisme, (les femmes le font) au quotidien, en allant travailler, en créant des familles ».
Avec 31,95 % des voix, Clémence Botino a été préférée par les téléspectateurs aux quatre autres finalistes, Miss Provence (30,66 %), puis Miss Tahiti, Miss Bourgogne et Miss Côte d’Azur. Au total 30 jeunes femmes de toute la France étaient en compétition. Elle succède à la Polynésienne Vaimalama Chaves, elle aussi originaire d’outre-mer.
« On n’avance pas tant que ça »
Pour la 25e année, l’inoxydable Jean-Pierre Foucault était aux manettes de la soirée, organisée sur le thème du « Tour du monde des Miss » pour la première fois dans une grande salle de sa ville natale, Marseille. Au-delà des paillettes, Miss France reste un gros enjeu financier pour TF1.
L’an dernier, la cérémonie avait décroché la deuxième meilleure audience de l’année (7,3 millions de téléspectateurs) toutes chaînes confondues. Les chiffres semblent toutefois s’éroder : le record de 2006, avec 9,4 millions de téléspectateurs, est loin, et Miss France n’a plus dépassé la barre des 8 millions depuis l’édition 2015.
Des chiffres toujours trop élevés aux yeux des féministes, qui dénoncent une vision rétrograde des femmes. Malgré la prise de conscience de la société sur le harcèlement sexuel ou les violences faites aux femmes, « on est un peu désespérés (par le succès de Miss France) et on voit qu’on n’avance pas tant que ça », expliquait avant l’émission l’une des porte-paroles de l’association Osez le Féminisme.
Election de Miss France - ce soir sur TF1
Ce soir, en direct du Dôme de Marseille, Jean-Pierre Foucault, accompagné de Sylvie Tellier, présente l'élection de Miss France 2020. Cette année, l'élection sera placée sous le signe du voyage avec la thématique : «Le tour du monde des Miss». La cérémonie transportera les téléspectateurs à travers une succession de tableaux hauts en couleur qui nous feront parcourir les quatre coins du monde. Tout au long de la soirée, les trente candidates traverseront l'Angleterre, l'Espagne, la Russie, l'Amérique, le Japon ou encore l'Afrique et la Polynésie. Les Miss régionales devront dévoiler leur personnalité pour tenter de séduire le public et le jury. Qui succédera à Vaimalama Chaves ?
















