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Jours tranquilles à Paris

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20 janvier 2020

Charlotte Abramow - photographe

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"Sex Education" : Charlotte Abramow raconte ses affiches

"L'éducation sexuelle, c'est un truc qu'on n'a presque pas à l'école. Du coup, comme ressources, il y a quoi ? Il y a le porno. C'est pas ouf."

Brut a suivi Charlotte Abramow dans le métro parisien à la découverte des affiches qu'elle a réalisées pour la série "Sex Education".

Charlotte Abramov nous montre les nouvelles affiches de Sex Education

La photographe et réalisatrice a réalisé un manuel d’éducation sexuelle à l’occasion de la sortie de la saison 2 de la série.

Moi, c’est Charlotte Abramow. J’ai 26 ans. Je suis belge. Je suis photographe, réalisatrice, et je vais vous montrer un super projet sur le sexe. C’est la campagne d’affichage, pour la promo du petit manuel de Sex Education à l’occasion de la sortie de la saison 2. On voulait parler de manière décomplexée, comme on aurait aimé qu’on nous en parle de sexe à l’adolescence, en fait.

Pallier le manque d’éducation sexuelle

Il y a encore un gros tabou sur les règles. Bon, ça va de mieux en mieux, heureusement. Mais voilà, déjà, le fait que dans les pubs, ça soit montré sous forme de liquide bleu… En gros : du sang qui coule du nez, c’est cool, mais du sang qui coule de la chatte, c’est moins cool. Pourtant, c’est des choses hyper normales, c’est juste le cycle du corps humain. C’était important aussi de l’introduire dans l’espace public.

Une des autres affiches de la campagne parle des différentes sexualités, des différentes orientations sexuelles, et d’asexualité. Parce que c’est important de dire que l’asexualité, c’est une orientation sexuelle. C’est le fait de ne pas avoir de désirs sexuels, de ne pas avoir spécialement envie de sexe.

L’éducation sexuelle, c’est un truc qu’on n’a presque pas à l’école. C’est un truc dont on ne peut pas toujours moyen de parler avec ses parents. Que reste-t-il comme ressources ? Le porno. C’est pas ouf. Là, c’était vraiment l’occasion, avec Netflix, avec Sex Education, de pouvoir dire « voilà, on placarde ça dans l’espace public pour amener un débat sur la sexualité, et sur ce qu’on connaît ou ce que l’on ne connaît pas du sexe ». Ça ouvre le débat parce que c’est assez inhabituel.

Clitoris et consentement

Cette affiche représente un clitoris. Je suis sûre que plein de gens pensent que c’est des poumons… Le clitoris, c’est un organe dédié à 100% au plaisir, donc pensez-y ! Même moi, je pense que j’ai découvert sa forme quand j’avais 22 ou 23 ans, alors que j’avais un clitoris depuis ma naissance. Et je pense qu’il y a énormément de personnes qui ne savent pas à quoi ressemble un clitoris, même des personnes qui ont un clitoris.

Il y a une culotte près du Grand Rex. C’est une référence au premier chapitre du petit manuel de Sex Education, qui parle du consentement. Parce que « non, c’est non ». Ça ne veut pas dire « oui », ça ne veut pas dire « faut insister », ça ne veut pas dire « je fais ça pour me faire draguer », ça ne veut dire « non », tout simplement.

« Les images ont un vrai pouvoir d’influence »

Je fais des photos depuis que j’ai 13-14 ans. J’ai toujours voulu représenter des jeunes filles, des jeunes femmes de mon entourage. Et au fur et à mesure, que je me suis intéressée au monde extérieur, à la société, au féminisme. C’est pour ça que j’essaie de faire passer des messages, ou au moins de soulever des interrogations.

On se rend compte, notamment avec cette campagne d’affichage, que les images ont un vrai pouvoir d’influence, un vrai pouvoir d’amener des débats sur la table.

Et c’est dans ce havre de paix et de silence que nous retrouvons la dernière affiche. C’est une image de pomme qui représente un anus. Il peut lui aussi être source de plaisir. Et évidemment, chacun en fait ce qu’il veut. Mais il est également doté de plein de terminaisons nerveuses et peut participer activement à la vie sexuelle et au plaisir, au kif.

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20 janvier 2020

Laetitia Casta fait une rare apparition sur un podium pour le défilé Jacquemus

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Après 10 ans d'absence sur les podiums des défilés de mode, Laetitia Casta a fait son grand retour, samedi 18 janvier 2020, lors du défilé Jacquemus. Un rêve qui se concrétise pour le jeune styliste.

Depuis qu'il est tout petit, Simon Porte Jacquemus rêvait de voir défiler pour lui la mannequin et comédienne Laetitia Casta. C'est maintenant chose faite. En effet, samedi 18 janvier 2020, elle a ouvert son défilé lors de la Fashion Week Homme automne-hiver 2020-2021. Le show s'est déroulé à l'Arena de la Défense à Paris. "Je rêve de Laetitia Casta depuis petit. Elle est l'incarnation de la beauté française par excellence, de la beauté tout court. J'étais si heureux qu'elle participe à ce défilé", a confié l'artiste dans Vogue. Ainsi, c'était donc l'actrice de 41 ans qui a donné le coup d'envoi de son show, après dix ans loin des podiums. Sa dernière apparition remonte au défilé Louis Vuitton lors de la Fashion Week automne-hiver 2011-2012.

Bien entendu, Laetitia Casta n'était pas la seule mannequin à défiler pour le compte Jacquemus samedi. Au total, 70 looks ont pris vie à l'intérieur de l'Arena. Les créations étaient portées entre autres par Jill Kortleve, figure du mouvement body positive et cover girl du numéro de février 2020 de Vogue Paris. Bella et Gigi Hadid ont également défilé, pour la première fois, pour le créateur de 30 ans. Parker van Noord, Jarrod Scott, Cyrus Amini et le boxeur Alexis Chaparro ont aussi défilé côté hommes.

Laetitia Casta portait une tenue avec un camaïeu de beiges

Pour son grand retour, Laetitia Casta était habillée d'un ensemble décliné dans un camaïeu de beiges, d'un top en maille, jupe, de chaussettes et de sandales estivales. Simon Porte Jacquemus a voulu faire un clin d'oeil aux années 90 avec son défilé. "C'est l'année où j'ai fait d'un rideau en lin, une jupe pour ma mère", a-t-il expliqué. Toutes ses pièces étaient monochromes : le beige. Il est parvenu à décliner cette couleur dans toutes ses nuances, que ce soit pour les vêtements ou hommes.

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Laetitia Casta - Défilé Jacquemus Homme automne-hiver 20/2021 intitulé 1997 à Paris, le 18 janvier 2020.

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19 janvier 2020

Milo Moiré

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19 janvier 2020

Réforme des retraites : la grève à la RATP suspendue à partir de lundi sur une majorité des lignes de métro

Les conducteurs, en grève depuis 45 jours, ont voté la suspension, selon l’UNSA-RATP, qui veut « recharger les batteries » et « réorienter le mouvement illimité pour s’engager sur une autre forme d’action ».

C’est une première depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites le 5 décembre 2019. Les conducteurs en grève du métro parisien ont voté, vendredi 17 janvier, dans la plupart de leurs assemblées générales la suspension de leur mouvement à partir de lundi, a annoncé samedi l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).

Très mobilisée depuis quarante-cinq jours, l’UNSA-RATP, premier syndicat dans l’entreprise de transports francilienne, a appelé à « réorienter, dès lundi, le mouvement illimité pour s’engager sur une autre forme d’action ».

Le communiqué publié samedi 18 janvier précise qu’il s’agit d’un arrêt provisoire de la mobilisation « en vue de reprendre des forces pour achever tous ensemble, Françaises, Français, ce combat ». Contacté par Le Parisien, Laurent Djebali, représentant des conducteurs de métro et de RER à l’UNSA-RATP, explique que « beaucoup d’agents ont besoin de souffler un peu et de recharger les batteries ».

La première branche professionnelle dans l’entreprise précise que l’UNSA-RATP reste « déterminée à poursuivre la lutte contre cette réforme injuste et comptable ». Appelant à manifester le 24 janvier, l’UNSA affirme vouloir mettre « tout en œuvre pour que ce mouvement s’amplifie et se généralise en même temps, dans toutes les entreprises du pays ».

« Certains collègues ont besoin de se renflouer »

Pour beaucoup de grévistes, cette décision a été décidée « pour des raisons pécuniaires » : « On peut comprendre que certains collègues aient besoin de se renflouer », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) M. Djebali. Pour autant, « dès que les collègues sont prêts, on repart en illimité, en espérant une convergence des luttes ». « Il est hors de question qu’on appelle à cesser la grève illimitée, bien au contraire », a-t-il insisté.

Cette annonce devrait améliorer le trafic des métros, bus, tramways et RER, très perturbé depuis quarante-cinq jours. Samedi, si aucune ligne du métro parisien n’était totalement fermée, la plupart fonctionnaient toujours avec un trafic moindre, des horaires réduits et un grand nombre de stations fermées.

Le trafic devrait donc reprendre normalement lundi sur douze lignes de métro, ainsi que sur le RER A. Les lignes 5 et 13 ainsi que le RER B pourraient rester perturbés. Les lignes 1 et 14, automatiques, continueront à fonctionner normalement.

29 % des Français soutiennent toujours la grève. Selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche (JDD) du 19 janvier, les Français sont 29 % à soutenir les blocages des grévistes mobilisés contre la réforme des retraites (– 1 point par rapport à la semaine dernière), et 22 % éprouvent de la sympathie (+ 3 points). Ils sont 19 % à se dire opposés au mouvement de contestation et 14 % hostiles (– 1 point). Ils sont enfin 16 % à se déclarer indifférents (– 1 point). La tendance à un retour au niveau précédant les vacances se confirme donc, les usagers étant d’autant moins gênés dans leurs déplacements que les trafics SNCF et RATP sont en voie de normalisation. Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, « on voit apparaître des doutes sur la réforme, notamment chez les sympathisants de La République en marche », dont 19 % ont de la sympathie pour le mouvement, contre 13 % la semaine passée.

19 janvier 2020

C'est le pied !

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19 janvier 2020

Treats Magazine

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19 janvier 2020

Backstage shooting. Photo : Jacques Snap

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19 janvier 2020

"La Mouche" : la folle et burlesque téléportation de Christian Hecq au théâtre des Bouffes du Nord

Quand Christian Hecq se transforme en insecte, cela donne un ovni théâtral ! Le couple Valérie Lesort et Christian Hecq adapte de façon très personnelle la nouvelle  "La Mouche", après leur formidable "20 000 lieues sous les mers", Molière de la création visuelle en 2015.

Sophie Jouve - Rédaction Culture

France Télévisions

Ça démarre par un petit grésillement : une mouche s’écrase sur une lampe anti insectes, comme chez le boucher ! Sauf que là nous sommes chez Odette qui a pris racine dans sa caravane années 60, en écoutant Ménie Grégoire sur son transistor, bercée par ses histoires de couples. Son fils Robert, vieux garçon, est pendant ce temps enfermé dans le garage, absorbé par d’étranges expériences. Et Robert n’est pas piqué des hannetons.

Christine Murillo est Odette dans \"La Mouche\", adaptée et mise en scène par Valérie Lesort et Christian HecqChristine Murillo est Odette dans "La Mouche", adaptée et mise en scène par Valérie Lesort et Christian Hecq (Fabrice Robin)

Metteur en scène et acteur, Christian Hecq pieds en dedans, jeux de mains d’un enfant de quatre ans, inadapté ou génial c’est selon, s’inspire d’un épisode célèbre de l’émission Strip-Tease dans lequel un cultivateur charentais s’était piqué de construire une soucoupe volante dans son jardin. Robert, lui, c’est une machine à téléporter qui l’occupe et l’obsède. "Comme on fait voyager la lumière et le son, on peut faire voyager la matière" s’enorgueillit-il. Oui mais voilà, si ça fonctionne avec le lapin ou le nain de jardin… pour le chien et la copine Marie-Pierre, ça ne va pas se passer aussi bien !

Burlesque et trouvailles

On est dans le grand guignol, le burlesque, un univers très Deschiens. On se régale des mimiques insensées de Hecq et des trouvailles de mise en scène élaborées avec sa compagne Valérie Lesort (délicieuse dans le rôle de la gourde Marie-Pierre). La rupture entre le drôlissime et l’horrifique est rondement menée. Stéphan Wojtowicz en inspecteur chargé de retrouver la jeune fille est épatant. Réjouissante également, Christine Murillo, mère qui, plutôt que de faire de la recherche fondamentale, aimerait que son fils trouve du travail…

Mais le spectacle devient de plus en plus surprenant, après des péripéties qu’on ne dévoilera pas et qui parfois tournent un peu en rond. Cet incroyable homme caoutchouc qu’est Christian Hecq se transforme devant nous en mouche, utilisant tout un système électrique remarquablement mis au point, qui le conduit à ramper sur les murs.

Cette version très libre de la nouvelle de Georges Langelaan, adaptée au cinéma par David Cronenberg en 1986, n’est ici qu’un point de départ. La Mouche réjouira les fans de Christian Hecq, et tous ceux pour qui le théâtre n’est pas seulement une histoire racontée mais un objet visuel en forme de terrain de jeu où le spectateur retrouve son âme d’enfant, même si, comme ici, les rêveries enfantines peuvent se transformer en cauchemar…

"La Mouche", inspiré de la nouvelle de George Langelaan

Avec Christian Hecq, Valérie Lesort, Christine Murillo, Stéphan Wojtowicz

Théâtre des Bouffes du Nord

37 bis bd de la Chapelle, Paris Xe

01 46 07 34 50

Du 8 janvier au 1er février 2020

mouche20

mouche21

19 janvier 2020

Polaroïd

polaroid

19 janvier 2020

Incident des Bouffes du Nord : la sécurité d’Emmanuel Macron en constante adaptation

Les services de protection du chef de l’Etat n’ont pas été pris en défaut vendredi soir. Ils analysent en permanence l’évolution du risque et s’y adaptent.

Par Jean-Michel Décugis et Eric Pelletier - Le Parisien

Une situation imprévisible et qui nécessite de l'adaptation : l'incident des Bouffes du Nord fait partie des scénarios redoutés par les spécialistes de la protection. Depuis plusieurs mois, le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) et les autres services spécialisés du ministère de l'Intérieur ont revu leurs pratiques.

« L'environnement a changé, ce qui nous force à nous réinventer, résume Abdelhalim, délégué du syndicat Alliance au service de la protection. Nous devons intégrer un paramètre nouveau : l'existence de mouvements disruptifs – hier, les Bonnets rouges, aujourd'hui les Gilets jaunes – très alertes sur les réseaux sociaux, d'où ces points de fixation spontanés. »

Une source policière indique que le nombre d'officiers de sécurité (OS) au contact, quatre en temps normal, n'a pas été augmenté. Le principe du « triangle » entourant la personnalité reste lui aussi d'actualité. Mais les « précurseurs », chargés de repérer le terrain, sont désormais envoyés le plus en amont possible.

Le changement le plus notable porte en fait sur l'équipement. « Nous embarquons de puissants diffuseurs de gaz lacrymogène s'il faut se dégager », explique un membre d'une unité de protection spécialisée. Du matériel inspiré par le maintien de l'ordre, alors que les OS, par discrétion, voyageaient d'ordinaire légers. Une attention plus grande est portée aux bulletins d'information de la préfecture de police et des services de renseignement afin de prévoir au mieux les itinéraires, la crainte étant de se retrouver au beau milieu d'un rassemblement.

«Résurgence de l'extrême gauche violente»

D'où cette veille permanente sur les réseaux sociaux. « Nous avons été très vite alertés des messages émis depuis les Bouffes du Nord, ce qui explique la réactivité de l'intervention des CRS stationnés porte de la Chapelle », se félicite une autre source policière. Lors des déplacements officiels, le plus voyant reste cette « bulle » de protection qui a enflé au fil du temps : les badauds sont tenus à distance respectable, les premiers points de filtrage étant parfois positionnés à une dizaine de kilomètres…

« Les invectives fusent, mais je ne pense pas que le risque de coups portés contre une autorité soit le danger numéro un. Nous restons dans le cadre d'un mouvement social. Rien de comparable avec le terrorisme », relativise un homme de l'art.

macron exfiltré

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