Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
4 avril 2019

Extrait d'un shooting

shoot74

Publicité
4 avril 2019

Pauline Moulettes

pauline44

4 avril 2019

Carlos Ghosn de nouveau arrêté pour abus de confiance aggravé

carlos333

Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance - Le Monde

Cette quatrième arrestation intervient alors que l’ex-magnat de l’automobile avait été libéré sous caution, il y a à peine un mois, après plus de 100 jours passés en détention.

Carlos Ghosn a été arrêté pour la quatrième fois. D’après la chaîne publique japonaise NHK et la plupart des médias japonais, les procureurs se sont présentés peu avant 6 heures du matin jeudi 4 avril (mercredi, 23 heures à Paris) à l’appartement que l’ancien dirigeant de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi occupe depuis sa libération sous caution le 6 mars, dans l’arrondissement de Shibuya, à Tokyo.

Ils lui auraient notifié son arrestation pour abus de confiance aggravé avant de l’emmener au parquet. Selon des sources citées notamment par l’agence Kyodo, M. Ghosn aurait détourné à son profit personnel une partie des 3,5 milliards de yens (28 millions d’euros) versés à Suhail Bahwan Automobiles, concessionnaire exclusif depuis 2004 de Renault et Nissan à Oman, officiellement afin de couvrir des « primes de performance ».

Or l’argent ne viendrait pas des comptes de Nissan. Il proviendrait d’une enveloppe mise à la disposition de M. Ghosn par le constructeur nippon et baptisée la « réserve du PDG ». Selon des sources proches de l’enquête, une partie de ces montants aurait transité via un fonds d’investissements libanais, Good Faith Investments, dont l’un des actionnaires serait un ami d’enfance de M. Ghosn et qui serait géré par un dirigeant du concessionnaire omani. L’argent détourné aurait alimenté le compte d’une société dont Carole Ghosn, l’épouse de l’ex-dirigeant de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, était représentante.

Cet argent aurait servi, entre autres, à l’acquisition d’un yacht de luxe utilisé par la famille Ghosn. Il aurait également permis de financer Shogun, une start-up basée à San Francisco et créée par Anthony Ghosn, le fils de l’ancien patron de Nissan. Shogun a nié ces allégations.

Une arrestation « révoltante et arbitraire », déplore Carlos Ghosn

Dans un communiqué, Carlos Ghosn a qualifié sa nouvelle arrestation de « révoltante et arbitraire ». Il y voit « une nouvelle manœuvre de certains individus chez Nissan qui vise à m’empêcher de me défendre en manipulant les procureurs ». « Je suis innocent de toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont reprochés » écrit-il, ajoutant :

« Je reste persuadé que si ma demande d’être jugé équitablement est respectée, je serai innocenté. »

La défense de l’ancien dirigeant affirme de son côté que l’argent en question a été versé à la demande des subordonnés de M. Ghosn chez Nissan. Ils lui auraient dit qu’il s’agissait de rémunérer le concessionnaire pour ses années d’activité. Toujours selon les avocats, l’acquisition du yacht n’a rien à voir avec Nissan.

La nouvelle arrestation survient alors que M. Ghosn avait annoncé mercredi 3 avril sur un compte Twitter nouvellement créé la tenue d’une conférence de presse le 11 avril, pour « dire la vérité sur ce qui se passe ». Une initiative qui a pu surprendre, Carlos Ghosn n’ayant pas le droit d’accéder à Internet selon les termes de sa libération sous caution. « Il va bien et réfléchit soigneusement à la déclaration qu’il veut faire, cela surviendra dans un futur proche », affirmait mardi 2 avril à la presse son avocat, Junichiro Hironaka. « Parce que sa portée sera significative, il prend le temps de bien préparer » cette intervention devant les médias.

Carlos Ghosn a été arrêté une première fois le 19 novembre 2018 pour avoir minoré ses déclarations de revenus aux autorités financières japonaises entre 2010 et 2015. Il l’a été une seconde fois le 10 décembre pour des faits similaires entre 2015 et 2018, puis une troisième le 21 décembre pour abus de confiance aggravé. Le parquet l’a mis en examen pour l’ensemble de ces charges. Après 108 jours de garde à vue et de détention provisoire, il a bénéficié d’une libération contre le versement d’une caution d’un milliard de yens (7,9 millions d’euros), dans l’attente d’un procès qui ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.

4 avril 2019

Ren Hang

ren76

ren77

4 avril 2019

Angelina Jolie par Hedi Slimane

angelina jolie par hedi slimane

Publicité
4 avril 2019

Renault referme violemment la porte sur les années Ghosn

Par Philippe Jacqué, Éric Béziat - Le Monde

Le conseil d’administration de Renault a décidé de ne pas verser de retraite chapeau à son ex-PDG et condamne ses « pratiques contestables » et des « atteintes à l’éthique » commises sous son règne.

Les mots sont sévères, les gestes forts, les décisions sans appel… Mercredi 3 avril, le conseil d’administration (CA) du groupe Renault a soldé sans fioritures les années Carlos Ghosn. D’abord, le conseil a refusé définitivement au patron déchu le versement de toute rémunération à partir de 2019, y compris la très confortable retraite-chapeau de 774 000 euros par an qui lui était promise ; ensuite il a condamné explicitement certaines pratiques de celui qui non seulement a tenu fermement les rênes du groupe français depuis 2005, mais a aussi bâti un empire automobile franco-japonais à 10 millions de voitures unissant au sein d’une alliance jusque-là inédite les puissants groupes auto Renault, Nissan et Mitsubishi.

Accusé, depuis le 19 novembre, de malversations financières graves au Japon en tant que président de Nissan, M. Ghosn est désormais sur la sellette en France également. Deux audits en cours – l’un au sein de Renault, l’autre concernant RNBV, la société représentant l’Alliance Renault-Nissan – commencent à distiller leurs révélations.

Les conclusions définitives de la mission Renault et un point d’étape provisoire de l’audit RNBV (lancé conjointement avec Nissan) ont été présentés mercredi aux administrateurs du groupe au losange. Et l’appréciation du conseil est pour le moins rude, contrastant avec la prudence de Renault lors des premiers jours de l’affaire, lorsque le constructeur français refusait de condamner a priori son PDG et éconduisait les représentants de Nissan venus apporter des éléments à charge contre M. Ghosn.

Des versements suspects

« Chez Renault, dit le communiqué de presse diffusé à l’issue du CA, des dépenses engagées par l’ancien président-directeur général sont source de questionnements, en raison des pratiques contestables et dissimulées (…) et des atteintes aux principes éthiques du groupe qu’elles impliquent, notamment dans la gestion des conflits d’intérêts et la protection des actifs. » Les administrateurs n’ont pas manqué de rappeler que Renault a signalé à la justice l’affaire de la fête de mariage de Carlos Ghosn à Versailles, en 2016 (lorsque l’entreprise a pris à son compte les 50 000 euros de location du Grand Trianon), mais aussi qu’elle a transmis au parquet vendredi 29 mars des informations concernant des versements suspects effectués au profit d’un des distributeurs de Renault au Moyen-Orient.

Côté RNVB, le CA fustige « de graves déficiences au plan de la transparence financière et des procédures de contrôle des dépenses » et souligne que certains décaissements « soulèvent de sérieux questionnements quant à leur conformité à l’intérêt social de RNBV ». Le CA n’indique pas quelles sont précisément ces dépenses suspectes. Quelques-unes, pas forcément illégales, ont été révélées par voie de presse : versements effectués au profit du criminologue Alain Bauer, de l’agence de communication Les Rois Mages ou de Mouna Sepehri, l’ex-directrice exécutive fidèle de Carlos Ghosn. Quoi qu’il en soit, le conseil presse les auditeurs « d’achever leur travail et de livrer leurs conclusions finales dans les meilleurs délais » et « se réserve le droit (…) de saisir la justice française. »

Sanction symbolique

Face à cette avalanche de révélations, le conseil d’administration du groupe Renault, présidé par Jean-Dominique Senard depuis le 24 janvier et la démission de M. Ghosn de son poste de PDG, a choisi de sanctionner son ancien président par là où il avait pêché. Carlos Ghosn, qui avait défrayé la chronique avec son double salaire de PDG de Renault et Nissan qui lui permettait de toucher 15 millions d’euros par an lors des années fastes, ne recevra presque plus rien de Renault à partir de 2019. Ni clause de non-concurrence de 4 millions d’euros, ni actions de performance d’aucune sorte, conformément à ce que le conseil d’administration avait déjà annoncé en février. M. Ghosn a été ainsi privé de dizaines de millions dont les paiements auraient pu s’étaler jusqu’en 2022.

Ce mercredi, le CA en a rajouté dans la sanction symbolique et décidé de proposer aux actionnaires de Renault de priver l’ex-patron tout-puissant de sa part variable 2018 payée en cash, soit 224 000 euros, dans la mesure où les administrateurs ont souhaité « prendre en compte, dans l’appréciation de la performance de M. Carlos Ghosn, les nombreux questionnements qui se sont fait jour (…) au sujet d’opérations engagées par l’intéressé en sa qualité de président-directeur général de la société, et ce du fait de pratiques contestables et dissimulées. » Sa part fixe de 1 million d’euros, déjà versée l’an dernier, demeure en sa possession. Il serait de toute façon quasiment impossible de la lui reprendre.

Mais ce n’est pas tout, le conseil a décidé de ne laisser à Carlos Ghosn que 14 000 euros par an (1 166 euros par mois) sur les 788 000 euros de rente annuelle à vie qui auraient pu constituer sa retraite de PDG. Les administrateurs estiment en effet que « les conditions de départ de M. Carlos Ghosn » lui interdisent de toucher la part la plus lucrative de sa retraite, celle à prestations définies (dite retraite chapeau), soit 774 000 euros.

Contraste violent avec l’ère Ghosn

Dans son élan, le conseil d’administration de Renault en a profité pour fixer les rémunérations 2019 des nouveaux patrons du Groupe : Jean-Dominique Senard, le président, et Thierry Bolloré, le directeur général. Et là encore le contraste est violent avec l’ère Ghosn. M. Senard touchera 450 000 euros par an, soit la moitié du fixe 2018 de Carlos Ghosn. S’il dispose de deux voitures, dont une avec chauffeur, et d’une mutuelle santé, il ne recevra en revanche aucune rémunération variable ni aucune action de performance.

Quant à Thierry Bolloré, son salaire fixe s’élève à 900 000 euros, auquel s’ajoute une rémunération variable de 125 % du fixe (1,125 million d’euros au maximum), assortie de conditions de performances. « C’est un peu en dessous de la norme, explique un bon connaisseur du dossier. Les autres membres du comité exécutif ont un variable à 150 %. Mais Thierry Bolloré n’a pas dix ans d’expérience à ce poste. Le conseil a considéré que le nouveau directeur général doit faire ses preuves. »

Dernier point de différence avec la période Ghosn : le conseil d’administration sera, avec dix-huit membres, plus resserré. En effet, Carlos Ghosn, qui démissionne de son mandat d’administrateur, ne sera pas remplacé, pas plus que Philippe Lagayette, l’administrateur référent dont le mandat arrive à échéance et qui n’aura pas non plus de remplaçant. Une femme fait son entrée au conseil de Renault, en remplacement de Cherie Blair dont le mandat arrive à échéance. Il s’agit de l’Allemande Annette Winkler, patronne de Smart entre 2010 et 2018, et première femme à diriger une marque automobile. « Cela ne fera pas de mal d’avoir une professionnelle du secteur au sein du CA » se réjouit un administrateur.

 

4 avril 2019

Milo Moiré

milo47

milo48

milo49Photos : Peter Palm

4 avril 2019

A Nantes, les plaques du Mémorial de l'abolition de l'esclavage ont été détournées

plaques

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Les plaques du Mémorial de l'abolition de l'esclavage de Nantes ont été détournées dans la nuit de dimanche à lundi. Certains noms de navires négriers ont été remplacés par des plaques portant la mention "inconnu" et faisant référence aux migrants morts dans leur périple.

Nantes, France

Les plaques du Mémorial de l'abolition de l'esclavage de Nantes ont été détournées dans la nuit de dimanche à lundi. Certains noms de navires négriers ont été remplacés par des plaques portant la mention "inconnu" et faisant référence aux migrants décédés au cours  de leur périple.

"Inconnu, trois mois, mort de malnutrition et de fièvre dans un bateau trouvé mort le 18 janvier 2018" ou encore "Inconnue, morte abattue par des gardes-frontières, trouvé morte le 11 aout 2017." Certaines plaques de verre portent des noms de disparus suite à un naufrage comme : "Mohamed Assoumani" mais aussi "Lawend Shamal, trois ans, noyé en mer noire en 2017", elles ont été collées dans la nuit de samedi à dimanche sur la promenade du Mémorial de l'abolition de l'esclavage par-dessus le nom de navires négriers.

"Eveiller les consciences, c'est le rôle du Mémorial"

Une action qui attire l'oeil des passants quai de la Fosse et que salue "Isabelle", c'est un nom d'emprunt, elle n'est pas là par hasard :

Je voulais prendre des photos et voir toutes les personnes qui sont décédées, c'est important pour se souvenir d'elles"

Une action qu'approuve aussi Octave Cestor, c'est l'homme qui a eu l'idée du Mémorial à Nantes.

J'y adhère, car il se passe encore des choses inacceptables dans notre société et éveiller les consciences c'est le rôle du Mémorial"

Octave Cestor qui se bat aujourd'hui pour que les vélos cessent de rouler sur le Mémorial et que les voitures ne garent plus dessus.

Ce détournement de plaques en rappelle un autre explique "Catherine" là encore c'est un nom d'emprunt :

Ça me rappelle lorsque les noms des rues avaient été recouverts par du tag "esclavagiste"

Et parmi les noms de rue pointés du doigt par les militants, figurent Dobrée, Kervégan, et Duguay-Trouin. 

La position de la mairie

La mairie de Nantes fait savoir qu'elle va laisser les nouvelles plaques quelques jours et qu'elle finira par les enlever.

Ça ne dégrade pas le monument, ça fait écho à ce pourquoi il a été édifié, mais elles n'ont pas vocation à se substituer aux autres plaques du Mémorial" - Aïcha Bassal, adjointe à la mairie de Nantes en charge de la lutte contre les discriminations

plaques22

4 avril 2019

Ne pas confondre lieux de mémoire et lieux de tourisme !!! un peu de respect !

3 avril 2019

Charlie Hebdo

charlie

Publicité