Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
28 septembre 2019

Mort de Jacques Chirac : Le musée du Quai Branly gratuit jusqu’au 11 octobre

chirac branly

Jacques Chirac le 20 juin 2006 pour l'inauguration du musée du Quai Branly. — POOL / AFP

L’entrée au musée parisien du quai Branly-Jacques Chirac sera gratuite jusqu’au 11 octobre inclus pour rendre hommage à l’ancien chef de l’Etat, à l’origine de sa création, a annoncé le gouvernement vendredi.

Le musée « s’associe ainsi à l’hommage de la Nation au président Jacques Chirac et invite ceux qui le souhaitent à partager, dans le parcours de ses collections, un regard curieux et ouvert sur la diversité du monde et l’universalité de son patrimoine culturel », ont indiqué dans un communiqué commun les ministres de la Culture, Franck Riester, et de la Recherche, Frédérique Vidal.

Gratuité temporaire

Tous deux se sont rendus au musée vendredi, au lendemain de la mort de Jacques Chirac, selon le communiqué. L’établissement propose depuis mardi une exposition temporaire consacrée aux acquisitions faites depuis 1998, date de création de l’établissement public du musée, qui a lui-même été ouvert en 2006.

Cette exposition, qui a débuté deux jours avant la mort de Jacques Chirac, « c’est vraiment sa collection, la collection qui a commencé en 1998 quand il a lancé le musée du Quai Branly », a souligné le président du musée, Stéphane Martin, vendredi matin sur Europe 1. Cela retrace « ce qu’on a fait pendant vingt ans grâce à lui en termes d’enrichissement des collections », a poursuivi Stéphane Martin. C’est lui qui a proposé la gratuité temporaire du musée en hommage à Jacques Chirac.

« C’est un moment très émouvant pour les équipes »

« Les images du président sont partout au musée, les drapeaux sont en berne, c’est un moment très émouvant pour les équipes », a dit Stéphane Martin, ajoutant qu'« un livre d’or est à la disposition des visiteurs ».

Passionné par les arts premiers et les civilisations lointaines, Jacques Chirac a voulu et porté le musée du Quai Branly pour défendre les cultures et les peuples menacés par la mondialisation. Réalisation culturelle majeure de sa présidence, ce musée a été rebaptisé « Quai Branly-Jacques Chirac » pour ses 10 ans en juin 2016.

Publicité
28 septembre 2019

Extraits de shootings

shoot390

shoot850norme (1)

28 septembre 2019

Techno Parade

La Techno Parade célèbre ses 21 ans, un âge de raison pour cette fête des musiques électroniques pleinement épanouie dans la capitale. Plus que jamais la parade entend rappeler que la techno est paix, amour et liberté, au rythme des BPM martelés par les chars. Ils fendront une marée de plus de 400 000 fêtards, qui auront laissé tout complexe au placard. 

28 septembre 2019

Les Halles

temporary (9)

temporary (10)

28 septembre 2019

Chirac-Hommage: Programme des cérémonies officielle, populaire, religieuse et familiale (Elysée)

Voici le programme des cérémonies en hommage à Jacques Chirac tel qu’elles sont été organisées par la présidence de la République en accord avec la famille de l’ancien président.

programme

Publicité
28 septembre 2019

Musée du Quai Braly - Jacques Chirac

IMG_1095

IMG_1096

IMG_1097

28 septembre 2019

Affichage sauvage (dans la rue)

2027 election

28 septembre 2019

Des ébauches de scripts inachevés de Stanley Kubrick ont été découvertes

stanley-kubrick

PAR Antoine Desrues - 17/07/19 17h17

Trois concepts abandonnés par le cinéaste ont été retrouvés. Ils évoquent une thématique forte autour du mariage, qui fait notamment écho à Eyes Wide Shut.

Avec seulement 13 films, Stanley Kubrick est considéré comme l'une des légendes indétrônables du septième art. Pourtant, nombreux ont été ses projets avortés et désormais fantasmés, de son récit ultra-documenté autour de Napoléon au script d'A.I. : Intelligence artificielle, finalement repris par son ami Steven Spielberg. Et chose incroyable, cette liste vient de s'agrandir !

En effet, selon The Guardian, trois ébauches de scénario abandonnées par le cinéaste ont été découvertes dans sa maison, avant d'être transférées à l'Université des Arts de Londres, pour les archives dédiées à l'auteur. Elles ont été écrites en 1954 et 1956, période durant laquelle Kubrick vivait une relation houleuse avec sa deuxième femme, Ruth Sobotka.

Une découverte fascinante

Sans vouloir tomber dans la psychologie de comptoir, cela explique sans doute pourquoi ces trois idées de script ont pour sujet central le mariage et ses désillusions. Sous le titre Married Man (littéralement "homme marié"), l'on trouve ainsi 35 pages de scénario dactylographié, et accompagné de notes rédigées à la main.

Dans les premières lignes de ce concept, Kubrick y a écrit : "Le mariage est comme un long repas où le dessert serait servi au début... Pouvez-vous imaginer l'horreur de vivre avec une femme qui s'attache à vous comme une ventouse, et dont la vie entière tourne autour de vous matin, midi et soir ?... C'est comme se noyer dans une mer de plumes. Se noyer de plus en plus dans la douceur, suffoquer dans les profondeurs de l'habitude et du familier. Si seulement elle se défendait. Devenait folle ou jalouse, même juste une fois. la nuit dernière, je suis allé marcher. Juste après le dîner. Je suis rentré à deux heures du matin. Ne me demandez pas où j'étais."

stanleyyyyy

Des similitudes avec un autre film du maître

On ne peut s'empêcher de voir dans ces lignes des similarités avec les thématiques abordées dans l'ultime long métrage de l'auteur, Eyes Wide Shut. La relation complexe et cauchemardesque entre les personnages de Tom Cruise et de Nicole Kidman pourrait bien avoir été en partie nourrie par ces idées en germe. C'est d'autant plus passionnant qu'Eyes Wide Shut demeure une œuvre particulièrement hermétique, un puzzle qui commence seulement à se révéler au travers d'analyses pointilleuses. Avec ces nouveaux documents, nul doute que certaines portes devraient s'ouvrir pour les chercheurs.

Les deux autres ébauches sont quant à elles intitulées The Perfect Marriage ("Le Mariage parfait") et Jealousy ("Jalousie"). Dans le premier, on peut une nouvelle fois percevoir une base narrative que Kubrick réutilisera sur son dernier film. Voilà comment sont organisées certaines de ses notes : "Prend place à Noël. Une femme se prépare pour une fête du réveillon. Mari agité et déprimé par Noël. Histoire à propos du mariage, de la fidélité, de la tromperie."

La correspondance en est troublante, tant ce résumé semble synthétiser la trame centrale d'Eyes Wide Shut, y compris son contexte (les fêtes de fin d'année). Maintenant que cette nouvelle boîte de Pandore a été ouverte, on espère en savoir plus sur ces documents précieux, qui deviendront à n'en pas douter une source de fantasmes chez les cinéphiles.

28 septembre 2019

Techno Parade aujourd'hui

techno parcours

techno32

techno33

techno47

techno66

techno

28 septembre 2019

Et si la masturbation était la figure secrète qui organisait le cinéma de Quentin Tarantino?

tarantino

Article de Thierry Jousse 

Un mois après sa sortie, Once Upon a Time... in Hollywood suscite toujours massivement commentaires et exégèses sur les réseaux sociaux. Notre critique Thierry Jousse analyse en quoi le film est mû de part en part par un désir onaniste

Il y a quelque chose de rassurant, voire d’enveloppant, dans le mouvement et l’ambiance de Once upon a Time... in Hollywood. Quelque chose qui nous ramène inéluctablement à l’enfance, celle de Tarantino, mais aussi la nôtre. Une invitation à se lover pendant deux heures quarante dans un monde en forme de cocon où le fétichisme règne, où les personnages peuvent être déplacés à loisir comme des figurines sur un grand terrain de jeu, où le temps devient autonome, interne à lui-même, comme dans une sorte d’étirement infini, un mouvement qui diffère sans cesse l’arrivée d’une explosion qu’on souhaite et qu’on redoute à la fois.  Dans ce trajet immobile qui nous fait revenir en enfance, une composante m’a particulièrement frappé : celle de la masturbation. Un onanisme caché et assumé à la fois qui pourrait bien être une des clés de ce film exagérément long.

Ce n’est pas entièrement une nouveauté : cinéphilie et masturbation sont deux mots qui vont très bien ensemble ! Tout cinéphile (et ça vaut aussi pour les filles) est un branleur qui aime faire durer le plaisir à l’infini. Son but est moins de rechercher frénétiquement l’éjaculation (ou la jouissance) à tout prix que de créer les meilleures conditions pour différer la décharge afin de rester le plus longtemps possible dans le monde imaginaire du fantasme et du plaisir solitaire. De ce point de vue, Tarantino est le Masturbateur en chef, une sorte de super Branleur. Plus le temps passe, plus son obsession de recréer méticuleusement le cinéma de son enfance et de son adolescence est visible. Et surtout plus l’étirement du temps, cette façon de dilater les séquences jusqu’à une forme d’épuisement devient, en quelque sorte, son geste privilégié. Précisément puisqu’il s’agit bien de différer, voire de conjurer, aussi longtemps que possible la décharge qui nous mènera inéluctablement, une fois sortis de la salle de cinéma, au triste retour à la réalité.

Un podophile en puissance

Dans Once upon a Time... in Hollywood, ce mouvement est à son apogée et devient le principal sujet du film. Ce qu’on sent chez Tarantino c’est, plus que jamais, le désir de créer un univers autonome, un monde auto-suffisant qu’il cherche à érotiser par tous les moyens. Il n’y a qu’à voir la manière dont il filme les fesses des filles ou encore leurs doigts de pieds en amorce du cadre (figure récurrente de son cinéma), moins pour le spectateur que pour lui-même. Un peu comme s’il se regardait filmer les courbes féminines pour mieux en jouir en solitaire et, accessoirement, faire partager cette jouissance ô combien intime et personnelle à d’autres solitaires, les spectateur.rice.s de son film. Au fond, cette érotisation à tendance onaniste est également visible dans la satisfaction manifeste que Tarantino éprouve à recréer, jusqu’à satiété, des séquences d’obscures séries westerniennes, réelles ou fictives, peu importe, aussi bien que dans la délectation qu’il a à filmer, ensemble ou séparément, Leonardo Di Caprio et Brad Pitt, comme deux petits soldats qu’il déplace sur le champ de bataille de son imaginaire. Même si, au bout du compte, tous ces plaisirs solitaires n’ont pour objectif que de retarder l’éjaculation finale dont on pressent, très tôt, qu’elle sera forcément décevante (de fait, quand ça gicle – les dernières séquences du film-, l’univers poétique déployé semble de rétracter aux dimensions d’une pochade obtusément régressive).

Le cinéma comme art de l'auto-satisfaction

En réalité, bien davantage que la fin de Once upon a Time... in Hollywood parodique, factice et assez grotesque, c’est une séquence du film, déjà abondamment commentée, qui contient, en quelque sorte, l’idéal tarantinien. C’est bien évidemment la fameuse scène où la fausse Sharon Tate (Margot Robbie) entre dans un cinéma pour contempler son double, l’authentique Sharon Tate aux côtés d’un Dean Martin, fidèle à son personnage, dans Matt Helm Règle son Compte (The Wrecking Crew). Cette séquence, comme beaucoup d’autres, s’étire jusqu’à l’épuisement. On se glisse auprès de l’héroïne dans un pur moment d’auto-contemplation et de jouissance narcissique qui nous ramène inéluctablement à la masturbation : Sharon se voit à l’écran et sourit d’aise, s’enfonce dans son fauteuil, connait une sorte d’extase d’elle-même. Semble se révéler alors, dans la pénombre d’une salle de cinéma, la vérité de ce film, où le metteur en scène parait lui aussi s’enivrer de sa propre capacité démiurgique, se contemple restituer tous ses fétiches et déplier à l’envie ses rêveries de fan inentamé. Au fond, Tarantino renvoie tout cinéphile, tout spectateur, à ce qu’est le cinéma selon lui, un plaisir solitaire, auto-érotique, qu’on voudrait prolonger à l’infini et dont on voudrait ne jamais sortir. C’est, au final, la force et la limite de Once Upon a Time... in Hollywood : un monde fermé qui a tous les charmes de l’onanisme mais qui, jamais, ne pourra nous ouvrir les yeux sur autre chose que sur lui-même.

Publicité