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Jours tranquilles à Paris

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7 avril 2019

La Rose des sables de Jean Nouvel, abritant le musée national du Qatar, inaugurée le 28 mars

rose des sables

Construite autour du palais historique qui vient d’être restauré, le musée national du Qatar a été conçu par l’architecte français Jean Nouvel. Il sera inauguré le 28 mars 2019 sous le haut patronage de cheikh Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani.

« Le Musée national du Qatar offrira une expérience immersive dans l’histoire du Qatar. Allant de – 700 000 ans à nos jours, les collections incarnent à la fois la richesse de son héritage culturel mais également sa vision et ses aspirations pour demain », annonce avec fierté Qatar Museums qui, depuis sa création en 2005, a suivi le Musée d’art islamique (MIA), le Musée arabe d’art moderne (Mathaf) et le centre d’accueil des visiteurs sur le site classé au patrimoine mondial d’Al Zubarah. D’une surface de 40 000 mètres carrés, le nouveau bâtiment de Jean Nouvel s’annonce aussi spectaculaire que le Louvre Abu Dhabi inauguré l’an dernier. « Le Qatar a des liens profonds avec le désert, sa flore et sa faune, ses populations nomades et ses longues traditions, rappelle Jean Nouvel. Pour refléter toutes ces dimensions, j’avais besoin d’un élément symbolique. C’est ainsi que j’ai pensé à la rose des sables, une sorte d’architecture miniature émergeant du sable et constituée de cristaux formés par l’évaporation de l’eau sous l’action du vent. Le musée que j’ai développé à partir de cette idée, avec ses grands disques incurvés, ses intersections et ses éléments en porte-à-faux, est une entité́ à la fois architecturale, spatiale et sensorielle. » Le Musée national du Qatar s’organise en trois sections, composées de onze galeries, dont la muséographie a également été conçue par Jean Nouvel, comme au musée du Quai Branly à Paris. « Le parcours débute avec les origines, la vie au Qatar et la construction de la nation, annoncent les responsables du musée. Le parcours chronologique, qui s’étend sur plus de 2,7 kilomètres, met en valeur des œuvres et des objets datant de l’ère géologique antérieure au peuplement de la péninsule jusqu’à nos jours. Après la traversée d’une succession de volumes, la visite culmine par la découverte du cœur de l’identité nationale qatarie, le palais restauré de cheikh Abdullah. Récits issus de la tradition orale, images d’archives, œuvres d’art, musique, contes et senteurs évocatrices créent une expérience sensorielle immersive permettant de replacer dans son contexte le formidable ensemble de vestiges archéologiques et d’objets patrimoniaux, parmi lesquels le célèbre tapis de perles commandé par le maharajah de Baroda en 1865, orné de plus de 1,5 million de perles du golfe Persique (émeraudes, diamants, saphirs), mais aussi des manuscrits, des documents, des photographies, des bijoux et des costumes. Parmi les œuvres spécialement commandées pour le Musée national du Qatar figurent une pièce de l’artiste qatari Ali Hassan (hall d’entrée au rez-de-chaussée du musée), une œuvre de l’artiste et mécène qatari cheikh Hassan bin Mohammed bin Ali Al Thani (entrée des galeries) et une sculpture de l’artiste irakien Ahmed Al Bahrani (espaces extérieurs). Parmi les œuvres commandées pour les jardins, nous pouvons citer l’installation monumentale de l’artiste français Jean-Michel Othoniel composée de 114 sculptures fontaines réparties dans la lagune dont les jets rappellent les formes fluides de la calligraphie arabe, et la sculpture Gates of the Sea de l’artiste syrienne Simone Fattal évoquant les pétroglyphes d’Al Jassasiya ». On attend avec impatience le printemps pour voir si le défi lancé par le Louvre Abu Dhabi sera gagné par cette impressionnante Rose des sables.

Guy Boyer

Directeur de la rédaction

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7 avril 2019

Emmanuel Macron

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7 avril 2019

Bouteflika parti, les Algériens dans la rue pour maintenir la pression

Considérant que le départ de l’ex-président n’était qu’une « demi-victoire », une foule immense a manifesté pour un septième vendredi d’affilée à travers le pays.

Une foule immense a de nouveau envahi le centre d’Alger et les principales villes d’Algérie vendredi 5 avril, malgré l’annonce du départ du pouvoir du président Abdelaziz Bouteflika. Les protestataires expriment désormais leur refus de toute implication des anciens fidèles du raïs dans la transition politique.

Confronté à une contestation populaire inédite déclenchée le 22 février et très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, M. Bouteflika, 82 ans, a démissionné mardi, après 20 ans passés à la tête du pays.

« Vendredire »

Déterminés à se débarrasser du « système » dans son ensemble, les Algériens sont à nouveau descendus très nombreux dans la rue, pour le septième vendredi de rang. D’imposants cortèges ont défilé à Oran, Constantine et Annaba, deuxième, troisième et quatrième villes.

L’agence de presse officielle APS a recensé des manifestations dans 41 des 48 régions du pays, rendant compte de façon inédite des slogans très hostiles au pouvoir. Les cortèges se sont dispersés dans le calme à la tombée de la nuit. Aucun incident n’a été signalé.

« On ne pardonnera pas ! », ont notamment scandé les manifestants, en référence à la lettre d’adieu, adressée mercredi, par le chef de l’Etat, dans laquelle il a demandé pardon aux Algériens.

Arrivé tôt de Boumerdès près d’Alger, Said Wafi, 42 ans, employé d’une banque publique, voulait « être le premier manifestant contre le système. Le départ de Bouteflika ne veut rien dire si ses hommes continuent à gérer le pays ». « [Il] était très malade, il ne gouvernait pas en réalité et rien ne changera s’il part seul et laisse ses hommes », renchérit Samir Ouzine, étudiant de 19 ans.

lager

Avec sa démission, le néologisme « vendredire », inventé par les contestataires et signifiant « manifester joyeusement », a acquis sur les réseaux sociaux, un sens supplémentaire : « faire chuter un régime dictatorial pacifiquement. »

Départ des « 3B »

« La démission du président ne signifie pas qu’on a eu réellement gain de cause », a expliqué dans une vidéo sur Internet l’avocat Mustapha Bouchachi, une voix de la contestation, appelant à faire de ce vendredi « un grand jour ».

Les protestataires ont appelé au départ des « 3B », Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui, trois hommes-clés de l’appareil mis en place par M. Bouteflika et à qui la Constitution confie le processus d’intérim.

Président depuis plus de 16 ans du Conseil de la Nation (chambre haute), M. Bensalah est chargé par la Constitution de remplacer le chef de l’Etat pour trois mois, le temps d’élire un successeur lors d’une élection présidentielle. Tayeb Belaiz, qui fut durant ces 16 ans ministre, préside le Conseil constitutionnel, chargé de contrôler la régularité du scrutin. Le premier ministre Noureddine Bedoui était jusqu’à sa nomination le 11 mars le très zélé ministre de l’intérieur. Il est aux yeux des manifestants l’« ingénieur en chef de la fraude électorale et ennemi des libertés », comme l’a qualifié le quotidien francophone El Watan.

A la place, les manifestants appellent à la mise sur pied d’institutions de transition à même d’engager des réformes et d’organiser des élections libres.

« L’armée et le peuple sont frères »

Grand vainqueur de son bras de fer avec l’entourage de M. Bouteflika, qu’il a contraint in fine à quitter le pouvoir, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, apparaît comme l’homme fort du pays.

Le limogeage annoncé ce vendredi du général Athmane Tartag, « coordinateur » des services de renseignements auprès de la présidence, fait passer sous le contrôle du général Salah, en tant que vice-ministre de la défense, trois importants services (sécurité intérieure, extérieure et renseignement « technique ») jusqu’ici sous la tutelle de M. Bouteflika. Et renforce son pouvoir, face à un gouvernement affaibli par le départ du chef de l’Etat et l’hostilité de la rue. Mais le général Gaïd Salah est lui aussi largement perçu par les manifestants comme un homme du « système », qu’il avait fidèlement servi depuis sa nomination en 2004.

« L’armée et le peuple sont frères », ont scandé les manifestants, ce vendredi à Alger, mais plusieurs pancartes hostiles au général Salah ont également été vues par des journalistes de l’Agence France-Presse ou relayées sur les réseaux sociaux. « Nous voulons recouvrer notre liberté, notre souveraineté. (…) J’espère vivre assez longtemps pour vivre la démocratie dans mon pays », confiait Saïd Zeroual, 75 ans, les larmes aux yeux.

Cet espoir a, pour l’heure, fait renoncer Zoubir Challal à tenter, comme de nombreux Algériens, de traverser la Méditerranée à la recherche d’un avenir meilleur. La pancarte que ce chômeur de 28 ans porte dit : « Pour la première fois, je n’ai pas envie de te quitter mon pays. »

7 avril 2019

À quoi servent les cons - Stupéfiant !

7 avril 2019

Extrait d'un shooting

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6 avril 2019

Body painting

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6 avril 2019

C'est parti pour 8 jours de féerie dans le ciel de Berck sur Mer !

DU 6 AU 14 AVRIL 2019 À BERCK-SUR-MER

Comme chaque année des centaines de cerfs-volants vous donnent rendez-vous sur la plage de Berck-sur-Mer, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Des animations ouvertes à tous, vous sont offertes. Les enfants pourront ainsi, s’initier à la fabrication de cerfs-volants et apprendre à le maîtriser en toute sécurité.

Animaux marins, pieuvres géantes, créatures volantes surprenantes, …voleront dans le ciel durant 10 jours.

Les mégateams déploient leurs voiles dans les airs et tenteront de battre le record de chorégraphies.

Tous les jours de 10h à 18h, venez déambuler sur l’esplanade et découvrir les différentes expositions ainsi que les stands des délégations étrangères.

Enfin, un vol de nuit clôturera ces journées féeriques par des ballets célestes des jeux de lumières et un final pyrotechnique.

6 avril 2019

Erdeven - la main verte

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6 avril 2019

Reportage - Dans un Venezuela au bord du chaos, le défi de l’opposition face à un Maduro inébranlable

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Par Claire Gatinois, Caracas, Maracaibo, envoyée spéciale - Le Monde

Une mobilisation populaire est prévue samedi de façon concomitante dans des petites et grandes villes du pays. Ce mouvement se veut l’acte I de l’« opération liberté ».

Pedro n’avait pas vingt ans quand il est entré dans la clandestinité, se méfiant de tout et de tous dans son propre pays. « Parce que j’ai protesté contre ce gouvernement j’ai tout perdu. J’ai dû quitter mes études et partir six mois en exil, mais je suis revenu. Je préfère me battre et mourir ici pour la démocratie que m’éteindre à petit feu asphyxié par le régime », confie le jeune homme de 22 ans, corps sec et ton de combattant. Comme la plupart de nos interlocuteurs, il préfère taire sa véritable identité.

Classé parmi les « terroristes » aux yeux de Nicolas Maduro, le président du Venezuela, Pedro appartient à la bande des « résistants » de Saladillo, un bastion de l’opposition au régime chaviste depuis les manifestations de 2014 qui doit son nom à quatre tours de béton de dix-huit étages baptisées Saladillo, nichées dans le centre de Maracaibo, capitale de la région occidentale de Zulia. Dans cette troupe où se mêlent préadolescents et quinquagénaires, on raconte la prison, les tortures et ces blessures qui ont rendu certains handicapés à vie.

En ce début d’avril, deux d’entre eux relèvent leurs tee-shirts montrant les impacts de balles en caoutchouc reçues lors de la rébellion de la veille pour protester contre les coupures d’eau et d’électricité qui ont transformé la capitale régionale en ville fantôme.

C’est dans ces immeubles décatis, où les ascenseurs ont cessé de fonctionner depuis bien longtemps que ces « résistants » se préparent à la manifestation du samedi 6 avril. La mobilisation populaire, prévue de façon concomitante dans les petites et grandes villes du Venezuela se veut le premier épisode de l’« opération liberté », un mouvement orchestré par Juan Guaido, président de l’assemblée nationale qui s’est autoproclamé chef d’Etat par intérim en janvier.

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« Véritable phénomène politique »

« Juan Guaido est la lumière au bout du tunnel ! Il est notre espoir », confie Pedro, épuisé par des années de luttes vaines et une répression sans relâche qui a coûté la vie de l’un de ses compagnons, Adrian Jose Duque, qui comptait parmi les 140 victimes recensées lors des mobilisations de 2017.

A cette population enragée contre un régime qui a basculé dans l’autoritarisme, Juan Guaido a redonné des raisons de croire. En quelques mois, le député de 35 ans, fils d’un chauffeur de taxi, hier inconnu dans les « barrios », quartiers populaires vénézuéliens, comme sur la scène internationale, est parvenu à récolter l’appui d’une cinquantaine de pays étrangers, dont les Etats-Unis et diverses nations de l’Union européenne. Membre du parti Volonté populaire, se revendiquant de la social-démocratie, Juan Guaido a su fédérer une opposition formée de partis composites, dont l’idéologie allant de la gauche radicale à la droite dure, ne se rejoint que dans la lutte contre Maduro.

« Juan Guaido est un véritable phénomène politique », observe Jose Antonio Gil Yepes, sociologique à la tête de l’institut de sondages Datanalisis à Caracas. Privilégiant la raison sur l’émotion, le président par intérim, qui promet de conduire le pays sur la voie de la démocratie, rafle aujourd’hui plus de 60 % d’opinions favorables, selon une enquête de Datanalisis datée de la mi-mars. Si une élection sans fraude avait lieu demain, le trentenaire obtiendrait 80 % des sondages laissant 20 % à un Maduro, accusé d’affamer la population et de saccager l’économie, indique encore cette enquête.

Inébranlable, le chef d’Etat s’accroche malgré tout au pouvoir, entouré d’un petit groupe de fidèles et de l’Etat-major de l’armée.

Des allures de décors de « Mad Max »

Dans les rues de Maracaibo, la disgrâce populaire de l’héritier d’Hugo Chavez est patente. Elle s’étale à coup d’insultes taguées sur les façades lépreuses de bâtiments désertés. La ville, dont la richesse pétrolière était autrefois jalousée par toute l’Amérique latine a pris, avec la baisse des cours du brut, la décadence des installations pétrolières et l’hyperinflation, des allures de décor de Mad Max. Les privilégiés ont décampé allant chercher un semblant de prospérité à l’étranger pendant que les magasins baissaient, un à un, leur rideau.

Désert économique et social, lieu de toutes les contrebandes avec la Colombie voisine, la ville a connu en mars-avril, un nouveau black-out, victime, comme le reste du pays de pannes liées à la dégradation des installations, que Maduro attribue à des « attaques cybernétiques » menées par l’« impérialiste américain » pour faire main basse sur les réserves d’or noir.

Etape supplémentaire de la déchéance de la région, ces coupures géantes s’ajoutent aux pénuries d’eau et au rationnement de l’essence tandis que le bolivar se transforme en monnaie de singe : le salaire minimum (18 000 bolivares) suffit à peine à acheter un kilo de viande. « C’est la jungle ! », résume Jesus Bracho, posté depuis plus d’une demi-heure dans la file d’attente d’un distributeur de billets. « Les camions d’eau n’arrivent que chez les privilégiés ! Maduro veut tuer le peuple », lance une femme au sein d’un petit attroupement en colère planté devant le bâtiment public d’Hydrolago, chargé de la distribution de l’eau.

« Les gens mangent dans les poubelles »

Dans le centre de Maracaibao, allongée sur un matelas élimé posé à même le trottoir pour supporter la chaleur de la nuit, Carolina Martinez, 37 ans, confie avoir cru, un temps, à la révolution bolivarienne. Aujourd’hui, cette assistante du gouvernement « a honte de travailler pour l’Etat ». Après tant de mois de privations, la mère de deux enfants de 12 et 4 ans payée une misère en a presque oublié le goût de la viande. « Ce gouvernement n’est ni socialiste, ni communiste. Il est terroriste ! », grogne Nadio, le père de Carolina à ses côtés.

Au bord du chaos, Maracaibo a explosé le 1er avril. La ville, plongée dans l’obscurité par les coupures électriques, a été ce jour-là le théâtre d’émeutes émaillées de pillages. Avant de fracasser la vitrine d’une pharmacie pour s’emparer de shampoings, de savons mais aussi de chips et de sodas, vendus dans l’établissement, les pillards auraient crié « on a faim ! », raconte la gérante. « Les gens mangent dans les poubelles. Maduro est un fils de p… On veut quelqu’un d’autre à la tête du pays même si c’est un extraterrestre », appuie un vendeur de légumes du marché municipal.

Ce climat de tension extrême laisserait présager la montée d’un « printemps vénézuélien » si la révolte ne cohabitait pas avec l’épuisement d’une société où trouver à manger est une lutte, se déplacer, un défi et protester, un danger de mort. Trop occupés à survivre, les Vénézueliens glissent peu à peu dans l’apathie.

« Caniche des Américains »

« Le chavisme parie sur l’usure », présage un diplomate. Une usure de la société mais aussi d’une opposition en mal de stratégie. Après avoir échoué, le 23 février, à faire entrer l’aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis, dans l’espoir de voir basculer l’armée vénézuélienne de leur côté, les troupes de Juan Guaido se heurtent aujourd’hui à un Maduro sourd à toute négociation diplomatique comme le souhaiterait la communauté internationale. « Il se passe des choses, mais ce n’est pas encore suffisant », reconnaît Stalin Gonzalez, vice-président de l’Assemblée nationale.

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Après trois mois d’activisme, plane ainsi la menace de l’enlisement de la dynamique Juan Guaido. Le danger est d’autant plus prégnant que Nicolas Maduro semble déterminé à emprisonner son ennemi accusant le leader de l’opposition, considéré comme un « caniche des Américains », d’avoir fomenté un complot « diabolique » visant à l’assassiner.

Pour sortir de l’impasse les opposants les plus radicaux, à l’image de Maria Corina Machado représentante de la droite dure, plaident pour activer l’article 187 de la Constitution, celui qui ouvrirait la voie à une intervention extérieure. « Le régime est capable de tout. Ce n’est pas une dictature, c’est un Etat criminel. Combien de morts faudra-t-il encore pour que la communauté internationale réagisse ? », s’emporte-t-elle. « Il faut une menace réelle et imminente face à Maduro », ajoute la politicienne estimant, quitte à rouvrir les fractures de l’opposition, que Guaido est mal entouré.

Selon Datanalisis, plus d’un tiers de la population estime que Maduro ne quittera le pouvoir qu’avec une intervention militaire de l’étranger, quand moins de 3 % des interrogés parient sur une solution pacifique fondée sur des élections libres et transparentes.

6 avril 2019

C'est le week-end

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