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Jours tranquilles à Paris

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11 août 2019

Gainsbourg - Réflexion

gainsbourg32

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11 août 2019

Vu sur internet

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10 août 2019

Jargon et mots compliqués

Par Marion Hérold

La langue prend l’air (4/6). Hubris, disruption, paradigme, uchronie, etc., ces mots réservés à des domaines bien limités entrent dans le langage de tous les jours

« Cette femme est en proie à l’hubris : elle veut changer de paradigme, tout de suite, elle veut de la disruption. Elle travaille sur la réalité, pense-t-elle, et n’a pas été élue pour écrire, que diable, une uchronie ou une dystopie. »

Il arrive que des mots inusuels fassent irruption dans la langue de tous les jours. Ils existaient, on les connaissait, sans forcément les comprendre tout à fait, car ils étaient réservés à des domaines bien délimités. Et, soudain, les voilà partout.

Aujourd’hui, le phénomène s’accentue, et ce sont souvent des mots issus du vocabulaire technique et économique qui gagnent le langage quotidien. Par exemple, pour « disruption », Le Petit Larousse 2020 donne encore comme seules définitions : « 1. Ouverture brusque d’un circuit électrique. 2. Destruction du caractère isolant d’un milieu ; claquage ». « Paradigme », quant à lui, vient des sciences humaines et désigne, entre autres, l’« ensemble des unités qui peuvent commuter dans un contexte donné » (Le Robert 2019).

L’« uchronie » (de « chronos », le temps, et « ou », négation) est une « reconstruction fictive de l’histoire » (Le Complot contre l’Amérique, de Philippe Roth) et la « dystopie » (de « topos », le lieu, et « dys », préfixe dépréciatif) s’oppose plus ou moins à l’utopie (1984, de George Orwell ; Fahrenheit 451, de Ray Bradbury, etc.). Apparus au XIXe siècle, ces deux mots étaient toujours liés de près ou de loin au champ de la science-fiction. Personne ne les employait en dehors. A l’époque des « fake news », quoi d’étonnant à ce que le premier nous parle. Quant au second, évoquerait-il notre avenir ?

Vocabulaire scientifique et technique

Pour ce qui est de l’« hubris » (ou ubris ou hybris), on la voyait apparaître de temps en temps. Sans trop savoir où trouver son orthographe (mot entré dans Le Petit Robert en 2013), on comprenait qu’elle concernait le monde grec ancien. De son sens de « démesure » appelant un châtiment divin, on est passé à celui d’« orgueil », de « prétention », défauts plutôt ordinaires auxquels on confère une certaine noblesse, en les parant d’une appellation qui renvoie au domaine de la tragédie.

De façon plus générale, pourquoi ces mots spécialisés font-ils partie de la réserve dans laquelle certains se plaisent à puiser ? L’attrait d’une originalité sophistiquée ? La sensation qu’il faut de nouveaux mots pour définir de nouvelles situations, de nouveaux enjeux ? L’impression que des expressions ont été galvaudées et doivent être remplacées ?

Oui. Mais pas seulement. Il y a toujours eu une espèce de rotation, de renouvellement des stocks. Quelqu’un lance une expression, elle étonne, elle choque, elle plaît, ça y est, la course de relais a démarré, on se passe le mot…

Mais les vagues se dessinent en fonction des moments historiques. Aujourd’hui, c’est dans le vocabulaire scientifique et technique que nous piochons surtout. Quoi d’étonnant, à une époque convaincue que la technologie peut tout régler ?

Ce qui n’empêche pas que des mots vraiment nouveaux se créent, des néologismes, des mots-valises, rendus nécessaires par des réalités nouvelles (adulescence, antispécisme, cryptomonnaie, illectronisme sont, parmi bien d’autres, entrés dans Le Petit Larousse 2020) : phénomène ancien, mais de plus en plus rapide…

langue française

10 août 2019

Les Beatles - dessin humoristique - Abbey Road il y a 50 ans

abbey road

10 août 2019

Malgré les obstacles, les ONG de secours résistent en Méditerranée

L’« Ocean-Viking » a rejoint, jeudi, l’« Alan Kurdi » dans la zone des secours sans avoir pu se ravitailler à Malte. L’« Open Arms » s’organise avec 121 migrants bloqués à bord.

Le navire Ocean-Viking a rejoint jeudi 8 août l’Alan Kurdi dans la zone des secours sans avoir pu se ravitailler à Malte, l’Open Arms s’organise avec 121 migrants bloqués à bord : les ONG de secours en Méditerranée font de la résistance. Le même jour, le président du Parlement européen, l’Italien David Sassoli, a adressé un courrier à la Commission européenne pour lui demander d’intervenir en faveur des migrants secourus les 1er et 2 août par l’Open Arms.

« Si l’Europe ne peut pas protéger ceux qui sont en difficulté (...), qui ont pris la mer à la recherche d’une vie meilleure, elle aura perdu son âme, en plus de son cœur. »

En Italie, la fédération des Eglises protestantes et l’Eglise vaudoise, engagées dans l’accueil des migrants via des « couloirs humanitaires », ont proposé de les prendre en charge, de la même manière que l’Eglise catholique italienne a accueilli près de la moitié des rescapés bloqués pendant une semaine fin juillet sur Gregoretti, un navire des gardes-côtes italiens.

Mais Malte, qui avait accueilli dimanche 40 migrants de l’Alan Kurdi après un accord de répartition, a refusé de laisser débarquer les passagers de l’Open Arms. Et en Italie, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), campe sur ses positions : « Le navire est espagnol et les immigrés à bord sont sous la responsabilité directe de Madrid. »

M. Salvini accuse également l’ONG de fabriquer des conditions d’urgence en refusant de se rendre en Espagne : « Peut-être que ces messieurs veulent faire une provocation politique. De toute évidence, la vie des gens à bord n’est pas leur vraie priorité, mais ils veulent à tout prix transférer des clandestins dans notre pays. »

Jusqu’à un million d’euros d’amende

En Espagne, le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms risque une amende pouvant aller jusqu’à 900 000 euros pour s’être dérouté vers la zone de secours au large de la Libye alors qu’il avait été autorisé uniquement à se rendre en Grèce.

En vertu de la nouvelle loi anti-migrants adoptée, lundi, par le Parlement italien, l’ONG espagnole pourrait aussi subir la confiscation de son bateau et jusqu’à un million d’euros d’amende si elle pénètre dans les eaux territoriales italiennes comme l’avait fait en juin le Sea-Watch 3 commandé par l’Allemande Carola Rackete.

L’ONG a cependant saisi le tribunal des mineurs de Palerme (Sicile) pour réclamer que la trentaine de mineurs à bord – une poignée de jeunes enfants, dont des jumelles de 9 mois et leur mère camerounaise, et un grand nombre d’adolescents voyageant seuls – soient accueillis et confiés à des tuteurs. « C’est prévu par les articles 6 et 11 de la Convention de La Haye [sur la protection de l’enfance]. Nous respectons la loi », a insisté Proactiva Open Arms.

Après une semaine à bord, les réserves d’eau et de vivres s’amenuisent, ont expliqué les secouristes. Selon la presse italienne, le voilier Astral de l’ONG, pourrait quitter Barcelone pour aller ravitailler l’Open Arms.

Des réserves pour huit à dix jours d’opérations

L’Ocean-Viking a lui aussi connu des soucis de ravitaillement : le nouveau bateau de secours de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF) n’a pas pu s’arrêter jeudi soir au large de Malte pour faire le plein de carburant et d’eau.

Selon l’équipage, La Valette le lui a refusé au dernier moment, comme c’était déjà arrivé à l’Open Arms l’an dernier. Interrogées par un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP), les autorités maltaises n’ont ni confirmé ni démenti et se sont refusées à tout commentaire.

Le bâtiment de 69 mètres battant pavillon norvégien, qui avait quitté Marseille dimanche soir, a donc poursuivi sa route directement vers la zone des secours au large de la Libye, en réduisant légèrement sa vitesse à 8 nœuds pour économiser le carburant. « Mais on est prêt à accélérer si un bateau [à secourir] est repéré », a expliqué le coordinateur des secours, Nicholas Romaniuk, qui estime avoir encore suffisamment de réserves pour huit à dix jours d’opérations.

Jeudi à l’aube, l’équipage a commencé ses tours de veille sur la passerelle : armés de puissantes jumelles, les secouristes scrutent les flots, se relayant toutes les 90 minutes environ. Et la consigne a été donnée à chacun d’être désormais chaussé de manière à pouvoir sauter à tout moment dans les canots prévus pour aller au secours des embarcations en détresse.

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10 août 2019

Anna Johansson (à gauche) et une autre modèle

anna28

10 août 2019

Exposition "Cabinets de curiosités" à Landerneau

Découvrez l'exposition "Cabinets de curiosités" jusqu'au 3 novembre 2019 à la Fondation Hélène et Édouard Leclerc à Landerneau

Lieu essentiel de la culture renaissante et baroque, instrument de  savoir autant que de plaisir esthétique, au carrefour de l’art et de la  science, le cabinet de curiosités s’effaça devant le rationalisme des  Lumières, ne subsistant que dans les musées secrets de quelques  collectionneurs nostalgiques.

Il ne suscita, au début du 20e siècle, que  l’intérêt des historiens, des amateurs de bizarre et des surréalistes  qui en apprécièrent l’étrangeté et les aspects poétiques. Il fallut  attendre le passage au siècle suivant pour voir le phénomène connaître  une résurgence paradoxale et prendre une ampleur nouvelle. Après s’être  vu consacrer, en France, à Poitiers en 2013, une exposition, « La  Licorne et Le Bézoard », qui se proposait d’en retracer l’histoire, le  cabinet de curiosités fait l’objet, dans le projet du FHEL, d’une  approche renouvelée.

Prenant acte du fait que, devenu source  d’inspiration de nombreux artistes, thème d’expositions internationales  aussi bien que tendance du goût et du décor intérieur, le cabinet de  curiosités fait désormais partie de l’imaginaire contemporain, la  présente exposition se propose d’en suivre différentes expressions,  échos et interprétations.

S’ouvrant sur une mise en perspective  historique, elle s’intéresse essentiellement aux regardeurs qui auront  réinventé, dans les dernières décennies, le concept de cabinet de  curiosités : qu’il s’agisse d’institutions comme le Muséum national  d’Histoire naturelle, le musée de la Chasse et de la Nature à Paris, le  musée d’anatomie de Montpellier ou le musée Le Secq des Tournelles à  Rouen, de personnalités singulières, comme le fondateur de la Maison  rouge, Antoine de Galbert ou d’artistes comme Miquel Barceló,  Jean-Jacques Lebel ou Théo Mercier. S’ébauche ainsi, sur près de 1000  mètres carrés, dans une scénographie étonnante, ce qui pourrait être un  cabinet de curiosités du moment présent.

10 août 2019

Vu sur internet - Shooting dans la voiture, pourquoi pas ?

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9 août 2019

Erdeven - Dimanche prochain...

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9 août 2019

Plage de Kerouriec aujourd'hui - Erdeven

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Photos : J. Snap

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