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Jours tranquilles à Paris

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17 août 2019

"Une fille facile"

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17 août 2019

Annas Workshops

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17 août 2019

Le Bégo. Mini-camp et visites tout le week-end

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À l’occasion du grand week-end du 15-août, des visites sont organisées jusqu’à dimanche sur le site du Bégo, à Plouharnel. Un mini-camp reconstituant la vie des Alliés est aussi ouvert au public.

Proche de la voie ferrée, les bunkers du site du Bégo, à Plouharnel, s’animent en ce début de week-end. Tentes, jeep et tenues d’époque peuvent être aperçues juste avant l’entrée du bunker-musée. L’association Liberty Breizh Memory Group (LBMG), qui y organise des visites et des expositions, grâce à une mise à disposition de la commune, monte un mini-camp accessible tout le week-end du 15-Août.

« Nous organisons des visites extérieures plusieurs fois par jour jusqu’à dimanche, explique Jean-Pierre Morane, vice-président de l’association. Ce mini-camp est un petit plus entourant le bunker ». En parallèle, le bunker-musée est ouvert tout le week-end de 10 h à 18 h 30.

Visite à double objectif

Petite reconstitution d’époque, cette installation temporaire marque le point de départ d’une visite de deux heures et demie. Encadré par une guide de l’office de tourisme intercommunal, le public part ensuite à la découverte de la tour d’observation située dans la dune, après avoir longé d’autres bunkers. « L’itinéraire se termine au niveau de la première cuve à canons », précise Jean-Pierre Morane. L’objectif de la visite extérieure, qui s’effectue principalement sur la dune, est donc double : expliquer l’essentiel de l’installation allemande en montrant où les Allemands avaient construit leurs abris en cas de conflit, et donner un aperçu de la vie des Alliés durant la Seconde Guerre mondiale. « Aucun Allié n’est entré dans cette batterie allemande », souligne toutefois Jean-Pierre.

Lui et les 65 bénévoles de l’association organisent des commémorations et visites toute l’année, notamment auprès de scolaires et d’associations. « Nous portons des tenues alliées. La plupart des objets de collection que nous exposons nous appartiennent, précise le vice-président de LBMG. Tout est d’époque. La visite extérieure et le bunker-musée se complètent. Ils offrent un aperçu des quatre ans d’occupation allemande ici et de ce que les Alliés ont fait pour obtenir la victoire ».

À l’intérieur, le bunker reconverti se divise en quatre salles, dont trois regroupant objets, souvenirs d’époque et scènes reconstituées. « Près de 800 Allemands ont vécu ici, ajoute Jean-Pierre. Cet endroit a longtemps été oublié. Notre association le fait revivre en honorant son devoir de mémoire et de reconstitution ».

Pratique

Visites du bunker-exposition à 10 h et 18 h 30 et visites commentées du site de la batterie à 10 h 30 et 15 h 30. Visite seule du site : 5 €. Entrée bunker : 4 €. Billet couplé 7 €. Gratuit pour enfants de moins de 12 ans et anciens combattants. Demi-tarif handicap.

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17 août 2019

Milo Moiré en Islande - Photo de Peter Palm

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17 août 2019

Cara Delevingne et Olivier Rousteing

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17 août 2019

Extrait d'un shooting

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17 août 2019

Hongkong : les guerres commerciales et la crise politique signent la fin d’un âge d’or économique

Par Frédéric Lemaître, Hongkong, envoyé spécial

Le ralentissement, qui avait débuté avant le mouvement de protestation, s’aggrave. Et une éventuelle remise en cause du statut de la ville par Pékin pourrait déstabiliser son modèle de développement.

A l’image de Hongkong, la compagnie aérienne Cathay Pacific s’enfonce dans la crise et la Chine en est la première responsable. C’est en effet la télévision publique chinoise CCTV qui a révélé, vendredi 16 août, la « démission » de Rupert Hogg, le patron du transporteur. Du jamais vu à Hongkong, quatrième Bourse mondiale, dont Cathay est l’une des valeurs vedettes même si Air China détient 29,9 % de son capital.

Ecartelé entre une bonne partie de ses 27 000 salariés qui soutiennent voire participent aux protestations anti-Pékin et un gouvernement chinois qui veut interdire à ces mêmes salariés de poser un pied en Chine voire de survoler son territoire, le patron de Cathay Pacific a officiellement jeté l’éponge. A moins que Pékin ne l’ait jugé trop complaisant avec les grévistes et ait voulu envoyer un message aux milieux d’affaires.

Son successeur, Augustus Tang, 60 ans, un vétéran du principal actionnaire, le groupe Swire, aura la tache d’autant moins facile que Hongkong est peut-être en train d’entrer en récession. Au deuxième trimestre, la croissance n’a été que de 0,5 % sur un an mais elle a reculé de 0,4 % par rapport au trimestre précédent, a-t-on appris vendredi. Si elle recule encore au troisième trimestre, le territoire sera techniquement en récession. Jeudi, le gouvernement a révisé ses prévisions à la baisse, estimant que la croissance devrait être comprise entre 0 % et 1 % en 2019. Le pire chiffre depuis dix ans.

Vendredi 9 août, Carrie Lam, la chef de l’exécutif local, avait en grande partie attribué les difficultés actuelles aux manifestations, parfois violentes, qui secouent la ville depuis le 9 juin. A tort. « La croissance ne cesse de se réduire depuis le premier trimestre de 2018 », a reconnu, jeudi 15 août, Paul Chan, le secrétaire aux finances. En 2018, elle avait été de 3 % : la chute est donc brutale.

Chute des importations et des exportations

Cette ville de 7,4 millions d’habitants souffre essentiellement de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, du ralentissement chinois et, tout récemment, de la chute du yuan. Comment pourrait-il en être autrement ? Avant même la rétrocession de Hongkong à Pékin, en 1997, les Etats-Unis avaient accepté qu’elle continue de bénéficier d’un traitement économique différent de celui de la Chine.

Hongkong dispose de sa propre monnaie (le HK dollar), de son propre système juridique hérité de la « rule of law » (Etat de droit) britannique et est membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En raison de cette autonomie, la hausse des droits de douane imposée par le président américain Donald Trump aux produits chinois ne concerne pas Hongkong.

Néanmoins, la réduction des échanges entre les deux principales puissances mondiales l’affecte de plein fouet. Au deuxième trimestre, les importations ont chuté de 7 % et les exportations de 5,4 %. Un phénomène qui semble s’accélérer. En juin, les exportations ont baissé de 9 % par rapport au même mois de 2018.

La récente chute du yuan chinois ne fait pas non plus l’affaire de Hongkong dont la monnaie est liée au billet vert. Depuis 1983, 1 dollar des Etats-Unis vaut 7,8 HK dollars. Résultat : quand le yuan baisse, les touristes de Chine continentale souffrent. Or, sur les 65 millions de visiteurs qui ont admiré, en 2018, l’une des plus belles baies du monde, 51 millions sont venus de Chine.

Les chefs d’entreprise sommés de choisir leur camp

Evidemment, les manifestations désormais relayées voire amplifiées par les médias communistes ne peuvent qu’inciter les Chinois à aller dépenser leurs yuans ailleurs. Le nombre de touristes chinois en groupe était en hausse de 34 % au premier semestre. En juillet, elle n’était plus que de 1,6 % et, durant la première semaine d’août, la baisse a atteint 40 % par rapport au même mois de 2018.

Tous les secteurs sont concernés. Les commerces et le transport aérien bien sûr mais aussi, par exemple, l’assurance. Nombre de Chinois achètent en effet des assurances-vie ou souscrivent des contrats d’assurance-santé ou de retraite à Hongkong. Ainsi, en 2016, année record, ces contrats y représentaient 39 % du marché de l’assurance aux particuliers. Aujourd’hui, les 90 000 courtiers du territoire attendent le client et font grise mine.

Ils ne sont pas les seuls. Le quotidien South China Morning Post raconte qu’en ces temps agités, CK Assets, un des principaux promoteurs immobiliers de Hongkong, a préféré reporter à des jours meilleurs la vente de plus d’une centaine d’appartements de luxe (d’une valeur d’environ 14 millions d’euros chacun). « Nous aurons des difficultés à les vendre en ce moment », reconnaît le directeur général Justin Chiu, expliquant ce report par la guerre commerciale et les manifestations en ville.

Autre souci lié au mouvement anti-Pékin : les chefs d’entreprise sont sommés de choisir leur camp. Le 7 août, les milieux d’affaires de Hongkong ont été « invités » par le gouvernement chinois à soutenir sans réserve la chef de l’exécutif Carrie Lam. Pourtant, au départ, nombre d’entre eux étaient hostiles au projet de loi d’extradition vers la Chine et donc favorables aux manifestants.

Le « un pays, deux systèmes » vole en éclats

Mais le vent a tourné, et désormais les chefs d’entreprise ont intérêt à faire allégeance à Pékin s’ils ne veulent pas connaître le sort du désormais ex-patron de Cathay Pacific. Le problème est que ni leurs salariés ni les manifestants ne l’entendent de cette oreille. Sur les réseaux sociaux, des applications appellent au boycott d’entreprises « pro-Pékin ».

Du café du coin à Disney, chacun est concerné. Dernière victime en date : la star de la nouvelle version de Mulan, Liu Yifei, une Américaine d’origine chinoise qui soutient la police. A l’inverse, Versace, Gucci et Coach dont des inscriptions sur des t-shirts laissaient entendre que Hongkong, Macao et Taïwan n’étaient pas des territoires chinois, se sont fait rappeler à l’ordre par Pékin.

A court terme, les difficultés de Hongkong ne sont pas tragiques. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant (48 000 dollars) reste l’un des plus élevés au monde. Il dépasse très largement celui de la Chine (9 600 dollars) mais aussi celui du Royaume-Uni (42 000 dollars). De plus, les caisses sont pleines. La dette publique est quasi-nulle et les excédents budgétaires cumulés s’élèvent à plus de 120 milliards d’euros, soit 40 % du PIB. Le gouvernement local n’aura donc aucun mal à financer le plan de soutien aux PME, aux ménages modestes et aux étudiants de 19,1 milliards de HK dollars (2,19 milliards d’euros), qu’il a annoncé jeudi.

Mais si environ 1 500 multinationales ont décidé d’y implanter leur filiale Asie, c’est justement parce que Hongkong offre un accès privilégié au marché chinois sans les inconvénients de celui-ci. Or ce principe « un pays, deux systèmes » qui devait rester en vigueur jusqu’en 2047 est en train de voler en éclats.

Que l’armée ou la police chinoise intervienne ou pas, Pékin veut reprendre Hongkong en mains. Au-delà de Cathay Pacific, c’est donc bel et bien toute la place financière qui entre dans une zone de turbulences.

17 août 2019

Greta

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17 août 2019

Crazy Horse de Paris

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17 août 2019

Peter Fonda, star du film « Easy Rider », est mort

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L’acteur, devenu icône de la contre-culture avec ce road-movie à moto dans les grands espaces du sud-ouest américain, s’est éteint des suites d’un cancer. Il avait 79 ans.

Il laisse orpheline toute une génération marquée par un long-métrage entré dans la légende : l’acteur américain Peter Fonda, rendu célèbre par son rôle de motard dans le film Easy Rider (1969), qu’il avait co-écrit, est mort vendredi 16 août au matin à son domicile de Los Angeles (Californie), à l’âge de 79 ans.

Fils de la star d’Hollywood Henry Fonda, petit frère de Jane Fonda et père de Bridget Fonda, Peter Fonda est mort d’un arrêt respiratoire provoqué par un cancer du poumon, a indiqué son attaché de presse dans un communiqué.

Le texte, signé de sa famille, conclut :

« Tandis que nous pleurons la perte de cet homme doux et gracieux, nous souhaitons aussi célébrer son esprit indomptable et son amour de la vie. En l’honneur de Peter, portez un toast à la liberté s’il vous plaît. »

Jane Fonda, dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, a exprimé son émotion :

« Je suis très triste. C’était mon gentil petit frère adoré. Le bavard de la famille. J’ai passé des moments merveilleux seule avec lui ces derniers jours. Il est parti en riant. »

Icône de la contre-culture américaine

Easy Rider, écrit par Peter Fonda, Dennis Hopper, et Terry Southern, interprété par les deux premiers et réalisé par Hopper, est l’un des films étendards de la contre-culture américaine des années 1960. Il évoque la quête de liberté à travers une odyssée à moto dans les grands espaces du sud-ouest américain.

L’image de Peter Fonda les jambes étendues sur son chopper Harley-Davidson peint aux couleurs du drapeau américain est emblématique du cinéma de cette époque. Un exemplaire de cette moto s’était vendu aux enchères 1,35 million de dollars en 2014.

« Légendaire »

La disparition de l’acteur risque de laisser un grand vide. « Icône #PeterFonda », a simplement tweeté l’acteur Joseph Gordon-Levitt, accompagnant son message d’une photo, en noir et blanc, de Peter Fonda, veste en cuir sur les épaules et immense drapeau américain dans le dos. « Repose en Paix », a tweeté la réalisatrice américaine Ava DuVernay avec une photo datant de 2012 où elle fait un selfie avec celui qu’elle qualifie de « légendaire ».

Pour célébrer le 50e anniversaire de la sortie du film (le 14 juillet 1969), Peter Fonda avait organisé une projection à New York le 20 septembre prochain, avec des musiciens pour interpréter la célèbre bande-son rock du film, dont l’inoubliable Born to Be Wild du groupe Steppenwolf.

En 1998, l’acteur avait concouru aux Oscars pour son rôle dans le film L’Or de la vie de Victor Nuñez, qui lui a valu un Golden Globe. Plus récemment, Peter Fonda avait joué Méphistophélès dans Ghost Rider (2007). Son dernier film, The Last Full Measure, avec Samuel L. Jackson, Morgan Freeman et Laurence Fishburne, doit sortir fin octobre aux Etats-Unis.

Militant écologiste de la première heure, l’acteur avait fait sensation au festival de Cannes en 2011 lorsqu’il avait qualifié le président américain de l’époque, Barack Obama, de « putain de traître » en lui reprochant sa gestion d’une marée noire dans le Golfe du Mexique provoquée par le naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon.

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