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Jours tranquilles à Paris
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21 mai 2019

Presse - Elections Européennes

parisienEuropéennes : Emmanuel Macron dénonce « une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers »

Par Cédric Pietralunga

Dans un entretien à la presse régionale, publié mardi, le chef de l’Etat assume d’être un « acteur » de la campagne et met en garde contre l’abstention.

Pour Emmanuel Macron, la cause est entendue : pas question d’être « un spectateur » des élections européennes. Dans un entretien à la presse quotidienne régionale, accordé lundi 20 mai et publié mardi dans la quasi-totalité des titres du secteur, le chef de l’Etat estime qu’il n’a pas d’autre choix que de s’impliquer dans la campagne pour le scrutin du 26 mai. « Je ne peux (…) pas être un spectateur, mais un acteur de cette élection européenne qui est la plus importante depuis 1979, parce que l’Union est face à un risque existentiel », plaide-t-il, selon le texte que s’est procuré Le Monde.

S’il reconnaît qu’il n’est « pas un chef de parti », M. Macron estime avoir « une responsabilité devant l’histoire ». Surtout, il constate que « toutes les autres listes en font un référendum contre le président de la République et le gouvernement ». « Il ne s’agirait pas que je sois le seul à ne pas pouvoir prendre la parole », se défend le chef de l’Etat, accusé par l’opposition de sortir de son rôle, même si Nicolas Sarkozy s’était lui aussi fortement impliqué dans la campagne des élections européennes de 2009, allant même jusqu’à participer à un meeting à Nîmes avant le scrutin.

Dans la première partie de l’entretien, Emmanuel Macron s’attache d’abord à mobiliser l’électorat, alors que le taux d’abstention attendu par les instituts de sondages reste très élevé. « Quand il y a de l’abstention, c’est un échec pour la démocratie », estime le chef de l’Etat, pour qui « décider de ne pas aller voter, c’est décider de donner sa voix à ceux qui ne veulent que détruire ». « Pour exprimer son choix quel qu’il soit, c’est le 26 mai ou jamais ! », exhorte l’ancien ministre de l’économie.

La présence de Steve Bannon à Paris pas anodine

Mais très vite, le président de la République prend des accents de chef de parti pour attaquer celui qui était déjà son principal adversaire en 2017 : le Rassemblement national de Marine Le Pen. « Nous nous sommes assoupis, comme si l’on n’avait pas réalisé qu’il y a cinq ans le parti qui avait remporté les élections européennes, c’était le Front national, rappelle Emmanuel Macron. Est-ce qu’ils ont réussi au niveau européen ? Ils ont voté contre tout ce qui est dans l’intérêt de la France. Leur projet affaiblit la France et divise l’Europe. »

Pour le chef de l’Etat, la présence de Steve Bannon à Paris à quelques jours du scrutin n’a rien d’anodin. « Je vois pour la première fois une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers, dont l’objectif est le démantèlement de l’Europe. Des lobbyistes comme M. Bannon, proches du pouvoir américain, le disent. Les Russes et quelques autres n’ont jamais été à ce point intrusifs pour financer, aider les partis extrêmes », s’inquiète M. Macron. « On ne peut être que troublé. Il ne faut pas être naïf », ajoute l’hôte de l’Elysée, même s’il assure diplomatiquement ne pas confondre « les Etats et certains individus ».

Pour autant, Emmanuel Macron ne se contente pas d’incantations. Désireux de montrer que l’Europe peut apporter des avancées concrètes, le chef de l’Etat défend plusieurs propositions. En matière d’écologie, il voudrait ainsi « que l’on avance sur la taxation commune du kérosène en Europe et que l’on ait une vraie négociation internationale ». « Il faut taxer en Europe les entreprises les plus polluantes et mettre une taxe carbone aux frontières », ajoute-t-il. Le quadragénaire se dit aussi opposé au projet de réforme de la politique agricole commune actuellement discuté à Bruxelles. Les agriculteurs « peuvent compter sur mon soutien », promet-il.

Des signaux à l’électorat conservateur

Surtout, le président de la République se dit une nouvelle fois prêt à des « changements de traités », comme il l’avait déjà fait dans son discours de la Sorbonne en 2017 et dans sa lettre aux Européens publiée le 4 mars. « Je veux une Convention fondatrice européenne après les élections. Que les chefs d’Etats et de gouvernement, avec le nouvel exécutif et les responsables du Parlement, avec les citoyens, prennent le temps de définir la stratégie de l’Europe pour les cinq années à venir », plaide-t-il.

Persuadé que son réservoir de voix se trouve à droite, Emmanuel Macron n’oublie pas d’envoyer quelques signaux à l’électorat conservateur. « On ne protège pas suffisamment nos frontières communes. Il n’y a plus de solidarité et trop de différences entre nos droits d’asile », estime ainsi le chef de l’Etat, pour qui il faut « refonder complètement Schengen, avec un espace plus petit, une meilleure protection des frontières communes, une harmonisation des droits d’asile et un pilotage par un conseil des ministres de l’Intérieur ». Il se dit également « favorable » à l’instauration de quotas en France en matière d’immigration légale, qu’elle soit « économique ou étudiante ».

Le président refuse d’ailleurs d’envisager la défaite, alors que la plupart des sondages placent désormais la liste du Rassemblement national devant celle de la majorité. « Je ne me pose pas dans un tel cas de figure, explique-t-il. Je n’ai pas l’esprit de défaite, j’ai l’esprit de conquête. La France sera d’autant plus forte que nous ferons un bon score. » D’ailleurs, il n’est pas question pour lui d’envisager un changement de premier ministre. « Je n’ai jamais fait de politique fiction. J’ai toute confiance en Edouard Philippe qui s’engage sans compter auprès des proeuropéens », assure M. Macron. Il reste quatre jours à l’exécutif pour en convaincre une majorité de Français.

 

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19 avril 2009

ARTE demain soir : Hommage à Germaine Tillion

Avec un documentaire sur le « Verfügbar * aux Enfers », opérette écrite à Ravensbrück par Germaine Tillion et qui est le texte le plus singulier qui nous soit parvenu des camps de la mort, Arte rend hommage demain (20 avril) à la grande résistante et ethnologue disparue il y a un an.

* Le terme Verfügbar désigne les prisonnières corvéables à merci, « à la disposition » (« zur Verfügung ») des SS. Afin de ne pas travailler pour les Allemands, ces femmes ne s'inscrivaient dans aucun « kommando », quitte à devenir les plus mal traitées des plus mal traitées. Cela a été le choix de Germaine Tillion que j'ai rencontré plusieurs fois dans ma jeunesse dans le morbihan.

Lire mes billets du 19 avril 2008 et du 30 mai 2007

Lire également l'article du site de Rue 89 en cliquant ICI.

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Le camp de concentration de DACHAU. Photo : Jacques Snap - mai 2004.

6 septembre 2016

Après Orsay, le musée Guimet évacué après une performance de Deborah de Robertis

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NUE ET CULOTTEE

Connue pour avoir exhibé son sexe devant « L’Origine du monde » de Courbet, l’artiste luxembourgeoise vient de récidiver au musée Guimet…

C’est la fin d’après-midi au musée national des arts asiatiques. La foule est venue nombreuse en ce dimanche pour le dernier jour de l’exposition Araki. Un photographe japonais mondialement connu pour ses portraits de femmes ligotées selon les règles ancestrales du Kinbaku.

Soudain, un râle de plaisir brise le silence feutré du musée. Une femme s’est assise devant un mur de photographies. Nue, vêtue d’un seul kimono transparent. Elle laisse entrevoir entre ses cuisses écartées une pastèque qu’elle dévore goulûment en en faisant couler le jus sur sa poitrine. Sur son front, une caméra GoPro fixe le public médusé.

Un ange passe… et soudain les applaudissements s’élèvent, attirant d’autres visiteurs. Au grand dam des agents de sécurité qui affluent pour stopper cette performance imprévue.

Son nom est Deborah de Robertis. Connue pour avoir exposé son intimité devant L’Origine du monde et L’Olympia au musée d’Orsay, l’artiste luxembourgeoise vient de récidiver dans un hommage à la photographie «  Paysages avec couleurs, 1991 » du maître japonais.

Les flashs crépitent et de nouvelles ovations s’élèvent parmi la foule. Tout ce petit monde se fait néanmoins refouler au bout de quelques minutes tandis qu’on annonce la fermeture du musée, un quart d’heure en avance sur l’horaire officiel. Deborah se fait, elle, embarquer par la police.

« C’était une performance ? »

Les visiteurs s’ébrouent dans la dernière salle de l’exposition, entre les diaporamas de geishas nues et les photographies géantes bariolées de peinture. Sans comprendre réellement ce qui vient de se passer : « C’était une performance ? J’ai cru que c’était organisé par le musée », confie Lola qui a été témoin de la scène. « C’est dommage qu’ils aient interrompu, c’était vraiment tout à fait dans l’esprit de l’exposition ».

« J’ai trouvé ça super fort, vraiment bien pensé », commente Luca, un touriste Italien. «C’était très sexuel sa façon de manger le fruit. J’aimerais voir d’aussi belles performances plus souvent dans les musées », ajoute sa femme Tiziana.

Un avis que ne partage pas Hélène, une retraitée habituée du musée. « Elle cherche à se faire repérer pour se lancer dans le porno, ou quoi ? Moi je n’appelle pas ça une artiste ! »

Ce que Deborah revendique pourtant. L’artiste interroge dans ses performances notre rapport à la nudité. Un sujet tiraillé entre sa glorification par la publicité et l’art et son déni dans le monde réel. Deux univers qui se sont percutés durant les quelques minutes de sa performance au musée Guimet.

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17 décembre 2013

Ukraine : Ianoukovitch à Moscou, l’opposition dans la rue

L’opposition proeuropéenne au président Viktor Ianoukovitch a prévu une nouvelle manifestation monstre, aujourd’hui, à Kiev, alors que le chef de l’État se rend en visite à Moscou. Fébrile, le Parti des régions au pouvoir a demandé, hier, un remaniement du gouvernement, alors que les manifestants réclament la démission pure et simple du Premier ministre Mikola Azarov et la tenue de législatives anticipées. L’opposition soupçonne Ianoukovitch, qui a tourné le dos à un accord d’association avec l’Union européenne, de vouloir se rapprocher de la Russie.

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1 décembre 2013

AURAY - Cure de jouvence pour le mausolée Cadoudal

Le monument historique se refait une beauté et une petite santé. D’importants travaux de réhabilitation des terrasses qui l’encerclent font déjà l’objet d’importantes restaurations dans les règles de l’art…

Effondrement des terrasses

Cette cure de jouvence-là, attention à ne pas la mener à la légère. Le mausolée Cadoudal, érigé en 1830, tombeau de Georges Cadoudal (17711804), trône en bonne et due place au cœur du parc de Kerléano et du hameau où naquit le chef chouan, sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Mais le monument souffre des affres du temps. L’âge des artères faisant, les terrasses qui lui servent d’assise vacillent. Rien de dangereux pour le visiteur, mais la revisite du soutènement s’imposait. La Ville et l’architecte des bâtiments de France se sont donc penchés sur ce chantier particulier.

Quatre mois de chantier

« Les deux terrasses, inférieures et supérieures qui encerclent le mausolée souffrent d’effondrement. Nous devions agir », explique Guy Roussel, le maire d’Auray. À ses côtés, Kaourintine Hulaud, adjointe à la culture et Thierry Marchand, directeur des services techniques.« Le chantier, amorcé lundi, durera près de quatre mois, détaille ce dernier.Dans un premier temps, c’est la terrasse supérieure et ses 80 m linéaires qui nous intéresse. Esthétiquement, il fallait tout reprendre ».

Une affaire de spécialistes

Pour mener à bien un chantier somme toute assez délicat, l’entreprise Lefèvre a été choisie par le Ville et les Bâtiments de France. Une affaire de spécialistes rompus à l’art et la manière de restaurer les monuments historiques en péril.« Le chantier ne pose pas de difficultés majeures, estime Antoine Philippe, responsable des travaux.Nous recréons un soutènement pour maintenir la terre derrière les murs qui enserrent les terrasses. Nous coulons une semelle de béton où s’appuiera un mur béton. Les pierres d’origine, une fois triées sur le volet et nettoyées, seront réutilisées pour le parement de la muraille circulaire. Enfin, une couronne de granite, issu de la carrière Gentay de Plouay, viendra parachever l’ensemble ».

Du Panthéon à Cadoudal

Au palmarès de l’entreprise de rénovation, le Panthéon à Paris. Quand-même…« D’un immense chantier au plus petit, comme celui d’Auray, nous ne faisons pas de différences », indique Antoine Philippe, dont l’entreprise travaille également au chevet de la cathédrale de Vannes, de la basilique d’Hennebont, des murailles de la citadelle de Port-Louis. La rénovation partielle du mausolée Cadoudal a évidemment un coût : 67 000 € HT dont 80 % sont pris en charges par les subventions : 50 % par la Drac (direction régionale des affaires culturelles), 30 % répartis entre Région et conseil général et 20 % incombant à la Ville d’Auray. Source : article de Pierre Wadoux - Ouest France.

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http://www.ouest-france.fr/lhistoire-tumultueuse-du-mausolee-de-cadoudal-485701

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25 janvier 2014

«Charlotte par Kate»

Charlotte Gainsbourg pose en couverture du magazine Elle cette semaine. Et l’auteure des clichés qui font cette une n’est autre que sa demi-sœur Kate Barry, décédée le 11 décembre dernier.

Charlotte a décidé de faire publier, par respect et en l’honneur du travail de sa demi-sœur, les photographies d’un shooting que Kate Barry avait entrepris au sein du studio Zéro (Paris 10e) le 30 novembre 2013, quelques jours avant sa mort. Sur ses clichés sobres et intimistes, à la dimension très particulière compte-tenu du contexte, on peut voir l’actrice vêtue d’une chemise blanche et d’une longue veste à carreaux gris, une fine cravate noire autour de son cou pâle. Ou bien assise sur un lit d’une blancheur immaculée, les jambes nues et un large pull noir sur les épaules, en train de mettre tout naturellement une paire de chaussettes. Une touchante sincérité qui se dégage également d’une image d’elle étendue nonchalamment en sous-vêtements, sur le ventre, une tasse à la main… Elle y est sublimée, par le regard artistique de son aînée.

Un reportage photo touchant qui s’intitule simplement «Charlotte par Kate» et s’accompagne d’un article dans lequel on apprend que les deux femmes, peu bavardes –les mots écorchant trop la pureté des sentiments– ont pourtant eu une discussion au cours de laquelle Kate Barry aurait confié à sa sœur: «C'est fou, tu ressembles de plus en plus à maman, avec les années». Surprise, Charlotte lui aurait répondu: «Ah oui ? Tu trouves?», totalement inconsciente de sa beauté et de son charme innés. Son père Serge Gainsbourg aurait même un jour dit d’elle que c’était «un diamant niché dans un trou de rocher». Kate et Charlotte s’étaient ensuite quittées à la fin de la journée en se promettant de dîner très vite ensemble. Tout allait pour le mieux avant que ce drame ne vienne ébranler leurs plans et gâche un avenir qui s’annonçait alors radieux. Mais l’amour est plus fort que la mort: Charlotte le prouve en envoyant ce clin d’œil à sa sœur. Et la vie continue …

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31 décembre 2013

"Nymphomaniac" - demain sur nos écrans

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... Régine Vial, la distributrice française des films de Lars von Trier aux Films du Losange, confirme ce choix au Figaro: «Le film a été conçu en deux parties de deux heures, Nymphomaniac volume 1, qui est un ­apprentissage du sexe, le récit d'une expérience adolescente, et Nym­phomaniac volume 2, plus sombre et plus dérangeant. À ces deux films s'ajoute une version longue de cinq heures et demie qui est aussi plus hard et risque une inter­diction aux moins de 18 ans, voire un classement porno. Nous avons décidé de sortir la première partie ce 1er janvier en version originale, sur 130 écrans, et de la tenir pendant quatre semaines, puis la deuxième partie le 29, et plus tard la ­version longue.»

10 janvier 2017

Bachar Al-Assad choisit Fillon

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En marge d'une rencontre avec trois députés français, dimanche 8 janvier, le président syrien, Bachar Al-Assad, a salué la position de François Fillon au sujet du conflit qui déchire la Syrie. " Sa rhétorique concernant les terroristes ou, disons, la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue ", a déclaré M. Al-Assad aux micros de RTL, France Info et LCP. S'il a toujours condamné les actes de ce dernier, M. Fillon a répété à plusieurs reprises que la priorité en Syrie est de vaincre les islamistes grâce à une coalition unique avec les Russes, alliés indéfectibles de M. Al-Assad. Le " soutien " du président syrien a été peu apprécié dans l'équipe de M. Fillon. " Il aurait mieux valu qu'il se taise ", tranche un soutien du candidat à la présidentielle, qui a déjà été cité lors des vœux de Vladimir Poutine, le 30 décembre.

31 décembre 2016

Poutine calme le jeu

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Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a salué dans un tweet vendredi "l'intelligence" du président russe Vladimir Poutine moins de 24 heures après une longue série de sanctions prises contre Moscou par le président sortant Barack Obama.

"Bien joué (de la part de V. Poutine) sur le report - J'ai toujours su qu'il était très intelligent!", a écrit le futur président américain, qui entrera en fonctions le 20 janvier, épinglant pour mieux le mettre en valeur son tweet, immédiatement retweeté par l'ambassade russe à Washington.

Donald Trump faisait référence à la décision du président russe de ne pas répondre pour l'instant aux sanctions prises par Washington, qui accuse Moscou d'ingérence dans la campagne présidentielle américaine.

Le président Vladimir Poutine a créé la surprise vendredi en décidant de "n'expulser personne", ne répondant ainsi pas à l'expulsion par Washington de 35 agents russes, contrairement à ce que proposait son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

La Russie se réserve toutefois "le droit de prendre des mesures de rétorsion" et "restaurera les relations russo-américaines au vu de ce que sera la politique du président américain élu Donald Trump", avait ajouté M. Poutine.

L'administration américaine accuse la Russie d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d'emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate Hillary Clinton.

Les agences américaines de renseignement FBI et CIA estiment que Moscou ne voulait pas seulement perturber la campagne mais cherchait à faire élire Donald Trump.

Donald Trump, qui a salué les qualités du président russe Vladimir Poutine et a nommé à son cabinet des responsables ayant des liens étroits avec le Kremlin, n'a cessé de répéter qu'il ne croyait pas aux accusations d'ingérence russe.

Il s'est abstenu toutefois jeudi de critiquer les sanctions de M. Obama, jugeant qu'il était "temps de passer à d'autres choses plus importantes". Il a précisé qu'il rencontrerait les chefs du renseignement américain "la semaine prochaine" pour faire le point sur cette affaire.

La commission de la Défense au Sénat américain a prévu d'entendre jeudi prochain le directeur du renseignement américain James Clapper, qui coordonne l'activité des 17 agences américaines de renseignement, dont les puissantes CIA et NSA.

27 novembre 2016

Les illuminations de retour à Rochefort - Vu ce soir

Vendredi à la nuit tombée, des dizaines de lanternes volantes sont parties dans le ciel, ouvrant la saison des illuminations danbs les rues de Rochefort-en-Terre. Des nouveautés, cette année, l’illumination du vieuxbourg, et le parking gratuit du plan d’eau qui offre un chemin sécurisé et illuminé pour rejoindre le centre. Cela fait un peu loin mais ne décourage pas les visiteurs, d’autant qu’un Tuktuk (petite navette d’origine thaïlandaise) propose ses services, en accord avec la municipalité, pour véhiculer des personnes et les amener à l’entrée de Rochefort, ou en ramener d’autres au parking, et ce, en libre participation, «car il est difficile d’évaluer le coût » dit Hervé Augagneur, son chauffeur. Le chemin venant du parking a été aménagé par la mairie et sera éclairé jusqu’à minuit, le parking, (120 places) jusqu’à minuit et demi. Ce n’était pas l’affluence, mais les gens étaient ravis, comme a confié un couple :« c’est vraiment bien, et le parc du château c’est vraiment très beau » .

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12 juillet 2019

Marisa Papen pour PLAYBOY - Ed Freeman (photographe)

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Genre et sexualité - numéro d'été Playboy

Aux États-Unis, la sexualité entre personnes de même sexe est devenue plus acceptable au cours des deux dernières décennies et le nombre de personnes qui s'identifient comme lesbiennes, gays ou bisexuelles augmente également pour cette raison. Mais dans la plupart des régions du monde, les minorités sexuelles sont discriminées, oui encore aujourd'hui. Par exemple: «Une loi ougandaise de 2014, appelée loi de" tuer les gais "par certains, tentait de punir les relations entre personnes du même sexe avec l'emprisonnement à vie ou même la peine de mort. La loi a par la suite été déclarée invalide, mais elle a entraîné une montée en flèche de la violence à l'encontre des personnes LGBTQ, notamment l'assassinat d'un activiste de premier plan '

Nudity & Gender & sexuality

Comme vous le savez peut-être maintenant, la nudité ne doit pas du tout être sexuelle. Et je suppose que vous pouvez aussi ressentir cela dans les images de ce tournage. Je suis fier d’avoir fait partie de ce message universel, d’avoir eu la chance de casser toutes ces méthodes de pensée simulées à la fois pour un magazine alors que Playboy se sentait plus fort. Et au-dessus de cela, je me souviendrai toujours de toute l'expérience, du tournage lui-même, retenir son souffle sous l'eau avec des inconnus, puis se synchroniser et danser ensemble. C'était comme si nous nous guérissions mutuellement et toute la piscine s'est transformée en un bain spirituel.

Quelques mots de Ed pour Playboy:

«Je pense qu’il ya un avantage à être gay en ce sens que je ne veux pas que mes nus féminins soient des objets sexuels», me dit-il. «Je veux qu'ils parlent de grâce et de mouvement.» Il accueille sept modèles - cinq femmes et deux hommes - dans la piscine.

Les modèles bougent et se comportent comme s'ils habitaient cette tranche de banlieue à temps plein et comme si une équipe d'étrangers ne les observait pas. Une femme écarlate à plusieurs reprises et patiemment glisse et saute dans la piscine sous la direction de Freeman.

Elle arrête de nager seulement pour écouter l'instruction suivante, sans être émue par un pair topless pratiquant les salutations au soleil de l'autre côté de la cour.

Bien que Freeman ait convaincu les hommes de faire partie de la couverture de la PLAYBOY, il ne leur offre aucune garantie de faire la coupe finale. «Mais, me dit-il, si j'ai quelque chose à dire à ce sujet, ils le feront.» Vers la fin de la journée, les sept modèles sont invités à se soumettre et à se bercer mutuellement. «Je veux exprimer la liberté dans le cadre de cette notion d'identité de genre dans la culture, qui est essentiellement un mouvement ascendant et extérieur», explique Freeman. «Donc, ce ne seront pas des images avec des gens plongeant vers le bas.» Freeman leur demande de pointer et de camoufler leurs extrêmes collectifs. En même temps, ils regardent tous la lumière du soleil qui s'estompe. L'obturateur clique. «Beaucoup de gens me disent:« Cela me rappelle les peintures de la Renaissance », dit-il. «C'est probablement parce que ces peintures étaient des corps magnifiques. Ils n'interagissaient pas sexuellement; il s'agissait simplement de la beauté de la forme humaine - et c'est vraiment ce dont je parle. "

Photographie et vision par Ed Freeman

8 octobre 2016

Plouharnel. Grand nettoyage dimanche à « Tata Beach »

La plage de la Guérite à Plouharnel ? Tata Beach pour les intimes ? fait l'objet d'une double pollution : celle ? classique ? déposée par la mer, le vent ou les humains sur la plage et dans les dunes, et celle occasionnée par ceux qui fréquentent pour diverses raisons les blockhaus depuis des décennies... Dimanche 9 octobre, l'association Les Mains dans le sable propose un double ramassage : nettoyage de la plage entre Mentor et Sainte-Barbe (ouvert à tous). Nettoyage des blockhaus : il s'agit d'une action à risque. Ces lieux délabrés n'ont jamais été nettoyés, ce sont de véritables décharges où existe un risque sanitaire. Une équipe constituée d'adultes protégés (gants solides, bottes, tenue adaptée, masque) interviendra. « C'est l'occasion de frapper un grand coup, mais en prenant toutes les précautions nécessaires », précise l'association ! Si cette action vous intéresse merci de prévoir votre équipement ainsi que quelques outils (pelle, tenaille...). Rendez-vous à partir de 14 h sur le parking de la plage de la Guérite pour le nettoyage classique. Pour le nettoyage des dunes et des blockhaus les groupes partiront à 14 h, pas de départ différé possible. Les sacs poubelles seront fournis, l'association prête des gants si vous n'en avez pas.

Pratique

Accès depuis Plouharnel (localisez sur la carte) : suivre la direction Quiberon, après avoir traversé la voie ferrée et dépassé le Musée de la Chouannerie prendre la première à droite, direction Ty Hoche/La Guérite. Après 600 m, tourner à gauche, le parking est au bout (si vous continuez tout droit, vous aboutissez à la plage de Ty Hoche). Les Mains dans le sable, association de nettoyage de plage Morbihan - Finistère. Site Internet : lesmainsdanslesable.com Facebook : lesmainsdanslesablemorbihan

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1 janvier 2012

1er janvier 2002 : l’EURO pour 304 millions d'Européens

22654496_pLe 1er janvier 2002, c'est avec un plaisir manifeste que les habitants de douze pays de l'Union européenne accueillent les pièces et les billets de leur nouvelle monnaie, l'euro.

Cette monnaie a dans les faits remplacé les anciennes monnaies nationales trois ans auparavant, avec la fixation autoritaire du taux de change entre celles-ci et l'euro. Mais l'opinion publique n'a pris la mesure du changement qu'avec l'apparition de la monnaie fiduciaire (pièces et billets), que l'on peut voir et toucher.

Joseph Savès.

 

Une longue gestation

L'idée d'une monnaie unique était en germe dans le traité de Rome du 25 mars 1957 qui avait fondé une Communauté européenne à six pays.

Le président français Valéry Giscard d'Estaing et son ami, le chancelier allemand Helmut Schmidt, accomplissent le premier pas dans sa direction en instituant le Système Monétaire Européen (SME) le 13 mars 1979. Il s'agit d'une convention par laquelle les pays de la Communauté s'engagent à maintenir le taux de change de leur monnaie dans une fourchette étroite (2,25% autour de leur cours pivot).

Mais les secousses politiques et sociales des années 1980 manquent d'être fatales au SME. C'est en définitive l'effondrement du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, et la prévisible réunification de l'Allemagne qui relancent le processus.

Une relance très politique

Inquiet d'une Allemagne de 80 millions d'habitants qui pèse désormais le 1/3 de la richesse économique de la Communauté, le président français François Mitterrand veut lui lier les mains par la monnaie. En décembre 1989, il déclare au conseil européen de Strasbourg : «Le nouvel équilibre auquel les Allemands aspirent doit être partie intégrante d'un équilibre européen. C'est pourquoi un renforcement de la Communauté s'impose».

Le 10 décembre 1991, à Maastricht, les douze pays qui composent désormais la Communauté signent un traité portant création d'une Union européenne (en remplacement de la Communauté européenne), avec l'engagement de créer une monnaie unique.

Le traité met toutefois des conditions drastiques à l'entrée d'un pays dans l'union monétaire : limitation du déficit public à 3% ; dette publique limitée à 60% du PNB... Une Banque Centrale Européenne (BCE), dont le siège sera plus tard fixé à Francfort, est chargée de la discipline : elle doit veiller à ce que les gouvernements de l'union monétaires respectent les critères relatifs au déficit public et à la dette publique. Les instituts d'émission nationaux comme la Banque de France seront les simples succursales de la BCE.

La future monnaie est d'abord appelée écu, puis euro en raison d'une traduction malheureuse de l'écu en allemand, qui rappelle le mot Kuhe (vache).

Les promoteurs de la monnaie unique affichent leur conviction que celle-ci entraînera ipso facto un rapprochement des économies des États-membres. Ces derniers seront, selon eux, obligés de coordonner leurs politiques économiques, ne serait-ce que pour respecter les «critères de Maastricht», et très vite aura lieu une homogénéisation des économies, les pays les plus pauvres rattrapant les plus riches.

La nécessaire coordination des politiques économiques entraînera, toujours selon les promoteurs de la monnaie unique, une plus grande intégration politique et un renforcement des institutions communautaires. Au bout du compte, l'union monétaire permettra de réaliser enfin le rêve des Pères fondateurs : l'avènement des États-Unis d'Europe !

Un projet prématuré ?

D'aucuns mettent en question ce processus vertueux. Ils doutent que la monnaie puisse, par sa seule existence, sous la pression de la nécessité et des crises, conduire au renforcement des institutions européennes dans un sens fédéral.

Si celles-ci ne sont pas déjà bien installées, les crises monétaires risquent au contraire d'exacerber les divergences entre les États membres, aux économies et aux traditions politiques opposées, avec au bout du compte, le risque d'une implosion prématurée du projet européen.

Ils doutent aussi que la monnaie unique suffise à rapprocher les niveaux de vie dans la zone euro. À preuve l'union de l'Italie, à la fin du XIXe siècle, qui s'est soldée par une aggravation considérable des écarts de développement et de niveau de vie entre le Sud et le Nord de la péninsule...

En conséquence, pour ces opposants, le renforcement des institutions communes dans un sens fédéral doit absolument précéder la monnaie unique pour donner à celle-ci le soutien gouvernement sans lequel elle est vouée à l'échec...

Certains regrettent qu'ait été écartée une solution médiane qui avait l'avantage de ménager une intégration progressive : la monnaie «commune» (et non unique). Il s'agit d'une devise qui vient en complément des devises nationales et sert de référence aux échanges avec le reste du monde. Toutes les devises européennes ont le loisir de s'aligner sur cette devise, selon le principe du SME (Système Monétaire Européen) créé en 1979, ce qui garantit la stabilité des échanges intra-européens... mais la voie reste ouverte à un changement de parité en cas de crise dans l'un des États membres.

Entre scepticisme et jubilation

Le projet d'union monétaire n'a pas non plus la cote auprès des spéculateurs. Ceux-ci doutent de sa viabilité après que les Danois ont provisoirement rejeté le traité de Maastricht par référendum en juin 1992.

En France, c'est d'extrême justesse que le traité de Maastricht est entériné par référendum en septembre 1992, au terme d'un débat public intense et d'une très haute qualité intellectuelle : avant l'été 1992 et le référendum danois, les sondages laissaient croire à une approbation massive du traité mais beaucoup de Français changent d'opinion en déplorant : 1) que l'on s'occupe de la future monnaie tandis qu'à Vukovar et Sarajevo renaissait l'hydre de la guerre ; 2) que l'on privilégie l'Europe des marchands et des financiers au détriment de l'Europe politique, culturelle et sociale.

Les promoteurs du traité mettent en avant le volet politique du texte et notamment son article 3 sur la «subsidiarité». Par ce mot emprunté au vocabulaire d'Église, ils assurent que les instances européennes n'interviendront désormais que dans les domaines où les instances de rang inférieur (États, collectivités territoriales) se jugeront incompétentes.

Dans les faits, c'est en sens inverse que va jouer la «subsidiarité», la Commission de Bruxelles et le Parlement de Strasbourg prennent l'habitude de traiter des domaines les plus incongrus (oiseaux migrateurs, teneur du plomb dans l'eau potable, définition du chocolat, diamètre de la banane...) pour camoufler leur impuissance à aborder les aspects véritablement régaliens : diplomatie, défense, droit social, sécurité, citoyenneté...

Le 1er janvier 1993 débute la mise en oeuvre du Grand Marché unique. Le processus est lancé ! Le 26 octobre 1995, dans un discours télévisé célèbre, le nouveau président français, Jacques Chirac, se convertit résolument aux exigences de rigueur imposées par l'unification monétaire.

Au bout du compte, le 1er janvier 1999, un groupe de onze pays («L'Euroland» : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal) voient leurs monnaies fixées à l'euro par une parité fixe. La Grèce, au prix d'un gros effort de rigueur, rejoint ce groupe deux ans après. La Grande-Bretagne, toujours «eurosceptique», se tient à l'écart de l'union monétaire.

L'euro va connaître l'épreuve du feu dix ans après sa naissance, suite à la mauvaise gestion de la crise grecque... (Source : Hérodote)

4 avril 2014

VANNES : La 10e édition du Festival Photo de Mer se tient à Vannes du 4 avril au 4 mai.

Comme chaque année, la ville de Vannes vous invite au voyage à travers la présentation d’une centaine de photographies, prises aux quatre coins du monde, exposées dans de nombreux sites, en intérieur et en plein air, en centre-ville, ainsi que dans les quartiers. L’esplanade du port sera cette année totalement investie avec cinq expositions entre les deux rives. La place Maurice Marchais présentera, quant à elle, les 18 photos d’amateurs sélectionnées pour le prix du public.

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5 août 2019

Le QG d'Adolf Hitler est en passe de devenir un site touristique

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Situé en Pologne, la Wolfsschanze – traduit en français par la tanière du loup – a été de 1941 à 1944 le principal QG d’Adolf Hitler. Perdu dans les bois de Kętrzynle en Pologne, le bâtiment historique – dans lequel a eu lieu la tentative d’assassinat du dictateur allemand en 1944 – se retrouve désormais au cœur d’une polémique. Les autorités polonaises souhaitent transformer la base afin qu’elle devienne plus attractive, suggérant notamment la création de plusieurs activités touristiques, dont des mises en scène avec des acteurs déguisés en soldats nazis.

Un projet qui n’a pas tardé à soulever un vent d’indignation. Pawel Machcewicz, spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, voit cet acte comme un véritable affront. Au risque de créer « un Disneyland morbide, qui pourrait susciter une sorte de fascination pour l'Allemagne nazie et Hitler », a-t-il confié à la BBC. Un danger que les autorités tiennent à réfuter. Sebastian Trapik, porte-parole des autorités polonaises, affirme que tout sera mis en place pour assurer « le sérieux et le respect pour la réalité historique du lieu », a-t-il lui aussi confié à la BBC.

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24 janvier 2019

Renault. Jour J pour la succession de Carlos Ghosn

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Il a pris les devants. Carlos Ghosn a démissionné de la présidence de Renault dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 janvier. Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, l'a déclaré dans une interview à Bloomberg (en anglais) en marge du Forum économique mondial de Davos, et à l'AFP. "Désormais il est temps de mettre en place une nouvelle gouvernance parce que le plus important aujourd'hui, c'est de préparer le futur de Renault et de l'alliance" avec Nissan, a précisé le ministre sur Bloomberg.

Ces déclarations interviennent à quelques heures d'un conseil d'administration du groupe au losange pour définir la succession de son PDG, incarcéré depuis deux mois au Japon pour des malversations financières présumée.

Le tribunal de Tokyo a rejeté, mardi, une nouvelle demande de libération sous caution de Carlos Ghosn. Il s'est justifié en faisant valoir un risque de dissimulation ou de destruction de preuves et de fuite. Les procureurs ont argué auprès du juge qu'étant le plus souvent à l'étranger, l'ancien dirigeant pourrait être tenté de se soustraire à la justice japonaise.

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C'est la fin de 14 ans de règne chez Renault. Jeudi 24 janvier, en fin de matinée Carlos Ghosn ne sera officiellement plus PDG. Sauf coup de théâtre, le conseil d'administration du constructeur automobile français devrait choisir une gouvernance bicéphale avec comme président, l'actuel patron de Michelin, Jean-Dominique Senard, épaulé par Thierry Bolloré comme directeur général. Le conseil d'administration doit aussi se pencher sur les indemnités de départ de Carlos Ghosn, qui pourrait atteindre avec plusieurs millions d'euros.

Plusieurs types d'indemnités en plus du salaire

Carlos Ghosn aura droit quoiqu'il arrive à son salaire fixe au titre de l'année 2018, soit un million d'euros. Pour la part variable, c'est plus discutable car elle est indexée sur sa présence au sein de l'entreprise alors que le PDG de Renault est emprisonné au Japon depuis la mi-novembre.

Il y a aussi une indemnité de non-concurrence pour que Carlos Ghosn n'aille pas offrir ses services ailleurs quand il sort de prison. Elle peut monter à quatre millions d'euros. Carlos Ghosn va fêter ses 65 ans début mars et pourra alors faire valoir ses droits à la retraite. Sa retraite chapeau est de l'ordre de 800 000 euros par an. Et il n'y a pas de raison pour que le conseil d'administration lui refuse,selon Loïc Dessaint du cabinet Proxinvest qui conseille les actionnaires dont ceux de Renault.

Renault pourrait tenter de faire baisser la note

Pour le cabinet Proxinvest en revanche, le conseil d'administration devra se montrer extrêmement ferme sur les actions promises à Carlos Ghosn. "Se posera une question importante pour le conseil d'administration de Renault sur les actions gratuites qu'il aurait dû avoir sous condition de présence", explique Loic Dessaint.

1 février 2018

Gigi et Bella Hadid nues en une de Vogue : la polémique enfle !

Voir Gigi et sa sœur Bella Hadid entièrement nues ne plaît pas à tout le monde.

Qu'est-ce qui se passe chez nos stars ? Elles ont toutes décidé de se donner le mot. Durant tout le mois de janvier, les célébrités se sont affichées nues ou presque. Le meilleur exemple : Kim Kardashian ! Les photos de ces dernières 24 heures l'attestent.

Gigi et Bella Hadid ont aussi fait tomber le haut... mais aussi le bas ! Ces derniers mois, on a plus souvent eu l'occasion de voir l'ex de The Weeknd en tenue d'Eve. Pour la couverture de la version britannique de Vogue. Sur son compte Insta­gram, le maga­zine a publié un aperçu du shoo­ting visible dans son édition du 2 février prochain. Un cliché en noir et blanc signé du photo­graphe Steven Meisel où l’on découvre Bella et Gigi Hadid, tota­le­ment nues et très proches.

As the fashion industry's most in-demand sisters, we're more familiar seeing @gigihadid and @bellahadid apart than together. However, the sisters unite for the March 2018 issue of #NewVogue, on newsstands February 2. Photographed by #StevenMeisel, styled by #JoeMcKenna



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18 mai 2019

Taïwan légalise le mariage homosexuel, une première en Asie

Par Brice Pedroletti, Taipei, envoyé spécial, Harold Thibault

Ce vote intervient deux ans après que la Cour constitutionnelle de Taïwan a rendu un arrêt jugeant anticonstitutionnel l’absence de mariage gay.

En devenant le premier pays d’Asie à reconnaître le mariage entre personnes du même sexe, Taïwan a confirmé, vendredi 17 mai, son statut d’avant-poste progressiste dans la région. « Le 17 mai 2019, à Taïwan, l’amour l’a emporté. Nous avons fait un grand pas vers l’égalité réelle, et fait de Taïwan un pays meilleur », a écrit la présidente Tsai Ing-wen sur Twitter, après que le Parlement a adopté une loi autorisant le mariage pour tous.

L’île, où se tient chaque année à l’automne une importante Marche des fiertés LGBT, est devenue un phare de tolérance dans une région conservatrice, notamment sur la famille. Plus tôt en mai, le sultan de Brunei a dû renoncer à son projet d’imposer la lapidation pour les homosexuels, face au tollé international suscité par l’annonce.

Surtout, Taïwan se démarque par son ouverture face à Pékin, qui revendique sa souveraineté sur l’île mais s’illustre par sa répression de la libre expression et le renforcement du contrôle du Parti communiste (PCC) sur la société civile en Chine continentale.

« Une vraie démocratie » face à la Chine

Toute la matinée, des dizaines de milliers de militants avaient attendu sous une pluie battante que s’ouvre la session de vote dans une rue coupée à la circulation, où une estrade avait été installée, à quelques encablures du Yuan législatif, l’Assemblée taïwanaise.

Les prises de parole se sont succédé, appelant à « montrer que le pays est une vraie démocratie, par comparaison avec un certain pays en face », référence à la Chine, et à « combattre les préjugés ». En cadence, l’ensemble de la foule a plusieurs fois repris les slogans du mouvement : « Le vrai amour, ça ne connaît pas la discrimination. » « Nous voulons le mariage ! Nous voulons le mariage ! » La présentation de chacun des articles de loi a été diffusée en direct. Il a fallu attendre le vote du quatrième, vers 13 h 30, pour que les cris de victoire et les hourras emplissent les alentours du Parlement.

Le calendrier avait été imposé à la présidente Tsai Ing-wen par une décision de la Cour suprême à l’issue du recours d’un militant des droits des homosexuels, Chi Chia-wei, appuyé par des associations : le 24 mai 2017, la plus haute juridiction de l’île avait exigé, au nom du droit constitutionnel à l’égalité, que soit adoptée sous deux ans une législation permettant le mariage entre personnes de même sexe. A défaut, les mariages homosexuels auraient été reconnus devant les cours de justice.

Résistance de mouvements religieux conservateurs

Le temps pressait donc pour mettre cette avancée au compte de l’administration de Mme Tsai, qui a porté le texte au vote à une semaine de la date limite et à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.

En chemin, le gouvernement issu du Parti progressiste démocratique (DPP, gauche) s’est heurté à la résistance de mouvements religieux conservateurs, notamment chrétiens, qui s’étaient coalisés sous la bannière « Alliance pour le bonheur des générations futures ». Ils ont aussi multiplié les rassemblements et porté, en novembre 2018, des référendums d’initiative populaire afin « de restreindre à un homme et une femme la notion de mariage dans le code civil » ; malgré leur seule valeur consultative, ils ont compliqué la tâche du gouvernement.

L’administration soutient avoir tenu compte de cette opposition par un jeu d’équilibre dans le texte, qui permet que les couples de même sexe forment « des unions permanentes exclusives » et les fassent inscrire au « registre des mariages ». Le texte permet l’adoption de l’enfant du conjoint et donne aux couples de même sexe les droits dont jouissaient jusqu’alors les couples mariés hétérosexuels en matière d’imposition ou d’assurance.

« L’aboutissement de trente ans de lutte »

« Les articles 2 et 4 de la loi garantissent que les couples homosexuels puissent enregistrer leur union à l’administration des mariages en mairie, mais au nom d’une loi qui ne sera pas intégrée au code civil, qui ne mentionne pas le mariage des personnes de même sexe. Toutefois, les mêmes droits sont désormais reconnus aux couples homosexuels qu’aux couples hétérosexuels », explique « Benson », l’un des porte-parole de la Coalition pour l’égalité devant le mariage, l’organisation regroupant plusieurs des ONG qui réclamaient le mariage pour tous.

Depuis que le gouvernement a annoncé, en février, qu’il allait proposer au vote une loi, les associations promariage homosexuel ont négocié pour obtenir le maximum de droits – tout en encourageant les militants à accepter le « compromis » que constituait une loi séparée. « Certes, c’est un compromis, mais c’est l’aboutissement de trente ans de lutte », dit Jay Lin, un entrepreneur taïwanais qui dirige l’une des associations.

lgbt asie

13 mars 2019

En Australie, le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour pédophilie

charlie hebdo

Le prélat de 77 ans avait été reconnu coupable de viol et d’agressions sexuelles sur deux mineurs de moins de 16 ans dans les années 1990.

Plus haut représentant de l’Eglise à avoir été traduit en justice pour des faits de pédophilie, ex-numéro trois de la curie romaine, le cardinal australien George Pell a été condamné dans son pays, mercredi 13 mars, à six ans de prison. Il risquait jusqu’à cinquante ans de réclusion criminelle.

Le prélat « a droit à une justice équitable et constante », a fait valoir le juge du tribunal de Melbourne, Peter Kidd, en rendant sa sentence, regrettant la « mentalité de meute » d’une partie de l’opinion publique. « Vous ne devez pas servir de bouc émissaire. Je ne suis pas là pour juger l’Eglise catholique », a encore souligné le magistrat, martelant que seul l’examen des faits comptait.

Des répercussions « profondes » et « durables »

George Pell, qui clame son innocence et a fait appel de sa condamnation, avait été reconnu coupable en décembre 2018 de pénétration sexuelle et de quatre chefs d’attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur alors âgés de 13 ans en 1996 et 1997. Mais ce verdict n’a pu être annoncé que fin février pour des raisons juridiques.

Mercredi, le juge a énuméré les crimes commis par le prélat aujourd’hui âgé de 77 ans, expliquant qu’ils avaient des répercussions « profondes » et « durables » sur une victime encore en vie aujourd’hui et probablement sur l’autre, décédée par la suite d’une surdose d’héroïne.

Le juge Kidd a expliqué avoir tenu compte des « crimes odieux » commis par le prélat pour rendre sa sentence. Mais il a aussi mis dans la balance son âge avancé, ses problèmes cardiaques et le fait qu’il avait « par ailleurs mené une vie irréprochable ».

« C’est difficile de trouver du réconfort »

Les victimes ont témoigné de leur déconvenue face à ce jugement relativement clément, bien que la procédure judiciaire ne soit pas terminée.

Devant le tribunal de Melbourne, des victimes d’abus sexuels de la part de membres de l’Eglise catholique manifestent alors qu’est prononcée la sentence contre le cardinal Pell, le 13 mars. | WILLIAM WEST / AFP

« C’est difficile de trouver du réconfort » dans cette décision, a déclaré la victime identifiée seulement par l’initiale « J » par la voix de son avocate Vivian Waller. « Je suis reconnaissant que le tribunal ait reconnu ce qui m’a été infligé quand j’étais enfant mais je ne connais pas le repos » car « plane l’ombre de la procédure d’appel ». Le père de l’autre victime, morte en 2014, a, lui, fait part de sa « déception ».

Le condamné saura début juin s’il aura droit à un procès en appel. La défense argue que le verdict est « déraisonnable » et que la décision se fonde sur le témoignage de la seule des deux victimes encore en vie, qui plus est sur des faits vieux de plus de deux décennies.

Elle dénonce aussi le fait que le juge ne lui ait pas permis de diffuser à l’audience une animation vidéo qui aurait pu, selon elle, jeter un doute sur la possibilité pour deux enfants de chœur de se retrouver seuls dans la sacristie après la messe du dimanche.

Le prélat est accusé d’avoir imposé, en décembre 1996, une fellation à l’un des deux enfants et de s’être masturbé en se frottant contre l’autre, alors que les garçonnets s’étaient cachés dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne pour y boire du vin de messe. Deux mois plus tard, il aurait poussé l’un des adolescents contre un mur pour lui empoigner les parties génitales.

19 mai 2019

"Un homme et une femme" : 50 ans d'amour, trois films, Cannes rend hommage à Claude Lelouch

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Le film culte de Lelouch nait à Deauville en 1966. Une Palme d'or et des chabadabadas... Première suite vingt ans plus tard. Une seconde aujourd'hui, avec toujours le même couple mythique, Anouk Aimée-Jean-Louis Trintignant, attendue hors compétition à Cannes.

A 53 ans d'intervalle, Claude Lelouch a su convaincre ses deux acteurs de revenir à Deauville pour jouer devant ses caméras. Comme autrefois. Dans ce nouveau volet d'Un homme et une femme l’ancien pilote de course, Jean-Louis, se perd un peu sur les chemins de la mémoire. Pour l’aider, son fils Antoine va retrouver Anne, celle qu'il n’a pas su garder mais qu'il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire où ils l’avaient laissée…

Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant les cheveux au vent, deux visages côte à côte, un duo qui s'impose au cinéma. Sorti en 1966, Un homme et une femme raconte l'histoire fulgurante et passionelle entre deux jeunes veufs inconsolables qui, tour à tour, s'aiment et se repoussent. 

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21 juillet 2016

PLOUHARNEL : Bégo. Une visite en français et en allemand

Ce jeudi, les visites du Mur de l'Atlantique se feront en deux langues. Les francophones pourront suivre Madeleine Juberay, tandis que les germanophones auront une visite spécifique de la batterie du Bégo avec Anne Hagemann-Morissonnaud. Un moment d'échange commun sera ensuite proposé.

La batterie du Bégo, par sa puissance de feu et sa portée, était la plus importante de toute la côte atlantique. Aujourd'hui, le site est un lieu chargé d'histoire où subsiste encore de nombreuse trace de la présence allemande. 1.200 hommes pour construire le Mur Toute la force de la réconciliation de l'Europe se concrétise en ce lieu encore d'avantage avec ses visites proposées en français et en allemand par l'office de tourisme.

Madeleine Juberay, la directrice de l'office de tourisme explique. « Je reviendrai sur la construction des quatre immenses cuves destinées à recevoir des canons 340B. Le grand chantier à ciel ouvert a nécessité l'appui de 1.200 hommes, entre main-d'oeuvre locale, grecque, espagnole, chinoise ou japonaise qui se côtoyaient sous l'encadrement des ingénieurs de l'entreprise Todt en charge de la construction du Mur de l'atlantique ». C'est toute cette histoire, celle du site, mais surtout celle des hommes qui sera donc présentée au cours des visites d'une petite partie de ces 300 hectares, où sont implantés la tour de tir et les 80 bunkers.

Pratique

Visite guidée (par deux guides différents en français et en allemand) jeudi 21 juillet. Départ : Musée de la chouannerie à 14 h 30. 5 € par personne. Gratuité au moins de 12 ans.

Voir mes précédents billets sur ce sujet

Voir mes précédents billets sur "Le Mur de l'Atlantique" en Bretagne :

PLOUHARNEL : Une balade à travers les...           17/07/2015

Bretagne : Ici tournait le chantier de...          20/09/2014

Les asperges de Rommel... à Kerhillio...       07/06/2014

Plouharnel : Les vestiges du Mur de...          23/10/2013

Plage de Kerminihy - Erdeven - Bunkers...   22/10/2013

Plouharnel - le site du Bégo (tourisme...       19/09/2013

Bretagne - Le mur de l'atlantique      16/04/2013

Erdeven. Les asperges de Rommel... 01/03/2013

Le site du Bégo - Presqu'île de Quiberon      11/08/2012

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

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25 décembre 2017

Christophe Deloire, RSF communication@rsf.org

Chers amis,

Dans les deux prochains jours à Istanbul reprendront les procès tant redoutés des collaborateurs du journal Cumhuriyet, de la défenseure des droits de l’homme Şebnem Korur Fincancı et de notre représentant en Turquie Erol Önderoğlu.

Je serai sur place, ainsi qu’une délégation internationale de RSF, au palais de justice de Çağlayan pour manifester notre solidarité envers les 43 journalistes emprisonnés injustement en Turquie. Ce pays, en proie à une purge sans précédent depuis la tentative de putsch de juillet 2016, demeure la plus grande prison du monde pour les journalistes professionnels.

Des propos critiques du pouvoir, une collaboration avec un média “suspect”, un contact avec une source sensible ou l'usage d'une messagerie cryptée suffisent généralement à faire jeter des journalistes en prison pour “terrorisme”. C’est le cas d'Erol Önderoğlu. Représentant de RSF depuis plus de vingt ans, il est accusé injustement de “propagande terroriste” pour avoir simplement pris part à une campagne de solidarité avec le journal pro-kurde Özgür Gündem.

Défendre le pluralisme et l’indépendance de la presse en Turquie est plus que jamais nécessaire à l’heure où des dizaines de journalistes croupissent en prison et où près de 150 médias ont été fermés.

En cette fin d’année, aidez Reporters sans frontières (RSF) à mener à bien ses missions en Turquie et partout dans le monde. Faites un don sur www.donate.rsf.org.

Merci pour votre soutien financier,

Christophe.

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REPORTERS SANS FRONTIÈRES / REPORTERS WITHOUT BORDERS (RSF)

Christophe Deloire

Secrétaire général

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21 décembre 2017

Liberté de la Presse

 

"Le torse ensanglanté et lardé de onze impacts de balles en caoutchouc du photographe Pablo Piovano est devenu le symbole d'une agressivité nouvelle des forces de l'ordre envers les journalistes." De la militarisation de la police à la violation des droits constitutionnels en passant par la répression des journalistes, le gouvernement argentin porte atteinte aux libertés individuelles en toute connaissance de cause. Une tribune à lire sur liberation.fr Photo : lors de la manifestation du jeudi 14 décembre, à Buenos Aires. Soledad Quiroga #BuenosAires #Argentina



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30 décembre 2019

AFFAIRE MATZNEFF : UN CONFLIT DE DROITS

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Par Laurent Joffrin

Coupable, Matzneff ? A coup sûr. Dans ses livres, sur les plateaux, il se vante de relations sexuelles avec des jeunes de moins de 15 ans, chose légalement prohibée pour un adulte. Le visionnage d’une conversation télévisée animée par Bernard Pivot ne laisse aucun doute sur la question. Il a fallu, dans la même émission, l’incontestable courage de Denise Bombardier, écrivaine québécoise au fait des lois de protection de l’enfance, pour qu’un minimum de logique fasse une intempestive irruption au milieu d’un badinage irresponsable. On dit, pour justifier la complice réaction des participants et celle d’une bonne partie du milieu littéraire : «c’était une autre époque», réflexion qui explique peu et n’excuse rien. A cette époque, justement, la loi proscrivait explicitement ces relations et donc Matzneff, quelles que soient la qualité de son style ou l’étendue de sa culture, était un délinquant. Loi archaïque ? Produit d’une pudibonderie hors d’âge aux relents pétainistes ? Pas exactement. Elle procédait d’une ordonnance prise à la Libération (en juillet 1945) pour protéger l’enfance et fut précisée par un texte de 1998, qui réaffirmait l’existence d’un âge de 15 ans pour la majorité sexuelle, au-dessous duquel on définit la relation intime comme une «atteinte sexuelle» (qui n’est pas annulée par le consentement du ou de la mineure), passible de sanction pénale.

La tolérance dont bénéficiait le dandy au crâne lisse dérivait ainsi de l’ignorance, alliée à cette frivolité germanopratine qui valorisait les postures libertaires, les rébellions mondaines (qui ne coûtent pas grand-chose) et la sacralisation des écrivains. Car si l’on peut admettre (cela se discute) que la littérature a tous les droits, il n’en va pas de même des écrivains, qui sont soumis aux lois communes et répondre de leurs actes, sinon de leurs écrits. Matzneff aggravait même son cas en contant ses frasques tout aussi choquantes auprès de gamins prostitués dans des bars asiatiques, ou encore en livrant des réflexions qu’on qualifierait aujourd’hui de machisme grossier, bien plus archaïque que les lois dont on se plaignait à l’époque. Rappel inoffensif, au demeurant, puisque les faits sont prescrits (on n’ajoutera pas «grâce à Dieu»).

Mais alors, dira-t-on, que penser des textes tout aussi révoltants publiés jusque dans les années 80 par Libération ? La même chose, à vrai dire. Le journal s’en est expliqué plusieurs fois, notamment par un long article de 2001 écrit par Sorj Chalandon. C’est un fait que Libération accueillait en son sein un certain nombre de militants qui revendiquaient leur goût pour les relations sexuelles avec des enfants et tenaient qu’il fallait dépénaliser ces comportements au nom de la libération sexuelle, celle des enfants et, surtout, celle des adultes. Chalandon décrivait ces errements sans faux-fuyants, tout en prononçant leur condamnation sans ambages. Libération, enfant de Mai 68, professait à l’époque une culture libertaire dirigée contre les préjugés et les interdits de l’ancienne société. Ces plaidoyers portaient souvent sur des causes justes, le féminisme, le refus des discriminations envers les étrangers ou les homosexuels, la liberté sexuelle des adultes consentants, etc. Mais ils promouvaient parfois des excès fort condamnables, comme l’apologie intermittente de la pédophilie, que le journal a mis un certain temps à bannir. Ce n’était pas seulement la traduction d’un air du temps, d’un esprit répandu à l’époque, qui tendait à dénoncer toute réminiscence de «l’ordre moral». On y lisait aussi les effets d’une théorie, pas toujours bien assimilée, qui découlait de cette «pensée 68» illustrée par Sartre, Foucault, Bourdieu ou Derrida. Pour faire court, il était entendu dans ces cercles intellectuels que toute loi, toute norme, pour ainsi dire toute habitude, renvoyait à l’exercice d’un pouvoir oppressif, omniprésent et diffus, qui dépassait en étendue et en influence celui de l’Etat ou d’une classe sociale, pour contrôler, orienter, contraindre les corps et les âmes au profit de la domination multiforme qui structurait la société capitaliste. Ainsi la proscription de la pédophilie dérivait de ce pouvoir (un peu mystérieux, à vrai dire) sur les comportements quotidiens, dont il fallait s’émanciper. En oubliant bizarrement la domination subreptice mais impérieuse que les adultes peuvent exercer sur les mineurs (de 15 ans). On proclamait le droit à la sexualité sans limites, mais on négligeait la souffrance psychologique, les dommages de long terme, que pouvait occasionner cette «libération», comme le montre éloquemment le témoignage de Vanessa Springora, amante de 14 ans et victime de Gabriel Matzneff.

La «pensée 68» reste une référence - plus lointaine - du journal, ne serait-ce qu’en raison de la qualité des penseurs déjà cités. Mais Libération se recommande désormais, de la logique des droits humains, appuis solides des démocraties, qui prescrivent l’égalité des dignités et s’étendent, par là même, aux enfants.

L’affaire Matzneff illustre un conflit de droits. Celui de l’adulte à une sexualité libre et celui de l’enfant à la protection vis-à-vis des prédateurs, seraient-ils des personnages parisiens. La loi a fixé une limite, plutôt sage. Elle vise non à exercer un pouvoir sur les corps pour le compte des «dominants», mais à civiliser les relations humaines.

Laurent Joffrin

11 juillet 2014

Exposition à Vannes : La libération du département en images à la préfecture

Six panneaux, avec des photos commentées, retracent quelques grands événements de la libération dans le département. L’exposition est visible tout l’été.« Nous avons choisi d’exposer ces panneaux sur les grilles de la préfecture car c’est un lieu de passage, explique Arnaud Bayeux, directeur de l’Onac 56 (Office national des anciens combattants.)Cela permettra au grand public de se remémorer les grandes heures de l’année 44. » En 1944, les actes de résistance s’intensifient dans le Morbihan. La répression allemande est féroce. De nombreux Morbihannais sont arrêtés, torturés, déportés ou fusillés. Partout dans le département, les exactions se multiplient. À Penthièvre et Port-Louis, les résistants emprisonnés sont fusillés et leurs corps dissimulés. Ces charniers ne seront découverts qu’en 1945. Parmi ces morts, Joseph Cotonnec, engagé dans la Résistance et arrêté à Plouay, le 3 juin 1944. Il est fusillé à la citadelle de Port-Louis, à 19 ans. Le premier panneau de l’exposition lui rend hommage avec une photo donnée par sa sœur, Denise Quérré.« J’ai prêté cette photo pour qu’on ne l’oublie pas » , confie-t-elle avec beaucoup d’émotion dans la voix. Après la percée d’Avranches, le 31 juillet 44, les alliés pénètrent en Bretagne et se dirigent vers Brest. Commandée par le général Patton, la IIIe armée américaine libère les grandes villes de la région au fur et à mesure de sa progression. Vannes est progressivement libérée à partir du 4 août 1944. Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et les forces américaines font leur entrée dans la ville, le 5 août. Le lendemain, une contre-attaque allemande est anéantie par les blindés alliés. Les Allemands ayant quitté Vannes, le comité départemental de la libération a été installé le 4 août. Jacques Onfroy devient préfet et rétablit les fonctions de Maurice Marchais, ancien maire de Vannes, emprisonné par les Allemands. Les élections municipales sont organisées en avril et mai 1945. Les femmes exercent pour la première fois leur droit de vote. Le 13 novembre 1945, le général de Gaulle est élu chef du gouvernement provisoire de la République.

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